Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 23
Analyse du texte source · restitution Philologique · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
C’est la joie des saints ; qui la revêtira, sinon eux seulement ?
C’est la faveur des choisis ; qui la prendra, sinon ceux qui mettent en elle leur confiance depuis l’origine ?
C’est l’amour des choisis ; qui le portera, sinon ceux qui l’ont possédé depuis l’origine ?
Marchez dans la connaissance du Seigneur ; vous reconnaîtrez sa faveur sans jalousie, son exultation et la plénitude de sa connaissance.
Son dessein fut comme une missive, et sa volonté descendit d’en haut.
Elle fut envoyée comme une flèche d’un arc, projetée avec puissance.
Beaucoup de mains se précipitèrent vers la missive, afin de l’arracher, de la prendre et de la lire.
Elle échappa à leurs doigts ; ils la craignirent, ainsi que le sceau apposé sur elle.
Ils n’avaient pas pouvoir de défaire son sceau, car la puissance qui reposait sur lui leur était supérieure.
Ceux qui virent la missive la suivirent pour connaître où elle se poserait, qui la lirait et qui l’entendrait.
Une roue la reçut, et la lettre vint sur elle.
Un signe l’accompagnait, signe de royauté et d’administration.
Tout ce qui entraînait la roue, elle le fauchait et le sectionnait.
Elle emporta beaucoup d’opposants, enfouit et arracha de nombreux bosquets, §15 et elle ouvrit une route spacieuse. … §16 La tête descendit vers les pieds, puisque la roue avait couru jusqu’aux pieds avec ce qui venait sur elle.
C’était une missive d’ordonnance, afin que tous les lieux soient réunis en un.
À son sommet apparut la Tête révélée, le Fils de vérité issu du Père Très-Haut.
Il hérita de toutes choses et les prit, tandis que la pensée de la multitude fut rendue vaine.
Tous ceux qui égaraient furent effrayés et s’enfuirent ; les persécuteurs s’éteignirent et furent enveloppés.
La missive devint un grand livre-rouleau, entièrement écrit par le doigt de Dieu.
Sur lui était le nom du Père, du Fils et de l’Esprit de sainteté, pour exercer la royauté aux siècles des siècles. Alléluia.