Testament de Benjamin
DossierTestament de Benjamin 6
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Le dessein de l’homme bon n’est pas livré à l’esprit d’égarement de Bélial ; l’ange de paix conduit son âme.
Il ne regarde pas avec passion les choses corruptibles et n’accumule pas de richesses pour l’amour du plaisir.
Il ne se complaît pas dans la volupté, n’afflige pas son prochain, ne se rassasie pas de nourriture et ne s’égare pas dans les divagations du regard, car le Seigneur est sa part.
La pensée bonne ne se soucie ni de la gloire ni du mépris des hommes ; elle ne connaît ni ruse ni mensonge, ni querelle ni injure, car le Seigneur habite en elle, illumine son âme et la réjouit envers tous en tout temps.
La pensée bonne n’a pas deux langues : bénédiction et malédiction, outrage et honneur, tristesse et joie, calme et agitation, hypocrisie et vérité, pauvreté et richesse ; elle garde envers tous une disposition unique, sincère et pure.
Elle n’a ni regard double ni double écoute ; dans tout ce qu’elle fait, dit ou voit, elle sait que le Seigneur visite son âme.
Elle purifie sa pensée afin de ne pas être condamnée par Dieu ni par les hommes ; toute œuvre de Bélial, au contraire, est double et dépourvue de simplicité.