La Megillah peut être lue debout ou assis. Qu’une seule personne la lise ou deux ensemble, les auditeurs s’acquittent. Là où l’usage est de prononcer une bénédiction, on la prononce ; là où l’usage est de ne pas le faire, on ne la prononce pas. Le lundi, le jeudi et le sabbat à Minha, trois personnes lisent dans la Torah ; on n’en diminue ni n’en augmente le nombre et on ne lit pas de haftarah. Le premier lecteur et le dernier prononcent les bénédictions avant et après la lecture selon l’usage décrit.
Mishnah · Moed · Megillah
Mishnah Megillah — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
À Rosh Hodesh et pendant Hol Hamoed, quatre personnes lisent ; on n’en diminue ni n’en augmente le nombre et on ne lit pas de haftarah. Règle générale : tout jour comportant un sacrifice de Moussaf mais qui n’est pas jour de fête compte quatre lecteurs ; un jour de fête, cinq ; Yom Kippour, six ; le sabbat, sept. Pour ces derniers, on ne diminue pas le nombre mais on peut en ajouter, et on lit une haftarah.
On n’accomplit pas certaines formes de prière publique, on ne passe pas devant l’arche comme officiant, on ne prononce pas la bénédiction sacerdotale, on ne lit pas la Torah ni la haftarah, on ne tient pas certaines assemblées funéraires, on ne prononce pas les bénédictions des endeuillés ou des mariés et on ne fait pas le zimoun avec le Nom divin avec moins de dix hommes selon le cadre juridique ancien. L’évaluation de terrains consacrés se fait avec neuf personnes et un prêtre ; l’évaluation d’une personne suit un dispositif comparable.
Celui qui lit la Torah ne lit pas moins de trois versets. Il ne donne pas au traducteur plus d’un verset à la fois pour la Torah, mais jusqu’à trois pour les Prophètes. Si trois versets prophétiques appartiennent à trois sections distinctes, on les traduit un par un. On peut sauter d’un passage à un autre dans les Prophètes, mais non dans la Torah, et seulement si le traducteur n’a pas le temps d’achever sa traduction avant que le lecteur ait rejoint le nouveau passage.
Celui qui lit la haftarah conduit aussi la récitation publique du Shema, peut officier devant l’arche et prononcer la bénédiction sacerdotale. S’il est mineur, son père ou son maître accomplit pour lui les fonctions qu’il ne peut remplir.
Un mineur peut lire dans la Torah et traduire, mais il ne conduit pas la récitation publique du Shema, n’officie pas devant l’arche et ne prononce pas la bénédiction sacerdotale. Une personne insuffisamment vêtue peut conduire la récitation du Shema et traduire, mais ne lit pas dans la Torah, n’officie pas devant l’arche et ne prononce pas la bénédiction sacerdotale. Une personne aveugle peut conduire le Shema et traduire. Rabbi Yehouda dit : celui qui n’a jamais vu la lumière de sa vie ne conduit pas la bénédiction relative aux luminaires dans le Shema.
Un prêtre dont les mains présentent des particularités physiques visibles ne prononce pas la bénédiction sacerdotale, parce que les gens risquent de fixer leur regard sur lui. Rabbi Yehouda ajoute : celui dont les mains sont colorées par l’indigo ou la garance ne la prononce pas non plus pour la même raison.
Celui qui déclare : « Je ne veux pas officier avec des vêtements colorés » ne doit pas officier non plus en blanc ; celui qui refuse d’officier avec des sandales ne doit pas non plus officier pieds nus, car ces restrictions particulières éveillent le soupçon d’une pratique sectaire. Celui qui donne à ses tefillin une forme ronde les rend dangereuses et n’accomplit pas la mitsva. Les placer sur le front ou dans la paume est présenté comme une pratique sectaire ; les recouvrir d’or ou les porter sur la manche comme un simple ornement, comme une pratique extérieure à la tradition reçue.
Celui qui dit dans la prière : « Que les bons te bénissent » suit une formulation sectaire. Celui qui dit : « Que ta miséricorde atteigne le nid de l’oiseau », ou « Que ton Nom soit mentionné pour le bien », ou répète deux fois « Nous reconnaissons », on le fait taire. Celui qui transforme les interdits sexuels bibliques par des euphémismes qui en changent le sens est également interrompu. Celui qui traduit le verset sur le don des enfants à Molekh d’une manière qui l’applique simplement à une relation avec une femme araméenne est réprimandé parce qu’il détourne le texte de son sens.
L’épisode de Ruben est lu mais n’est pas traduit publiquement selon cette règle ancienne. L’épisode de Tamar est lu et traduit. Le premier récit du veau d’or est lu et traduit ; certains passages ultérieurs du même épisode sont lus mais non traduits. La bénédiction sacerdotale ainsi que certains récits de David et d’Amnon font l’objet de restrictions de lecture ou de traduction dans ce cadre ancien. On ne choisit pas normalement la vision du char d’Ézéchiel comme haftarah ; Rabbi Yehouda le permet. Rabbi Eliezer dit qu’on ne choisit pas non plus « Fais connaître à Jérusalem ses abominations » d’Ézéchiel 16.
Passerelles
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