Bibliothèque ancienne · Introduction critique
Vision de la forêt, de la vigne, de la source et du cèdre
Vision de la forêt, de la vigne, de la source et du cèdre. Le chapitre appartient à la séquence « Vision de la forêt, de la vigne, de la source et du cèdre ». La vision symbolique de la forêt et du cèdre met en scène les puissances historiques et leur jugement, tandis que la vigne et la source portent l’espérance messianique. L’édition évolutive S3 repose sur 10 unité(s) directement contrôlée(s) sur la couche syriaque correspondante.
Texte — sept restitutions
Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.
Clarté
§1 Après avoir dit cela, je m’endormis à cet endroit et j’eus une vision pendant la nuit.
§2 Je vis une vaste forêt dans une plaine, entourée de montagnes très hautes et abruptes.
§3 En face de la forêt poussa une vigne, et sous elle jaillissait une source paisible.
§4 La source atteignit la forêt, devint de grandes vagues, submergea les arbres, en déracina soudain la plus grande partie et renversa les montagnes voisines.
§5 La hauteur de la forêt et celle des montagnes furent abaissées. La source devint si puissante qu’elle ne laissa de cette immense forêt qu’un seul cèdre.
§6 Elle abattit aussi ce cèdre après avoir détruit toute la forêt, au point qu’on n’en reconnaissait plus même l’emplacement. La vigne, elle, avançait avec la source dans une grande paix jusqu’à un lieu proche du cèdre abattu, qu’on amena devant elle.
§7 Alors la vigne ouvrit la bouche et dit au cèdre : « N’es-tu pas le cèdre qui a survécu à cette forêt mauvaise? Par toi le mal a duré pendant toutes ces années, et jamais le bien.
§8 Tu as dominé sur ce qui ne t’appartenait pas et tu n’as pas eu pitié même de ce qui était à toi. Tu as étendu ton pouvoir sur ceux qui étaient loin et pris ceux qui s’approchaient dans les pièges de ton injustice. Tu t’es toujours élevé comme si personne ne pouvait te déraciner.
§9 Mais maintenant ton temps s’est accéléré : ton heure est arrivée.
§10 Va donc, toi aussi, rejoindre la forêt partie avant toi. Deviens poussière avec elle; que votre poussière se mêle. Repose maintenant dans la détresse et demeure dans le tourment jusqu’à ton dernier temps, où tu reviendras pour subir un tourment plus grand encore. »
Lecture
§1 Lorsque j’eus dit ces choses, je m’endormis là et, durant la nuit, je vis une vision.
§2 Une forêt d’arbres était plantée dans une plaine; de hautes montagnes escarpées l’entouraient, et la forêt occupait un vaste espace.
§3 En face d’elle s’éleva une vigne; sous la vigne coulait une source tranquille.
§4 La source atteignit la forêt, enfla en vagues immenses, la submergea, déracina soudain la plus grande partie des arbres et renversa toutes les montagnes qui l’entouraient.
§5 La hauteur de la forêt fut abaissée et les sommets des montagnes humiliés. La source devint si puissante qu’il ne resta de l’immense forêt qu’un seul cèdre.
§6 Elle renversa aussi celui-ci; toute la forêt fut détruite et arrachée, jusqu’à ce que son emplacement même ne soit plus reconnaissable. Mais la vigne avançait avec la source dans un profond calme; elle parvint près du cèdre abattu, qui fut amené auprès d’elle.
§7 Alors la vigne ouvrit la bouche et dit au cèdre : « N’es-tu pas celui qui a survécu à la forêt du mal? C’est par toi que le mal a persisté toutes ces années, tandis que le bien ne venait jamais.
§8 Tu t’es rendu puissant sur ce qui ne t’appartenait pas, sans compassion même pour ce qui était à toi. Tu as étendu ton empire au loin et pris dans les filets de ton injustice ceux qui venaient près de toi. Sans cesse tu t’es élevé comme si tu ne pouvais être déraciné.
§9 Maintenant pourtant ton temps se hâte et ton heure est venue.
