Apocalypse
IntroductionApocalypse 14
Nuances du texte source · restitution Déployée
La vision s’ouvre sur l’Agneau debout sur Sion, entouré des cent quarante-quatre mille qui portent au front le nom de l’Agneau et celui de son Père, en contraste avec la marque de la bête.
Le son céleste cumule trois impressions : le fracas des grandes eaux, la puissance du tonnerre et l’harmonie de cithares jouées par leurs musiciens.
Le chant nouveau appartient exclusivement aux cent quarante-quatre mille rachetés de la terre : eux seuls peuvent l’apprendre devant le trône et l’assemblée céleste.
Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes : ils sont vierges. Ils suivent l’Agneau partout où il va. Ils ont été rachetés parmi les hommes comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau.
Leur parole est exempte de mensonge, et le texte les qualifie d’irréprochables.
Un nouvel ange traverse le ciel avec une annonce de portée universelle : une bonne nouvelle qualifiée d’éternelle, destinée à tous les peuples de la terre.
L’appel associe crainte de Dieu, glorification et adoration du Créateur, car le moment de son jugement est déclaré arrivé.
Le second ange annonce déjà la chute de « Babylone la grande », accusée d’avoir enivré les nations du vin associé à sa prostitution et à sa violence séductrice.
Le troisième message vise directement ceux qui se rangent au culte de la bête en adorant son image et en recevant sa marque.
Celui qui choisit le culte de la bête boira à son tour une coupe : non celle de Babylone, mais celle de la colère divine, décrite comme un vin versé sans dilution, suivi du jugement par le feu et le soufre.
La fumée de leur tourment monte pour les siècles des siècles, et ils n’ont aucun repos, ni de jour ni de nuit : ceux qui adorent la bête et son image, ainsi que celui qui reçoit la marque de son nom.
Face à la bête, la fidélité des saints se définit par l’endurance, l’observance des commandements de Dieu et la « foi de Jésus », expression dont le génitif reste ouvert.
Une béatitude est proclamée sur ceux qui meurent dans le Seigneur : dès maintenant, leur repos contraste avec l’absence de repos des adorateurs de la bête, et leurs œuvres ne sont pas perdues mais les suivent.
Je vis — et voici — une nuée blanche ; sur la nuée était assis un être semblable à un fils d’homme, portant sur la tête une couronne d’or et dans la main une faucille tranchante.
Un autre ange sortit du sanctuaire et cria d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne : l’heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre. »
La faucille est lancée, et la première récolte de la vision s’accomplit immédiatement : la terre est moissonnée.
Une seconde scène de récolte commence : un autre ange sort du sanctuaire céleste avec, lui aussi, une faucille aiguisée.
Un ange lié à l’autel et au feu donne l’ordre de la seconde récolte : non plus moissonner le grain, mais couper les grappes d’une vigne terrestre dont les raisins sont à pleine maturité.
La vendange est exécutée : toute la vigne terrestre est coupée et jetée dans l’immense pressoir qui symbolise la fureur du jugement de Dieu.
Le pressoir du jugement est foulé à l’extérieur de la ville ; l’image hyperbolique décrit un flot de sang atteignant les mors des chevaux sur mille six cents stades.