Apocalypse
IntroductionApocalypse 21
Nuances du texte source · restitution Déployée
Après la fuite de l’ancien ciel et de l’ancienne terre, la vision s’ouvre sur une création renouvelée ; même la mer, si souvent lieu de chaos et d’où montait la bête, n’est plus.
La ville sainte descend de Dieu ; elle n’est pas bâtie depuis la terre. Son apparence est celle d’une épouse déjà préparée et parée pour les noces.
Le sommet de la vision n’est pas d’abord l’architecture de la ville mais la présence de Dieu : sa tente est désormais avec l’humanité, et la relation d’alliance devient immédiate et durable.
La présence de Dieu abolit les marqueurs fondamentaux de l’ancien monde : larmes, mort, deuil, cri et douleur appartiennent désormais aux réalités passées.
Celui qui siège sur le trône dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » Puis il dit : « Écris, car ces paroles sont dignes de foi et vraies. »
L’accomplissement est déclaré par celui qui embrasse commencement et fin. La vie nouvelle est offerte sous l’image d’une eau donnée sans prix à celui qui a soif.
La promesse des lettres aux Églises trouve ici son aboutissement : le vainqueur hérite de la nouvelle création dans une relation filiale directe avec Dieu.
À l’héritage du vainqueur répond une autre « part » : celle des comportements et fidélités incompatibles avec la ville sainte, identifiée à la seconde mort.
Le même type d’ange qui avait montré la prostituée en 17,1 montre maintenant son contraste absolu : l’épouse de l’Agneau.
Depuis une montagne élevée, le voyant reçoit la perspective nécessaire pour contempler la ville-épouse entière, descendant de Dieu.
La ville ne reçoit pas sa splendeur d’un éclairage ordinaire : elle porte la gloire de Dieu et rayonne comme une pierre précieuse translucide.
La ville porte dans son architecture la mémoire d’Israël : douze portes gardées par douze anges portent les noms des douze tribus.
Les douze portes sont réparties également sur les quatre points cardinaux, donnant à la ville une ouverture universelle dans toutes les directions.
Aux tribus inscrites sur les portes répondent les apôtres inscrits sur les fondations : Israël et le témoignage apostolique sont intégrés à la symbolique d’une seule ville.
La description devient mesurage sacré : l’ange utilise un roseau d’or pour établir les dimensions de la ville tout entière.
La ville a la forme parfaite d’un cube gigantesque : douze mille stades dans ses dimensions, longueur, largeur et hauteur égales, image qui rappelle le Saint des saints.
Il mesura sa muraille : cent quarante-quatre coudées, selon une mesure humaine, qui est aussi celle de l’ange.
La matière même de la ville associe richesse et transparence : jaspe pour la muraille, or d’une pureté telle qu’il devient comparable à du verre clair.
Les douze fondations deviennent un catalogue de pierres précieuses, chacune distinguée par une gemme particulière.
La série se poursuit jusqu’à douze gemmes, faisant de toute la base de la ville une structure précieuse et multicolore.
Les portes elles-mêmes sont chacune une perle unique, tandis que l’espace public de la ville est un or pur devenu transparent comme du verre.
La ville sainte n’a plus besoin d’un édifice séparé pour marquer la présence divine : Dieu lui-même et l’Agneau constituent son sanctuaire.
L’éclairage de la ville n’est plus cosmique mais divin : la gloire de Dieu fournit la lumière et l’Agneau en est la lampe.
La ville n’est pas une enclave fermée : les nations vivent à sa lumière, et les rois y apportent ce qu’ils ont de gloire.
L’absence de nuit rend inutile toute fermeture défensive : les portes de la ville restent constamment ouvertes.
La diversité des nations n’est pas effacée : ce qu’elles ont de gloire et d’honneur entre dans la ville.
L’ouverture permanente des portes n’est pas absence de sainteté : ce qui est impur, abominable ou mensonger reste exclu ; l’entrée appartient à ceux du livre de vie.