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Vision IV — La grande bête, l’épreuve et la fiancée symbolique
Cette vision développe « La grande bête, l’épreuve et la fiancée symbolique ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1 Vingt jours après la vision précédente, Hermas reçoit une nouvelle vision qui représente la détresse à venir. En marchant seul vers un champ, il prie le Seigneur d’achever les révélations données par son Église sainte, de le fortifier et d’accorder la repentance à ses serviteurs ébranlés. Une voix lui dit : « Ne doute pas, Hermas. » Peu après, un nuage de poussière s’élève. Hermas pense d’abord à un troupeau, puis comprend qu’il s’agit de quelque chose de surnaturel. Il voit une bête immense, longue d’environ cent pieds, la tête large comme une jarre ; de sa bouche sortent des sauterelles de feu. Il pleure et prie, puis se souvient de la parole : « Ne doute pas. » Revêtu de foi, il avance vers la bête. Elle arrive avec un fracas capable de détruire une ville, mais, lorsqu’il s’approche, elle s’étend au sol, ne sort que la langue et reste immobile jusqu’à ce qu’il soit passé. Sa tête porte quatre couleurs : noir, rouge comme le feu et le sang, or, puis blanc.
§2 Après avoir dépassé la bête, Hermas rencontre une jeune femme vêtue comme une épouse sortant de la chambre nuptiale, toute en blanc, avec les cheveux blancs : il reconnaît l’Église. Elle lui explique qu’il a échappé à la bête parce qu’il a remis son souci à Dieu, ouvert son cœur au Seigneur et cru que le salut vient du grand et glorieux Nom. Le Seigneur a envoyé l’ange chargé des bêtes, nommé Thégry, pour fermer la bouche du monstre. La bête représente la grande détresse à venir. Si les élus se préparent, se repentent de tout leur cœur, purifient leur cœur et servent désormais le Seigneur sans reproche, ils pourront la traverser. Ceux qui doutent doivent croire que le Seigneur peut tout ; la femme avertit sévèrement ceux qui entendent ces paroles et refusent de les écouter.
§3 Hermas demande la signification des quatre couleurs. Le noir représente ce monde où vivent les humains. Le rouge de feu et de sang signifie que ce monde doit passer par le feu et le sang. L’or représente ceux qui échappent à ce monde : comme l’or est éprouvé et purifié dans le feu, les croyants traversent l’épreuve afin de perdre leurs scories, leurs douleurs et leurs angoisses, et de devenir utiles à la construction de la tour. Le blanc représente le monde à venir, où habiteront les élus de Dieu, devenus purs et sans tache pour la vie éternelle. La femme ordonne enfin à Hermas de continuer à parler aux fidèles : la grande détresse est ainsi représentée, mais la fidélité et la repentance peuvent en changer l’issue pour eux.
Lecture
§1 Vingt jours après la vision précédente, Hermas voit une nouvelle scène, donnée comme figure de la détresse qui approche. Il marche seul vers un champ et demande au Seigneur d’accomplir les révélations reçues par l’intermédiaire de son Église, de le fortifier et d’ouvrir à la repentance ceux qui ont été ébranlés. Une voix lui répond : « Ne sois pas partagé, Hermas. » Un peu plus loin, une poussière immense monte vers le ciel. Il croit d’abord à un troupeau, puis comprend qu’il y a là quelque chose de divin. Le soleil perce un instant et révèle une bête énorme, longue d’environ cent pieds, avec une tête large comme une grande tuile ; de sa bouche jaillissent des sauterelles de feu. Hermas pleure et supplie le Seigneur, puis se rappelle l’avertissement contre le doute. Revêtu de la foi du Seigneur, il se livre avec courage au passage. La bête arrive avec un grondement capable de ravager une ville, mais à son approche elle s’allonge à terre, tire seulement la langue et ne bouge plus jusqu’à ce qu’il l’ait dépassée. Sa tête présente quatre couleurs : noir ; rouge de feu et de sang ; or ; blanc.
