Bibliothèque ancienne · Introduction critique

Le rayon de miel : nourriture céleste et transformation

Aséneth découvre un rayon de miel associé à la bénédiction céleste. Le repas symbolique exprime douceur, vie, purification et incorporation à une nouvelle communauté.

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Texte — sept restitutions

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Clarté

§186 L’homme lui dit : « Apporte-moi donc aussi un rayon de miel. »

§187 Aséneth répondit : « J’enverrai quelqu’un, [seigneur], au domaine de mon héritage et je t’en apporterai un. »

§188 L’homme lui dit : « Entre dans ta chambre et tu y trouveras un rayon de miel. »

§189 Aséneth entra [dans sa chambre] et trouva sur la table un rayon de miel. Il était blanc comme la neige, rempli de miel, et son parfum était comme une odeur de vie.

§190 Aséneth prit le rayon et le lui apporta. L’homme lui dit : « Pourquoi as-tu dit qu’il n’y avait pas de rayon de miel dans ma maison ? Et voici que tu m’en as apporté un. »

§191 Aséneth répondit : « Je n’avais pas de rayon de miel dans ma maison, seigneur ; mais ce que tu as dit s’est produit. Serait-il sorti de ta bouche ? Car son parfum ressemble à celui d’un parfum précieux. »

§192 L’homme étendit la main, posa sa main sur la tête d’Aséneth et dit : « Heureuse es-tu, Aséneth, parce que les secrets de Dieu t’ont été révélés. Heureux aussi ceux qui s’attachent au Seigneur Dieu dans la repentance, car ils mangeront de ce rayon.

§193 Ce miel a été produit par les abeilles du paradis de délices. Les anges de Dieu en mangent, et quiconque en mange ne mourra jamais. »

§194 L’homme étendit la main droite, détacha un morceau du rayon, en mangea et, de sa main, en donna [un morceau] dans la bouche d’Aséneth.

§195 Puis il étendit la main et posa son doigt sur l’extrémité du rayon tournée vers l’orient ; la trace de son doigt devint du sang.

§196 Il étendit une seconde fois la main, posa son doigt sur l’extrémité du rayon tournée vers le nord, et la trace de son doigt devint comme du sang.

§197 Aséneth se tenait à gauche et regardait tout ce que faisait l’homme.

§198 Des abeilles sortirent alors des alvéoles du rayon. Elles étaient blanches comme la neige ; leurs ailes étaient comme la pourpre et l’hyacinthe [et comme des fils d’or]. Elles portaient sur la tête des diadèmes d’or et avaient des aiguillons pointus.

§199 Toutes les abeilles entourèrent Aséneth des pieds jusqu’à la tête, et d’autres, grandes comme des reines, se posèrent sur ses lèvres.

§200 L’homme dit aux abeilles : « Retournez maintenant à vos places. »

§201 Elles quittèrent toutes Aséneth, tombèrent [toutes] à terre et moururent.

§202 L’homme dit : « Relevez-vous maintenant et retournez à votre place. » Elles se relevèrent toutes et partirent vers la cour attenante à la demeure d’Aséneth.

Lecture

§186 Le visiteur demanda alors un rayon de miel.

§187 Aséneth proposa d’envoyer quelqu’un jusqu’à son domaine pour en chercher.

§188 Mais l’homme lui dit simplement d’entrer dans sa chambre : elle en trouverait un sur place.

§189 Aséneth entra [dans sa chambre] et trouva sur la table un rayon de miel. Il était blanc comme la neige, rempli de miel, et son parfum était comme une odeur de vie.

§190 Lorsqu’elle l’apporta, l’homme lui fit remarquer l’étrangeté : elle avait affirmé ne pas en avoir, et pourtant elle venait d’en trouver dans la maison.

§191 Aséneth confirma qu’il n’y en avait pas auparavant et s’émerveilla : « Ce que tu as dit s’est réalisé. Est-ce donc sorti de ta bouche ? Son parfum ressemble à celui d’un baume. »

§192 L’homme posa alors la main sur sa tête et la déclara heureuse parce que les secrets de Dieu lui étaient révélés. Il ajouta que ceux qui se tournent vers Dieu dans la repentance partageraient eux aussi ce miel.

