Testament de Zabulon
DossierTestament de Zabulon 2
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Car Siméon et Gad vinrent contre Joseph pour le tuer ; et Joseph, tombant sur sa face, leur disait :
Ayez pitié de moi, mes frères ; prenez en compassion les entrailles de Jacob notre père. Ne portez pas vos mains sur moi pour répandre un sang innocent, car je n’ai pas péché contre vous.
Et si même j’ai péché, corrigez-moi par correction ; mais ne portez pas votre main, à cause de Jacob notre père.
Comme il disait ces paroles, je vins à compassion, je commençai à pleurer, mon foie se relâcha sur moi et tout le fond de mes entrailles s’amollit dans mon âme.
Joseph pleurait aussi, et moi avec lui ; mon cœur résonnait, les jointures de mon corps furent bouleversées et je ne pouvais me tenir debout.
Et me voyant pleurer avec lui, tandis qu’eux s’avançaient pour le tuer, il se réfugia derrière moi, les suppliant.
Ruben s’étant levé dit : Frères, ne le tuons pas ; mais jetons-le dans une de ces citernes sèches que nos pères ont creusées et où ils n’ont pas trouvé d’eau.
Car pour cela le Seigneur empêcha l’eau d’y monter, afin qu’il y eût conservation de Joseph.
Et le Seigneur fit ainsi jusqu’à ce qu’ils le vendissent aux Ismaélites.