§2 Trente pas plus loin, une jeune femme vient à sa rencontre, parée comme une épouse sortant de la chambre nuptiale, vêtue de blanc jusqu’aux pieds, avec une coiffe et des cheveux blancs. Hermas reconnaît l’Église. Elle lui dit qu’il a bien échappé au monstre parce qu’il a jeté son souci sur Dieu et ouvert son cœur au Seigneur, persuadé qu’aucun salut n’est possible sinon par son grand et glorieux Nom. Le Seigneur a donc envoyé son ange Thégry, chargé des bêtes, qui a fermé la bouche du monstre. Cette bête est le symbole de la grande détresse qui doit venir. Ceux qui se préparent, reviennent de tout leur cœur au Seigneur, rendent leur cœur pur et servent désormais sans reproche pourront lui échapper. « Jetez vos soucis sur le Seigneur », dit-elle encore, et croyez qu’il peut détourner sa colère. Malheur à ceux qui entendent ces paroles sans leur obéir.
§3 Interrogée sur les couleurs, l’Église explique : le noir est le monde présent ; le rouge de feu et de sang figure sa destruction dans l’épreuve ; l’or représente ceux qui ont échappé à ce monde et qui sont éprouvés comme l’or dans le feu. En supportant cette épreuve, ils rejettent leur scorie, c’est-à-dire leurs afflictions et leurs étroitesses, et deviennent utiles pour la construction de la tour. Le blanc représente le monde à venir, demeure des élus de Dieu, purs et sans tache pour la vie éternelle. Hermas ne doit donc pas cesser de parler aux saints : cette vision leur a donné une figure de la grande détresse à venir, et ils doivent se préparer en gardant en mémoire ce qui leur a déjà été enseigné.
Proclamation
§1 Vingt jours après la vision, Hermas marche seul et prie : « Seigneur, achève ce que tu as commencé ! Fortifie-moi ! Donne la repentance à tes serviteurs ! » Une voix répond : « Ne doute pas, Hermas ! » Alors monte une poussière jusqu’au ciel. Une bête immense apparaît, de sa bouche jaillissent des sauterelles de feu. Hermas pleure, prie, puis se souvient : « Ne doute pas. » Il revêt la foi et avance. La bête gronde comme si elle pouvait ravager une ville — puis, devant lui, elle s’abaisse à terre et reste immobile. Hermas passe. Sur sa tête : noir, rouge de feu et de sang, or, blanc.
§2 Plus loin vient une jeune femme toute vêtue de blanc : l’Église. « Tu as échappé parce que tu as remis ton souci à Dieu et cru dans son grand Nom. Le Seigneur a envoyé son ange Thégry et fermé la bouche de la bête. Cette bête est la figure de la grande détresse qui vient. Préparez-vous ! Revenez au Seigneur de tout votre cœur ! Purifiez vos cœurs ! Servez-le sans reproche ! Jetez vos soucis sur lui : il peut vous sauver. »
§3 Le noir : ce monde. Le rouge : feu et sang de l’épreuve. L’or : ceux que l’épreuve purifie comme le feu purifie le métal. Le blanc : le monde à venir, demeure des élus. « Parle sans cesse aux saints. Vous avez vu la figure de la grande détresse : souvenez-vous, repentez-vous, et tenez ferme. »
Déployée
§1 Vingt jours après la vision précédente, Hermas reçoit une nouvelle vision qui représente la détresse à venir. En marchant seul vers un champ, il prie le Seigneur d’achever les révélations données par son Église sainte, de le fortifier et d’accorder la repentance à ses serviteurs ébranlés. Une voix lui dit : « Ne doute pas, Hermas. » Peu après, un nuage de poussière s’élève. Hermas pense d’abord à un troupeau, puis comprend qu’il s’agit de quelque chose de surnaturel. Il voit une bête immense, longue d’environ cent pieds, la tête large comme une jarre ; de sa bouche sortent des sauterelles de feu. Il pleure et prie, puis se souvient de la parole : « Ne doute pas. » Revêtu de foi, il avance vers la bête. Elle arrive avec un fracas capable de détruire une ville, mais, lorsqu’il s’approche, elle s’étend au sol, ne sort que la langue et reste immobile jusqu’à ce qu’il soit passé. Sa tête porte quatre couleurs : noir, rouge comme le feu et le sang, or, puis blanc.
