Bibliothèque ancienne · Introduction critique
Siméon 4 — colère et maîtrise de soi
Ce chapitre poursuit le testament de Siméon autour de colère et maîtrise de soi. La parole paternelle relit l’expérience du patriarche pour orienter la conduite de ses descendants.
Texte — sept restitutions
Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.
Clarté
§1 Mon père s’inquiétait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre. Je lui disais : « Mon foie me fait souffrir. »
§2 Je portais un deuil plus lourd que tous les autres, car j’étais responsable de la vente de Joseph.
§3 Lorsque nous descendîmes en Égypte et qu’il me fit lier comme espion, je compris que je souffrais avec justice et je ne m’en affligeai pas.
§4 Joseph était un homme bon ; il avait en lui l’Esprit de Dieu. Compatissant et miséricordieux, il ne garda aucune rancune contre moi, mais il m’aima comme ses autres frères.
§5 Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et de toute envie. Marchez avec simplicité d’âme et avec un cœur bon, en vous souvenant de Joseph, le frère de votre père, afin que Dieu vous accorde à vous aussi grâce, gloire et bénédiction, comme vous l’avez vu faire pour lui.
§6 Durant tous ses jours, il ne nous reprocha jamais cette affaire. Il nous aima comme sa propre vie, nous honora plus encore que ses fils et nous fit à tous don de richesses, de troupeaux et de fruits.
§7 Vous aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun votre frère d’un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
§8 Car l’envie rend l’âme sauvage et détruit le corps ; elle fait naître colère et conflit dans la réflexion, pousse au sang versé, jette l’pensée hors d’elle-même et empêche le discernement d’agir. Elle enlève même le sommeil, met l’âme en tumulte et fait trembler le corps.
§9 Même durant le sommeil, une jalousie mauvaise dévore l’homme par ses représentations, trouble son âme par des esprits mauvais, fait sursauter son corps et réveille son pensée dans la confusion ; elle apparaît ainsi aux humains comme un esprit mauvais chargé de venin.
Lecture
§1 Mon père, me voyant toujours sombre, s’inquiétait de mon état. Je lui disais : « Mon foie me fait souffrir. »
§2 Mon deuil était plus lourd que celui de mes frères, car j’étais responsable de la vente de Joseph.
§3 Quand nous descendîmes en Égypte et qu’il me fit lier comme espion, je compris que je souffrais avec justice et je ne m’en affligeai pas.
§4 Joseph était un homme bon ; il avait en lui l’Esprit de Dieu. Compatissant et miséricordieux, il ne garda aucune rancune contre moi, mais il m’aima comme ses autres frères.
§5 Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et de toute envie. Marchez avec simplicité d’âme et avec un cœur bon, en vous souvenant de Joseph, le frère de votre père, afin que Dieu vous accorde à vous aussi grâce, gloire et bénédiction, comme vous l’avez vu faire pour lui.
§6 Toute sa vie, il ne nous reprocha jamais cette affaire. Il nous aima comme sa propre vie, nous honora plus encore que ses fils et nous fit à tous don de richesses, de troupeaux et de fruits.
§7 Vous aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun votre frère d’un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
§8 Car l’envie rend l’âme sauvage et détruit le corps ; elle fait naître colère et conflit dans la réflexion, pousse au sang versé, jette l’intelligence hors d’elle-même et empêche le discernement d’agir. Elle enlève même le sommeil, met l’âme en tumulte et fait trembler le corps.
§9 Même durant le sommeil, une jalousie mauvaise dévore l’homme par ses représentations, trouble son âme par des esprits mauvais, fait sursauter son corps et réveille son intelligence dans la confusion ; elle apparaît ainsi aux humains comme un esprit mauvais chargé de venin.
Proclamation
§1 Mon père s’inquiétait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre. Je lui disais : « Mon foie me fait souffrir. »
§2 Je portais un deuil plus lourd que tous les autres, car, j’étais responsable de la vente de Joseph.
§3 Quand nous descendîmes en Égypte et qu’il me fit lier comme espion, je compris que je souffrais avec justice et je ne m’en affligeai pas.
§4 Joseph était un homme bon. Il avait en lui l’Esprit de Dieu. Compatissant et miséricordieux, il ne garda aucune rancune contre moi. Mais il m’aima comme ses autres frères.
§5 Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et de toute envie. Marchez avec simplicité d’âme et avec un cœur bon, en vous souvenant de Joseph, le frère de votre père, pour que Dieu vous accorde à vous aussi grâce, gloire et bénédiction, comme vous l’avez vu faire pour lui.
