Bibliothèque ancienne · Introduction critique
Accusation contre Sichem
Accusation contre Sichem.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1 Dieu leur inspira cette résolution à cause de l’impiété des habitants de Sichem. Théodotos dit : « Dieu frappe les habitants de Sichem, car ils n’honoraient pas celui qui venait chez eux, qu’il fût mauvais ou bon ; ils ne rendaient ni jugements ni justice dans la ville, mais des œuvres funestes occupaient toute leur pensée. »
Lecture
§1 La résolution de Siméon et Lévi est expliquée par l’impiété de Sichem. Le poème accuse ses habitants : ils n’honorent pas l’étranger, ne rendent ni jugement ni droit et se consacrent à des œuvres destructrices.
Proclamation
§1 « Dieu frappe Sichem : ils n’honoraient ni le mauvais ni le bon qui venait chez eux. Ils ne rendaient ni justice ni droit ; les œuvres de ruine remplissaient leur pensée. »
Déployée
§1 La cité de Sichem est accusée globalement : l’étranger n’y reçoit pas l’honneur dû, les jugements et les règles de droit n’y sont pas rendus, et les habitants se préoccupent d’œuvres destructrices. C’est à cette impiété que le récit rattache la résolution donnée à Siméon et Lévi.
Littérale
§1 « Dieu leur mit cette pensée parce que ceux de Sichem étaient impies. Il dit : Dieu frappe les habitants de Sichem, car ils n’honoraient pas celui qui venait vers eux, ni mauvais ni bon ; ils ne jugeaient pas les jugements dans la ville ni les règles de droit ; mais des œuvres funestes s’étaient levées, devenues leur souci. »
Philologique
§1 « Dieu mit en eux cette pensée à cause de l’impiété de ceux de Sichem. Dieu frappe les habitants de Sichem : ils ne rendaient pas l’honneur à celui qui venait, qu’il fût mauvais ou bon ; ils ne prononçaient dans la cité ni jugements ni ordonnances de justice, mais des œuvres de ruine s’étaient élevées et les occupaient. »
Paraphrase
§1 Sichem est dépeinte comme une ville où l’hospitalité et la justice ont disparu : on n’y respecte plus l’étranger et on n’y rend plus un jugement droit. Le récit fait de cette corruption la toile de fond de la décision de Siméon et Lévi.
Texte source
§1 “τὸν δὲ θεὸν αὐτοῖς τοῦτον τὸν νοῦν ἐμβαλεῖν διὰ τὸ τοὺς ἐν Σικίμοις ἀσεβεῖς εἶναι. φησὶ δέ· ‘Βλάπτε θεὸς Σικίμων οἰκήτορας, οὐ γὰρ ἔτιον εἰς αὐτοὺς ὅστις κε μόλῃ κακὸς οὐδὲ μὲν ἐσθλός· οὐδὲ δίκας ἐδίκαζον ἀνὰ πτόλιν οὐδὲ θέμιστας· λοίγια δ᾽ ὠρώρει τοῖσιν μεμελημένα ἔργα.’”
Notes textuelles
- Le cadre causal et la citation poétique sont transmis ensemble.
Place dans l’ouvrage
Dans le corpus conservé
Fragment 7 sur 8 ; 1 unité(s) de citation OCP.
Parcours de l’unité
Clés de lecture
- Lire le grec transmis en distinguant les mots du citateur et les vers directement attribués à Théodotos.
Approfondir : composition, transmission et réception
Établissement du fragment
Le cadre causal et la citation poétique sont transmis ensemble.
Lecture éditoriale. La traduction rend cette différence visible et réserve les détails critiques à l’appareil.
Bibliographie de travail
- Eusèbe, Préparation évangélique 9.22
- A.-M. Denis, PVTG 3, 204–207
- Carl R. Holladay, Fragments from Hellenistic Jewish Authors, vol. 2
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.