Celui qui est invité par son prochain à manger chez lui alors qu’il ne lui fait pas confiance quant aux dîmes dit, dès la veille du shabbat : « Ce que je prélèverai demain sera la dîme ; le reste de la dîme sera contigu à cette part. La part que j’ai faite dîme deviendra teroumat maasser sur l’ensemble ; la seconde dîme sera au nord — ou au sud — et sera rachetée sur cette monnaie. »
Mishnah · Zeraïm · Demai
Mishnah Demai — chapitre 7
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Lorsqu’on lui a servi une coupe, il dit : « Ce que je laisserai au fond de la coupe sera la dîme ; le reste de la dîme sera contigu à cette part. La part que j’ai faite dîme deviendra teroumat maasser sur l’ensemble ; la seconde dîme sera à l’ouverture de la coupe et sera rachetée sur cette monnaie. »
Un ouvrier qui ne fait pas confiance au propriétaire quant aux dîmes prend une figue sèche et dit : « Celle-ci et les neuf qui la suivront constitueront la dîme sur les quatre-vingt-dix que je mangerai ; celle-ci devient teroumat maasser sur elles ; la seconde dîme sera la dernière et sera rachetée sur cette monnaie. » Il retient une figue sèche. Rabban Shimon ben Gamliel dit : il ne doit pas la retenir, car il diminuerait le travail dû au propriétaire. Rabbi Yossi dit : il ne doit pas la retenir, car telle est une stipulation du tribunal.
Celui qui achète du vin parmi les Samaritains dit : « Les deux log que je prélèverai seront terouma, dix log seront première dîme et neuf log seront seconde dîme. » Il commence alors à boire.
Celui qui a chez lui des figues de tevel alors qu’il se trouve à la maison d’étude ou au champ dit : « Les deux figues que je prélèverai seront terouma, dix seront première dîme et neuf seront seconde dîme. » S’il s’agit de demai, il dit : « Ce que je prélèverai demain sera la dîme ; le reste de la dîme sera contigu à cette part. La part que j’ai faite dîme deviendra teroumat maasser sur l’ensemble ; la seconde dîme sera au nord — ou au sud — et sera rachetée sur cette monnaie. »
Deux paniers de tevel sont devant lui. S’il dit : « Les dîmes de celui-ci sont dans celui-là », le premier panier est dîmé. S’il dit : « Celles de celui-ci sont dans celui-là, et celles de celui-là dans celui-ci », le premier panier est dîmé. S’il dit : « Leurs dîmes sont les dîmes de chaque panier dans l’autre », il a valablement désigné les dîmes.
Cent parts de tevel mêlées à cent parts de produit profane : il en prélève cent une. Cent parts de tevel mêlées à cent parts de première dîme : il en prélève cent une. Cent parts de produit profane déjà régularisé mêlées à cent parts de première dîme : il en prélève cent dix. Cent parts de tevel avec quatre-vingt-dix de dîme, ou quatre-vingt-dix de tevel avec quatre-vingts de dîme : il ne perd rien. Règle générale : tant que le tevel est la part la plus importante, il ne perd rien.
Celui qui possède dix rangées de dix jarres de vin chacune et dit : « Une des rangées extérieures sera dîme », sans que l’on sache laquelle, prélève deux jarres situées sur une diagonale. S’il dit : « Une moitié d’une rangée extérieure sera dîme », sans que l’on sache laquelle, il prélève quatre jarres aux quatre angles. S’il dit : « Une rangée sera dîme », sans que l’on sache laquelle, il prélève une rangée en diagonale. S’il dit : « Une moitié d’une rangée sera dîme », sans que l’on sache laquelle, il prélève deux rangées en diagonale. S’il dit : « Une jarre sera dîme », sans que l’on sache laquelle, il prélève de chaque jarre.
Passerelles
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