2 Samuel
Introduction2 Samuel 2
Nuances du texte source · restitution Déployée
Après cela, David consulta le SEIGNEUR : « Monterai-je dans l’une des villes de Juda ? » Le SEIGNEUR lui répondit : « Monte. » David demanda : « Où monterai-je ? » Il répondit : « À Hébron. »
David y monta avec ses deux femmes, Ahinoam de Yizréel et Abigaïl, femme de Nabal le Carmélite.
David fit aussi monter ses hommes qui étaient avec lui, chacun avec sa maison, et ils habitèrent dans les villes d’Hébron.
Les hommes de Juda « oignirent [mashaḥ] là David comme roi » : il s’agit d’une nouvelle étape publique de son accession, distincte de l’onction de 1 S 16.
David loue les hommes de Yabesh pour leur `ḥesed` envers Saül, ici fidélité loyale manifestée jusque dans l’ensevelissement.
« Que YHWH fasse avec vous `ḥesed we’emet` [fidélité/amour loyal et vérité/fiabilité] » : couple lexical majeur déjà rencontré en Genèse et Ruth.
Maintenant, que vos mains soient fortes et soyez des hommes vaillants, car Saül votre seigneur est mort, et la maison de Juda m’a oint comme roi sur elle. »
`Ish-Bosheth` signifie dans la forme reçue « homme de honte » ; 1 Chroniques transmet `Eshbaal`, « homme de Baal ». La relation entre ces formes devra être traitée dans l’apparat des noms théophores.
Le territoire nommé `ha-Ashuri` est textuellement/géographiquement difficile ; il peut désigner un groupe ou une région dont l’identification reste discutée.
Ish-Bosheth fils de Saül avait quarante ans lorsqu’il devint roi sur Israël, et il régna deux ans. Seule la maison de Juda suivit David.
Le nombre de jours où David fut roi à Hébron sur la maison de Juda fut de sept ans et six mois.
Abner fils de Ner et les serviteurs d’Ish-Bosheth fils de Saül sortirent de Mahanaïm vers Gabaon.
Joab fils de Tserouya et les serviteurs de David sortirent eux aussi. Ils se rencontrèrent ensemble près de la piscine de Gabaon ; les uns s’assirent d’un côté de la piscine, les autres de l’autre côté.
« Qu’ils jouent [wisahaqu] devant nous » : la racine `s-ḥ-q` peut signifier jouer/se divertir ; ici le “jeu” est une joute armée qui devient immédiatement meurtrière.
Ils se levèrent et passèrent en nombre : douze pour Benjamin et Ish-Bosheth fils de Saül, et douze parmi les serviteurs de David.
`Helqath ha-Tsurim` : nom obscur, souvent rendu « champ des tranchants/épées » ou laissé translittéré. V1 le conserve comme toponyme.
Le combat fut extrêmement rude ce jour-là. Abner et les hommes d’Israël furent battus devant les serviteurs de David.
Il y avait là les trois fils de Tserouya : Joab, Abishaï et Asaël. Asaël était rapide à la course comme l’une des gazelles des champs.
Asaël poursuivit Abner, sans s’écarter ni à droite ni à gauche derrière lui.
Abner se retourna et demanda : « Est-ce toi, Asaël ? » Il répondit : « C’est moi. »
Abner lui dit : « Écarte-toi à droite ou à gauche, saisis l’un des jeunes hommes et prends sa dépouille. » Mais Asaël ne voulut pas cesser de le poursuivre.
Abner dit encore à Asaël : « Cesse de me poursuivre ! Pourquoi te frapperais-je à terre ? Comment pourrais-je ensuite lever mon visage vers Joab, ton frère ? »
Abner frappe Asaël avec « l’arrière de la lance » [aḥare ha-ḥanit] vers le `ḥomesh` [abdomen/flanc ; la traduction traditionnelle « cinquième côte » est étymologiquement incertaine].
Joab et Abishaï poursuivirent Abner. Le soleil se couchait lorsqu’ils arrivèrent à la colline d’Amma, en face de Guiah, sur le chemin du désert de Gabaon.
Les fils de Benjamin se rassemblèrent derrière Abner, formèrent un seul groupe et se tinrent au sommet d’une colline.
« L’épée mangera-t-elle [to’khal] pour toujours ? » Personnification très forte ; « ne sais-tu pas qu’amère sera la fin [ba’aḥaronah] ? »
La syntaxe de la réponse de Joab est difficile : elle peut signifier que, sans l’appel d’Abner, la poursuite aurait continué jusqu’au matin. À comparer avec les témoins anciens.
Joab sonna du cor ; tout le peuple s’arrêta. Ils ne poursuivirent plus Israël et ne recommencèrent plus à combattre.
`ha-Bitron` peut être un nom de région/passage (« le Bithron ») ou un terme topographique ; V1 le garde comme toponyme.
Joab revint de la poursuite d’Abner et rassembla tout le peuple. Parmi les serviteurs de David, dix-neuf hommes manquaient, plus Asaël.
Les serviteurs de David avaient frappé trois cent soixante hommes de Benjamin et des hommes d’Abner, qui moururent.
Ils emportèrent Asaël et l’ensevelirent dans le tombeau de son père à Bethléem. Joab et ses hommes marchèrent toute la nuit, et le jour se leva sur eux à Hébron.