§6 Durant tous ses jours, il ne nous reprocha jamais cette affaire. Il nous aima comme sa propre vie, nous honora plus encore que ses fils et nous fit à tous don de richesses, de troupeaux et de fruits.
§7 Vous aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun votre frère d’un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
§8 Car l’envie rend l’âme sauvage et détruit le corps. Elle fait naître colère et conflit dans la réflexion, pousse au sang versé, jette l’intelligence hors d’elle-même et empêche le discernement d’agir. Elle enlève même le sommeil, met l’âme en tumulte et fait trembler le corps.
§9 Même pendant le sommeil, une jalousie mauvaise dévore l’homme par ses représentations, trouble son âme par des esprits mauvais, fait sursauter son corps et réveille son intelligence dans la confusion. Elle apparaît ainsi aux humains comme un esprit mauvais chargé de venin.
Déployée
§1 Mon père s’inquiétait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre. Je lui disais : « Mon foie me fait souffrir. »
§2 Ainsi, je portais un deuil plus lourd que tous les autres, car j’étais responsable de la vente de Joseph.
§3 Lorsque nous descendîmes en Égypte et qu’il me fit lier comme espion, je compris que je souffrais avec justice et je ne m’en affligeai pas.
§4 Ainsi, joseph était un homme bon ; il avait en lui l’Esprit de Dieu. Compatissant et miséricordieux, il ne garda aucune rancune contre moi, mais il m’aima comme ses autres frères.
§5 Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et de toute envie. Marchez avec simplicité d’âme et avec un cœur bon, en vous souvenant de Joseph, le frère de votre père, afin que Dieu vous accorde à vous aussi grâce, gloire et bénédiction, comme vous l’avez vu faire pour lui.
§6 Ainsi, durant tous ses jours, il ne nous reprocha jamais cette affaire. Il nous aima comme sa propre vie, nous honora plus encore que ses fils et nous fit à tous don de richesses, de troupeaux et de fruits.
§7 Vous aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun votre frère d’un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
§8 Ainsi, car l’envie rend l’âme sauvage et détruit le corps ; elle fait naître colère et conflit dans la réflexion, pousse au sang versé, jette l’intelligence hors d’elle-même et empêche le discernement d’agir. Elle enlève même le sommeil, met l’âme en tumulte et fait trembler le corps. — le texte décrit les effets destructeurs de l’envie sur la personne entière —
§9 Même durant le sommeil, une jalousie qui dévore le cœur mauvaise dévore l’homme par ses représentations, trouble son âme par des esprits mauvais, fait sursauter son corps et réveille son intelligence dans la confusion ; elle apparaît ainsi aux humains comme un esprit mauvais chargé de venin.
Littérale
§1 Et mon père questionnait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre, et je disais : « Mes foies me font souffrir. »
§2 Car je menais deuil plus que tous, parce que j’étais, moi, cause de la vente de Joseph.
§3 Et lorsque nous descendîmes en Égypte et qu’il me lia comme espion, je connus que je souffrais justement et je ne m’attristai pas.
§4 Mais Joseph était un homme bon, ayant en lui l’Esprit de Dieu, plein d’entrailles et de miséricorde ; il ne se souvint pas du mal contre moi, mais il m’aima comme les autres frères.
§5 Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et envie, et marchez dans la simplicité de l’âme et dans un cœur bon, pensant à votre oncle paternel, afin que Dieu vous donne aussi grâce, gloire et bénédiction sur vos têtes, comme vous l’avez vu en lui.
§6 Tous ses jours il ne nous fit aucun reproche au sujet de cette affaire, mais il nous aima comme son âme et plus que ses fils ; il nous glorifia et nous donna à tous richesse, bétail et fruits.
§7 Vous donc aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun son frère dans un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
§8 Car cela rend sauvage l’âme et détruit le corps ; cela procure colère et guerre au dessein, excite au sang, mène la pensée à l’égarement et ne laisse pas l’intelligence agir chez les humains ; cela ôte aussi le sommeil, procure agitation à l’âme et tremblement au corps.
§9 Car même dans le sommeil une jalousie mauvaise, en lui présentant des images, le dévore ; par des esprits mauvais elle trouble son âme, fait tressaillir le corps et réveille la pensée dans le trouble ; comme un esprit mauvais et venimeux, elle apparaît ainsi aux humains.
