Baruch 6

Analyse du texte source · restitution Philologique

Le grec emploie l’expression sémitisante « les péchés que vous avez péchés ». Le cadre narratif est l’exil babylonien.

Heōs geneōn hepta : « jusqu’à sept générations ». Le nombre sept peut avoir une valeur schématique de durée accomplie.

Phobon deiknyntas : litt. « montrant/inspirant de la crainte ». Il s’agit des statues cultuelles portées en procession.

Le grec répète aphomoioō, « rendre semblable », probablement avec une construction textuellement lourde.

Dianoia : pensée, intelligence intérieure. Despotēs : maître, souverain.

Ekzēteō peut signifier rechercher, veiller attentivement sur, demander compte de. Psychai signifie ici vies/personnes.

Katexysmenē : polie, raclée ou travaillée. Le prédicat pseudē souligne la fausseté de leur prétention divine.

Le grec du v.8 est une proposition inachevée qui se continue au v.9 ; il convient de préserver cette continuité.

Hyphaireō : soustraire, dérober. Katanaliskō : consommer, dépenser entièrement.

Hai epi tou stegous pornai : litt. « prostituées sur le toit/terrasse ». L’arrière-plan cultuel exact est discuté.

Ios peut désigner rouille, corrosion ou venin selon contexte ; brōmata, ce qui ronge/dévore. Ici le champ matériel est probable.

Oikos désigne ici le temple/sanctuaire où se trouvent les statues.

Le relatif renvoie à l’idole figurée en juge : elle possède le symbole, non le pouvoir judiciaire.

Encheiridion : poignard, dague. Le refrain mē oun phobēthēte autous structure toute la Lettre.

Skeuos : objet, ustensile, récipient. Achreion : inutile, impropre à l’usage.

Kathidryō : installer, consacrer, établir. La maison est ici le temple de l’idole.

L’image du condamné enfermé souligne l’ironie : la divinité est sous protection carcérale.

Le pronom se rapporte aux idoles ; la pointe porte sur l’inutilité visuelle des lampes.

La phrase sur « leurs cœurs léchés » est difficile et probablement corrompue ou idiomatique ; le sens général est la dégradation par les animaux rampants.

Le participe memelanōmenoi décrit le noircissement visible par la fumée.

Ailouroi : chats. Le catalogue animal accentue l’absence de sacralité effective des objets.

Le refrain reprend presque mot pour mot celui du v.14.

Chōneuō : fondre/couler un métal. Le verset oppose brillance entretenue et absence de sensation.

Pneuma peut signifier souffle ou esprit ; ici l’opposition à la matière inerte favorise « souffle de vie ».

Atimia : déshonneur, indignité. Therapeuō : servir, desservir un culte.

La construction grecque est lourde, mais la série d’incapacités est nette : tomber, bouger, se redresser.

Taricheuō : saler, conserver, préparer des aliments. Le partage avec les vulnérables est explicitement absent.

Apokathēmenē désigne probablement une femme menstruée ; lechō, une femme en couches. Le texte argumente dans un cadre rituel antique.

Le verbe paratithēmi signifie placer devant, servir, présenter notamment de la nourriture ou des offrandes.

La description peut évoquer des usages cultuels mésopotamiens ; le texte les interprète dans une polémique anti-idolâtre.

Perideipnon : repas funéraire ou banquet autour du défunt.

Le sujet des vêtements reste les idoles ; l’ironie vise leur incapacité à conserver leur propre parure.

Antapodidōmi : rendre en échange, rétribuer. Kathistēmi/aphaireō : établir et retirer.

Chalkos peut signifier cuivre/bronze et, par extension, monnaie. Epanazēteō : rechercher, réclamer.

Rhyomai/exaireō appartiennent au vocabulaire biblique de délivrance ; ici les idoles en sont incapables.

Peristēmi eis horasin est une expression inhabituelle pour rétablir dans la capacité de voir.

Eleēō : avoir pitié, faire miséricorde. Eu poieō : faire du bien.

L’adjectif xylina/perichrysa/periargyra désigne les statues selon leur matière et leur placage.

Nomisteon/kleteon sont des adjectifs verbaux : « il faut considérer/appeler ».

Bel est ici le dieu babylonien Bēl/Marduk. Enneon : muet. Aisthanomai : percevoir, sentir, comprendre.

Le dernier « ils » peut viser les adorateurs chaldéens : la lettre leur attribue une absence de aisthēsis, discernement/perception.

Pityra : son/enveloppe de grain. Le rite exact est incertain ; il vaut mieux ne pas préciser au-delà du grec.

Le contexte a souvent été rapproché de récits de prostitution sacrée, mais l’interprétation historique précise demeure débattue.

Pseudē : faux, mensonger. La construction revient à celle du v.39.

Tektones et chrysokhooi : artisans du bois et de l’or. L’objet dépend entièrement de l’intention humaine.

Polychronioi : de longue durée, vivant longtemps.

Epiginomenoi : ceux qui viennent ensuite, générations suivantes.

Synapokryptō : cacher ensemble, se cacher avec. L’ironie porte sur la protection inversée.

Aisthanomai : percevoir, comprendre. Le sujet est explicitement les idoles.

Erga cheirōn anthrōpōn est une formule classique de polémique biblique contre les idoles.

Tini peut être instrumental : « par quoi / à quel signe ».

Anistēmi basilea : établir/susciter un roi. Hyetos : pluie.

Diakrinō krisin peut signifier décider un litige, rendre un jugement. Le complément d’adikēma est syntaxiquement compact.

La comparaison avec les korōnai, corbeaux/corneilles, est textuellement énigmatique ; il vaut mieux la conserver plutôt que l’expliquer artificiellement.

Anthistēmi : résister, tenir tête.

Ekdechomai : recevoir, admettre, attendre ; ici probablement accepter comme vrai.

Periaireō : enlever ce qui entoure. Boētheō : secourir, venir en aide.

Le verset accumule plusieurs comparaisons ; chrēsimon skeuos, thyra et stylos ont tous une utilité effective, contrairement aux idoles.

Euhēkoa : dociles, obéissants. Chreiai : besoins, usages, fonctions.

Euoptos : clairement visible. Pneuma signifie ici vent/souffle en contexte météorologique.

Oikoumenē : monde habité. Syntelō to tachthen : accomplir ce qui a été ordonné.

Eidē : formes/apparences ; dynameis : puissances, capacités. Le référent de « celles-ci » est les idoles.

Krinein krisin est une expression intensive : rendre/juger un jugement.

Formule refrain de la Lettre, presque identique aux vv.14, 22 et 28.

Kataraomai/eulogeō : maudire/bénir, paire rhétorique classique.

Sēmeia : signes, manifestations. Le verset poursuit la comparaison cosmique des vv.59–62.

Skepē : abri, protection. Le texte compare une capacité animale minimale à l’inertie de la statue.

Kat’ oudena tropon : en aucune manière, sous aucun rapport.

Probaskanion : objet destiné à détourner le mauvais regard ou épouvantail ; dans ce contexte, figure gardant sans efficacité.

Le terme rhámnos désigne un arbuste/buisson. La comparaison au cadavre reprend le motif du v.26.

Marmaros signifie normalement marbre/pierre brillante ; l’association avec sēpō, « pourrir/se corrompre », est étrange et peut refléter une difficulté textuelle. Il convient de conserver l’incertitude.

Kreitton : meilleur, préférable. Oneidismos : opprobre, honte publique.

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