Ils ont énoncé cette règle pour les dîmes : tout ce qui est nourriture, est gardé et pousse de la terre est soumis aux dîmes. Ils ont encore énoncé cette autre règle : tout ce qui est nourriture dès le début de sa croissance et le reste jusqu’à la fin est soumis aux dîmes, petit comme grand, même si on le laisse pousser pour qu’il augmente. Ce qui n’est pas comestible au début mais le devient ensuite n’est soumis aux dîmes qu’à partir du moment où il devient nourriture.
Mishnah · Zeraïm · Maaserot
Mishnah Maaserot — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
À partir de quand les fruits deviennent-ils soumis aux dîmes ? Les figues, lorsqu’elles commencent à mûrir ; les raisins et les baies sauvages, lorsqu’ils commencent à se ramollir ; le sumac et les mûres, lorsqu’ils rougissent, et de même tous les fruits rouges. Les grenades, lorsqu’elles commencent à s’amollir ; les dattes, lorsqu’elles commencent à fermenter ; les pêches, lorsqu’elles forment leurs nervures ; les noix, lorsque leur enveloppe interne se forme. Rabbi Yehouda dit : les noix et les amandes, lorsqu’elles forment leur coque.
Les caroubes, lorsqu’elles commencent à se tacher ; et tous les fruits noirs, lorsqu’ils commencent à se tacher. Les poires, qroustomelin, coings et aubépines, lorsqu’ils perdent leur duvet ; de même tous les fruits blancs. Le fenugrec, lorsqu’il commence à germer. Les céréales et les olives, lorsqu’elles ont atteint le tiers de leur maturité.
Pour les légumes : qishut, courges, pastèques, melafefon, pommes et cédrats sont soumis aux dîmes grands ou petits. Rabbi Shimon exempte les cédrats tant qu’ils sont petits. Pour les amandes amères, celui qui est soumis aux dîmes quand elles sont amères est exempt quand elles sont douces, et inversement selon la variété et l’usage.
Quel est le stade d’achèvement qui fixe définitivement l’obligation des dîmes ? Pour qishut et courges, lorsqu’on enlève leur duvet ; si on ne le fait pas, lorsqu’on en fait un tas. Pour la pastèque, lorsqu’on en lisse la surface ; sinon, lorsqu’on en fait un dépôt. Pour les légumes que l’on lie en bottes, lorsqu’ils sont liés ; sinon, lorsqu’on remplit le récipient ; et si on ne le remplit pas, lorsque toute la cueillette prévue est terminée. Pour une corbeille, lorsqu’on la couvre ; sinon, lorsqu’elle est remplie, ou lorsque la cueillette prévue est terminée. Cela vaut pour ce qu’on transporte au marché ; celui qui porte les produits chez lui peut en manger provisoirement jusqu’à son arrivée à la maison.
Les fruits séchés, raisins secs et caroubes deviennent définitivement soumis lorsqu’on en fait un tas. Les oignons, lorsqu’on enlève leurs fanes ; sinon, lorsqu’on en fait un tas. Les céréales, lorsqu’on égalise le tas sur l’aire ; sinon, lorsqu’on le met en tas. Les légumineuses, lorsqu’on les passe au tamis ; sinon, lorsqu’on égalise le tas. Même après cet achèvement, on peut prendre ce qui reste dans les coins, sur les côtés ou mêlé à la paille et le manger provisoirement.
Pour le vin, l’achèvement est atteint lorsque l’écume ou les impuretés ont été retirées du moût. Même ensuite, on peut recueillir du vin du pressoir supérieur ou du conduit et le boire. Pour l’huile, lorsqu’elle descend dans le bassin de récupération. Même alors, on peut prendre de l’huile du pressoir, d’entre les paniers ou les planches et la mettre dans un plat froid ; mais non dans une marmite ou une poêle brûlante. Rabbi Yehouda permet même cela, sauf lorsqu’il y a du vinaigre ou de la saumure.
Une galette de figues sèches atteint son achèvement lorsqu’on en lisse la surface. On peut lisser des figues ou des raisins encore tevel ; Rabbi Yehouda l’interdit. Le fait de lisser des raisins ne les rend pas aptes à recevoir l’impureté ; Rabbi Yehouda dit que si. Les figues sèches atteignent leur achèvement lorsqu’on les tasse ; un grenier, lorsqu’on en arrondit ou égalise le tas. Si l’on tassait dans une jarre et égalisait dans un grenier, puis que la jarre se brise ou que le grenier s’ouvre avant l’achèvement, on ne peut plus en manger provisoirement ; Rabbi Yossi le permet.
Passerelles
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