2 Chroniques
Introduction2 Chroniques 28
Analyse du texte source · restitution Philologique
Le règne est donné pour 16 ans. La formule négative oppose Achaz à David : il ne fit pas « le droit aux yeux de YHWH ».
מַסֵּכוֹת désigne des images/idoles fondues. Le pluriel בְּעָלִים renvoie aux Baals.
וַיַּבְעֵר אֶת־בָּנָיו בָּאֵשׁ signifie littéralement « il fit brûler ses fils dans le feu ». La traduction ne minimise pas la violence cultuelle du texte.
La formule « sous tout arbre verdoyant » est un cliché cultuel de l’historiographie biblique.
נתן ביד, « donner dans la main », est répété pour Aram puis Israël. שִׁבְיָה גְדוֹלָה est une « grande captivité/foule de captifs ».
בְּנֵי־חָיִל, litt. « fils de force », qualifie les 120 000 morts comme hommes vaillants. Le narrateur relie explicitement la défaite à l’abandon de YHWH.
מִשְׁנֵה הַמֶּלֶךְ est le « second du roi », haut dignitaire immédiatement après lui.
Le texte appelle les captifs « leurs frères », ce qui prépare le reproche prophétique des versets suivants.
בְזַעַף עַד לַשָּׁמַיִם הִגִּיעַ : la rage « a atteint jusqu’aux cieux ». Le prophète distingue la livraison de Juda par YHWH et l’excès meurtrier d’Israël.
לִכְבֹּשׁ signifie soumettre/asservir. אֲשָׁמוֹת désigne des culpabilités/fautes engageant responsabilité.
חֲרוֹן אַף־יְהוָה est littéralement « l’ardeur du nez/colère de YHWH », idiome de colère brûlante.
Le verset nomme quatre chefs éphraïmites qui s’opposent au retour de l’armée avec les captifs.
Le vocabulaire accumule אַשְׁמָה/אַשְׁמָת, « culpabilité », et חַטֹּאות, « péchés », pour motiver le refus d’une faute supplémentaire.
הֶחָלוּץ est le groupe armé/équipé pour la guerre. Il abandonne les captifs et le butin devant l’assemblée.
La chaîne verbale est remarquable : vêtir, chausser, nourrir, faire boire, oindre, conduire, ramener. Elle décrit une prise en charge concrète des captifs libérés.
Le MT a le pluriel מַלְכֵי אַשּׁוּר, « rois d’Assyrie », malgré la suite centrée sur Tiglath-Pilnéser ; la traduction conserve le pluriel.
שֶׁבִי est le nom « captivité/captifs ». La notice est très brève et factuelle.
פָּשְׁטוּ exprime une incursion/razzia. « Filles » d’une ville est l’idiome pour ses localités dépendantes.
Le MT appelle ici Achaz מֶלֶךְ־יִשְׂרָאֵל, « roi d’Israël », titre inattendu pour le roi de Juda ; la restitution le conserve. הִפְרִיעַ évoque laisser sans frein/dérégler.
וַיָּצַר לוֹ signifie « il le mit à l’étroit/dans la détresse ». וְלֹא חֲזָקוֹ nie l’aide attendue : il ne le fortifia pas.
חָלַק signifie partager/diviser, ici dépouiller les trésors pour les donner à l’Assyrie. לֹא לְעֶזְרָה souligne l’échec de cette politique.
וַיּוֹסֶף לִמְעוֹל, « il ajouta à être infidèle », intensifie le jugement narratif. La formule הוּא הַמֶּלֶךְ אָחָז insiste : « lui, le roi Achaz ».
Le raisonnement cultuel d’Achaz est rapporté explicitement : sacrifier aux dieux supposés aider Aram. הכשיל, « faire trébucher », inverse cette attente.
וַיְקַצֵּץ exprime couper en morceaux. La fermeture des portes de la maison de YHWH accompagne la multiplication d’autels dans Jérusalem.
עִיר וָעִיר est distributif : « ville par ville / dans chaque ville ». הקטיר est faire fumer de l’encens.
Formule annalistique de clôture renvoyant au livre des rois de Juda et d’Israël.
La distinction funéraire est explicite : enseveli à Jérusalem, mais non admis dans les tombeaux des rois d’Israël.