Éphésiens
IntroductionÉphésiens 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Moi qui suis prisonnier à cause du Seigneur, je vous encourage donc à vivre d’une manière qui corresponde réellement à l’appel que vous avez reçu.
Que cette vie soit marquée par une profonde humilité, de la douceur et de la patience ; supportez-vous les uns les autres avec amour.
Appliquez-vous à préserver l’unité que produit l’Esprit, en la maintenant par le lien de la paix.
Il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, de même que l’appel reçu vous ouvre à une seule espérance.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême,
un seul Dieu et Père de tous, souverain au-dessus de tous, agissant à travers tous et présent en tous.
Pourtant, cette unité n’efface pas la diversité : chacun de nous a reçu une grâce particulière selon la mesure du don accordé par le Christ.
C’est pourquoi l’Écriture dit : « Lorsqu’il est monté dans les hauteurs, il a emmené captive la captivité et a distribué des dons aux humains. »
Or, dire qu’il est monté suppose aussi qu’il est descendu jusque dans les régions inférieures de la terre.
Celui qui est descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toute chose.
C’est lui qui a donné à l’Église certains comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme évangélistes, d’autres encore comme pasteurs et enseignants.
Ces dons ont pour but d’équiper les saints afin qu’ils accomplissent l’œuvre du service et que le corps du Christ soit construit.
Ce processus doit se poursuivre jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la pleine connaissance du Fils de Dieu, à une maturité véritable, à la mesure de la plénitude du Christ.
Ainsi, nous ne resterons plus comme des enfants ballottés par les vagues et emportés par chaque nouvel enseignement, exposés aux ruses humaines qui organisent l’égarement.
Au contraire, en vivant et en disant la vérité dans l’amour, nous grandirons en toute chose vers le Christ, qui est la tête.
C’est de lui que tout le corps reçoit sa cohésion : chaque articulation apporte son soutien, chaque partie accomplit sa fonction, et le corps grandit ainsi pour se construire lui-même dans l’amour.
Voici donc ce que je vous affirme solennellement dans le Seigneur : ne vivez plus comme les nations qui restent enfermées dans une manière de penser vide.
Leur intelligence s’est obscurcie ; elles sont tenues loin de la vie de Dieu par l’ignorance qui les habite et l’endurcissement de leur cœur.
Ayant perdu leur sensibilité morale, elles se sont livrées à une conduite sans retenue et à toutes sortes d’impuretés poursuivies avec avidité.
Mais ce n’est pas ainsi que vous avez appris le Christ.
Si vraiment vous l’avez entendu et avez été instruits en lui, selon la vérité telle qu’elle se trouve en Jésus,
vous avez appris à vous dépouiller, quant à votre ancienne manière de vivre, du vieil être humain que les désirs trompeurs conduisent à la corruption.
Vous devez au contraire être renouvelés jusque dans la disposition profonde de votre intelligence,
et revêtir l’être humain nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui correspondent à la vérité.
Rejetez donc le mensonge et dites chacun la vérité à votre prochain, car nous sommes membres les uns des autres.
Lorsque la colère surgit, ne la laissez pas vous conduire au péché ; ne laissez pas le jour s’achever en entretenant votre irritation.
Ne donnez ainsi aucune prise au diable.
Que celui qui volait cesse de voler ; qu’il travaille plutôt honnêtement de ses propres mains, afin d’avoir lui-même de quoi partager avec celui qui est dans le besoin.
Qu’aucune parole qui corrompt ne sorte de votre bouche. Dites plutôt ce qui est bon, ce qui répond au besoin et construit les autres, afin que vos paroles apportent une grâce à ceux qui les entendent.
Et n’attristez pas l’Esprit Saint de Dieu : c’est par lui que vous avez été marqués du sceau divin en vue du jour où votre délivrance sera achevée.
Faites disparaître de votre vie toute amertume, toute fureur, colère, cri agressif, parole injurieuse et toute forme de méchanceté.
Soyez au contraire bons et profondément compatissants les uns envers les autres ; accordez-vous mutuellement le pardon, comme Dieu vous a lui-même fait grâce en Christ.