Aggée
IntroductionAggée 2
Analyse du texte source · restitution Philologique
Le mois est celui de Tishri ; la date tombe dans la période de la fête des Tentes, contexte possible mais non explicitement mentionné.
’Emor-na : « dis donc / dis maintenant », particule na d’insistance polie.
Kemoha ke’ayin : « comme elle comme rien », formule elliptique : « n’est-elle pas comme rien [en comparaison] ? »
Ḥazaq est répété trois fois. Wa‘asu, litt. « et faites », prend son contenu du contexte : accomplir l’œuvre de reconstruction.
Karatti ’ittekhem, litt. « j’ai coupé avec vous », formule de conclusion d’alliance. Ruaḥi ‘omedet : « mon Esprit / souffle demeure debout ».
‘Od ’aḥat me‘at hi est difficile : « encore une fois, c’est peu [de temps] ». L’ébranlement embrasse les grandes composantes du cosmos.
Ḥemdat kol-haggoyim est morphologiquement singulier collectif / construit mais le verbe ba’u est pluriel : « viendront les choses désirables / trésors de toutes les nations ».
Deux phrases nominales parallèles, fortement emphatiques.
Ha’aḥaron min-harishon peut qualifier « la gloire dernière » plutôt que « le dernier Temple » comme bâtiment distinct. Le substantif bayit est le même.
Le neuvième mois est Kislev. La même date reviendra en 2,18 et 2,20.
Torah signifie ici instruction / décision sacerdotale, pas seulement le corpus législatif au sens abstrait.
Besār-qodesh : viande d’un sacrifice consacré. La question porte sur une chaîne de contact indirect : chose sainte → vêtement → aliment.
Teme-nefesh : litt. « impur de personne / d’âme », expression technique pour l’impureté contractée par contact avec un cadavre. Yitma’ : « deviendra impur ».
Ken répété trois fois : « ainsi… ainsi… ainsi ». Le démonstratif hazzeh accentue « ce peuple-ci ». Yaqrivu : « ils font approcher / offrent ».
Min-hayyom hazzeh wama‘lah peut signifier « depuis ce jour en remontant » ou « à partir de ce jour et désormais » selon le point de vue. Le v. 18 reprend la formule avec une datation précise.
Le texte omet les unités précises. Purah est une mesure / quantité tirée du pressoir, ou peut être lié au contenu de la cuve. Le contraste numérique est certain.
Shiddafon : dessèchement / brûlure des céréales ; yeraqon : pâleur, jaunissement, souvent « rouille / mildiou ». We’en ’etkhem ’elay est elliptique : « et vous n’étiez pas vers moi ».
La répétition simu levavkhem encadre la datation. Le parfait / passif yussad, « fut fondé », peut renvoyer à la reprise / refondation du chantier plutôt qu’à la fondation originelle préexilique.
Megurah : grenier / réserve à grain. Min-hayyom hazzeh ’avarekh : « depuis ce jour je bénirai », déclaration prospective malgré l’absence actuelle de fruit.
Shenit : « une seconde fois », le même jour que l’oracle précédent.
Mar‘ish est un participe Hifil : « faisant trembler / ébranlant ». La formule reprend 2,6 mais l’applique directement à Zorobabel.
Kisse mamlakhot est singulier collectif : « trône des royaumes ». Weyardu, « ils descendront / tomberont ». ’Ish beḥerev ’aḥiw : formule de combat fratricide provoqué par la confusion.
Kaḥotam : « comme le sceau / cachet », objet d’autorité porté par son propriétaire. Bekha vaḥarti : litt. « en toi j’ai choisi », idiome d’élection. L’écho à Jr 22,24 est probable et théologiquement important.