§2 Après avoir dépassé la bête, Hermas rencontre une jeune femme vêtue comme une épouse sortant de la chambre nuptiale, toute en blanc, avec les cheveux blancs : il reconnaît l’Église. Elle lui explique qu’il a échappé à la bête parce qu’il a remis son souci à Dieu, ouvert son cœur au Seigneur et cru que le salut vient du grand et glorieux Nom. Le Seigneur a envoyé l’ange chargé des bêtes, nommé Thégry, pour fermer la bouche du monstre. La bête figure la « grande détresse » à venir. Si les élus se préparent, se repentent de tout leur cœur, purifient leur cœur et servent désormais le Seigneur sans reproche, ils pourront la traverser. Ceux qui doutent doivent croire que le Seigneur peut tout ; la femme avertit sévèrement ceux qui entendent ces paroles et refusent de les écouter.
§3 Hermas demande la signification des quatre couleurs. Le noir représente ce monde où vivent les humains. Le rouge de feu et de sang signifie que ce monde doit passer par le feu et le sang. L’or représente ceux qui échappent à ce monde : comme l’or est éprouvé et purifié dans le feu, les croyants traversent l’épreuve afin de perdre leurs scories, leurs douleurs et leurs angoisses, et de devenir utiles à la construction de la tour. Le blanc représente le monde à venir, où habiteront les élus de Dieu, devenus purs et sans tache pour la vie éternelle. La femme ordonne enfin à Hermas de continuer à parler aux fidèles : la grande détresse est ainsi représentée, mais la fidélité et la repentance peuvent en changer l’issue pour eux.
Littérale
§1 Celle que je vis, frères, vingt jours après la vision précédente, fut en type de la détresse venant. J’allais vers le champ par la route Campanienne, environ dix stades depuis la voie publique. Marchant seul, je demandais au Seigneur d’achever les révélations et visions montrées par sa sainte Église, afin de me fortifier et de donner repentance à ses serviteurs scandalisés. Comme je le glorifiais, un son de voix me répondit : « Ne sois pas double, Hermas. » J’avançai un peu et vis une poussière comme jusqu’au ciel. Pensant d’abord à des bêtes qui venaient, je compris, la poussière grandissant, que c’était chose divine. Le soleil brilla un peu, et voici : je vis une bête très grande, comme un monstre marin ; de sa bouche sortaient des sauterelles de feu. La bête avait environ cent pieds de long et sa tête comme une tuile. Je commençai à pleurer et à demander au Seigneur de me délivrer, puis je me souvins du mot : « Ne sois pas double, Hermas. » Ayant revêtu la foi du Seigneur, je me donnai avec courage vers la bête. Elle venait avec un bruit capable de ravager une ville. Lorsque je m’approchai, ce monstre s’étendit par terre, ne projetant que sa langue ; il ne bougea absolument pas jusqu’à ce que je l’eusse dépassé. Sur sa tête étaient quatre couleurs : noire ; ensuite couleur de feu et de sang ; ensuite dorée ; ensuite blanche.