§10 Va donc après la forêt qui t’a précédé. Deviens poussière avec elle et que vos poussières se mêlent. Repose maintenant dans la détresse, demeure dans le tourment, jusqu’au dernier temps où tu reviendras pour être tourmenté davantage. »
Proclamation
§1 Je m’endormis là. Dans la nuit, je vis.
§2 Une immense forêt couvrait la plaine; de hautes montagnes l’encerclaient.
§3 En face : une vigne. Sous elle : une source paisible.
§4 La source atteignit la forêt, devint vagues, submergea les arbres, déracina la multitude et renversa les montagnes.
§5 La forêt fut abaissée, les sommets humiliés. Un seul cèdre demeura.
§6 Lui aussi fut abattu. La forêt disparut jusqu’à son emplacement. Mais la vigne et la source avancèrent dans la paix; on amena le cèdre renversé devant elles.
§7 La vigne parla : « Cèdre, survivant de la forêt du mal! Par toi le mal a duré année après année; le bien, jamais.
§8 Tu as régné sur ce qui n’était pas à toi. Tu n’as eu pitié de personne. Tu as étendu ton pouvoir, tendu tes pièges et élevé ton cœur comme si nul ne pouvait te déraciner.
§9 Maintenant ton temps se presse. Ton heure est venue.
§10 Va rejoindre la forêt! Deviens poussière avec elle. Repose dans la détresse jusqu’au dernier temps, lorsque viendra pour toi le jugement plus grand. »
Déployée
§1 Après avoir dit ces paroles, je m’endormis là et, durant la nuit, je vis une vision.
§2 Ainsi, je vis une vaste forêt dans une plaine, entourée de montagnes très hautes et abruptes.
§3 En face de la forêt apparut une vigne; auprès d’elle coulait une source calme, et tout autour s’étendait une plaine.
§4 La petite source devient une force irrésistible : ses vagues déracinent la forêt et renversent les montagnes qui semblaient la protéger.
§5 Toute hauteur est abaissée; il ne reste qu’un seul cèdre.
§6 Le dernier cèdre est lui aussi renversé et amené devant la vigne, tandis que celle-ci et la source avancent paisiblement.
§7 La vigne accuse alors le cèdre d’avoir prolongé le règne du mal.
§8 Elle lui reproche domination illégitime, absence de compassion, expansion impériale et pièges tendus aux peuples, ainsi qu’une arrogance qui se croyait indéracinable.
§9 Son temps est désormais arrivé à son terme.
§10 Le cèdre fut jeté à terre avec la forêt; pourtant son jugement n’était pas encore achevé.
Littérale
§1 Et lorsque j’eus dit ces choses, je dormis là et je vis dans la nuit une vision.
§2 Il y avait une forêt d’arbres plantée dans une plaine; des montagnes hautes et dures, de rochers escarpés, l’entouraient, et cette forêt occupait un vaste lieu.
§3 Et voici : en face d’elle monta une vigne, et de dessous elle sortait une source paisible.
§4 La source arriva jusqu’à la forêt et devint de grandes vagues; ces vagues couvrirent la forêt, déracinèrent soudain sa multitude et renversèrent toutes les montagnes autour d’elle.
§5 La hauteur de la forêt s’abaissait, et les sommets des montagnes furent abaissés. Cette source devint très forte, de sorte qu’elle ne laissa rien de cette grande forêt, sinon un seul cèdre.
§6 Lui aussi, elle le renversa; elle détruisit et déracina la multitude de cette forêt, de sorte que rien n’en resta et que son lieu ne fut plus reconnu. Mais cette vigne venait avec la source dans le calme et dans une grande paix; elle vint jusqu’à un lieu non loin du cèdre, et le cèdre abattu fut amené près d’elle.
§7 Et je vis : voici, cette vigne ouvrit sa bouche, parla et dit au cèdre : « N’es-tu pas le cèdre resté de la forêt du mal? Et par ta main le mal demeurait et se faisait toutes ces années, et jamais le bien.
§8 Tu te fortifiais sur ce qui n’était pas à toi, et même envers ce qui était à toi tu n’as jamais montré compassion; tu étendais ton empire sur ceux qui étaient loin de toi, et ceux qui s’approchaient, tu les prenais dans les pièges de ton injustice; et tu élevais ton âme en tout temps comme celui qui ne peut être déraciné.
