Bibliothèque ancienne · Introduction critique
Prière pour la miséricorde et le nécessaire quotidien
Prière pour la miséricorde et le nécessaire quotidien. La collection comprend 18 psaumes juifs du Second Temple ; elle articule prière, lecture de la crise politique, opposition justes/pécheurs et espérance davidique.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1 Seigneur Dieu, je louerai ton nom avec joie au milieu de ceux qui connaissent la justice de tes jugements.
§2 Car tu es bon et compatissant ; tu es le refuge du pauvre. Quand je crie vers toi, ne garde pas le silence loin de moi.
§3 Personne ne peut arracher un butin à un homme puissant ; et qui pourrait prendre quoi que ce soit parmi tout ce que tu as créé si toi, tu ne le donnes ?
§4 Car l’être humain et la part qui lui revient sont pesés devant toi ; il ne peut augmenter sa part au-delà de ton jugement, ô Dieu.
§5 Quand nous sommes dans la détresse, nous t’appelons au secours, et tu ne repousses pas notre prière, car tu es notre Dieu.
§6 Ne fais pas peser lourdement ta main sur nous, afin que la contrainte ne nous entraîne pas au péché.
§7 Même si tu ne nous ramènes pas immédiatement, nous ne nous éloignerons pas : nous viendrons vers toi.
§8 Si j’ai faim, je crierai vers toi, ô Dieu, et tu me donneras ce dont j’ai besoin.
§9 Tu nourris les oiseaux et les poissons ; tu donnes la pluie dans les lieux déserts pour y faire pousser l’herbe.
§10 Tu prépares ainsi de la nourriture dans le désert pour tout être vivant ; quand ils ont faim, ils lèvent vers toi leur visage.
§11 Tu nourris les rois, les dirigeants et les peuples, ô Dieu. Pour le pauvre et l’indigent, quelle autre espérance y a-t-il que toi, Seigneur ?
§12 Tu écoutes, car qui est bon et bienveillant sinon toi ? Tu réjouis l’âme de l’humble lorsque tu ouvres ta main avec miséricorde.
§13 La bonté humaine s’exerce envers un ami et ne dure guère ; si quelqu’un donne même une seconde fois sans murmurer, on s’en étonne.
§14 Mais ton don est abondant, généreux et riche ; celui qui met son espérance en toi, Seigneur, ne manquera pas de tes dons.
§15 Ta miséricorde, Seigneur, s’étend sur toute la terre dans ta bonté.
§16 Heureux celui dont Dieu se souvient en lui donnant une mesure suffisante : quand l’être humain cherche l’excès, il tombe dans le péché.
§17 Une mesure suffisante vécue dans la justice est assez ; en elle, la bénédiction du Seigneur procure une vraie plénitude dans la justice.
§18 Que ceux qui craignent le Seigneur se réjouissent des biens qu’il donne ; que ta bonté repose sur Israël dans ton règne.
§19 Bénie soit la gloire du Seigneur, car c’est lui qui est notre Roi.
Lecture
§1 Seigneur Dieu, je louerai ton nom dans l’allégresse, parmi ceux qui ont appris la justice de tes jugements.
§2 Tu es bon, tu es miséricordieux, refuge du pauvre ; lorsque je crie vers toi, ne demeure pas silencieux à mon égard.
§3 Un homme n’enlève pas son butin à plus fort que lui ; de même, qui pourrait s’emparer d’une seule des choses que tu as faites si tu ne la lui donnais ?
§4 L’être humain et la part qui lui revient sont devant toi dans la balance ; nul n’ajoute à son lot au-delà de ce que ton jugement lui accorde, ô Dieu.
§5 Dans notre détresse nous t’appelons à l’aide, et tu ne détournes pas notre supplication : tu es notre Dieu.
§6 Que ta main ne s’alourdisse pas sur nous au point que la nécessité nous pousse à pécher.
§7 Et même si tu tardes à nous ramener, nous ne nous détacherons pas de toi : c’est encore vers toi que nous irons.
§8 Si la faim me saisit, je crierai vers toi, ô Dieu, et toi, tu me donneras.
§9 Tu nourris les oiseaux et les poissons ; tu verses la pluie jusque sur les déserts pour y faire lever la verdure.
