1 Samuel
Introduction1 Samuel 20
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
David quitta Naïoth et demanda à Jonathan quelle faute il avait commise pour que Saül cherche sa vie.
Jonathan refusa d’abord d’y croire, persuadé que son père ne prendrait aucune décision importante sans l’en avertir.
David insista : Saül savait l’amitié de Jonathan pour lui et pouvait donc lui cacher ses intentions ; David se disait à un seul pas de la mort.
Jonathan promit alors de faire tout ce que David lui demanderait.
David proposa un test lors du repas de la nouvelle lune : il s’absenterait et se cacherait dans le champ jusqu’au troisième jour.
Si Saül remarquait son absence, Jonathan expliquerait que David était parti à Bethléem pour un sacrifice familial annuel.
Une réponse paisible indiquerait l’absence de danger ; une explosion de colère révélerait que le mal était décidé.
David demanda à Jonathan d’agir envers lui avec fidélité en vertu de leur alliance devant le SEIGNEUR ; s’il était réellement coupable, Jonathan pouvait le tuer lui-même.
Jonathan promit qu’il ne lui cacherait pas une décision meurtrière de son père.
David demanda comment il recevrait le message si Saül réagissait durement.
Jonathan l’emmena alors dans le champ pour convenir d’un signal.
Il prit le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, à témoin qu’il sonderait les dispositions de Saül et informerait David.
Si son père voulait le tuer, Jonathan révélerait tout et laisserait David partir en paix ; il souhaita que le SEIGNEUR soit avec David comme il avait été avec Saül.
Jonathan demanda en retour que David lui manifeste la fidélité du SEIGNEUR s’il était encore vivant.
Il demanda surtout que cette fidélité ne soit jamais retirée de sa maison, même après la disparition des ennemis de David.
Jonathan conclut ainsi une alliance avec la maison de David, sous le regard du SEIGNEUR.
Il fit encore jurer David, car il l’aimait comme sa propre vie.
Jonathan rappela que l’absence de David serait forcément remarquée au repas de la nouvelle lune.
Il lui indiqua un lieu de cachette près de la pierre d’Ézel, dans une formulation topographique difficile.
Jonathan tirerait trois flèches comme vers une cible.
Si les flèches étaient annoncées en deçà du garçon envoyé pour les chercher, David pourrait revenir sans danger.
Si elles étaient annoncées au-delà, David devrait partir, comprenant que le SEIGNEUR l’envoyait loin.
Le SEIGNEUR resterait pour toujours témoin entre Jonathan et David de leur parole commune.
David se cacha donc dans le champ lorsque vint la nouvelle lune.
Au repas royal, la place de David resta vide.
Saül ne dit rien le premier jour, pensant que David était peut-être rituellement impur.
Le deuxième jour, son absence persistante poussa Saül à interroger Jonathan.
Jonathan répondit que David avait demandé la permission d’aller à Bethléem.
Il reprit l’explication convenue du sacrifice familial.
Saül entra dans une violente colère et insulta Jonathan, comprenant qu’il avait choisi le parti de David.
Il affirma que tant que David vivrait, la royauté de Jonathan ne pourrait s’établir, et exigea qu’on lui livre David pour le faire mourir.
Jonathan demanda quelle faute David avait commise pour mériter la mort.
Saül lança sa lance contre son propre fils ; Jonathan comprit alors que son père avait réellement décidé de tuer David.
Il quitta la table en colère et ne mangea pas, profondément affligé de l’humiliation infligée à David.
Le lendemain matin, Jonathan se rendit dans le champ avec un jeune garçon.
Il tira ses flèches selon le signal convenu.
Lorsque le garçon atteignit leur emplacement, Jonathan cria que la flèche était au-delà de lui.
Il pressa le garçon de se hâter, puis celui-ci ramassa les flèches.
Le garçon ignorait tout du véritable message ; seuls Jonathan et David comprenaient.
Jonathan renvoya ensuite le garçon en ville avec ses armes.
David sortit de sa cachette, se prosterna trois fois devant Jonathan, puis les deux hommes s’embrassèrent et pleurèrent ensemble ; la fin du verset contient une formulation difficile sur l’intensité du chagrin de David.
Jonathan renvoya David en paix en rappelant leur serment : le SEIGNEUR serait pour toujours entre eux et entre leurs descendances.