§193 Selon ses paroles, ce rayon venait du paradis de délices, produit par ses abeilles et mangé par les anges ; celui qui en mangeait recevait une vie que la mort ne pouvait reprendre.

§194 Il en rompit un morceau, en mangea puis en donna à Aséneth directement dans la bouche.

§195 Il posa ensuite un doigt sur le côté oriental du rayon ; la trace laissée par son doigt devint du sang.

§196 Il fit de même du côté nord, où la trace devint également semblable à du sang.

§197 Aséneth, debout à sa gauche, observait tout.

§198 Des abeilles sortirent alors des alvéoles : blanches comme neige, aux ailes pourpres et bleu-hyacinthe [avec des reflets comme des fils d’or], couronnées d’or et munies d’aiguillons.

§199 Elles couvrirent Aséneth des pieds à la tête, tandis que de grandes abeilles, semblables à des reines, se placèrent sur ses lèvres.

§200 À l’ordre de l’homme, elles quittèrent Aséneth pour retourner à leur place.

§201 Mais elles tombèrent toutes à terre et moururent.

§202 L’homme leur ordonna alors de se relever ; elles reprirent vie et allèrent dans la cour voisine.

Proclamation

§186 L’homme dit : « Apporte-moi aussi un rayon de miel. »

§187 « J’enverrai au domaine, [seigneur], et je t’en apporterai. »

§188 « Entre dans ta chambre : tu y trouveras un rayon. »

§189 Aséneth entre. Sur la table : un rayon de miel, blanc comme neige, plein de miel ; son parfum est odeur de vie.

§190 Elle le lui apporte. « Pourquoi as-tu dit : “Il n’y a pas de rayon dans ma maison” ? Et voici que tu m’en apportes un ! »

§191 « Seigneur, je n’en avais pas ! Mais ce que tu as dit s’est produit. Serait-il sorti de ta bouche ? Son parfum est comme celui d’un baume. »

§192 L’homme pose la main sur sa tête : « Heureuse es-tu, Aséneth ! Les secrets de Dieu t’ont été révélés. Heureux ceux qui s’attachent au Seigneur dans la repentance : ils mangeront de ce rayon.

§193 Ce miel vient des abeilles du paradis de délices. Les anges de Dieu en mangent. Qui en mange ne mourra jamais. »

§194 Il rompt le rayon. Il mange. Il donne à Aséneth, de sa main, jusque dans sa bouche.

§195 Son doigt touche le bord tourné vers l’orient : sa trace devient sang.

§196 Il touche le bord tourné vers le nord : sa trace devient comme du sang.

§197 Aséneth, à sa gauche, regarde tout.

§198 Des abeilles montent des alvéoles : blanches comme neige ; ailes de pourpre, d’hyacinthe [et de fils d’or] ; diadèmes d’or sur la tête ; aiguillons pointus.

§199 Elles couvrent Aséneth des pieds à la tête. De grandes abeilles, comme des reines, se posent sur ses lèvres.

§200 L’homme leur dit : « Retournez à vos places ! »

§201 Elles quittent Aséneth, tombent à terre [toutes], meurent.

§202 « Relevez-vous ! Retournez à votre place ! » Elles se relèvent toutes et gagnent la cour voisine.

Déployée

§186 Après l’annonce du renouvellement et des noces, le messager demande à Aséneth un rayon de miel.

§187 Elle pense devoir le faire venir de son domaine, signe qu’elle sait ne pas en avoir dans la maison.

§188 Mais l’homme lui affirme qu’elle en trouvera déjà un dans sa propre chambre.

§189 Aséneth entra [dans sa chambre] et trouva sur la table un rayon de miel. Il était blanc comme la neige, rempli de miel, et son parfum était comme une odeur de vie.

§190 Lorsqu’elle l’apporte, le messager attire lui-même son attention sur l’événement : elle disait ne pas posséder de miel, et pourtant le voici.

§191 Aséneth ne nie pas le prodige. Elle insiste sur le fait qu’il n’y en avait pas, puis relie sa venue à la parole du messager : « Ce que tu as dit s’est produit. » Le parfum du rayon lui paraît comparable à celui d’un baume.