§10 Dans le désert tu prépares ainsi la pâture à tout vivant ; lorsqu’ils ont faim, ils tournent vers toi leur visage.
§11 Rois, princes et peuples, c’est toi qui les nourris, ô Dieu ; et pour le pauvre, pour l’indigent, qui peut être espérance sinon toi, Seigneur ?
§12 Toi, tu entends, car qui est bon et doux comme toi ? Tu réjouis l’âme humiliée en ouvrant ta main dans la miséricorde.
§13 La générosité d’un homme se limite souvent à son ami et au lendemain ; s’il recommence une seconde fois sans se plaindre, cela même paraît étonnant.
§14 Ton don, lui, est vaste, riche et accompagné de bonté ; celui dont l’espérance repose sur toi, Seigneur, ne sera pas privé du don.
§15 Sur toute la terre s’étend ta miséricorde, Seigneur, portée par ta bonté.
§16 Heureux celui dont Dieu se souvient en lui accordant la juste proportion de ce qui suffit ; car lorsque l’homme déborde dans l’excès, il se met à pécher.
§17 La mesure modérée suffit lorsqu’elle est vécue dans la justice ; là se trouve la bénédiction du Seigneur, une plénitude qui demeure juste.
§18 Que ceux qui craignent le Seigneur se réjouissent dans ses biens ; que ta bonté demeure sur Israël lorsque tu règnes.
§19 Bénie soit la gloire du Seigneur : lui seul est notre Roi.
Proclamation
§1 Seigneur Dieu, je louerai ton nom avec joie, au milieu de ceux qui connaissent la justice de tes jugements.
§2 Bon et miséricordieux ! Refuge du pauvre ! Quand je crie vers toi, ne reste pas silencieux.
§3 Nul ne prend le butin du puissant ; nul ne prend de ta création ce que toi-même tu ne donnes.
§4 L’homme et sa part sont pesés devant toi ; nul n’ajoute au-delà de ton jugement, ô Dieu.
§5 Dans la détresse, nous crions au secours : tu ne détournes pas notre prière, car tu es notre Dieu.
§6 N’alourdis pas ta main sur nous, de peur que la contrainte ne nous pousse à pécher.
§7 Même si tu tardes à nous ramener, nous ne nous éloignerons pas : vers toi nous viendrons.
§8 J’ai faim ? Je crie vers toi, ô Dieu ; et tu donnes.
§9 Oiseaux, poissons : tu les nourris. Tu donnes la pluie au désert, et l’herbe se lève.
§10 Tu prépares la nourriture pour tout vivant ; affamés, ils tournent vers toi leur visage.
§11 Rois, princes, peuples : toi, tu les nourris. Et le pauvre ? Et l’indigent ? Leur espérance, Seigneur, c’est toi.
§12 Tu écoutes ! Qui donc est bon et doux sinon toi ? Tu ouvres ta main dans la miséricorde, et l’âme humble se réjouit.
§13 La bonté humaine va vers l’ami et s’arrête vite ; qu’un homme donne encore sans murmurer, et déjà l’on s’étonne.
§14 Mais ton don est vaste, riche, généreux. Qui espère en toi ne manque pas.
§15 Ta miséricorde couvre la terre, Seigneur, dans ta bonté.
§16 Heureux celui à qui Dieu donne la mesure qui suffit ! L’excès, lui, entraîne l’homme vers le péché.
§17 Assez : une mesure juste dans la justice. Là demeure la bénédiction du Seigneur, là une vraie plénitude.
§18 Que ceux qui craignent le Seigneur se réjouissent de ses biens ! Que ta bonté soit sur Israël dans ton règne !
§19 Bénie soit la gloire du Seigneur : il est notre Roi !
Déployée
§1 Seigneur Dieu, je louerai ton nom avec joie au milieu de ceux qui connaissent la justice de tes jugements.
§2 Car tu es bon et compatissant ; tu es le refuge du pauvre. Quand je crie vers toi, ne garde pas le silence loin de moi.
§3 Personne ne peut arracher un butin à un homme puissant ; et qui pourrait prendre quoi que ce soit parmi tout ce que tu as créé si toi, tu ne le donnes ?
