Bibliothèque ancienne · Introduction critique
Interprétation de l’histoire du monde jusqu’au Messie — chapitre 64
Interprétation de l’histoire du monde jusqu’au Messie — chapitre 64. Le chapitre appartient à la séquence « Interprétation de l’histoire du monde jusqu’au Messie ». L’interprétation des eaux relit l’histoire depuis Adam jusqu’aux derniers temps, en alternant faute, fidélité, jugement, restauration et horizon messianique. L’édition évolutive S3 repose sur 10 unité(s) directement contrôlée(s) sur la couche syriaque correspondante.
Texte — sept restitutions
Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.
Clarté
§1 Les neuvièmes eaux noires que tu as vues représentent toute l’iniquité qui advint aux jours de Manassé, fils d’Ézéchias.
§2 Il commit de grandes impiétés : il tua des justes, pervertit le droit, répandit le sang innocent, viola des femmes mariées, renversa les autels, supprima les offrandes et chassa les prêtres afin qu’ils ne servent plus dans le sanctuaire.
§3 Il fit une idole à cinq faces : quatre regardaient vers les quatre vents, et la cinquième était au sommet, comme pour défier le zèle du Puissant.
§4 Alors la colère sortit de devant le Puissant afin que Sion soit déracinée, comme cela est arrivé de vos jours.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est pourquoi Manassé fut appelé l’impie en ce temps-là, et à la fin sa demeure fut dans le feu.
§8 Sa prière fut pourtant entendue devant le Très-Haut; à la fin, lorsqu’il fut jeté dans le cheval d’airain et que le cheval d’airain fondit, cela devint pour lui un signe à cette heure-là.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière parfaite et n’en était pas digne; cela lui fut accordé afin qu’il sache dès lors par qui il serait finalement tourmenté.
§10 Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter.
Lecture
§1 Les neuvièmes eaux noires correspondent au règne de Manassé, fils d’Ézéchias, présenté ici comme une période d’extrême injustice.
§2 Il commit de grandes impiétés : il tua des justes, pervertit le droit, répandit le sang innocent, viola des femmes mariées, renversa les autels, supprima les offrandes et chassa les prêtres afin qu’ils ne servent plus dans le sanctuaire.
§3 Il fit une idole à cinq faces : quatre regardaient vers les quatre vents, et la cinquième était au sommet, comme pour défier le zèle du Puissant.
§4 Alors la colère sortit de devant le Puissant afin que Sion soit déracinée, comme cela est arrivé de vos jours.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est pourquoi Manassé fut appelé l’impie en ce temps-là, et à la fin sa demeure fut dans le feu.
§8 Sa prière fut pourtant entendue devant le Très-Haut; à la fin, lorsqu’il fut jeté dans le cheval d’airain et que le cheval d’airain fondit, cela devint pour lui un signe à cette heure-là.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière parfaite et n’en était pas digne; cela lui fut accordé afin qu’il sache dès lors par qui il serait finalement tourmenté.
§10 Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter.
Proclamation
§1 Puis les eaux noircirent de nouveau : vint Manassé, fils d’Ézéchias, et avec lui une grande impiété.
§2 Il commit de grandes impiétés : il tua des justes, pervertit le droit, répandit le sang innocent, viola des femmes mariées, renversa les autels, supprima les offrandes et chassa les prêtres afin qu’ils ne servent plus dans le sanctuaire.
§3 Il fit une idole à cinq faces : quatre regardaient vers les quatre vents, et la cinquième était au sommet, comme pour défier le zèle du Puissant.
§4 Alors la colère sortit de devant le Puissant afin que Sion soit déracinée, comme cela est arrivé de vos jours.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est pourquoi Manassé fut appelé l’impie en ce temps-là, et à la fin sa demeure fut dans le feu.
§8 Sa prière fut pourtant entendue devant le Très-Haut; à la fin, lorsqu’il fut jeté dans le cheval d’airain et que le cheval d’airain fondit, cela devint pour lui un signe à cette heure-là.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière parfaite et n’en était pas digne; cela lui fut accordé afin qu’il sache dès lors par qui il serait finalement tourmenté.
§10 Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter.
Déployée
§1 Les neuvièmes eaux noires que tu as vues correspondent à toute l’iniquité survenue aux jours de Manassé, fils d’Ézéchias.
