Daniel
IntroductionDaniel 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
La datation « troisième année » pose une difficulté chronologique par rapport à Jérémie 25,1 ; Daniel suit ici son propre schéma narratif.
Wayyitten ’Adonay beyado : « le Seigneur donna dans sa main ». Shinéar est le nom biblique ancien de la Babylonie.
Saris peut signifier eunuque ou officier de cour. Partemim : nobles, terme d’origine probablement iranienne.
Sefer peut désigner écriture/littérature. « Chaldéens » est ici culturel et savant autant qu’ethnique.
Patbag est un terme d’emprunt désignant les mets du roi. « Se tenir devant le roi » signifie servir à la cour.
Les quatre noms sont hébreux et comportent des éléments théophores liés au Dieu d’Israël.
Les étymologies exactes de certains noms babyloniens restent discutées ; Beltshatsar est distinct de Belshatsar/Belshazzar.
Yitga’al : se souiller, se rendre rituellement/moralement impur. La cause précise n’est pas explicitée.
Natan leḥesed : « donner pour faveur », idiome signifiant faire trouver faveur. Raḥamim : compassions.
Zo‘afim : abattus, amaigris, sombres d’apparence. Ḥiyyavtem ’et-roshi : faire encourir la peine à ma tête.
Meltsar est probablement un titre ou un nom de fonction : surveillant/intendant.
Zeronim désigne des aliments végétaux/semences, pas nécessairement seulement des « légumes » modernes.
Le pluriel mar’enu (« notre apparence ») est mis en parallèle avec l’apparence de l’autre groupe.
Nissam : il les éprouva/testa.
Beri’e basar : « gras/sains de chair », idiome positif de bonne santé dans le contexte antique.
Le participe note une pratique continue : il retirait/donnait désormais régulièrement.
Madda‘ vehaskel : connaissance et discernement. Daniel reçoit une aptitude spécifique liée à la suite du livre.
La formule renvoie aux trois années fixées en 1,5.
« Se tenir devant le roi » est l’idiome de service officiel annoncé en 1,5.
Ḥartummim : spécialistes lettrés/magiciens ; ’ashshafim : incantateurs/exorcistes. « Dix mains » = dix fois.
La formule ne signifie pas nécessairement qu’il mourut cette année-là ; Daniel 10,1 le situe encore sous Cyrus.