§4 Car l’être humain et la part qui lui revient sont pesés devant toi ; il ne peut augmenter sa part au-delà de ton jugement, ô Dieu. [la part de chacun est figurée comme mesurée devant Dieu]
§5 Quand nous sommes dans la détresse, nous t’appelons au secours, et tu ne repousses pas notre prière, car tu es notre Dieu.
§6 Ne fais pas peser lourdement ta main sur nous, afin que la contrainte ne nous entraîne pas au péché.
§7 Même si tu ne nous ramènes pas immédiatement, nous ne nous éloignerons pas : nous viendrons vers toi.
§8 Si j’ai faim, je crierai vers toi, ô Dieu, et tu me donneras ce dont j’ai besoin.
§9 Tu nourris les oiseaux et les poissons ; tu donnes la pluie dans les lieux déserts pour y faire pousser l’herbe.
§10 Tu prépares ainsi de la nourriture dans le désert pour tout être vivant ; quand ils ont faim, ils lèvent vers toi leur visage.
§11 Tu nourris les rois, les dirigeants et les peuples, ô Dieu. Pour le pauvre et l’indigent, quelle autre espérance y a-t-il que toi, Seigneur ?
§12 Tu écoutes, car qui est bon et bienveillant sinon toi ? Tu réjouis l’âme de l’humble lorsque tu ouvres ta main avec miséricorde.
§13 La bonté humaine s’exerce envers un ami et ne dure guère ; si quelqu’un donne même une seconde fois sans murmurer, on s’en étonne.
§14 Mais ton don est abondant, généreux et riche ; celui qui met son espérance en toi, Seigneur, ne manquera pas de tes dons.
§15 Ta miséricorde, Seigneur, s’étend sur toute la terre dans ta bonté.
§16 Heureux celui dont Dieu se souvient en lui donnant une mesure suffisante : quand l’être humain cherche l’excès, il tombe dans le péché. [une suffisance mesurée, opposée à l’excès]
§17 Une mesure suffisante vécue dans la justice est assez ; en elle, la bénédiction du Seigneur procure une vraie plénitude dans la justice.
§18 Que ceux qui craignent le Seigneur se réjouissent des biens qu’il donne ; que ta bonté repose sur Israël dans ton règne.
§19 Bénie soit la gloire du Seigneur, car c’est lui qui est notre Roi.
Littérale
§1 Seigneur Dieu, je louerai ton nom dans l’allégresse, au milieu de ceux qui savent tes jugements justes.
§2 Car toi, bon et miséricordieux, tu es refuge du pauvre ; quand je crie vers toi, ne garde pas silence loin de moi.
§3 Un homme ne prendra pas des dépouilles à un homme puissant ; et qui prendra de toutes les choses que tu as faites, si toi tu ne donnes ?
§4 Car l’homme et sa part sont auprès de toi dans la balance ; il n’ajoutera pas pour abonder au-delà de ton jugement, ô Dieu.
§5 Lorsque nous sommes affligés, nous t’invoquerons pour secours, et toi tu ne détourneras pas notre supplication, car toi tu es notre Dieu.
§6 N’alourdis pas ta main sur nous, afin que nous ne péchions pas par nécessité.
§7 Et si tu ne nous retournes pas, nous ne nous tiendrons pas loin, mais vers toi nous viendrons.
§8 Car si j’ai faim, vers toi je crierai, ô Dieu, et toi tu me donneras.
§9 Les oiseaux et les poissons, toi tu les nourris, lorsque tu donnes la pluie dans les déserts pour la levée de l’herbe.
§10 Pour préparer des pâtures dans le désert à tout vivant ; et s’ils ont faim, vers toi ils lèvent leurs visages.
§11 Les rois et les chefs et les peuples, toi tu les nourris, ô Dieu ; et du pauvre et du nécessiteux, quelle est l’espérance sinon toi, Seigneur ?
§12 Et toi tu écouteras, car qui est bon et équitable sinon toi, pour réjouir l’âme de l’humble en ouvrant ta main dans la miséricorde ?
§13 La bonté d’un homme est envers un ami et pour le lendemain ; et même s’il donne une seconde fois sans murmure, cela aussi, tu l’admirerais.
§14 Mais ton don est grand avec bonté et riche ; et celui dont l’espérance est sur toi, Seigneur, ne sera pas épargné dans le don.
§15 Sur toute la terre est ta miséricorde, Seigneur, dans la bonté.
