Jean
IntroductionJean 2
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le troisième jour, des noces eurent lieu à Cana de Galilée. La mère de Jésus s’y trouvait.
Jésus aussi avait été invité, avec ses disciples.
Lorsque le vin vint à manquer, sa mère lui dit simplement : « Ils n’ont plus de vin. »
Jésus lui répondit : « Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit alors aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Il y avait là six grandes jarres de pierre utilisées pour les rites juifs de purification ; chacune pouvait contenir environ quatre-vingts à cent vingt litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez ces jarres d’eau. » Ils les remplirent jusqu’au bord.
Puis il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. » Ils le firent.
Le maître du repas goûta l’eau devenue vin. Il ignorait d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient. Il appela donc le marié
et lui dit : « D’habitude, on sert d’abord le bon vin, puis le moins bon quand les invités ont déjà beaucoup bu. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
C’est ainsi qu’à Cana de Galilée Jésus accomplit le premier de ses signes. Il manifesta sa gloire, et ses disciples mirent leur foi en lui.
Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples. Ils n’y restèrent que quelques jours.
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva des marchands de bœufs, de brebis et de colombes, ainsi que des changeurs installés à leurs tables.
Il fit un fouet avec des cordes et chassa du Temple les animaux et ceux qui les vendaient ; il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables.
Aux vendeurs de colombes, il dit : « Enlevez tout cela d’ici ! Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent alors cette parole de l’Écriture : « Le zèle pour ta maison me dévorera. »
Les autorités judéennes lui demandèrent : « Quel signe peux-tu nous montrer pour justifier une telle action ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Ils lui dirent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, tu le relèverais en trois jours ? »
Mais Jésus parlait du sanctuaire qu’est son propre corps.
Après sa résurrection d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela ; ils crurent alors à l’Écriture et à la parole de Jésus.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom en voyant les signes qu’il accomplissait.
Mais Jésus, lui, ne se confiait pas à eux, parce qu’il connaissait chacun d’eux.
Il n’avait besoin de personne pour lui expliquer ce qu’est l’être humain : il savait lui-même ce qu’il y a au cœur de l’homme.