Toutes les appellations substitutives du naziréat ont valeur de naziréat. Celui qui dit simplement « Je serai » dans un contexte où le naziréat est en cause devient nazir. « Je serai beau » peut également engager le naziréat lorsqu’il vise la chevelure consacrée. Les formes naziq, naziah et paziah ont la même valeur. Celui qui dit « je serai comme celui-ci », « je laisserai pousser mes cheveux », « je les entretiendrai », ou « je prends sur moi de laisser pousser librement ma chevelure » devient nazir. S’il dit seulement « je prends sur moi des oiseaux », Rabbi Meïr le considère nazir parce que les oiseaux peuvent appartenir au sacrifice de purification du nazir impur ; les sages disent que cette expression ne suffit pas.
Mishnah · Nashim · Nazir
Mishnah Nazir — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Celui qui dit : « Je suis nazir seulement des pépins de raisin », « des peaux », « de la coupe des cheveux » ou « de l’impureté des morts » devient néanmoins nazir et toutes les règles du naziréat s’appliquent à lui. Celui qui dit : « Je suis comme Samson, fils de Manoah, l’homme de Dalila, celui qui arracha les portes de Gaza, celui dont les Philistins crevèrent les yeux » devient un « nazir de Samson ». Différence avec un nazir perpétuel : le nazir perpétuel peut alléger sa chevelure lorsqu’elle devient trop lourde, en apportant les trois sacrifices prévus ; s’il devient impur par un mort, il apporte le sacrifice d’impureté. Le nazir de Samson ne se coupe pas ainsi et, s’il contracte une impureté, n’apporte pas ce sacrifice d’impureté selon ce régime particulier.
Un naziréat sans durée précisée est de trente jours. Même celui qui dit « un grand naziréat », « un petit naziréat » ou emploie une expression comme « d’ici jusqu’au bout du monde » n’a, si le sens est seulement un naziréat unique, que trente jours. S’il dit « je suis nazir et encore un jour », « nazir et encore une heure », ou « un naziréat et demi », il contracte deux périodes de naziréat. S’il dit « trente jours et une heure », il devient nazir trente et un jours, car le naziréat n’est pas compté en heures.
Celui qui dit : « Je serai nazir autant que les cheveux de ma tête, la poussière de la terre ou le sable de la mer » contracte une succession de naziréats sans terme pratique et peut, selon l’opinion anonyme, se raser tous les trente jours en achevant chaque période. Rabbi Yehouda HaNassi distingue cette formulation de « je prends sur moi des naziréats autant que… », qui exprime plus explicitement une série de périodes de trente jours ; selon lui, la première formulation peut décrire un naziréat continu qui ne permet pas un rasage tous les trente jours.
« Je serai nazir autant que peut contenir cette maison » ou « ce panier » : on l’interroge sur son intention. S’il dit : « Je voulais dire un seul grand naziréat », il est nazir trente jours. S’il ne peut préciser et avait formulé seulement l’image de la capacité, on considère le panier comme rempli de graines de moutarde et il est engagé pour une succession immense de naziréats, pratiquement toute sa vie.
« Je serai nazir d’ici jusqu’à tel endroit » : on estime le nombre de jours de marche jusqu’au lieu. Si le trajet est inférieur à trente jours, le minimum du naziréat reste trente jours. S’il exige davantage de jours, la durée du naziréat correspond au nombre de jours exprimé par cette comparaison.
« Je serai nazir autant que les jours de l’année solaire » : il compte autant de naziréats ou de jours selon la formulation reçue, correspondant aux jours de l’année solaire. Rabbi Yehouda rapporte un cas où un homme avait pris cet engagement et mourut au moment où il achevait le compte.
Passerelles
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