Les serments sont deux catégories qui deviennent quatre ; les prises de conscience de l’impureté sont deux qui deviennent quatre ; les sorties du shabbat sont deux qui deviennent quatre ; les aspects des affections cutanées sont deux qui deviennent quatre.
Mishnah · Nezikin · Shevuot
Mishnah Shevuot — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 19 septembre 2026. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Lorsqu’il y avait connaissance initiale de l’impureté, oubli pendant l’acte puis connaissance finale, la personne apporte le sacrifice à valeur variable selon ses moyens. S’il y avait connaissance au début mais pas encore à la fin, le bouc offert à l’intérieur le jour de Yom Kippour et le jour lui-même suspendent la sanction jusqu’à ce que la personne sache et puisse apporter le sacrifice requis.
S’il n’y avait pas connaissance au début mais qu’il y en a une à la fin, le bouc offert à l’extérieur à Yom Kippour et le jour lui-même procurent l’expiation. Le texte rapproche ce bouc du sacrifice expiatoire intérieur : de même que l’un vise une situation où existe une connaissance, l’autre aussi.
Lorsqu’il n’y a eu connaissance ni au début ni à la fin, Rabbi Yehouda dit que les boucs des fêtes et des nouvelles lunes expient. Rabbi Shimon limite cette expiation aux boucs des fêtes et attribue aux boucs des nouvelles lunes le cas d’une personne pure ayant mangé quelque chose d’impur. Rabbi Meïr dit que tous ces boucs ont une même fonction d’expiation pour l’impureté concernant le sanctuaire et les choses consacrées. Rabbi Shimon distingue davantage leurs fonctions, tout en admettant qu’un bouc destiné à une date puisse être offert pour une autre, car tous viennent finalement pour l’impureté du sanctuaire et de ses choses consacrées.
Rabbi Shimon ben Yehouda rapporte au nom de Rabbi Shimon une gradation : les boucs des nouvelles lunes expient le pur qui a mangé de l’impur ; ceux des fêtes ajoutent le cas où il n’y avait connaissance ni au début ni à la fin ; ceux de Yom Kippour ajoutent le cas où il n’y avait pas connaissance initiale mais une connaissance finale. Là encore, il permet que ces sacrifices se remplacent, car ils relèvent tous de l’impureté du sanctuaire et de ses choses consacrées.
Pour une transgression volontaire liée à l’impureté du sanctuaire et de ses choses consacrées, le bouc offert à l’intérieur et Yom Kippour procurent l’expiation. Pour les autres transgressions de la Torah, légères ou graves, volontaires ou involontaires, connues ou inconnues, positives ou négatives, y compris celles relevant du retranchement ou d’une peine judiciaire, le bouc envoyé au désert procure l’expiation selon le texte.
Israélites, prêtres et grand prêtre sont tous inclus dans le régime d’expiation, mais les prêtres et le grand prêtre ont leur propre taureau. Le premier avis distingue le sang du taureau pour l’impureté du sanctuaire et des choses consacrées. Rabbi Shimon établit une symétrie : comme le sang du bouc intérieur expie pour Israël, le sang du taureau expie pour les prêtres ; comme la confession sur le bouc envoyé expie pour Israël, la confession sur le taureau expie pour les prêtres.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.