Deutéronome
IntroductionDeutéronome 25
Analyse du texte source · restitution Philologique
Hitsdiq et hirshi‘ sont des causatifs juridiques : déclarer juste/acquitter et déclarer coupable/condamner.
Ben hakkot, littéralement « fils des coups », signifie passible de flagellation ; le nombre doit être proportionné à la culpabilité.
Le maximum biblique est quarante ; le motif explicite est la préservation de la dignité du condamné, toujours nommé « frère ».
Dash désigne le battage/foulage des céréales ; l’animal doit pouvoir manger pendant son travail.
Yabam est le beau-frère soumis au lévirat ; yibbem signifie accomplir cette obligation matrimoniale et n’a pas d’équivalent français simple.
« Se lever sur le nom » exprime la continuité juridique et familiale du défunt par le premier enfant issu du lévirat.
Le refus est rendu public devant les anciens ; l’enjeu central est la continuité du « nom » du frère défunt.
La déclaration formalise le refus devant l’autorité civique.
Le rite de ḥalitsah associe retrait de sandale et crachat public. « Bâtir la maison » signifie assurer la continuité de la lignée.
Le nom public conserve la mémoire sociale du refus du lévirat.
Mevushim désigne les parties génitales masculines, littéralement les « parties honteuses ».
Kaf peut désigner paume ou main ; le texte formule une mutilation judiciaire et reprend l’idiome « ton œil n’aura pas pitié ».
Les « pierres » sont des poids de balance ; le doublon vise la fraude au moyen de deux étalons différents.
L’épha est une mesure de capacité ; deux étalons permettent une fraude à l’achat et à la vente.
Shalem wetsedeq signifie complet/intègre et juste ; l’exactitude commerciale devient exigence de justice.
‘Awel est injustice ou fraude ; to‘evah s’applique ici explicitement à la malhonnêteté économique.
Zakhor ouvre une unité mémorielle qui sera refermée par « tu n’oublieras pas » au v. 19.
Qarekha peut signifier « te rencontra/tomba sur toi ». Wayzannev signifie attaquer la queue/l’arrière-garde ; hanneḥeshalim désigne les affaiblis ou retardataires.
Le paradoxe rhétorique est voulu : « effacer le souvenir » est encadré par l’ordre de se souvenir et de ne pas oublier.