§9 Mais maintenant ton temps s’est hâté et ton heure est arrivée.
§10 Va donc, toi aussi, cèdre, après la forêt qui est allée avant toi; sois poussière avec elle, et que votre poussière soit mêlée ensemble. Dormez maintenant dans la détresse et reposez dans le tourment jusqu’à ce que vienne ton dernier temps, où tu reviendras encore et seras davantage tourmenté. »
Philologique
§1 Et quand j’eus dit ces choses, je dormis là et je vis dans la nuit une vision.
§2 Il y avait une forêt d’arbres plantée dans une plaine ; des montagnes hautes, dures et rocheuses l’entouraient, et cette forêt occupait un vaste espace.
§3 Et voici qu’en face d’elle monta une vigne ; de dessous elle sortait une source paisible.
§4 Ainsi, la source arriva jusqu’à la forêt et devint de grandes vagues; ces vagues couvrirent la forêt, déracinèrent soudain sa multitude et renversèrent toutes les montagnes autour d’elle.
§5 L’abaissement des hauteurs est répété; un seul ’arzā, « cèdre », subsiste.
§6 La source renversa aussi le cèdre ; elle détruisit et déracina la multitude de la forêt jusqu’à ce qu’il n’en restât rien et que son lieu ne fût plus reconnu. Mais la vigne s’avançait avec la source dans le calme et une grande paix ; elle arriva près du cèdre abattu, qui fut amené devant elle.
§7 La vigne parle et qualifie la forêt de « mal / méchanceté »; le cèdre est tenu pour agent de la persistance du mal.
§8 L’accusation combine usurpation, absence de compassion, extension de domination et capture par des « pièges » d’injustice.
§9 Mais maintenant ton temps s’est hâté, et ton heure est arrivée.
§10 Le premier châtiment est mort, poussière et tourment; la mention d’un « dernier temps » réserve un jugement ultérieur distinct.
Paraphrase
§1 Lorsque j’eus dit ces choses, je m’endormis là et, durant la nuit, je vis une vision.
§2 Il voit une immense puissance semblable à une forêt fortifiée par des montagnes.
§3 En face, quelque chose de beaucoup plus modeste apparaît : une vigne et une source paisible.
