Apocalypse

Introduction

Apocalypse 13

S3 · critique textuelle contrôlée · Contexte juif du Ier siècle

Une bête monte de la mer avec dix cornes et sept têtes : la scène reprend et recompose les bêtes impériales de Daniel 7.

Cette bête réunissait les traits du léopard, de l’ours et du lion. Le dragon lui transmit sa propre puissance, son trône et un vaste pouvoir.

Une de ses têtes portait l’apparence d’une mise à mort, mais la plaie mortelle fut guérie ; ce retournement provoqua l’émerveillement de toute la terre derrière la bête.

L’autorité donnée par le dragon conduit à une double adoration : celle du dragon, puis celle de la bête, exaltée comme invincible et incomparable.

La bête reçut la capacité de parler avec arrogance et blasphème, ainsi qu’un pouvoir limité à quarante-deux mois.

Sa parole se tourna directement contre Dieu : contre son nom, contre sa demeure et contre les habitants du ciel.

La bête reçut même la permission d’affronter les saints et de l’emporter sur eux, ainsi qu’un pouvoir d’extension universelle sur peuples et nations.

L’adoration de la bête gagnera les habitants de la terre dont le nom n’est pas inscrit au livre de vie appartenant à l’Agneau immolé ; le grec permet une discussion sur le rattachement de « depuis la fondation du monde ».

Que celui qui peut entendre prête attention.

Si quelqu’un est destiné à la captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un doit tuer par l’épée, il lui faut être tué par l’épée. C’est ici que se montrent l’endurance et la foi des saints.

Je vis ensuite une autre bête monter de la terre. Elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, mais elle parlait comme un dragon.

La seconde bête agit comme relais de la première : elle exerce son autorité sous son regard et organise l’adoration de celle dont la plaie mortelle a été guérie.

Elle produit des signes spectaculaires, allant jusqu’à faire descendre le feu du ciel sous les yeux des humains.

Par les signes qu’il lui fut donné d’accomplir devant la bête, elle égare les habitants de la terre et leur dit de faire une image en l’honneur de la bête, celle qui avait reçu le coup d’épée et qui a repris vie.

Il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que cette image parle et fasse mettre à mort tous ceux qui refusent de l’adorer.

Son contrôle s’étend à toutes les catégories sociales : chacun doit porter une marque visible sur la main droite ou sur le front.

L’accès même aux échanges économiques dépend de cette marque, définie comme le nom de la bête ou comme le nombre associé à ce nom.

Ici est la sagesse : que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête, nombre d’un homme : 666.

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