L’androgynos possède certains statuts semblables à ceux des hommes, certains semblables à ceux des femmes, certains communs aux hommes et aux femmes, et certains qui ne correspondent entièrement ni aux uns ni aux autres.
Mishnah · Zeraïm · Bikkurim
Mishnah Bikkurim — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
En quoi est-il traité comme un homme ? Certaines émissions corporelles lui transmettent l’impureté selon les règles masculines ; il peut créer une obligation de yibbum comme un homme ; certaines règles de vêtement et de coupe des cheveux lui sont appliquées comme à un homme ; dans le droit matrimonial décrit ici, il peut épouser mais n’est pas épousé comme une femme ; et il est tenu aux commandements que la Mishnah considère obligatoires pour les hommes.
En quoi est-il traité comme une femme ? Certaines émissions corporelles lui transmettent l’impureté selon les règles féminines ; les règles de tête-à-tête avec des hommes lui sont appliquées comme à une femme ; certaines interdictions de coupe des cheveux, de destruction de la barbe et, dans le cadre sacerdotal, de contact avec les morts ne lui sont pas appliquées comme à un homme ; son témoignage est traité selon les restrictions alors appliquées aux femmes ; et d’autres règles relatives au statut sexuel et sacerdotal suivent également la catégorie féminine. Ce passage emploie les catégories juridiques antiques de la Mishnah.
En quoi est-il traité selon des règles communes aux hommes et aux femmes ? Les atteintes corporelles et malédictions à son encontre peuvent entraîner responsabilité ; celui qui le tue involontairement est soumis aux règles d’exil et celui qui le tue volontairement aux sanctions applicables à l’homicide ; les lois d’impureté corporelle pertinentes lui sont appliquées ; il peut recevoir certaines parts de choses saintes et hériter selon les règles applicables ; et celui qui fait dépendre un vœu de naziréat du fait qu’il soit « homme et femme » devient nazir.
En quoi son statut n’est-il entièrement assimilé ni à celui d’un homme ni à celui d’une femme ? Dans certains cas de sanctions, d’évaluation juridique ou de vœux conditionnels, aucune des deux catégories n’est appliquée de façon certaine. Rabbi Meïr dit : l’androgynos constitue une catégorie propre et les sages n’ont pas pu décider de manière générale s’il devait être rangé comme homme ou comme femme. Le tumtum est différent : son sexe est considéré comme dissimulé ou indéterminé et peut, selon le cas, se révéler masculin ou féminin.
Passerelles
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