§2 Après avoir passé la bête et avancé environ trente pieds, voici qu’une vierge me rencontra, ornée comme sortant d’une chambre nuptiale, toute en blanc, avec chaussures blanches, voilée jusqu’au front et avec cheveux blancs. Je reconnus d’après les visions précédentes que c’était l’Église. Elle me salua. « Rien ne t’a rencontré ? » — « Une bête si grande qu’elle pouvait détruire des peuples ; mais par la puissance du Seigneur et sa grande compassion, je lui ai échappé. » Elle répondit : « Tu as bien échappé, parce que tu as jeté ton souci sur Dieu et ouvert ton cœur au Seigneur, croyant que tu ne peux être sauvé par rien sinon par le grand et glorieux Nom. C’est pourquoi le Seigneur a envoyé son ange qui est sur les bêtes, dont le nom est Thégry, et il a fermé sa bouche pour qu’elle ne te ravage pas. Tu as échappé à une grande détresse à cause de ta foi et parce que, voyant une si grande bête, tu n’as pas été double. Va donc expliquer aux élus du Seigneur ses grandes œuvres et dis-leur que cette bête est un type de la grande détresse future. Si vous vous préparez, vous repentez de tout votre cœur, rendez votre cœur pur et sans tache et servez le Seigneur sans reproche le reste de vos jours, vous pourrez y échapper. Jetez vos soucis sur le Seigneur et lui les redressera. Croyez au Seigneur, vous les doubles, qu’il peut tout. »
§3 Je l’interrogeai sur les quatre couleurs. « Le noir, dit-elle, c’est ce monde où vous habitez. Le feu et le sang signifient qu’il faut que ce monde périsse par sang et feu. La partie dorée, c’est vous qui avez échappé à ce monde : comme l’or est éprouvé par le feu et devient utile, ainsi vous êtes éprouvés. Ceux qui demeurent et sont brûlés par l’épreuve seront purifiés ; comme l’or rejette sa scorie, vous rejetterez tristesse et étroitesse et deviendrez utiles à la construction de la tour. Le blanc est l’âge qui vient, où habiteront les élus de Dieu, car ceux que Dieu a choisis pour la vie éternelle seront sans tache et purs. Ne cesse donc pas de parler aux oreilles des saints. Vous avez aussi le type de la grande détresse qui vient. Si vous voulez, elle ne sera rien pour vous. Souvenez-vous de ce qui a été écrit auparavant. » Après ces paroles elle disparut dans une nuée, et Hermas se retourna avec peur, pensant que la bête revenait.
Philologique
§1 Celle que je vis, frères, vingt jours après la vision précédente, fut en type de la détresse venant. J’allais vers le champ par la route Campanienne, environ dix stades depuis la voie publique. Marchant seul, je demandais au Seigneur d’achever les révélations et visions montrées par sa sainte Église, afin de me fortifier et de donner repentance à ses serviteurs scandalisés. Comme je le glorifiais, un son de voix me répondit : « Ne sois pas double, Hermas. » J’avançai un peu et vis une poussière comme jusqu’au ciel. Pensant d’abord à des bêtes qui venaient, je compris, la poussière grandissant, que c’était chose divine. Le soleil brilla un peu, et voici : je vis une bête très grande, comme un monstre marin ; de sa bouche sortaient des sauterelles de feu. La bête avait environ cent pieds de long et sa tête comme une tuile. Je commençai à pleurer et à demander au Seigneur de me délivrer, puis je me souvins du mot : « Ne sois pas double, Hermas. » Ayant revêtu la foi du Seigneur, je me donnai avec courage vers la bête. Elle venait avec un bruit capable de ravager une ville. Lorsque je m’approchai, ce monstre s’étendit par terre, ne projetant que sa langue ; il ne bougea absolument pas jusqu’à ce que je l’eusse dépassé. Sur sa tête étaient quatre couleurs : noire ; ensuite couleur de feu et de sang ; ensuite dorée ; ensuite blanche.
