Testament de Dan
DossierTestament de Dan 4
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Comprenez donc la puissance de la colère : elle est vaine.
Elle commence par provoquer au moyen d’une parole ; ensuite elle donne de la force à celui qui a été irrité par des actes, puis elle trouble son jugement au moyen de pertes amères ; ainsi elle soulève son âme dans une grande colère.
Lorsqu’on parle contre vous, ne vous laissez pas entraîner dans la colère ; et si quelqu’un vous loue comme bons, ne vous élevez pas, ne changez pas intérieurement, ni vers le plaisir ni vers l’apparence.
Car la parole flatte d’abord l’oreille, puis aiguise l’esprit pour interpréter l’offense ; alors, en colère, l’homme se persuade qu’il s’irrite avec justice.
Si vous subissez une perte ou une privation, mes enfants, ne soyez pas bouleversés : cet esprit fait désirer ce qui a été perdu, afin que le désir engendre la colère.
Si vous êtes lésés volontairement, ne vous affligez pas ; de la tristesse naît en effet une colère mêlée de mensonge.
La colère avec le mensonge est un mal à deux visages : ils coopèrent pour troubler le jugement ; lorsque l’âme demeure continuellement troublée, le Seigneur s’en éloigne et Bélial la domine.