Deutéronome
IntroductionDeutéronome 34
Analyse du texte source · restitution Philologique
Wayyar’ehu est un hifil : YHWH « lui fit voir » le pays. La liste géographique donne une vision littéraire panoramique depuis Nebo/Pisga.
Hayyam ha’aḥaron, littéralement « la mer dernière/arrière », désigne la mer occidentale selon l’orientation hébraïque vers l’est.
Kikkar désigne la plaine/cercle du Jourdain ; Jéricho reçoit le titre traditionnel de « ville des Palmiers ».
Her’itika / shammah lo ta‘avor : « je te l’ai fait voir / là tu ne passeras pas ». Le contraste ferme le motif de la vision sans entrée.
‘Al pi YHWH signifie littéralement « sur la bouche de YHWH », idiome pour « selon/sur la parole de YHWH ».
Wayyiqbor, « il l’ensevelit », n’exprime pas grammaticalement son sujet. Le contexte immédiat permet de comprendre YHWH, mais la traduction ne transforme pas cette inférence en sujet explicitement nommé.
Leḥo est rare : vigueur, fraîcheur ou vitalité. Nas signifie s’enfuir/se retirer ; la phrase décrit une vitalité non épuisée malgré l’âge.
Bekhi et ’evel juxtaposent pleurs et deuil comme deux termes du rite funéraire de trente jours.
Rouaḥ ḥokhmah est « esprit de sagesse ». L’imposition/appui des mains de Moïse marque la transmission publique de charge à Josué.
Yeda‘o YHWH panim el-panim : yada‘ exprime une connaissance relationnelle singulière ; « face à face » caractérise l’unicité prophétique de Moïse.
Les signes et prodiges d’Égypte sont relus comme mission pour laquelle YHWH « envoya » Moïse.
Yad ḥazaqah et mora gadol reprennent le lexique programmatique de l’Exode et ferment le Pentateuque/deutéronome sur l’action publique de Moïse devant Israël.