Rabbi Hanina, adjoint des prêtres, témoigna de plusieurs pratiques. Les prêtres n’hésitaient pas à brûler ensemble une viande devenue impure par un degré secondaire et une viande devenue impure par une source principale, même si cela augmentait le degré d’impureté de la première. Rabbi Aqiva ajouta qu’ils allumaient de même une huile invalidée par un tevoul yom dans une lampe devenue impure au contact d’une personne impure par un mort, même si l’impureté de l’huile en était accrue.
Mishnah · Nezikin · Eduyot
Mishnah Eduyot — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 19 septembre 2026. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Rabbi Hanina dit n’avoir jamais vu une peau provenant d’un sacrifice sortir vers le lieu de brûlage. Rabbi Aqiva en déduisit que si l’on dépouille un premier-né et qu’on découvre ensuite qu’il était atteint d’un défaut rendant sa chair impropre, les prêtres peuvent bénéficier de sa peau. Les sages répondent que « je n’ai pas vu » n’est pas une preuve ; selon eux, la peau doit partir au brûlage.
Rabbi Hanina témoigna aussi d’un petit village près de Jérusalem où un ancien prêtait de l’argent aux habitants, rédigeait l’acte de sa propre main et faisait signer d’autres personnes ; les sages validèrent cette pratique. On apprend de là qu’une femme peut écrire elle-même son acte de divorce et l’homme sa quittance, car la force de l’acte dépend de ses signatures. Il témoigna aussi d’une aiguille trouvée dans de la viande : le couteau et les mains restent purs mais la viande est impure ; si l’aiguille est trouvée dans les excréments, tout est pur.
Rabbi Yishmaël enseigna trois choses devant les sages dans la vigne de Yavné. Un œuf battu posé directement sur un légume de terouma lui est relié ; s’il forme comme un chapeau sans contact effectif, il ne l’est pas. Un épi isolé dans le champ dont la tête atteint encore la récolte appartient au propriétaire s’il est moissonné avec elle ; sinon, il relève des pauvres. Un petit jardin entouré d’une treille peut être semé s’il reste de chaque côté l’espace nécessaire à un vendangeur et son panier ; sinon, non.
Trois questions furent présentées à Rabbi Yishmaël sans qu’il tranche entre interdit et permis ; Rabbi Yehoshoua ben Matya les expliqua. Ouvrir un abcès le shabbat pour créer une ouverture est passible de responsabilité ; seulement pour faire sortir le liquide, exempt. Capturer un serpent le shabbat pour éviter qu’il ne morde est exempt ; le capturer à des fins thérapeutiques engage. Certaines marmites de terre encore inachevées sont pures dans une tente contenant un mort mais peuvent devenir impures par le transport d’un zav. Rabbi Éléazar ben Tsadoq les considère encore pures même dans ce dernier cas parce que leur fabrication n’est pas achevée.
Rabbi Yishmaël permit d’achever après la tombée de la nuit le traitement de l’ail, du raisin vert et des épis broyés commencé avant le shabbat. Rabbi Aqiva ne l’admit pas.
Trois traditions furent dites devant Rabbi Aqiva : deux au nom de Rabbi Éliézer, une au nom de Rabbi Yehoshoua. Au nom de Rabbi Éliézer, une femme peut sortir le shabbat avec une parure appelée « ville d’or », et les éleveurs ou parieurs de pigeons sont inaptes au témoignage. Au nom de Rabbi Yehoshoua, si un reptile impur est dans la gueule d’une belette qui marche au-dessus de pains de terouma et qu’on ignore s’il les a touchés, les pains restent purs dans le doute.
Rabbi Aqiva enseigna trois choses ; les sages lui donnèrent raison sur deux. La sandale des plâtriers est susceptible de l’impureté de pression ; le reste minimal d’un four est de quatre téfahim et non trois. Ils ne l’acceptèrent pas pour une chaise dont deux revêtements contigus avaient été retirés : Rabbi Aqiva la déclare impure, les sages pure.
Rabbi Aqiva disait que le père transmet ou procure à son fils beauté, force, richesse, sagesse, longévité et une place dans le compte des générations menant au terme fixé. Il cite « celui qui appelle les générations dès le commencement » et rapproche les quatre cents ans annoncés à Abraham de l’annonce du retour à la quatrième génération.
Il disait encore que cinq jugements durent douze mois : celui de la génération du Déluge, celui de Job, celui des Égyptiens, celui de Gog et Magog à venir, et celui des méchants dans le Gehinnom. Rabbi Yohanan ben Nouri limite ce dernier à la période de Pessa’h à Chavouot, en s’appuyant sur le verset d’Isaïe.
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