Baruch
IntroductionBaruch 1
Nuances du texte source · restitution Déployée
Telles sont les paroles du livre que Baruch, fils de Nérias, fils de Maaséas, fils de Sédécias, fils d’Asadias, fils d’Helcias, écrivit à Babylone.
C’était la cinquième année, le septième jour du mois, au temps où les Chaldéens prirent Jérusalem et la brûlèrent au feu.
La lecture est publique et royale : le texte devient acte communautaire en exil.
Il le lut aux oreilles des puissants et des fils des rois, aux oreilles des anciens et de tout le peuple, du petit jusqu’au grand : de tous ceux qui habitaient à Babylone près du fleuve Soud.
La lecture conduit immédiatement à une réponse pénitentielle collective.
La collecte traduit la repentance en action concrète destinée au culte de Jérusalem.
Les exilés maintiennent ainsi un lien liturgique avec le sanctuaire et la communauté de Jérusalem.
Cela arriva lorsqu’il reçut les objets de la maison du Seigneur, ceux qui avaient été sortis du sanctuaire pour être ramenés au pays de Juda, le dix de Sivan : des objets d’argent fabriqués par Sédécias, fils de Josias, roi de Juda.
Le contexte historique est celui de la déportation de la cour et d’une partie importante de la population judéenne.
La collecte est destinée à maintenir le culte sacrificiel de Jérusalem au nom des exilés.
La prière pour les souverains étrangers exprime une stratégie de survie et de paix sous domination impériale.
L’« ombre » du souverain désigne sa protection politique, non une adhésion religieuse à l’empire.
La demande d’intercession est fondée sur une confession explicite de culpabilité collective.
Vous lirez ce livre que nous vous avons envoyé pour confesser publiquement dans la maison du Seigneur, un jour de fête et aux jours du temps fixé.
La confession oppose la justice divine à la honte publique du peuple.
La confession englobe les autorités politiques et religieuses aussi bien que les générations antérieures.
La confession devient directe et sans justification défensive.
Le péché est défini comme refus d’écoute qui se traduit en refus de conduite.
La confession relit toute l’histoire depuis l’Exode comme une longue continuité de désobéissance.
L’expérience de l’exil est interprétée à la lumière des avertissements de l’alliance mosaïque.
La désobéissance n’est pas due à une absence de parole prophétique, mais au refus répété de la recevoir.
Nous sommes allés chacun selon la pensée mauvaise de son propre cœur, pour servir d’autres dieux et accomplir ce qui est mal sous les yeux du Seigneur notre Dieu.