Philologique
§1 Puis mon père questionnait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre, et je disais : « Mes foies me font souffrir. »
§2 Puisque je menais deuil plus que tous, puisque j’étais, moi, cause de la vente de Joseph.
§3 Puis lorsque nous descendîmes en Égypte et qu’il me lia comme espion, je connus que je souffrais justement et je ne m’attristai pas.
§4 Mais Joseph était un homme bon, ayant en lui l’Esprit de Dieu, plein d’entrailles et de miséricorde ; il ne se souvint pas du mal contre moi, mais il m’aima comme les autres frères.
§5 Gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et envie, et marchez dans la simplicité de l’âme et dans un cœur bon, pensant à votre oncle paternel, pour que Dieu vous donne aussi grâce, gloire et bénédiction sur vos têtes, comme vous l’avez vu en lui.
§6 Tous ses jours il ne nous fit aucun reproche concernant cette affaire, mais il nous aima comme son âme et plus que ses fils ; il nous glorifia et nous donna à tous richesse, bétail et fruits.
§7 Vous donc aussi, mes enfants bien-aimés, aimez chacun son frère dans un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de l’envie.
§8 Puisque cela rend sauvage l’âme et détruit le corps ; cela procure colère et guerre au dessein, excite au sang, mène la pensée à l’égarement et ne laisse pas l’intelligence agir chez les humains ; cela ôte aussi le sommeil, procure agitation à l’âme et tremblement au corps.
§9 Car même dans le sommeil une jalousie mauvaise, en lui présentant des images, le dévore ; par des esprits mauvais elle trouble son âme, fait tressaillir le corps et réveille la pensée dans le trouble ; comme un esprit mauvais et venimeux, elle apparaît ainsi aux humains.
Paraphrase
§1 Mon père s’inquiétait à mon sujet, parce qu’il me voyait sombre. Je lui disais : « Mon foie me fait souffrir. »
§2 Je portais un deuil plus lourd que tous les autres, car j’étais responsable de la vente de Joseph.
§3 Lorsque nous descendîmes en Égypte et qu’il me fit lier comme espion, je compris que je souffrais avec justice et je ne m’en affligeai pas.
§4 Joseph était un homme bon ; il avait en lui l’Esprit de Dieu. Compatissant et miséricordieux, il ne garda aucune rancune contre moi, mais il m’aima comme ses autres frères.
§5 À partir de l’exemple de Joseph, Siméon tire cette règle : gardez-vous donc, mes enfants, de toute jalousie et de toute envie. Marchez avec simplicité d’âme et avec un cœur bon, en vous souvenant de Joseph, le frère de votre père, afin que Dieu vous accorde à vous aussi grâce, gloire et bénédiction, comme vous l’avez vu faire pour lui.
§6 Durant tous ses jours, il ne nous reprocha jamais cette affaire. Il nous aima comme sa propre vie, nous honora plus encore que ses fils et nous fit à tous don de richesses, de troupeaux et de fruits.
§7 Vous aussi, vous qui êtes mes enfants bien-aimés, aimez chacun votre frère d’un cœur bon et éloignez de vous l’esprit de la jalousie qui ronge le cœur.
§8 Car la jalousie qui ronge le cœur rend l’âme sauvage et détruit le corps ; elle fait naître colère et conflit dans la réflexion, pousse au sang versé, jette l’intelligence hors d’elle-même et empêche le discernement d’agir. Elle enlève même le sommeil, met l’âme en tumulte et fait trembler le corps.
§9 Même durant le sommeil, une jalousie mauvaise dévore l’homme par ses représentations, trouble son âme par des esprits mauvais, fait sursauter son corps et réveille son intelligence dans la confusion ; elle apparaît ainsi aux humains comme un esprit mauvais chargé de venin.
