2 Samuel

Introduction

2 Samuel 19

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

David frémit à la nouvelle de la mort d’Absalom, monta dans la chambre au-dessus de la porte et pleura en répétant qu’il aurait voulu mourir à la place de son fils.

Joab apprit que le roi pleurait et portait le deuil sur Absalom.

La victoire se transforma ainsi en deuil pour l’armée.

Les soldats rentrèrent furtivement dans la ville comme des hommes honteux après une défaite.

David continuait à se couvrir le visage et à crier le nom d’Absalom.

Joab entra alors auprès du roi et lui reprocha de couvrir de honte ceux qui venaient de sauver sa vie et celle de sa maison.

Il l’accusa d’aimer ceux qui le haïssaient et de haïr ceux qui l’aimaient, comme si la survie d’Absalom comptait davantage que tous ses fidèles.

Joab exigea que David sorte et parle au cœur de ses serviteurs, le menaçant d’un abandon général s’il restait enfermé dans son deuil.

David se leva donc et s’assit à la porte ; le peuple revint se présenter devant lui.

Dans toutes les tribus d’Israël, on rappelait que David avait autrefois délivré le peuple de ses ennemis avant de fuir devant Absalom.

Puisque l’Absalom qu’ils avaient oint était mort, les tribus commencèrent à demander pourquoi le roi n’était pas encore ramené.

David envoya Tsadoq et Abiathar parler aux anciens de Juda afin qu’ils ne soient pas les derniers à le rappeler.

Il invoqua leur parenté : vous êtes mes frères, mon os et ma chair.

Il promit aussi à Amasa, parent de sa maison, le commandement permanent de l’armée à la place de Joab.

Le cœur des hommes de Juda fut ainsi incliné comme celui d’un seul homme, et ils invitèrent David à revenir.

Le roi arriva au Jourdain, où Juda vint à sa rencontre pour organiser son passage.

Shiméï, le Benjaminite qui avait maudit David, descendit rapidement vers lui.

Il vint avec mille Benjaminites, Tsiba, ses fils et ses serviteurs.

Au moment de la traversée, Shiméï se jeta devant le roi.

Il supplia David de ne pas lui imputer la faute commise lors de la fuite hors de Jérusalem.

Il reconnut explicitement avoir péché et affirma être venu le premier de la maison de Joseph à la rencontre du roi.

Abishaï demanda encore sa mort parce qu’il avait maudit l’oint du SEIGNEUR.

David refusa toute exécution en ce jour de restauration et traita les fils de Tserouya d’« adversaires », satan au sens d’opposants.

Il jura donc à Shiméï qu’il ne mourrait pas.

Mephibosheth vint lui aussi, portant sur lui les marques d’un long deuil et d’une grande négligence volontaire.

David lui demanda pourquoi il ne l’avait pas accompagné.

Mephibosheth accusa Tsiba de l’avoir trompé et empêché de partir avec le roi ; le narrateur ne tranche pas explicitement entre leurs deux versions.

Il dit que Tsiba l’avait ensuite calomnié et remit son sort au jugement du roi.

Mephibosheth rappela que David lui avait déjà accordé beaucoup plus qu’il n’aurait pu réclamer.

David mit fin au débat en ordonnant le partage des terres entre Mephibosheth et Tsiba, compromis qui laisse le conflit non résolu.

Mephibosheth déclara que Tsiba pouvait même tout prendre, puisque le roi était revenu sain et sauf.

Barzillaï le Galaadite vint aussi accompagner David au passage du Jourdain.

Âgé de quatre-vingts ans, il avait soutenu matériellement le roi pendant son séjour à Mahanaïm.

David l’invita à venir vivre à Jérusalem sous sa protection.

Barzillaï demanda quel sens aurait encore un tel changement de vie à son âge avancé.

Il expliqua que ses sens avaient diminué et qu’il ne voulait pas devenir une charge pour le roi.

Il proposa seulement d’accompagner David un peu au-delà du Jourdain.

Puis il demanda à retourner mourir près du tombeau de ses parents et proposa que Kimham parte à sa place avec le roi.

David accepta et promit d’agir envers Kimham selon le désir de Barzillaï.

Après la traversée, David embrassa et bénit Barzillaï, qui retourna chez lui.

Le roi arriva à Guilgal accompagné de Juda et d’une partie d’Israël.

Les hommes d’Israël reprochèrent alors à Juda d’avoir, selon leur image, « volé » le roi en organisant son retour sans eux.

Juda répondit que le roi lui était plus proche et nia avoir reçu un avantage particulier.

Israël répliqua qu’il avait dix parts dans le roi et davantage de droit sur David ; l’échange se termina par des paroles de Juda plus dures que celles d’Israël.

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