§2 Cette iniquité prend des formes concrètes : meurtre de justes, perversion du droit, sang innocent, adultère, renversement des autels, suppression des offrandes et expulsion des prêtres hors de leur ministère au sanctuaire.
§3 L’idole à cinq faces étend symboliquement son regard vers les quatre vents, tandis que la cinquième face, placée au sommet, figure une provocation dirigée contre le zèle du Puissant.
§4 La colère qui sort alors de devant le Puissant est reliée à l’arrachement de Sion, catastrophe que le discours rapproche explicitement du temps du voyant.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie, afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est dans ce cadre que Manassé reçoit le qualificatif d’« impie » et que sa destinée finale est figurée par le feu.
§8 Sa prière est néanmoins dite entendue devant le Très-Haut : l’épisode du cheval d’airain fondu devient pour lui un signe au moment même de son épreuve.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière qui le rendît digne de ce signe; celui-ci lui fut donné afin qu’il sache déjà devant qui il aurait finalement à répondre et d’où viendrait son tourment.
§10 Celui qui a le pouvoir de faire le bien a aussi le pouvoir de juger et de tourmenter.
Littérale
§1 Les neuvièmes eaux noires que tu vis sont toute l’iniquité qui arriva aux jours de Manassé, fils d’Ézéchias.
§2 Il commit de grandes impiétés : il tua des justes, pervertit le droit, répandit le sang innocent, viola des femmes mariées, renversa les autels, supprima les offrandes et chassa les prêtres afin qu’ils ne servent plus dans le sanctuaire.
§3 Il fit une idole à cinq faces : quatre regardaient vers les quatre vents, et la cinquième était au sommet, comme pour défier le zèle du Puissant.
§4 Alors la colère sortit de devant le Puissant afin que Sion soit déracinée, comme cela est arrivé de vos jours.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est pourquoi Manassé fut appelé l’impie en ce temps-là, et à la fin sa demeure fut dans le feu.
§8 Sa prière fut pourtant entendue devant le Très-Haut; à la fin, lorsqu’il fut jeté dans le cheval d’airain et que le cheval d’airain fondit, cela devint pour lui un signe à cette heure-là.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière parfaite et n’en était pas digne; cela lui fut accordé afin qu’il sache dès lors par qui il serait finalement tourmenté.
§10 Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter.
Philologique
§1 Les neuvièmes eaux noires correspondent à l’ensemble de la méchanceté attribuée aux jours de Manassé, fils d’Ézéchias.
§2 Il commit de grandes impiétés : il tua des justes, pervertit le droit, répandit le sang innocent, viola des femmes mariées, renversa les autels, supprima les offrandes et chassa les prêtres afin qu’ils ne servent plus dans le sanctuaire.
§3 Il fit une idole à cinq faces : quatre regardaient vers les quatre vents, et la cinquième était au sommet, comme pour défier le zèle du Puissant.
§4 Alors la colère sortit de devant le Puissant afin que Sion soit déracinée, comme cela est arrivé de vos jours.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est pourquoi Manassé fut appelé l’impie en ce temps-là, et à la fin sa demeure fut dans le feu.
§8 Sa prière fut pourtant entendue devant le Très-Haut; à la fin, lorsqu’il fut jeté dans le cheval d’airain et que le cheval d’airain fondit, cela devint pour lui un signe à cette heure-là.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière parfaite et n’en était pas digne; cela lui fut accordé afin qu’il sache dès lors par qui il serait finalement tourmenté.
§10 Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter.
Paraphrase
§1 Les neuvièmes eaux noires correspondent aux jours de Manassé, fils d’Ézéchias, lorsque l’impiété se multiplia.
§2 Il commit de grandes impiétés : il tua des justes, pervertit le droit, répandit le sang innocent, viola des femmes mariées, renversa les autels, supprima les offrandes et chassa les prêtres afin qu’ils ne servent plus dans le sanctuaire.
§3 Il fit une idole à cinq faces : quatre regardaient vers les quatre vents, et la cinquième était au sommet, comme pour défier le zèle du Puissant.
§4 Alors la colère sortit de devant le Puissant afin que Sion soit déracinée, comme cela est arrivé de vos jours.
§5 Une sentence sortit aussi contre les deux tribus et demie afin qu’elles soient emmenées en captivité, comme tu l’as vu.