§192 Le messager pose alors la main sur sa tête et interprète le signe : Aséneth est dite heureuse parce que des réalités secrètes de Dieu lui sont révélées ; ceux qui s’attachent à Dieu dans la repentance auront eux aussi part à ce miel.

§193 Ce miel a été produit par les abeilles du paradis de délices. Les anges de Dieu en mangent, et quiconque en mange ne mourra jamais. »

§194 Le messager mange le premier, puis donne lui-même une part à Aséneth, établissant un partage du même aliment.

§195 Il trace d’abord une marque sur le bord du rayon tourné vers l’orient ; sous son doigt, la trace devient du sang.

§196 Il recommence sur le bord tourné vers le nord ; cette seconde trace devient « comme du sang ».

§197 Aséneth se tenait à gauche et regardait tout ce que faisait l’homme.

§198 Des abeilles sortent alors du rayon. Leur description mêle blancheur, pourpre, hyacinthe, [or], couronnes et aiguillons : beauté royale et capacité de piquer sont réunies dans la même image.

§199 Elles enveloppent entièrement Aséneth, tandis que des abeilles plus grandes, comparées à des reines, se fixent sur ses lèvres.

§200 Le messager leur ordonne ensuite de retourner à leurs lieux.

§201 Elles se détachent d’Aséneth, tombent au sol et meurent.

§202 L’homme dit : « Relevez-vous maintenant et retournez à votre place. » Elles se relevèrent toutes et partirent vers la cour attenante à la demeure d’Aséneth.

Littérale

§186 Et l’homme lui dit : « Apporte donc aussi pour moi un rayon de miel. »

§187 Et Aséneth dit : « J’enverrai, [seigneur], au champ de mon héritage et je t’apporterai un rayon de miel. »

§188 Et l’homme lui dit : « Entre dans ta chambre et tu trouveras un rayon de miel. »

§189 Et elle entra [Aséneth dans sa chambre] et trouva un rayon de miel posé sur la table ; et le rayon était blanc comme neige et plein de miel, et son souffle était une odeur de vie.

§190 Et Aséneth prit le rayon et le lui apporta, et l’homme lui dit : « Pourquoi as-tu dit qu’il n’y a pas de rayon de miel dans ma maison ? Et voici, tu me l’as apporté. »

§191 Et Aséneth dit : « Je n’avais pas, seigneur, de rayon de miel dans ma maison ; mais comme tu as dit, cela est arrivé. Serait-il donc sorti de ta bouche ? Car son souffle est comme un souffle de parfum. »

§192 Et l’homme étendit sa main, saisit sa tête et dit : « Heureuse es-tu, Aséneth, parce que les choses secrètes de Dieu t’ont été révélées ; et heureux ceux qui s’attachent au Seigneur Dieu dans la repentance, car ils mangeront de ce rayon.

§193 Car ce miel, les abeilles du paradis de délices l’ont fait, et les anges de Dieu en mangent ; et quiconque en mangera ne mourra pas pour l’éternité. »

§194 Et l’homme étendit sa main droite, détacha du rayon, mangea et donna de sa main [du rayon] dans la bouche d’Aséneth.

§195 Et [l’homme] étendit sa main et posa son doigt à l’extrémité du rayon regardant vers l’orient, et le chemin de son doigt devint du sang.

§196 Et il étendit sa main une seconde fois, posa son doigt sur l’extrémité du rayon regardant vers le nord, et le chemin du doigt devint comme du sang.

§197 Et Aséneth se tenait à gauche et regardait toutes les choses que l’homme faisait.

§198 Et des abeilles montèrent des cellules du rayon ; elles étaient blanches comme neige, leurs ailes comme pourpre et comme hyacinthe [et comme des fils d’or], et il y avait des diadèmes d’or sur leurs têtes et des aiguillons aigus.

§199 Et toutes les abeilles s’entrelacèrent avec Aséneth depuis les pieds jusqu’à la tête, et d’autres abeilles, grandes comme des reines, se fixèrent à Aséneth sur les lèvres.

