2 Chroniques
Introduction2 Chroniques 21
Analyse du texte source · restitution Philologique
Formule royale de succession : « se coucher avec ses pères », ensevelissement, puis accession du fils.
Le texte appelle Josaphat « roi d’Israël » bien qu’il règne sur Juda ; cette désignation du Chroniste n’est pas corrigée silencieusement.
מִגְדָּנוֹת désigne des objets précieux/dons de valeur. Le droit du premier-né motive explicitement l’attribution de la royauté.
וַיִּתְחַזַּק, « il se fortifia », précède le meurtre des frères : la consolidation politique est immédiatement liée à la violence dynastique.
Formule annalistique : âge d’accession et durée du règne.
La « fille d’Achab » explique narrativement l’alignement de Yehoram sur la maison d’Achab. הָרַע בְּעֵינֵי YHWH = « le mal aux yeux de YHWH ».
נִיר, « lampe », est une image dynastique de continuité. L’alliance davidique est donnée comme raison du non-anéantissement de la maison.
פָּשַׁע signifie se révolter/rompre la sujétion. « De sous la main de Juda » exprime la sortie d’autorité politique.
הַסּוֹבֵב אֵלָיו décrit Édom « entourant » Yehoram. La syntaxe du combat nocturne est concise.
La révolte de Libna est explicitement reliée par כִּי à l’abandon de YHWH.
וַיֶּזֶן, hiphil de זנה, signifie « il fit se prostituer », métaphore cultuelle d’infidélité. וַיַּדַּח = « il égara/poussa à l’écart ».
מִכְתָּב est un « écrit/lettre ». Son attribution à Élie est une particularité chronologique et littéraire du Chroniste ; la traduction conserve simplement cette donnée.
Le hiphil de זנה revient pour la prostitution cultuelle. הַטּוֹבִים מִמְּךָ = « meilleurs que toi » qualifie les frères tués.
נֹגֵף מַגֵּפָה est une construction intensive : « frapper d’un fléau ». L’énumération couvre peuple, famille et biens.
יָמִים עַל־יָמִים, litt. « jours sur jours », exprime la progression de la maladie. Le texte décrit crûment l’atteinte intestinale.
וַיָּעַר YHWH אֵת רוּחַ signifie « YHWH éveilla/excita l’esprit ». « À côté des Koushites » est la localisation donnée par le texte.
וַיִּבְקָעוּהָ = « ils la fendirent / firent une brèche en elle ». Le nom Yehoahaz est donné ici au fils survivant.
לְאֵין מַרְפֵּא signifie « sans guérison/remède ». Le récit attribue explicitement la maladie à YHWH.
שְׂרֵפָה désigne le brûlement funéraire d’aromates, non nécessairement la crémation du corps. « Deux années » explicite la durée de la maladie.
בְּלֹא חֶמְדָּה, litt. « sans désir », signifie qu’il meurt sans être regretté/désiré. Il est exclu des tombeaux royaux.