§16 Heureux celui dont Dieu se souvient dans la proportion de la suffisance ; si l’homme surabonde, il pèche.
§17 Suffisante est la mesure modérée dans la justice ; et en cela la bénédiction du Seigneur est pour une plénitude dans la justice.
§18 Que se réjouissent ceux qui craignent le Seigneur dans les biens ; et ta bonté sur Israël dans ton règne.
§19 Bénie soit la gloire du Seigneur, car lui est notre Roi.
Philologique
§1 Seigneur Dieu, je louerai ton nom dans l’allégresse, au milieu de ceux qui savent tes jugements justes.
§2 Car toi, bon et miséricordieux, tu es refuge du pauvre ; quand je crie vers toi, ne garde pas silence loin de moi.
§3 Un homme ne prendra pas des dépouilles à un homme puissant ; et qui prendra de toutes les choses que tu as faites, si toi tu ne donnes ?
§4 Car l’homme et sa part sont auprès de toi dans la balance ; il n’ajoutera pas pour abonder au-delà de ton jugement, ô Dieu. [σταθμός : balance, mesure ou poids]
§5 Lorsque nous sommes affligés, nous t’invoquerons pour secours, et toi tu ne détourneras pas notre supplication, car toi tu es notre Dieu.
§6 N’alourdis pas ta main sur nous, afin que nous ne péchions pas par nécessité.
§7 Et si tu ne nous retournes pas, nous ne nous tiendrons pas loin, mais vers toi nous viendrons.
§8 Car si j’ai faim, vers toi je crierai, ô Dieu, et toi tu me donneras.
§9 Les oiseaux et les poissons, toi tu les nourris, lorsque tu donnes la pluie dans les déserts pour la levée de l’herbe.
§10 Pour préparer des pâtures dans le désert à tout vivant ; et s’ils ont faim, vers toi ils lèvent leurs visages.
§11 Les rois et les chefs et les peuples, toi tu les nourris, ô Dieu ; et du pauvre et du nécessiteux, quelle est l’espérance sinon toi, Seigneur ?
§12 Et toi tu écouteras, car qui est bon et équitable sinon toi, pour réjouir l’âme de l’humble en ouvrant ta main dans la miséricorde ?
§13 La bonté d’un homme est envers un ami et pour le lendemain ; et même s’il donne une seconde fois sans murmure, cela aussi, tu l’admirerais. [syntaxe condensée]
§14 Mais ton don est grand avec bonté et riche ; et celui dont l’espérance est sur toi, Seigneur, ne sera pas épargné dans le don. [οὐ φείσεται ἐν δόματι : construction difficile]
§15 Sur toute la terre est ta miséricorde, Seigneur, dans la bonté.
§16 Heureux celui dont Dieu se souvient dans la proportion de la suffisance ; si l’homme surabonde, il pèche. [συμμετρία αὐταρκεσίας : suffisance mesurée]
§17 Suffisante est la mesure modérée dans la justice ; et en cela la bénédiction du Seigneur est pour une plénitude dans la justice.
§18 Que se réjouissent ceux qui craignent le Seigneur dans les biens ; et ta bonté sur Israël dans ton règne.
§19 Bénie soit la gloire du Seigneur, car lui est notre Roi.
Paraphrase
§1 Je veux louer Dieu avec joie, au milieu de ceux qui ont appris que ses jugements ne sont pas arbitraires.
§2 Sa bonté se voit surtout quand celui qui n’a rien crie : Dieu reste le refuge du pauvre et peut répondre au lieu de se taire.
§3 Rien de ce que nous possédons n’est vraiment arraché à Dieu comme un butin ; toute la création lui appartient et tout ce que nous recevons vient finalement de ce qu’il donne.
§4 Cela remet nos ambitions à leur place : notre vie et notre part ne sont pas sans mesure devant Dieu.
§5 Quand la détresse nous atteint, nous pouvons donc l’appeler : la relation tient dans cette parole simple, « Tu es notre Dieu. »
§6 Et nous pouvons même lui demander de ne pas laisser l’épreuve devenir si écrasante qu’elle nous pousse au mal par désespoir.
§7 S’il tarde, la réponse de la foi n’est pas de partir : nous continuerons de revenir vers lui.
