Toutes les appellations substitutives des vœux ont valeur de vœux ; celles du herem ont valeur de herem ; celles des serments, de serments ; celles du naziréat, de naziréat. Celui qui dit à son prochain : « Je suis interdit de toi », « séparé de toi », « éloigné de toi », puis précise qu’il ne mangera ni ne goûtera de ce qui lui appartient, est lié par son expression. Pour « je suis mis au ban de toi », Rabbi Aqiva tendait à la rigueur. Celui qui dit « comme les vœux des méchants » peut engager naziréat, sacrifice ou serment ; « comme les vœux des justes » ne produit rien ; « comme leurs offrandes volontaires » peut engager naziréat ou sacrifice.
Mishnah · Nashim · Nedarim
Mishnah Nedarim — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Les formes konam, konah et konas sont des appellations substitutives de qorban. Hereq, herekh et heref sont des substituts de herem. Naziq, naziah et paziah sont des substituts du naziréat. Shevouta, sheqouqa et certaines formules de type « mota » valent comme appellations de serment. Ces exemples reflètent des usages linguistiques anciens dont la force juridique dépend précisément de la manière dont ils renvoient à la catégorie principale.
Celui qui formule son interdiction en disant que ce qu’il mangerait chez son prochain ne sera « pas profane », « pas permis », ou le compare à une chose pure ou impure, au notar ou au piggoul de manière à l’assimiler à un objet consacré, peut produire un vœu contraignant selon la formulation. De même lorsqu’il compare l’objet à un agneau sacrificiel, aux enclos consacrés, au bois de l’autel, aux feux, à l’autel, au sanctuaire ou à Jérusalem, même sans prononcer explicitement « sacrifice ». Rabbi Yehouda dit que dire simplement « Jérusalem » sans formule de comparaison ne suffit pas.
Celui qui dit : « Sacrifice », « holocauste », « offrande végétale », « sacrifice pour le péché », « offrande de reconnaissance » ou « sacrifice de paix — ce que je mangerai chez toi », rend le bénéfice interdit selon l’opinion anonyme ; Rabbi Yehouda permet certaines de ces formulations lorsqu’elles ne sont pas construites comme assimilation. Les formules « le sacrifice », « comme un sacrifice », ou « sacrifice soit ce que je mangerai chez toi » sont contraignantes. Rabbi Meïr est rigoureux pour certaines formulations négatives. Celui qui dit : « Konam soit ma bouche si elle te parle, ma main si elle travaille avec toi, mon pied s’il marche avec toi » s’interdit les actes correspondants.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.