Luc
IntroductionLuc 10
S2 · Révision philologique approfondie · Contexte juif du Ier siècle
Après cela, le Seigneur désigna soixante-dix autres et les envoya deux par deux devant sa face dans toute ville et tout lieu où lui-même allait venir.
Et il leur disait : « La moisson est grande, mais les ouvriers peu nombreux ; suppliez donc le Seigneur de la moisson afin qu’il fasse sortir des ouvriers dans sa moisson.
Allez ; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni chaussures, et ne saluez personne sur la route.
Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison. »
Et s’il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Demeurez dans cette même maison, mangeant et buvant ce qui vient d’eux ; car l’ouvrier est digne de son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Et dans quelque ville que vous entriez et qu’ils vous accueillent, mangez ce qui vous est présenté,
guérissez ceux qui y sont faibles et dites-leur : « Le royaume de Dieu s’est approché de vous. »
Mais dans quelque ville que vous entriez et qu’ils ne vous accueillent pas, sortez sur ses places et dites :
« Même la poussière de votre ville qui s’est attachée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous ; pourtant sachez ceci : le royaume de Dieu s’est approché. »
Je vous le dis : pour Sodome, en ce jour-là, ce sera plus supportable que pour cette ville.
Malheur à toi, Chorazine ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les puissances advenues chez vous étaient advenues à Tyr et à Sidon, depuis longtemps, assis dans le sac et la cendre, ils se seraient convertis.
Mais pour Tyr et Sidon, ce sera plus supportable dans le jugement que pour vous.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras.
Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; mais celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »
Et les soixante-dix revinrent avec joie, disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Mais il leur dit : « Je contemplais Satan tombé du ciel comme un éclair.
Voici, je vous ai donné l’autorité de marcher sur serpents et scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne vous fera aucun tort.
Cependant, ne vous réjouissez pas en ceci, que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
À cette même heure, il exulta dans l’Esprit Saint et dit : « Je te reconnais/loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et les as révélées aux tout-petits. Oui, Père, car ainsi fut ton bon plaisir devant toi.
« Toutes choses m’ont été livrées par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils sinon le Père, ni qui est le Père sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Et s’étant tourné vers les disciples, à part, il dit : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez.
Car je vous le dis : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, et entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. »
Et voici qu’un juriste se leva pour le mettre à l’épreuve, disant : « Maître, qu’ayant fait hériterai-je de la vie éternelle ? »
Il lui dit : « Dans la Torah, qu’est-il écrit ? Comment lis-tu ? »
Répondant, il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Il lui dit : « Tu as répondu correctement ; fais cela et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier lui-même, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit et dit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et tomba au milieu de brigands ; l’ayant dépouillé et couvert de coups, ils partirent en le laissant à demi mort.
Or, par coïncidence, un prêtre descendait par cette route ; l’ayant vu, il passa de l’autre côté.
De même aussi un lévite, arrivé à cet endroit et l’ayant vu, passa de l’autre côté.
Mais un certain Samaritain, faisant route, vint près de lui et, l’ayant vu, fut ému aux entrailles.
Et s’étant approché, il banda ses blessures, y versant de l’huile et du vin ; l’ayant fait monter sur sa propre monture, il le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Et le lendemain, ayant sorti deux deniers, il les donna à l’aubergiste et dit : « Prends soin de lui, et tout ce que tu dépenseras de plus, moi, à mon retour, je te le rendrai. »
Lequel de ces trois te semble être devenu le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? »
Il dit : « Celui qui a fait la miséricorde avec lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Or, comme ils faisaient route, lui entra dans un village ; une femme nommée Marthe l’accueillit dans la maison.
Et elle avait une sœur appelée Marie, qui s’étant assise auprès des pieds du Seigneur écoutait sa parole.
Mais Marthe était tiraillée autour d’un grand service. S’étant approchée, elle dit : « Seigneur, ne t’importe-t-il pas que ma sœur m’ait laissée seule servir ? Dis-lui donc de m’aider. »
Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et tu es troublée au sujet de beaucoup de choses,
mais il est besoin de peu de choses, ou d’une seule ; car Marie a choisi la bonne part, laquelle ne lui sera pas enlevée. »