2 Rois
Introduction2 Rois 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Une veuve issue du milieu des fils des prophètes cria vers Élisée : son mari, qui craignait le SEIGNEUR, était mort, et un créancier voulait maintenant prendre ses deux fils comme esclaves pour dette.
Élisée lui demanda ce qu’elle possédait. Elle répondit qu’elle n’avait rien, sinon un petit récipient d’huile.
Il lui ordonna d’emprunter à tous ses voisins autant de récipients vides que possible.
Puis elle devait rentrer, fermer la porte avec ses fils et verser l’huile dans tous les récipients jusqu’à les remplir.
La femme obéit ; ses fils lui apportaient les récipients pendant qu’elle versait.
Lorsque tous furent remplis et qu’il n’en resta plus aucun, l’huile s’arrêta.
Élisée lui dit de vendre l’huile, payer sa dette et vivre avec ses fils grâce au reste.
Un jour, Élisée passa par Shounem. Une femme importante ou aisée insista pour l’accueillir à sa table chaque fois qu’il passerait.
Elle reconnut en lui un saint homme de Dieu.
Avec son mari, elle lui aménagea une petite chambre haute avec lit, table, siège et lampe.
Élisée y séjourna lors d’un de ses passages.
Il demanda à Guéhazi d’appeler la Shounamite.
Élisée voulut lui rendre le bien qu’elle leur faisait et lui proposa son intervention auprès du roi ou du chef de l’armée, mais elle répondit qu’elle vivait en sécurité parmi les siens.
Guéhazi fit remarquer qu’elle n’avait pas de fils et que son mari était âgé.
Élisée la fit rappeler.
Il lui annonça qu’à la même époque l’année suivante elle tiendrait un fils dans ses bras ; elle le supplia de ne pas lui donner de faux espoir.
La femme conçut pourtant et enfanta un fils au temps annoncé.
L’enfant grandit et alla un jour rejoindre son père auprès des moissonneurs.
Il se plaignit soudain de violents maux de tête, et son père le fit porter à sa mère.
L’enfant resta sur ses genoux jusqu’à midi puis mourut.
Elle le coucha sur le lit d’Élisée, ferma la porte et sortit.
Elle demanda immédiatement un serviteur et une ânesse pour rejoindre l’homme de Dieu.
Son mari s’étonna qu’elle parte un jour qui n’était ni nouvelle lune ni sabbat ; elle répondit seulement : « Shalom », tout va bien.
Elle demanda au serviteur de mener l’ânesse rapidement sans ralentir.
Elle rejoignit Élisée au Carmel, où celui-ci la reconnut de loin.
Guéhazi partit à sa rencontre et lui demanda si tout allait bien pour elle, son mari et l’enfant ; elle répondit encore : « Shalom ».
Arrivée auprès d’Élisée, elle saisit ses pieds. Guéhazi voulut l’écarter, mais Élisée constata l’amertume de son âme et reconnut que le SEIGNEUR lui avait caché la cause, rappel important des limites de la connaissance prophétique.
Elle rappela qu’elle n’avait jamais demandé ce fils et avait précisément demandé à Élisée de ne pas la tromper.
Élisée envoya immédiatement Guéhazi avec son bâton, en lui demandant de ne s’arrêter pour aucun salut en route et de poser le bâton sur le visage de l’enfant.
La mère refusa cependant de quitter Élisée et jura par la vie du SEIGNEUR et celle du prophète qu’elle resterait avec lui.
Guéhazi arriva le premier et posa le bâton sur l’enfant, mais il n’y eut ni voix ni réaction ; il revint annoncer que l’enfant ne s’était pas réveillé.
Élisée entra dans la maison et trouva l’enfant mort sur son lit.
Il ferma la porte sur eux deux et pria le SEIGNEUR.
Puis il se coucha sur l’enfant, bouche contre bouche, yeux contre yeux, mains contre mains ; la chair de l’enfant se réchauffa.
Élisée marcha encore dans la maison puis revint se pencher sur l’enfant, qui éternua sept fois selon la lecture traditionnelle du verbe rare, puis ouvrit les yeux.
Élisée fit appeler la Shounamite et lui dit : « Prends ton fils. »
Elle se prosterna jusqu’à terre, prit son fils et sortit.
Plus tard, pendant une famine, Élisée revint à Guilgal auprès des fils des prophètes et fit préparer un grand ragoût.
Un homme cueillit des plantes et fruits sauvages qu’il ne connaissait pas et les coupa dans la marmite.
À la dégustation, les hommes crièrent : « Homme de Dieu, la mort est dans la marmite ! » Le texte ne précise pas la substance toxique.
Élisée fit jeter de la farine dans la marmite, après quoi le ragoût ne contenait plus rien de nuisible.
Un homme de Baal-Shalisha apporta ensuite vingt pains d’orge des prémices avec du grain nouveau ; Élisée ordonna de les donner au peuple.
Son serviteur objecta que cela ne suffirait pas pour cent hommes, mais Élisée transmit la parole du SEIGNEUR : ils mangeraient et il en resterait.
Ils mangèrent effectivement et laissèrent un reste, conformément à cette parole.