§6 L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire.
§7 C’est pourquoi Manassé fut appelé l’impie en ce temps-là, et à la fin sa demeure fut dans le feu.
§8 Sa prière fut pourtant entendue devant le Très-Haut; à la fin, lorsqu’il fut jeté dans le cheval d’airain et que le cheval d’airain fondit, cela devint pour lui un signe à cette heure-là.
§9 Il n’avait pas vécu d’une manière parfaite et n’en était pas digne; cela lui fut accordé afin qu’il sache dès lors par qui il serait finalement tourmenté.
§10 Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter.
Notes textuelles
- 2 Baruch 64 — traduction directe depuis le syriaque critique OCP.
- 2 Baruch 64,8–9 — l’épisode du cheval d’airain appartient à la tradition propre de 2 Baruch sur Manassé ; il n’est pas harmonisé avec d’autres récits.
Place dans l’ouvrage
Dans l’architecture de l’ouvrage
Chapitre 64 sur 87. Il appartient à la séquence « Interprétation de l’histoire du monde jusqu’au Messie ». L’interprétation des eaux relit l’histoire depuis Adam jusqu’aux derniers temps, en alternant faute, fidélité, jugement, restauration et horizon messianique.
Parcours de l’unité
Clés de lecture
- Cette unité doit être lue dans le mouvement « Interprétation de l’histoire du monde jusqu’au Messie » : L’interprétation des eaux relit l’histoire depuis Adam jusqu’aux derniers temps, en alternant faute, fidélité, jugement, restauration et horizon messianique.
- La traduction est établie directement sur le syriaque OCP. Les traductions OCP ne sont que des témoins comparatifs et ne servent jamais de pivot.
- Le chapitre comporte 10 unité(s) source. Il s’ouvre ainsi : « Les neuvièmes eaux noires que tu as vues représentent toute l’iniquité qui advint aux jours de Manassé, fils d’Ézéchias. »
- Au centre du chapitre, le mouvement passe notamment par : « L’impiété de Manassé grandit à tel point que la gloire du Très-Haut s’éloigna du sanctuaire. »
- La dernière unité conduit à : « Car celui qui a pouvoir de faire le bien a aussi pouvoir de tourmenter. »
Approfondir : composition, transmission et réception
Base textuelle de cette unité
Online Critical Pseudepigrapha, 2 Baruch, texte critique syriaque ; témoin de base 7aI.
Lecture éditoriale. La traduction est établie directement sur le syriaque OCP. Les traductions OCP ne sont que des témoins comparatifs et ne servent jamais de pivot.
Place dans la composition
L’interprétation des eaux relit l’histoire depuis Adam jusqu’aux derniers temps, en alternant faute, fidélité, jugement, restauration et horizon messianique.
Lecture éditoriale. Les découpages de sources proposés par la recherche sont signalés comme hypothèses ; ils ne sont pas transformés en certitudes ni en sous-livres artificiels.
Histoire de la transmission
L’œuvre est conservée intégralement en syriaque ; la recherche admet généralement un antécédent grec, tandis qu’un original sémitique plus ancien reste une reconstruction historique discutée.
Lecture éditoriale. L’édition distingue toujours le texte syriaque effectivement transmis des rétroversions hypothétiques et de l’histoire de composition.
Point critique — 2 Baruch 64
2 Baruch 64 — traduction directe depuis le syriaque critique OCP.
Lecture éditoriale. Ce point est conservé dans l’appareil critique et n’est pas transformé en commentaire à l’intérieur des sept restitutions.
Point critique — 2 Baruch 64
2 Baruch 64,8–9 — l’épisode du cheval d’airain appartient à la tradition propre de 2 Baruch sur Manassé ; il n’est pas harmonisé avec d’autres récits.
Lecture éditoriale. Ce point est conservé dans l’appareil critique et n’est pas transformé en commentaire à l’intérieur des sept restitutions.
Bibliographie de travail
- Online Critical Pseudepigrapha, 2 Baruch — texte critique syriaque et apparat numérique
- R. H. Charles, The Apocalypse of Baruch (London, 1896)
- Matthias Henze, Jewish Apocalypticism in Late First Century Israel: Reading Second Baruch
- Frederick J. Murphy, The Structure and Meaning of Second Baruch
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.