2 Pierre
Introduction2 Pierre 1
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Syméon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus Christ, s’adresse à ceux qui, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus Christ, ont reçu en partage une foi d’égale valeur à celle des apôtres.
Que grâce et paix croissent abondamment en vous à mesure que s’approfondit votre connaissance de Dieu et de Jésus, notre Seigneur.
La puissance divine du Christ a déjà fourni tout ce qui rend possible la vie nouvelle et la piété ; ce don passe par la connaissance de celui qui nous a appelés au moyen de sa propre gloire et de son excellence.
Les promesses divines ont pour finalité une participation réelle à la vie et au caractère de Dieu, non une absorption de l’être humain en Dieu ; elles libèrent du régime de corruption qui traverse le monde par le désir désordonné.
Le don de Dieu n’annule pas l’effort humain : ajoutez activement à la foi reçue une conduite excellente, puis à cette excellence une connaissance éclairée.
La connaissance doit produire maîtrise des désirs, la maîtrise doit s’inscrire dans la durée par l’endurance, et cette endurance doit prendre la forme d’une vie orientée vers Dieu.
La piété s’accomplit dans la relation : affection envers les frères, puis amour dans sa portée la plus large.
Lorsque ces dispositions existent réellement et progressent, la connaissance du Christ cesse d’être théorique : elle devient féconde et active.
L’absence de croissance spirituelle produit un paradoxe : celui qui a pourtant reçu une purification vit comme s’il ne voyait plus sa signification, aveuglé par une vision extrêmement courte.
L’appel et l’élection viennent de Dieu, mais leur réalité doit être confirmée dans une vie transformée ; une telle progression protège de la chute.
La croissance décrite plus haut correspond à une entrée abondamment accordée dans le règne éternel de Jésus Christ, Seigneur et Sauveur.
Pierre considère le rappel comme une tâche durable : la connaissance déjà acquise et la stabilité présente ne rendent pas inutile la répétition des vérités fondamentales.
Pierre décrit son corps comme une tente provisoire ; tant qu’il y demeure, sa responsabilité pastorale est d’éveiller continuellement la mémoire de ses lecteurs.
La conscience de sa mort prochaine donne urgence au rappel : Pierre sait que l’abandon de son habitation corporelle sera prochain, conformément à ce que le Christ lui a révélé.
Pierre veut assurer une mémoire qui lui survive : après son « exode », la communauté devra pouvoir continuer à rappeler son enseignement.
L’annonce de la parousie ne repose pas sur une mythologie artificiellement construite ; elle s’enracine dans une expérience apostolique directe de la majesté du Christ, particulièrement la transfiguration évoquée ensuite.
Il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire lorsque, de la Gloire majestueuse, cette voix lui est parvenue : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis toute ma faveur. »
Pierre revendique une audition directe : il était avec Jésus sur la montagne dite sainte au moment où la voix céleste s’est fait entendre.
L’expérience apostolique ne remplace pas l’Écriture prophétique : elle en confirme la solidité. Celle-ci éclaire le temps présent comme une lampe nocturne jusqu’à l’accomplissement eschatologique figuré par l’aube et l’étoile du matin.
Le lecteur doit tenir pour principe que la prophétie scripturaire ne naît pas d’une résolution ou explication produite de la seule initiative du prophète lui-même.
L’origine de la prophétie est divine : les prophètes ont réellement parlé comme hommes, mais sous l’action porteuse de l’Esprit Saint, non à partir d’un projet autonome.