Odes de Salomon
DossierOdes de Salomon 12
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Ce que je dis ne naît pas de mon vide : j’ai d’abord été rempli de paroles vraies, et c’est de cette plénitude que je peux parler.
La vérité en moi n’est pas stagnante : elle coule comme une eau et devient visible dans ce que mes lèvres produisent.
La Vérité elle-même fait grandir en moi sa connaissance : la bouche du Seigneur ouvre sur une Parole vraie et sur sa lumière.
La Parole du Très-Haut se communique aux éons et les rend capables de faire connaître sa beauté, sa gloire, sa pensée, son dessein et ses œuvres.
La Parole ne se déplace pas avec lenteur ni faiblesse : elle atteint rapidement, pénètre profondément et ne rencontre pas de frontière définitive.
La Parole demeure ferme ; elle ne connaît ni sa descente ni sa voie.
Ce que la Parole accomplit éclaire l’intelligence comme l’aube met fin à la nuit.
La Parole rend la relation possible : elle fait parler ensemble ce qui ne communiquait pas et donne une voix à ce qui se taisait.
Là où la Parole circule, l’isolement recule : une relation d’accord se crée et chacun peut partager ce qu’il porte.
La Parole ne leur donne pas seulement une voix : elle les remet dans une relation juste, leur fait reconnaître leur Créateur et les rassemble dans l’accord.
Dieu ne donne pas seulement un son : il fait aussi circuler ce qui permet de comprendre cette parole.
La Parole cherche une demeure humaine, et le signe qu’elle y est réellement présente est l’amour.
Heureux ceux que la Parole conduit au-delà des apparences, jusqu’à une connaissance vraie du Seigneur. Alléluia.