§200 L’homme dit aux abeilles : « Allez donc vers vos lieux. »

§201 Et elles partirent toutes d’Aséneth, tombèrent sur la terre [toutes] et moururent.

§202 Et l’homme dit : « Levez-vous donc et partez vers votre lieu. » Et elles se levèrent et partirent toutes vers la cour attenante à Aséneth.

Philologique

§186 L’homme lui dit : « Apporte-moi donc aussi un rayon de miel. »

§187 Aséneth répondit : « J’enverrai, [seigneur], au domaine de mon héritage et je t’apporterai un rayon de miel. »

§188 L’homme lui dit : « Entre dans ta chambre et tu trouveras un rayon de miel. »

§189 Elle entra [dans sa chambre] et trouva un rayon de miel posé sur la table. Le rayon était blanc comme neige et rempli de miel, et son émanation était une odeur de vie.

§190 Aséneth prit le rayon et le lui apporta. L’homme lui dit : « Pourquoi as-tu dit qu’il n’y avait pas de rayon de miel dans ma maison ? Et voici que tu me l’as apporté. »

§191 Aséneth répondit : « Je n’avais pas de rayon de miel dans ma maison, seigneur ; mais comme tu l’as dit, cela est arrivé. Se pourrait-il que celui-ci soit sorti de ta bouche ? Car son émanation est semblable à celle d’un parfum. »

§192 L’homme étendit la main, posa sa main sur sa tête et dit : « Bienheureuse es-tu, Aséneth, parce que les réalités secrètes de Dieu t’ont été dévoilées ; bienheureux ceux qui s’attachent au Seigneur Dieu dans la repentance, car ils mangeront de ce rayon.

§193 Car ce miel a été produit par les abeilles du paradis de délices ; les anges de Dieu en mangent, et quiconque en mangera ne mourra pas pour l’éternité. »

§194 L’homme étendit sa main droite, rompit une portion du rayon, en mangea et donna de sa main [une portion du rayon] dans la bouche d’Aséneth.

§195 [L’homme] étendit la main et posa son doigt sur l’extrémité du rayon tournée vers l’orient ; la trace de son doigt devint du sang.

§196 Il étendit de nouveau la main et posa son doigt sur l’extrémité du rayon tournée vers le nord ; la trace de son doigt devint comme du sang.

§197 Aséneth se tenait à sa gauche et contemplait tout ce que l’homme faisait.

§198 Des abeilles montèrent hors des cellules du rayon ; elles étaient blanches comme neige, leurs ailes comme la pourpre et l’hyacinthe [et comme des fils d’or]. Des diadèmes d’or étaient sur leurs têtes, et leurs aiguillons étaient acérés.

§199 Toutes les abeilles enveloppèrent Aséneth depuis les pieds jusqu’à la tête ; d’autres abeilles, grandes comme des reines, se placèrent sur les lèvres d’Aséneth.

§200 L’homme dit aux abeilles : « Allez maintenant à vos lieux. »

§201 Elles quittèrent toutes Aséneth, tombèrent [toutes] sur le sol et moururent.

§202 L’homme dit : « Relevez-vous maintenant et retournez à votre lieu. » Elles se relevèrent toutes et partirent vers la cour attenante à Aséneth.

Paraphrase

§186 Le messager demande maintenant quelque chose de simple : un rayon de miel.

§187 Aséneth pense devoir envoyer quelqu’un jusqu’à son domaine, puisqu’elle sait qu’il n’y en a pas dans la maison.

§188 Mais il lui dit d’aller voir dans sa propre chambre.

§189 Aséneth entra [dans sa chambre] et trouva sur la table un rayon de miel. Il était blanc comme la neige, rempli de miel, et son parfum était comme une odeur de vie.

§190 Lorsqu’elle revient avec lui, le messager l’oblige à reconnaître le signe : elle savait ne pas posséder de miel, et pourtant sa parole a précédé l’apparition du rayon.

§191 Aséneth s’étonne au point de se demander si le rayon n’est pas sorti de sa bouche ; son parfum lui semble appartenir à un autre ordre que celui de la nourriture ordinaire.

