Ecclésiaste
IntroductionEcclésiaste 6
S2 · Révision philologique approfondie · Tanakh en contexte juif
Il est un mal que j’ai vu sous le soleil, ⏎ et il pèse lourdement sur l’homme :
un homme à qui Dieu donne richesse, biens et honneur, de sorte que son âme ne manque de rien de ce qu’elle désire, mais Dieu ne le rend pas capable d’en jouir ; un étranger en jouit. ⏎ Cela est vapeur et mal douloureux.
Si un homme engendre cent enfants, vit de nombreuses années, si les jours de ses années sont nombreux, mais que son âme ne se rassasie pas de bonheur et qu’il n’ait même pas de sépulture, je dis que l’enfant mort-né vaut mieux que lui.
Car il vient dans la vapeur et s’en va dans les ténèbres, ⏎ et son nom est couvert par les ténèbres.
Il n’a même pas vu le soleil ni connu quoi que ce soit ; ⏎ il a plus de repos que l’autre.
Et même si celui-ci vivait deux fois mille ans sans voir le bonheur, ⏎ tous ne vont-ils pas vers un même lieu ?
Tout le travail de l’homme est pour sa bouche, ⏎ et pourtant son désir n’est jamais comblé.
Car quel avantage le sage a-t-il sur le sot ? ⏎ Quel avantage le pauvre qui sait marcher devant les vivants ?
Mieux vaut ce que voient les yeux que l’errance du désir. ⏎ Cela aussi est vapeur et poursuite du vent.
Ce qui existe a déjà reçu son nom ; ⏎ on sait ce qu’est l’homme, ⏎ et il ne peut contester avec plus puissant que lui.
Plus il y a de paroles, plus elles multiplient la vapeur ; ⏎ quel avantage pour l’homme ?
Car qui sait ce qui est bon pour l’homme dans la vie, pendant le nombre des jours de sa vie-vapeur qu’il passe comme une ombre ? ⏎ Qui dira à l’homme ce qui sera après lui sous le soleil ?