Testament de Juda
DossierTestament de Juda 3
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Lorsque deux rois cananéens, cuirassés, vinrent contre les troupeaux avec une foule nombreuse, je courus seul contre le roi Sour ; je le maîtrisai, frappai ses knēmides, ses jambes protégées, le renversai et le tuai.
Je tuai aussi l’autre roi, Taphoué, assis sur son cheval, et dispersai son peuple.
Achor, roi qualifié d’« homme de géants », tirait à l’arc devant et derrière depuis son cheval ; ayant soulevé une pierre de soixante livres, je la lançai contre le cheval et le tuai.
Après avoir combattu Achor durant deux heures, je le tuai, partageai son bouclier en deux et coupai ses pieds.
Tandis que je lui retirais son thōrax, sa cuirasse, huit de ses compagnons commencèrent à combattre contre moi.
Ayant enroulé mon vêtement autour de ma main, je les frappai de pierres avec la fronde ; j’en tuai quatre et les autres s’enfuirent.
Jacob notre père tua Beélisa, « roi de tous les rois », géant par la force, de douze coudées.
Un tromos, une terreur, tomba sur eux et ils cessèrent de nous combattre.
Ainsi mon père demeurait sans souci dans les guerres lorsque j’étais parmi mes frères.
Il avait vu dans une vision qu’un « ange de puissance » m’accompagnait en tout, afin que je ne sois pas vaincu.