§192 L’homme pose alors la main sur elle et lui dit que ce qu’elle vient de voir appartient aux secrets que Dieu lui révèle. Le miel devient aussi une promesse pour tous ceux qui reviennent vers Dieu.

§193 Selon ses paroles, ce rayon venait du paradis de délices, produit par ses abeilles et mangé par les anges ; celui qui en mangeait recevait une vie que la mort ne pouvait reprendre.

§194 Le messager ne se contente pas de l’expliquer : il mange lui-même du rayon puis en fait manger Aséneth. Elle partage donc réellement l’aliment qu’il vient de décrire.

§195 Ensuite, son doigt laisse sur le côté oriental du miel une trace qui devient du sang.

§196 Il fit de même du côté nord, où la trace devint également semblable à du sang.

§197 Aséneth reste silencieuse et regarde.

§198 Alors le rayon devient comme une ruche vivante : des abeilles blanches, aux ailes de couleurs royales et coiffées de couronnes d’or, en sortent avec leurs aiguillons.

§199 Elles couvrent entièrement Aséneth ; les plus grandes se rassemblent sur ses lèvres, comme si toute sa personne, et particulièrement sa parole, était prise dans la vision.

§200 À l’ordre du messager, elles doivent repartir.

§201 Elles quittent Aséneth, tombent au sol et meurent.

§202 L’homme leur ordonna alors de se relever ; elles reprirent vie et allèrent dans la cour voisine.