§8 La faim elle-même peut devenir prière : « Dieu, j’ai besoin ; je crie vers toi ; je crois que tu peux donner. »
§9 Le monde vivant enseigne cette dépendance : pluie, herbe, nourriture, oiseaux, poissons, animaux du désert — tout est relié à une provision qui ne vient pas d’eux-mêmes.
§10 Tu prépares ainsi de la nourriture dans le désert pour tout être vivant ; quand ils ont faim, ils lèvent vers toi leur visage.
§11 Même les puissants vivent de ce qu’ils reçoivent ; à plus forte raison le pauvre et l’indigent n’ont-ils d’espérance dernière qu’en Dieu.
§12 La différence entre Dieu et nous apparaît alors : sa main peut s’ouvrir avec une bonté qui relève celui qui est humilié.
§13 La générosité humaine, elle, fatigue vite : nous donnons plus facilement à nos proches, et recommencer sans nous plaindre paraît déjà exceptionnel.
§14 Dieu n’est pas présenté ainsi : son don est riche et sa bonté ne se lasse pas comme la nôtre.
§15 Sa miséricorde ne s’arrête pas à un cercle d’amis ; elle couvre la terre.
§16 Mais cette abondance ne justifie pas notre obsession d’accumuler. Le bonheur peut consister à recevoir une juste mesure qui suffit ; l’excès recherché finit par nous déformer.
§17 Ce qui est modéré et juste peut être pleinement suffisant quand la bénédiction de Dieu l’habite.
§18 Que ceux qui vivent dans la crainte du Seigneur apprennent donc à se réjouir de ses biens, et qu’Israël connaisse sa bonté sous son règne.
§19 La dernière sécurité n’est ni richesse ni puissance : le Seigneur lui-même est notre Roi.
Texte source
§1 Κύριε ὁ θεός • αἰνέσω τῷ ὀνόματί σου ἐν ἀγαλλιάσει • ἐν μέσῳ ἐπισταμένων τὰ κρίματά σου τὰ δίκαια • §2 ὅτι σὺ χρηστὸς καὶ ἐλεήμων • εἶ καταφυγὴ τοῦ πτωχοῦ • ἐν τῷ κεκραγέναι με πρὸς σὲ μὴ παρασιωπήσῃς ἀπ᾿ ἐμοῦ • §3 οὐ λήψεταί σκῦλα ἄνθρωπος παρὰ ἀνδρὸς δυνατοῦ • καὶ τίς λήψεται ἀπὸ πάντων ὧν ἐποίησας ἐὰν μὴ σὺ δῷς • §4 ὅτι ἄνθρωπος καὶ ἡ μερὶς αὐτοῦ παρὰ σοὶ ἐν σταθμῷ • οὐ προσθήσει τοῦ πλεονάσαι παρὰ τὸ κρίμα σου "> ὁ θεός • §5 Ἐν τῷ θλίβεσθαι ἡμᾶς ἐπικαλεσόμεθά εἰς βοήθειαν καὶ σὺ οὐκ ἀποστρέψεις τὴν δέησιν ἡμῶν • ὅτι σὺ εἶ ὁ θεὸς ἡμῶν • §6 μὴ βαρύνῃς τὴν χεῖρά σου ἐφ᾿ ἡμᾶς • ἵνα μὴ δι᾿ ἀνάγκην ἁμάρτωμεν • §7 καὶ ἐὰν μὴ ἐπιστρέψῃς ἡμᾶς • οὐκ ἀφεξόμεθα • ἀλλα ἐπὶ σὲ ἥξομενἥκω . §8 ἐὰν γὰρ πεινάσω • πρὸς σὲ κεκράξομαι • ὁ θεός • καὶ σὺ δώσεις μοι • §9 Τὰ πετεινὰ καὶ τοὺς ἰχθύας σὺ τρέφεις • ἐν τῷ διδόναι σε ὑετὸν ἐν ἐρήμοις εἰς ἀνατολὴν χλόης • §10 ἑτοιμάσαι χορτάσματα ἐν ἐρήμῳ παντὶ ζῶντι • καὶ ἐὰν πεινάσωσι • πρὸς σὲ ἀροῦσι πρόσωπα αὐτῶν • §11 τοὺς βασιλεῖς καὶ τοὺς ἄρχοντας καὶ λαοὺς σὺ τρέφεις • ὁ θεός • καὶ πτωχοῦ καὶ πένητος ἡ ἐλπὶς τίς ἐστιν εἰ μὴ σύ • κύριε • §12 καὶ σὺ ἐπακούσης • ὅτι τίς χρηστὸς καὶ ἐπιεικὴς ἀλλ᾿ ἢ σὺ • εὐφρᾶναι ψυχὴν ταπεινοῦ ἐν τῷ ἀνοῖξαι χεῖρά σου ἐν ἐλέῳ • §13 Ἡ χρηστότης ἀνθρώπου ἐν φίλῳ καὶ ἡ αὔριον • καὶ ἐὰν καὶ δευτερώσῃ ἄνευ γογγυσμοῦ καὶ τοῦτο θαυμάσειας • §14 τὸ δὲ δόμα σου πολὺ μετὰ χρηστότητος καὶ πλούσιον • καὶ οὗ ἐστιν ἐπὶ σέ κύριε ἡ ἐλπὶς οὐ φείσεται ἐν δόματι • §15 ἐπὶ πᾶσαν τὴν γῆν τὸ ἔλεός σου • κύριε • ἐν χρηστότητι • §16 Μακάριος οὗ μνημονεύει ὁ θεὸς ἐν συμμετρίᾳ αὐταρκεσίας • ἐὰν ὑπερπλεονάσῃ ὁ ἄνθρωπος • ἐξαμαρτάνει • §17 ἱκανὸν τὸ μέτριον ἐν δικαιοσύνῃ • καὶ ἐν τούτῳ ἡ εὐλογία κυρίου εἰς πλησμονὴν ἐν δικαιοσύνῃ • §18 εὐφρανθείησαν οἱ φοβούμενοι κύριον ἐν ἀγαθοῖς • καὶ ἡ χρηστότης σου ἐπὶ ᾽Ισραὴλ ἐν τῇ βασιλείᾳ σου • §19 εὐλογημένη ἡ δόξα κυρίου ὅτι αὐτὸς βασιλεὺς ἡμῶν ">
Notes textuelles
- PsSal 5.4 — σταθμός peut évoquer la balance, la mesure ou le poids : l’image met la « part » humaine sous la mesure divine.
- PsSal 5.7 — la fin du vers présente une perturbation de lecture dans le témoin de travail ; le sens global demeure celui d’un retour persistant vers Dieu.
- PsSal 5.13 — la syntaxe « la bonté de l’homme envers un ami et le lendemain » est condensée ; l’opposition contextuelle est entre générosité humaine limitée et don divin abondant.
- PsSal 5.14 — οὐ φείσεται ἐν δόματι est difficile ; la restitution retenue exprime l’absence de parcimonie divine sans forcer davantage la construction.
- PsSal 5.16–17 — συμμετρία αὐταρκεσίας et τὸ μέτριον articulent une théologie de la suffisance mesurée, opposée à l’excès (ὑπερπλεονάζειν).
- Texte établi sur le témoin de base 149 dans l’appareil OCP ; variantes à reprendre lors de la révision critique.
Place dans l’ouvrage
Dans l’architecture de l’ouvrage
La collection comprend 18 psaumes juifs du Second Temple ; elle articule prière, lecture de la crise politique, opposition justes/pécheurs et espérance davidique.
Parcours de l’unité
Clés de lecture
- Lire d’abord cette unité selon sa fonction littéraire propre dans l’ouvrage avant d’en isoler les motifs doctrinaux.
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
work/translation/ancient/_sources/charles1913-vol2-uoft.txt
Lecture éditoriale. L’édition ancienne sert au repérage structurel ; la validation finale doit revenir aux témoins linguistiques et éditions critiques pertinents.
Contexte historique
Plusieurs psaumes sont couramment lus sur l’arrière-plan des crises hasmonéennes et de l’intervention romaine au Ier siècle av. n. è.
Lecture éditoriale. Les identifications historiques doivent rester argumentées et distinguées du sens poétique immédiat.
Bibliographie de travail
- R. B. Wright, Psalms of Solomon
- Robert B. Wright, Psalms of Solomon: A Critical Edition of the Greek Text
- H. E. Ryle & M. R. James, Psalms of the Pharisees
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.