Apocalypse
IntroductionApocalypse 20
S3 · critique textuelle contrôlée · Contexte juif du Ier siècle
Un ange descend du ciel avec les deux instruments de l’enfermement : la clé de l’abîme et une grande chaîne.
L’identité du dragon est rappelée sans ambiguïté : l’antique serpent, le Diable, Satan. Il est lié pour une période exprimée par « mille ans ».
L’enfermement a une finalité précise : empêcher Satan de séduire les nations pendant la période fixée. Mais cette limitation elle-même a une fin, suivie d’une brève libération.
Je vis des trônes, et ceux qui s’y assirent reçurent le pouvoir de juger. Je vis aussi les vies de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus et la parole de Dieu, ceux qui n’avaient adoré ni la bête ni son image et n’avaient reçu sa marque ni sur le front ni sur la main. Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Messie pendant mille ans.
Les autres morts ne revinrent pas à la vie avant l’achèvement des mille ans. C’est la première résurrection.
La participation à la première résurrection est déclarée bienheureuse et sainte : elle soustrait à l’autorité de la seconde mort et ouvre à une fonction sacerdotale et royale avec le Messie.
La période d’enfermement arrive à son terme ; conformément à 20,3, Satan est alors libéré.
Il sortira pour égarer les nations aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour le combat. Leur nombre est comme le sable de la mer.
L’immense armée encercle le lieu des saints et la ville aimée, mais aucun combat n’est développé : le feu céleste met immédiatement fin à l’assaut.
Le dernier adversaire rejoint la bête et le faux prophète dans l’étang de feu : la triade hostile du livre est désormais définitivement jugée.
La vision du jugement final s’ouvre sur un trône blanc dont la présence du Juge suffit à faire disparaître l’ancien ciel et l’ancienne terre.
Je vis les morts devant le trône ; des livres furent ouverts, puis un autre livre, le livre de vie. Chacun fut jugé selon ses œuvres.
Aucun domaine ne peut retenir ses morts devant le jugement : mer, Mort et Hadès doivent tous les rendre, puis chacun est jugé individuellement selon ses actes.
La Mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. L’étang de feu, c’est la seconde mort.
La scène se clôt sur le critère du livre de vie : l’absence d’inscription conduit au même jugement final que celui de la seconde mort.