Apocalypse
IntroductionApocalypse 16
S3 · critique textuelle contrôlée · Contexte juif du Ier siècle
Depuis le sanctuaire, une voix donne l’ordre qui déclenche la dernière série de jugements : les sept coupes doivent être versées sur la terre.
La première coupe atteint directement les adorateurs de la bête : ceux qui portent sa marque sont frappés d’une plaie douloureuse et mauvaise.
La deuxième coupe transforme la mer entière en une masse de sang évoquant celui d’un cadavre, et toute vie marine périt.
Après la mer, les eaux douces sont à leur tour frappées : fleuves et sources deviennent sang.
L’ange associé aux eaux affirme que le jugement qui vient de les frapper est juste, parce qu’il procède du Saint, celui qui est et qui était.
La peine répond au crime : ceux qui ont répandu le sang des saints et des prophètes reçoivent du sang à boire, selon une logique de rétribution explicitement déclarée juste.
L’autel lui-même répond comme un témoin : il confirme la vérité et la justice des décisions divines.
La quatrième coupe transforme l’astre qui éclaire la terre en instrument de brûlure : le soleil reçoit pouvoir de consumer les hommes.
Même sous la brûlure extrême, la réaction humaine n’est pas la repentance mais le blasphème contre le Dieu reconnu pourtant comme maître de ces fléaux.
La cinquième coupe frappe le centre même du pouvoir de la bête : son royaume devient ténèbres, tandis que la douleur pousse ses sujets à se mordre la langue.
La souffrance ne produit toujours pas de retournement : les hommes blasphèment Dieu et persistent dans leurs œuvres.
La sixième coupe dessèche l’Euphrate afin de préparer la voie des rois venus de l’Orient.
Je vis sortir de la bouche du dragon, de celle de la bête et de celle du faux prophète trois esprits impurs semblables à des grenouilles.
Ces esprits démoniaques accomplissent des prodiges et mobilisent les souverains de toute la terre pour la confrontation du grand jour de Dieu.
« Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde ses vêtements, afin de ne pas marcher nu et de ne pas laisser voir sa honte. »
Ils les rassemblèrent au lieu appelé en hébreu Harmaguédon.
La dernière coupe est versée dans l’air et une déclaration venue du trône affirme l’achèvement : l’action est désormais accomplie.
Il y eut des éclairs, des voix et des tonnerres, puis un immense tremblement de terre, tel qu’il n’y en avait jamais eu depuis que l’homme existe sur la terre.
La grande ville se brisa en trois parties et les villes des nations s’effondrèrent. Dieu se souvint de Babylone la grande pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère.
Le bouleversement devient cosmique : les îles fuient et les montagnes elles-mêmes cessent d’être visibles.
La scène s’achève par une grêle monstrueuse, chaque grêlon étant comparé au poids d’un talent ; malgré l’ampleur du désastre, le blasphème demeure.