2 Chroniques
Introduction2 Chroniques 25
Analyse du texte source · restitution Philologique
L’âge et la durée du règne sont formulés par les idiomes numériques habituels : 25 ans au début du règne, 29 ans à Jérusalem.
בְּלֵבָב שָׁלֵם signifie « avec un cœur entier/complet ». Le verset nuance donc l’évaluation positive du roi.
חָזְקָה הַמַּמְלָכָה עָלָיו : la royauté « devint forte sur lui », c.-à-d. fut affermie entre ses mains.
Le verset cite explicitement la Torah et le livre de Moïse. La structure répète « les pères / les fils » puis conclut אִישׁ בְּחֶטְאוֹ, « chacun dans/pour son péché ».
יוֹצֵא צָבָא est l’idiome « sortant à l’armée », apte au service militaire. צִנָּה désigne le grand bouclier.
וַיִּשְׂכֹּר signifie « il loua/engagea ». La somme est cent talents d’argent pour cent mille guerriers.
La négation אֵין יְהוָה עִם־יִשְׂרָאֵל est explicitement appliquée ici à « tous les fils d’Éphraïm », dans le contexte de cette troupe.
עזר (« aider ») et הכשיל (« faire trébucher ») sont mis en contraste : le pouvoir appartient à Dieu pour l’un comme pour l’autre.
יֵשׁ לַיהוָה לָתֶת est une tournure existentielle : « il y a pour YHWH de quoi donner ». Le sens est : YHWH peut donner davantage.
וַיִּחַר אַפָּם est l’idiome « leur nez/colère brûla ». חֳרִי־אָף renforce encore l’idée de colère ardente.
הִתְחַזַּק est « se fortifier/prendre courage ». La vallée du Sel est donnée comme lieu de la bataille.
נִבְקָעוּ, niphal de בקע, signifie être fendu/brisé. Le texte décrit explicitement la précipitation des captifs du rocher.
וַיִּפְשְׁטוּ peut désigner une incursion/razzia. Le texte donne trois mille morts et un grand butin.
Le récit emploie le vocabulaire cultuel : établir comme dieux, se prosterner, faire fumer de l’encens. La contradiction narrative avec la victoire précédente est volontaire.
Le prophète reprend le verbe דרשׁ, « rechercher », appliqué ici aux dieux vaincus de Séïr ; l’ironie est explicite dans la question.
יָעַץ אֱלֹהִים לְהַשְׁחִיתֶךָ signifie littéralement « Dieu a conseillé/décidé de te détruire ». Le refus du conseil prophétique devient signe du jugement.
נִתְרָאֶה פָנִים, litt. « voyons-nous faces », est une formule de défi militaire : s’affronter face à face.
Le חוֹחַ, chardon/épine, et le cèdre forment une fable de disproportion ; la bête sauvage piétine le chardon avant toute alliance avec le cèdre.
וּנְשָׂאֲךָ לִבְּךָ signifie « ton cœur t’a élevé/porté ». לְהַכְבִּיד exprime ici se glorifier/se donner du poids.
מֵהָאֱלֹהִים הִיא : « cela venait de Dieu ». Le narrateur relie ce retournement au fait d’avoir recherché les dieux d’Édom.
וַיִּתְרָאוּ פָנִים reprend l’expression du défi : les deux rois « se virent face à face » à Beth-Shémesh.
וַיִּנָּגֶף est un niphal : Juda fut battu/frappé. La fuite « chacun à sa tente » est formulaire.
וַיִּפְרֹץ décrit la brèche dans la muraille. Le texte mesure quatre cents coudées entre deux portes de Jérusalem.
בְּנֵי הַתַּעֲרֻבוֹת signifie littéralement « fils des gages/garanties », c.-à-d. des otages.
Le synchronisme précise qu’Amatsia survécut quinze ans à Joas d’Israël.
La formule annalistique renvoie au « livre des rois de Juda et d’Israël » pour les actes du règne.
וַיִּקְשְׁרוּ ... קֶשֶׁר combine verbe et nom de même racine : « ils conspirèrent une conspiration ». לָכִישָׁה porte le -ה directionnel : « vers Lakish ».
Le TM lit בְּעִיר יְהוּדָה, « dans la ville de Juda ». La restitution suit cette forme sans harmonisation.