Une soukka haute de plus de vingt coudées est invalide ; Rabbi Yehouda la déclare valide. Une soukka de moins de dix palmes de hauteur, qui n’a pas trois parois ou dont le soleil est plus abondant que l’ombre est invalide. Une soukka ancienne : la maison de Shammaï l’invalide et la maison de Hillel la déclare valide. Qu’est-ce qu’une soukka ancienne ? Celle qui a été construite plus de trente jours avant la fête sans intention particulière pour Soukkot. Si elle avait été construite dès l’origine pour la fête, même au commencement de l’année, elle est valide.
Mishnah · Moed · Sukkah
Mishnah Sukkah — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Celui qui construit sa soukka sous un arbre est considéré comme l’ayant faite à l’intérieur d’une maison. Pour une soukka construite au-dessus d’une autre, la supérieure est valide et l’inférieure invalide. Rabbi Yehouda dit que si l’espace supérieur n’est pas réellement utilisable comme habitation, la soukka inférieure reste valide.
Celui qui étend au-dessus de la soukka un drap pour se protéger du soleil, ou sous le sekhakh pour retenir les feuilles qui tombent, ou qui le tend au-dessus d’un lit à baldaquin, invalide l’espace situé dessous. En revanche, on peut étendre un drap sur de simples montants bas du lit qui ne forment pas une tente indépendante.
Si une vigne, une courge ou du lierre sont conduits au-dessus de la soukka et que l’on place ensuite le sekhakh sur eux, la soukka est invalide. Si le sekhakh valable est plus abondant que ces végétaux encore attachés, ou si ceux-ci ont été coupés, elle est valide. Règle générale : on ne couvre pas une soukka avec une matière susceptible de recevoir l’impureté ou qui ne pousse pas de la terre ; toute matière végétale qui pousse de la terre et n’est pas susceptible d’impureté peut servir de sekhakh.
Des bottes de paille, de bois ou de branchages ne servent pas directement de sekhakh lorsqu’elles restent liées. Si on les délie, elles peuvent convenir. Elles peuvent dans tous les cas servir à former les parois.
Rabbi Yehouda permet de couvrir avec des planches ; Rabbi Meïr l’interdit. Si une planche large de quatre palmes a été posée sur une soukka, la soukka peut rester globalement valide, mais on ne dort pas directement sous cette planche.
Un plafond de planches sans couche de plâtre : Rabbi Yehouda rapporte que la maison de Shammaï exige à la fois de desserrer les planches et d’en retirer une sur deux, tandis que la maison de Hillel exige soit de les desserrer soit d’en retirer une sur deux. Rabbi Meïr exige qu’on en retire une sur deux et ne considère pas le simple desserrage comme suffisant.
Si l’on couvre la soukka de broches ou de longues pièces provenant d’un lit, elle est valide si les espaces entre ces pièces sont au moins aussi larges qu’elles et sont remplis de sekhakh valable. Celui qui creuse un espace dans une meule de paille pour en faire une soukka n’a pas créé une véritable soukka par cet acte seul.
Des parois suspendues depuis le haut : si elles restent à plus de trois palmes du sol, la soukka est invalide. Des parois montant depuis le sol sont valides dès qu’elles atteignent dix palmes. Rabbi Yossi dit que dix palmes de paroi suffisent dans les deux directions. Si le sekhakh est éloigné de trois palmes des parois, la soukka est invalide.
Une maison dont le toit s’est ouvert et sur laquelle on place du sekhakh : s’il y a quatre coudées de plafond intact entre le mur et le sekhakh, l’espace n’est pas valide comme soukka. Il en va de même d’une cour entourée d’un portique. Dans une grande soukka entourée sur ses côtés d’une matière impropre au sekhakh, si cette bande impropre atteint quatre coudées, la soukka est invalide selon cette règle.
Celui qui fait sa soukka en forme de hutte conique ou l’appuie directement contre un mur sans véritable toit horizontal : Rabbi Eliezer l’invalide, parce qu’elle n’a pas de toit distinct ; les sages la déclarent valide. Une grande natte de roseaux fabriquée pour servir de couche reçoit l’impureté et ne peut servir de sekhakh ; fabriquée pour couvrir, elle peut servir et ne reçoit pas l’impureté. Rabbi Eliezer applique ce critère d’intention aussi bien aux petites qu’aux grandes nattes.
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