Luc
IntroductionLuc 16
S2 · Révision philologique approfondie · Contexte juif du Ier siècle
Il disait aussi aux disciples : « Il y avait un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci fut accusé auprès de lui de disperser ses biens.
L’ayant appelé, il lui dit : “Qu’est-ce que j’entends à ton sujet ? Rends le compte de ton administration, car tu ne peux plus administrer.”
Mais l’intendant se dit en lui-même : “Que ferai-je, puisque mon maître m’enlève l’administration ? Je n’ai pas la force de creuser, j’ai honte de mendier.
Je sais ce que je ferai, afin que, lorsque je serai écarté de l’administration, ils me reçoivent dans leurs maisons.”
Et ayant appelé auprès de lui chacun des débiteurs de son maître, il disait au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
Il dit : “Cent baths d’huile.” Il lui dit : “Prends tes écrits, assieds-toi vite et écris cinquante.”
Ensuite il dit à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Celui-ci dit : “Cent kors de blé.” Il lui dit : “Prends tes écrits et écris quatre-vingts.”
Et le maître loua l’intendant de l’injustice parce qu’il avait agi avec prudence ; car les fils de cet âge sont plus prudents envers leur propre génération que les fils de la lumière.
Et moi je vous dis : faites-vous des amis à partir du mammon de l’injustice, afin que, lorsqu’il fera défaut, ils vous reçoivent dans les demeures éternelles.
Celui qui est fidèle dans le très petit est aussi fidèle dans beaucoup, et celui qui est injuste dans le très petit est aussi injuste dans beaucoup.
Si donc vous n’êtes pas devenus fidèles dans le mammon injuste, qui vous confiera ce qui est véritable ?
Et si vous n’êtes pas devenus fidèles dans ce qui appartient à autrui, qui vous donnera ce qui est à nous ?
Aucun domestique ne peut servir comme esclave deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir comme esclaves Dieu et Mammon.
Les pharisiens, qui étaient amis de l’argent, entendaient toutes ces choses et le tournaient en dérision.
Et il leur dit : « Vous êtes ceux qui vous justifiez vous-mêmes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est abomination devant Dieu.
La Torah et les Prophètes jusqu’à Jean ; depuis lors le règne de Dieu est annoncé comme bonne nouvelle, et chacun biazetai envers lui.
Mais il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul keraia de la Torah.
Quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre commet l’adultère, et celui qui épouse une femme renvoyée d’un mari commet l’adultère.
« Il y avait un homme riche ; il se vêtait de pourpre et de byssos et se réjouissait chaque jour avec éclat.
Mais un pauvre, du nom de Lazare, avait été jeté près de son portail, couvert d’ulcères.
et désirant se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais même les chiens venaient lécher ses ulcères.
Il arriva que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche aussi mourut et fut enseveli.
Et dans l’Hadès, levant les yeux alors qu’il était dans les tourments, il voit Abraham de loin et Lazare dans son sein.
Et lui, ayant crié, dit : “Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare afin qu’il trempe l’extrémité de son doigt dans l’eau et rafraîchisse ma langue, car je souffre dans cette flamme.”
Mais Abraham dit : “Enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare de même les maux ; maintenant ici il est consolé, mais toi tu souffres.
Et avec tout cela, entre nous et vous un grand gouffre a été établi, afin que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le puissent pas, ni que de là on traverse vers nous.
Mais il dit : “Je te demande donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père,
car j’ai cinq frères ; qu’il leur rende témoignage avec insistance, afin qu’eux aussi ne viennent pas dans ce lieu de tourment.”
Mais Abraham dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent.”
Il dit : “Non, père Abraham ; mais si quelqu’un venant des morts va vers eux, ils se repentiront.”
Mais il lui dit : “S’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus.” »