§4 Pourtant c’est cette source qui devient irrésistible : elle balaie la forêt et ses protections.
§5 Tout ce qui paraissait élevé tombe; un seul grand cèdre reste encore debout.
§6 Lui aussi est finalement renversé et placé devant la vigne.
§7 Alors la vigne accuse ce dernier survivant d’avoir été le représentant d’un système où le mal régnait sans laisser place au bien.
§8 Elle dénonce son impérialisme, sa dureté et sa prétention à être invincible.
§9 Mais aucune puissance n’est éternelle : son heure est venue.
§10 Le cèdre doit rejoindre la forêt détruite et attendre le jugement final.
Texte source
§1 ܘܟܕ ܐܡ̇ܪܬ ܗܠܝܢ ܕܡ̇ܟܬ ܬܡܢ. ܘܚܙ̇ܝܬ ܒܠܠܝܐ ܚܙܘܐ̣. §2 ܗܘܐ ܥܒܐ ܕܐܝ̈ܠܢܐ ܕܢܨܝܒ ܒܦܩܥܬܐ. ܘܚܕܝܪܝܢ ܗܘܘ ܠܗ ܛܘܖ̈ܐ ܖ̈ܡ̇ܐ ܘܩܫ̈ܝܐ ܕܫܩܝ̈ܦܐ. ܘܐܬܪܐ ܣܓܝܐܐ ܐܚܝܕ ܘܗܐ ܗ̇ܘ ܥܒܐ. §3 ܘܗܐ ܡܢ ܠܩܘܒܠܗ ܣܠ̤ܩܬ ܓܦܬܐ ܚܕܐ. ܘܡܢ ܬܚܘܬܝܗ̇ ܢܦܩ̇ ܗܘܐ ܡܒܘܥܐ ܒܢܝܚܐ. §4 ܘܡ݂ܛܐ ܕܝܢ ܗ̇ܘ ܡܒܘܥܐ ܥܕܡܐ ܠܥܒܐ. ܘܗ̣ܘܐ ܠܓ̈ܠܠܐ ܖ̈ܘܪܒܐ. ܘܐܛܝܦܘ ܗܠܝܢ ܓ̈ܠܠܐ ܠܗ̇ܘ ܥ̇ܒܐ. ܘܡܢ ܫܠܝܐ ܥܩ̣ܪܘ ܠܣܘܓܐܗ ܕܥܒܐ ܗ̇ܘ. ܘܣܚ̣ܦܘ ܠܟܠܗܘܢ ܛܘ̣ܖ̈ܐ ܕܚܕܖ̈ܘܗܝ. §5 ܘܪܘܡܗ ܕܥܒܐ ܡܬܡܟܟ ܗܘܐ. ܘܪܝܫܗܘܢ ܕܛܘ̣ܖ̈ܐ ܐܬܡܟܟ. ܘܛܒ ܐܬܚܝܠ ܡܒܘܥܐ ܗ̇ܘ. ܕܠܐ ܢܫܒܘܩ ܡܕܡ ܡܢ ܗ̇ܘ ܥ̇ܒܐ . ܣܓܝܐܐ ܐܠܐ ܚܕ ܐܪܙܐ ܒܠܚܘܕ. §6 ܐܦ ܠܗ ܟܕ ܐܪܡܝ. ܘܠܣܘܓܐܗ ܕܥܒܐ ܗ̇ܘ ܐܘܒܕ ܘܥ̣ܩܪ. ܕܡܕܡ ܠܐ ܢܫܬܒܩ ܡܢܗ. ܐܦ ܠܐ ܐܬܪܗ ܢܬܝܕܥ. ܗ̣ܝ ܕܝܢ ܗ̇ܝ ܓܦܬܐ ܐ̇ܬܝܐ ܗܘܬ ܥܡ ܡܒܘܥܐ ܒܫܠܝܐ ܘܒܢܝܚܐ ܣܓܝܐܐ. ܘܐܬܬ ܥܕܡܐ ܠܐܬܪܐ ܚܕ ܕܠܐ ܪܚܝܩ ܗܘܐ ܡܢ ܐܪܙܐ. ܘܠܐܪܙܐ ܟܕ ܪܡ̣ܐ ܩܪܒܘܗܝ ܠܘܬܗ̣̇. §7 ܘܚ̇ܙܝܬ ܘܗܐ ܦܬ̤ܚܬ ܦܘܡܗ̇ ܓܦܬܐ ܗ̇ܝ. ܘܡܠ̤ܠܬ ܘܐܡ̤ܪܬ ܠܐܪܙܐ ܗ̇ܘ. ܠܐ ܗܘܐ ܐܢܬ ܗܘ ܐܪܙܐ ܕܐܫܬ̣ܚܪܬ ܡܢ ܥܒܐ ܕܒܝ̣ܫܬܐ. ܘܒܐ̣ܝܕܟ ܐܡܝܢܐ ܗܘܬ ܒܝ̣ܫܬܐ ܘܡܬܥܒܕܐ ܗܠܝܢ ܟܘܠܗܝܢ ܫܢ̈ܝܐ. ܘܛ̇ܒܬܐ ܠܐ ܡܡܬܘܡ. §8 ܘܡܬܚܝܠ ܗ̣ܘܝܬ ܥܠ ܕܠܐ ܕܝܠܟ. ܐܦ ܠܐ ܥܠ ܕܝܠܟ ܡܢ ܡܬܘܡ ܪܚܡܬ. ܘܡ̇ܬܚ ܗ̣ܘܝܬ ܐܘܚܕܢܟ ܥܠ ܐܝܠܝܢ ܕܪܚܝܩܝܢ ܡܢܟ. ܘܠܐܝܠܝܢ ܕܡܬܩܪܒܝܢ ܠܟ ܒܡܨܝ̈ܕܬܐ ܕܪܘܫܥܟ ܐܚ̇ܕ ܗ̣ܘܝܬ ܘܡܪܝܡ ܗ̣ܘܝܬ ܢܦܫܟ ܒܟܠ ܙܒܢ. ܐܝܟ ܗ̇ܘ ܕܠܐ ܡܫܟܚ ܕܢܬܥܩܪ. §9 ܗܫܐ ܕܝܢ ܣܪܗܒ ܙܒܢܟ ܘܡܛܝ ܥܕܢܟ. §10 ܙܠ ܗܟܝܠ ܐܦ ܐܢܬ ܐܪܙܐ ܒܬܪ ܥܒܐ. ܕܐܙ̣ܠ ܩܕܡܝܟ. ܘܗ̣ܘܝ ܥܡܗ ܚܠ̣ܐ. ܘܥܦܪܟܘܢ ܢܬܚܠܛ ܐܟܚܕܐ. ܘܕܡ̣ܟܘ ܗܫܐ ܒܥܩܬܐ ܘܫܠܘ ܒܬܫܢܝܩܐ. ܥܕܡܐ ܕܢܐܬܐ ܙܒܢܟ ܐܚܪܝܐ ܕܒܗ ܬܘܒ ܬܐܬܐ. ܘܝܬܝܪܐܝܬ ܬܫܬܢܩ ܁܁܀
Notes textuelles
- Traduction établie directement depuis le témoin syriaque normalisé OCP ; les traductions OCP n’ont servi que de témoins comparatifs de contrôle.