Texte source

§186 Καὶ εἶπεν αὐτῇ ὁ ἄνθρωπος· φέρε δή μοι καὶ κηρίον μέλιτος. §187 Καὶ εἶπεν Ἀσενέθ· ἀποστείλω, [κύριε], εἰς τὸν ἀγρὸν τῆς κληρονομίας μου καὶ οἴσω σοι κηρίον μέλιτος. §188 Καὶ εἶπεν αὐτῇ ὁ ἄνθρωπος· εἴσελθε εἰς τὸν θάλαμόν σου καὶ εὑρήσεις κηρίον μέλιτος. §189 Καὶ εἰσῆλθεν [Ἀσενὲθ εἰς τὸν θάλαμον αὐτῆς] καὶ εὗρε κηρίον μέλιτος ἐπὶ τῆς τραπέζης κείμενον, καὶ ἦν τὸ κηρίον λευκὸν ὡσεὶ χιὼν καὶ πλήρης μέλιτος καὶ ἡ πνοὴ αὐτοῦ ὀσμὴ ζωῆς. §190 Καὶ ἔλαβεν Ἀσενὲθ τὸ κηρίον καὶ ἤνεγκεν αὐτῷ καὶ εἶπεν αὐτῇ ὁ ἄνθρωπος· τί ὅτι εἶπας ὅτι οὐκ ἔστι κηρίον μέλιτος ἐν τῷ οἴκῳ μου; καὶ ἰδοὺ ἐνήνοχάς μοι αὐτό. §191 Καὶ εἶπεν Ἀσενέθ· οὐκ ἔσχον, κύριε, ἐν τῷ οἴκῳ μου κηρίον μέλιτος, ἀλλ’ ὡς εἶπας γέγονε· μήτιγε τοῦτο ἐκ τοῦ στόματός σου ἐξῆλθε, διότι ἡ πνοὴ αὐτοῦ ὡς πνοὴ μύρου ἐστί. §192 Καὶ ἐξέτεινε τὴν χεῖρα αὐτοῦ ὁ ἄνθρωπος καὶ ἐκράτησε τὴν κεφαλὴν αὐτῆς καὶ εἶπε· μακαρία εἶ σύ, Ἀσενέθ, ὅτι ἀπεκαλύφθη σοι τὰ ἀπόρρητα τοῦ θεοῦ καὶ μακάριοι οἱ προσκείμενοι κυρίῳ τῷ θεῷ ἐν μετανοίᾳ, ὅτι ἐκ τούτου τοῦ κηρίου φάγονται, §193 διότι τὸ μέλι τοῦτο πεποιήκασιν αἱ μέλισσαι τοῦ παραδείσου τῆς τρυφῆς, καὶ οἱ ἄγγελοι τοῦ θεοῦ ἐξ αὐτοῦ ἐσθίουσι, καὶ πᾶς ὃς φάγεται ἐξ αὐτοῦ οὐκ ἀποθανεῖται εἰς τὸν αἰῶνα. §194 Καὶ ἐξέτεινε τὴν χεῖρα αὐτοῦ ὁ ἄνθρωπος τὴν δεξιὰν καὶ ἀπέκλασεν ἐκ τοῦ κηρίου, καὶ ἔφαγε καὶ ἔδωκε τῇ χειρὶ αὐτοῦ [ἐκ τοῦ κηρίου] εἰς τὸ στόμα Ἀσενέθ. §195 Καὶ ἐξέτεινε τὴν χεῖρα αὐτοῦ [ὁ ἄνθρωπος] καὶ ἐπέθηκεν τὸν δάκτυλον αὐτοῦ εἰς τὸ ἄκρον τοῦ κηρίου τοῦ βλέποντος κατὰ ἀνατολὰς καὶ ἡ ὁδὸς τοῦ δακτύλου αὐτοῦ ἐγένετο εἰς αἷμα. §196 Καὶ ἐξέτεινε τὴν χεῖρα αὐτοῦ τὸ δεύτερον καὶ ἔθηκε τὸν δάκτυλον αὐτοῦ ἐπὶ τὸ ἄκρον τοῦ κηρίου τοῦ βλέποντος πρὸς βορρᾶν καὶ ἐγένετο ἡ ὁδὸς τοῦ δακτύλου ὡς αἷμα. §197 Καὶ εἱστήκει Ἀσενὲθ ἐξ εὐωνύμων καὶ ἐθεώρει πάντα ὅσα ἐποίει ὁ ἄνθρωπος. §198 Καὶ ἀνέβησαν μέλισσαι ἐκ τῶν σίμβλων τοῦ κηρίου καὶ ἦσαν λευκαὶ ὡσεὶ χιὼν καὶ αἱ πτέρυγες αὐτῶν ὡς πορφύρα καὶ ὡς ὑάκινθος [καὶ ὡσεὶ νήματα χρυσοῦ] καὶ ἦσαν διαδήματα χρυσᾶ ἐπὶ τὰς κεφαλὰς αὐτῶν καὶ κέντρα ὀξέα. §199 Καὶ συνεπλάκησαν πᾶσαι αἱ μέλισσαι τῇ Ἀσενὲθ ἀπὸ ποδῶν ἕως κεφαλῆς καὶ ἄλλαι μέλισσαι μεγάλαι ὡς βασίλισσαι ἐκράτησαν τῇ Ἀσενὲθ ἐπὶ τὰ χείλη. §200 εἶπεν ὁ ἄνθρωπος ταῖς μελίσσαις· ὑπάγετε δὴ εἰς τοὺς τόπους ὑμῶν. §201 Καὶ ἀπῆλθον πᾶσαι ἀπὸ τῆς Ἀσενὲθ καὶ ἔπεσαν ἐπὶ τὴν γῆν [πᾶσαι] καὶ ἀπέθανον. §202 Καὶ εἶπεν ὁ ἄνθρωπος· ἀνάστητε δὴ καὶ ἀπέλθατε εἰς τὸν τόπον ὑμῶν. Καὶ ἀνέστησαν καὶ ἀπῆλθον ἅπασαι πρὸς τὴν αὐλὴν τὴν παρακειμένην τῇ Ἀσενέθ.

Notes textuelles

Place dans l’ouvrage

Dans l’architecture de l’ouvrage

Le chapitre appartient au grand cycle de pénitence, prière et transformation d’Aséneth (10–17).

Parcours de l’unité

Le rayon de miel : nourriture céleste et transformationJoseph et Aséneth 16

Clés de lecture

Approfondir : composition, transmission et réception

Tradition textuelle

complexe

Joseph et Aséneth est transmis par plusieurs familles de manuscrits grecs ainsi que par des versions anciennes ; l’étendue et la relation des recensions ont fait l’objet de débats importants.

Lecture éditoriale. La division en 29 chapitres est un outil éditorial commode ; elle ne doit pas être confondue avec un découpage originel assuré.

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