Texte source
§1 Καὶ ἦν ἐρωτῶν ὁ πατὴρ περὶ ἐμοῦ, ὅτι ἑώρα με σκυθρωπόν, καὶ ἔλεγον· Τὰ ἥπατά μου κακοῦμαι ἐγώ. §2 Ἐπένθουν γὰρ παρὰ πάντας, ὅτι ἐγὼ ἤμην αἴτιος τῆς πράσεως Ἰωσήφ. §3 Καὶ ὅτε κατέβημεν εἰς Αἴγυπτον, καὶ ἔδησέ με ὡς κατάσκοπον, ἔγνων ὅτι δικαίως πάσχω, καὶ οὐκ ἐλυπούμην. §4 Ἰωσὴφ δὲ ἦν ἀνὴρ ἀγαθός, καὶ ἔχων πνεῦμα θεοῦ ἐν ἑαυτῷ, εὔσπλαγχνος καὶ ἐλεήμων, οὐκ ἐμνησικάκησέ μοι, ἀλλὰ καὶ ἠγάπησέ με, ὡς τοὺς ἄλλους ἀδελφούς. §5 φυλάξασθε οὖν, τέκνα μου, ἀπὸ παντὸς ζήλου καὶ φθόνου, καὶ πορεύεσθε ἐν ἁπλότητι ψυχῆς, καὶ ἐν ἀγαθῇ καρδίᾳ, ἐννοῶντες τὸν πατράδελφον ὑμῶν, ἵνα δῴη καὶ ὑμῖν ὁ θεὸς χάριν, καὶ δόξαν, καὶ εὐλογίαν ἐπὶ τὰς κεφαλὰς ὑμῶν καθὼς εἴδετε ἐν αὐτῷ. §6 Πάσας τὰς ἡμέρας οὐκ ὠνείδισεν ἡμᾶς περὶ τοῦ λόγου τούτου, ἀλλ’ ἠγάπησεν ἡμᾶς ὡς τὴν ψυχὴν αὐτοῦ καὶ ὑπὲρ τοὺς υἱοὺς αὐτοῦ· καὶ ἐδόξασεν ἡμᾶς, καὶ πλοῦτον καὶ κτήνη καὶ καρποὺς πᾶσιν ἡμῖν ἐχαρίσατο. §7 Καὶ ὑμεῖς οὖν, τέκνα μου ἀγαπητά, ἀγαπήσατε ἕκαστος τὸν ἀδελφὸν αὐτοῦ ἐν ἀγαθῇ καρδίᾳ, καὶ ἀποστήσατε ἀφ’ ὑμῶν τὸ πνεῦμα τοῦ φθόνου, §8 ὅτι ἀγριοῖ τοῦτο τὴν ψυχήν, καὶ φθείρει τὸ σῶμα, ὀργὴν καὶ πόλεμον παρέχει τὸ διαβούλιον, καὶ εἰς αἵματα παροξύνει, καὶ εἰς ἔκστασιν ἄγει τὴν διάνοιαν, καὶ οὐκ ἐᾷ τὴν σύνεσιν ἀνθρώποις ἐνεργεῖν· ἀλλὰ καὶ τὸν ὕπνον ἀφαιρεῖ, καὶ κλόνον παρέχει τῇ ψυχῇ, καὶ τρόμον τῷ σώματι· §9 ὅτι καίγε ἐν ὕπνῳ τις ζῆλος κακίας αὐτὸν φαντάζουσα κατεσθίει καὶ ἐν πνεύμασι πονηροῖς διαταράσσει τὴν ψυχὴν αὐτοῦ, καὶ ἐκθροεῖσθαι τὸ σῶμα ποιεῖ, καὶ ἐν ταραχῇ διυπνίζεσθαι τὸν νοῦν, καὶ ὡς πνεῦμα πονηρὸν καὶ ἰοβόλον ἔχων, οὕτως φαίνεται τοῖς ἀνθρώποις.
Notes textuelles
- Traduction établie directement sur le grec de Charles 1908 ; transcription numérique utilisée seulement pour normaliser l’OCR, sans traduction moderne comme pivot.
Place dans l’ouvrage
Dans le Testament
Chapitre 4 sur 9 du Testament de Siméon, centré dans l’ensemble sur jalousie, conversion et fraternité.
Parcours de l’unité
Clés de lecture
- Lire comme testament pseudépigraphique : récit autobiographique, exhortation morale et prophétie y sont volontairement articulés.
- Les formulations chrétiennes éventuelles doivent être examinées au cas par cas et non présumées pour tout le chapitre.
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Sefaria API working witness; English text based on R. H. Charles 1908
Lecture éditoriale. Le témoin anglais sert au repérage ; la validation finale doit revenir aux témoins grecs, arméniens, slaves et aux éditions critiques pertinentes.
Bibliographie de travail
- R. H. Charles, The Testaments of the Twelve Patriarchs (1908)
- H. C. Kee, Testaments of the Twelve Patriarchs
- Marinus de Jonge, Studies on the Testaments of the Twelve Patriarchs
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.