Testament de Benjamin
DossierTestament de Benjamin 3
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S0 · statut canonique distinct
Vous donc aussi, mes enfants, aimez le Seigneur, Dieu du ciel, et gardez ses commandements en imitant Joseph, homme bon et saint.
Que votre pensée soit tournée vers le bien, comme vous savez que la mienne l’est ; celui qui possède une pensée bonne voit toute chose avec droiture.
Craignez le Seigneur et aimez votre prochain. Même si les esprits de Bélial vous réclament pour toutes sortes de malheurs, aucune détresse mauvaise ne dominera sur vous, pas plus qu’elle n’a dominé sur Joseph mon frère.
Combien d’hommes ont voulu le tuer, et Dieu l’a couvert ! Celui qui craint Dieu et aime son prochain ne peut être frappé par l’esprit aérien de Bélial, car il est protégé par la crainte de Dieu.
Il ne peut non plus être dominé par les complots des hommes ou des bêtes, étant secouru par l’amour du Seigneur qu’il porte à son prochain.
J’ai aussi supplié Jacob notre père de prier pour nos frères afin que le Seigneur ne leur impute pas quelque pensée mauvaise qu’ils auraient eue contre Joseph.
Alors Jacob s’écria : « Ô mon fils Joseph, tu as vaincu les entrailles de Jacob ton père ! » Il l’embrassa et le couvrit de baisers pendant deux heures, en disant :
« En toi s’accomplira la prophétie du ciel au sujet de l’Agneau de Dieu et du Sauveur du monde : l’innocent sera livré pour les sans-loi, le sans-péché mourra pour les impies, dans le sang de l’alliance, pour le salut des nations et d’Israël ; il abolira Bélial et ceux qui le servent. »