Place dans l’ouvrage
Dans l’architecture de l’ouvrage
Chapitre 36 sur 87. Il appartient à la séquence « Vision de la forêt, de la vigne, de la source et du cèdre ». La vision symbolique de la forêt et du cèdre met en scène les puissances historiques et leur jugement, tandis que la vigne et la source portent l’espérance messianique.
Parcours de l’unité
Clés de lecture
- Cette unité doit être lue dans le mouvement « Vision de la forêt, de la vigne, de la source et du cèdre » : La vision symbolique de la forêt et du cèdre met en scène les puissances historiques et leur jugement, tandis que la vigne et la source portent l’espérance messianique.
- La traduction est établie directement sur le syriaque OCP. Les traductions OCP ne sont que des témoins comparatifs et ne servent jamais de pivot.
- Le chapitre comporte 10 unité(s) source. Il s’ouvre ainsi : « Après avoir dit cela, je m’endormis à cet endroit et j’eus une vision pendant la nuit. »
- Au centre du chapitre, le mouvement passe notamment par : « Elle abattit aussi ce cèdre après avoir détruit toute la forêt, au point qu’on n’en reconnaissait plus même l’emplacement. La vigne, elle, avançait avec la source dans une grande paix jusqu’à un… »
- La dernière unité conduit à : « Va donc, toi aussi, rejoindre la forêt partie avant toi. Deviens poussière avec elle ; que votre poussière se mêle. Repose maintenant dans la détresse et demeure dans le tourment jusqu’à ton dernier temps, où tu reviendras pour subir un tourment plus… »
Approfondir : composition, transmission et réception
Base textuelle de cette unité
Online Critical Pseudepigrapha, 2 Baruch, texte critique syriaque ; témoin de base 7aI.
Lecture éditoriale. La traduction est établie directement sur le syriaque OCP. Les traductions OCP ne sont que des témoins comparatifs et ne servent jamais de pivot.
Place dans la composition
La vision symbolique de la forêt et du cèdre met en scène les puissances historiques et leur jugement, tandis que la vigne et la source portent l’espérance messianique.
Lecture éditoriale. Les découpages de sources proposés par la recherche sont signalés comme hypothèses ; ils ne sont pas transformés en certitudes ni en sous-livres artificiels.
Histoire de la transmission
L’œuvre est conservée intégralement en syriaque ; la recherche admet généralement un antécédent grec, tandis qu’un original sémitique plus ancien reste une reconstruction historique discutée.
Lecture éditoriale. L’édition distingue toujours le texte syriaque effectivement transmis des rétroversions hypothétiques et de l’histoire de composition.
Bibliographie de travail
- Online Critical Pseudepigrapha, 2 Baruch — texte critique syriaque et apparat numérique
- R. H. Charles, The Apocalypse of Baruch (London, 1896)
- Matthias Henze, Jewish Apocalypticism in Late First Century Israel: Reading Second Baruch
- Frederick J. Murphy, The Structure and Meaning of Second Baruch
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.