§2 Après avoir passé la bête et avancé environ trente pieds, voici qu’une vierge me rencontra, ornée comme sortant d’une chambre nuptiale, toute en blanc, avec chaussures blanches, voilée jusqu’au front et avec cheveux blancs. Je reconnus d’après les visions précédentes que c’était l’Église. Elle me salua. « Rien ne t’a rencontré ? » — « Une bête si grande qu’elle pouvait détruire des peuples ; mais par la puissance du Seigneur et sa grande compassion, je lui ai échappé. » Elle répondit : « Tu as bien échappé, parce que tu as jeté ton souci sur Dieu et ouvert ton cœur au Seigneur, croyant que tu ne peux être sauvé par rien sinon par le grand et glorieux Nom. C’est pourquoi le Seigneur a envoyé son ange qui est sur les bêtes, dont le nom est Thégry, et il a fermé sa bouche pour qu’elle ne te ravage pas. Tu as échappé à une grande détresse (τύπος de la détresse à venir) à cause de ta foi et parce que, voyant une si grande bête, tu n’as pas été double. Va donc expliquer aux élus du Seigneur ses grandes œuvres et dis-leur que cette bête est un type de la grande détresse future. Si vous vous préparez, vous repentez de tout votre cœur, rendez votre cœur pur et sans tache et servez le Seigneur sans reproche le reste de vos jours, vous pourrez y échapper. Jetez vos soucis sur le Seigneur et lui les redressera. Croyez au Seigneur, vous les doubles, qu’il peut tout. »
§3 Je l’interrogeai sur les quatre couleurs. « Le noir, dit-elle, c’est ce monde où vous habitez. Le feu et le sang signifient qu’il faut que ce monde périsse par sang et feu. La partie dorée, c’est vous qui avez échappé à ce monde : comme l’or est éprouvé par le feu et devient utile, ainsi vous êtes éprouvés. Ceux qui demeurent et sont brûlés par l’épreuve seront purifiés ; comme l’or rejette sa scorie, vous rejetterez tristesse et étroitesse et deviendrez utiles à la construction de la tour. Le blanc est l’âge qui vient, où habiteront les élus de Dieu, car ceux que Dieu a choisis pour la vie éternelle seront sans tache et purs. Ne cesse donc pas de parler aux oreilles des saints. Vous avez aussi le type de la grande détresse qui vient. Si vous voulez, elle ne sera rien pour vous. Souvenez-vous de ce qui a été écrit auparavant. » Après ces paroles elle disparut dans une nuée, et Hermas se retourna avec peur, pensant que la bête revenait.
Paraphrase
§1 Cette vision met Hermas devant la peur brute. Il prie pour recevoir de la force et pour que les autres puissent encore changer. Une phrase lui est donnée avant tout le reste : « Ne laisse pas ton cœur se diviser. » Puis surgit un monstre si énorme qu’il semble capable de détruire une ville. Hermas pleure, mais il choisit de se souvenir de la parole reçue et d’avancer dans la foi. Le monstre se couche alors devant lui et il passe sans être détruit.
§2 L’Église vient ensuite à sa rencontre sous les traits d’une jeune épouse. Elle lui explique que sa victoire n’est pas due à sa force : il a confié son inquiétude à Dieu et cru que son salut dépend du Nom du Seigneur. La bête représente une grande épreuve qui menace la communauté. Le véritable conseil n’est pas de spéculer sur les dates ou les catastrophes, mais de se préparer : revenir à Dieu, purifier son cœur, vivre fidèlement et lui remettre ses inquiétudes.
§3 Les quatre couleurs disent ce parcours : noir pour le monde présent, rouge pour la crise, or pour ceux que l’épreuve purifie, blanc pour le monde à venir. L’image finale est celle de l’or : le feu fait tomber la scorie et rend le métal utilisable. L’enjeu devient donc moins : « Quand la catastrophe arrivera-t-elle ? » que : « Quel genre de personne deviendras-tu en la traversant ? »
Texte source
§1.1 Ἣν εἶδον, ἀδελφοί, μετὰ ἡμέρας εἴκοσι τῆς προτέρας ὁράσεως τῆς γενομένης, εἰς τύπον τῆς θλίψεως τῆς ἐπερχομένης. §1.2 ὑπῆγον εἰς ἀγρὸν τῇ ὁδῷ τῇ καμπανῇ. ἀπὸ τῆς ὁδοῦ τῆς δημοσίας ἐστὶν ὡσεὶ στάδια δέκα· ῥᾳδίως δὲ ὁδεύεται ὁ τόπος. §1.3 μόνος οὖν περιπατῶν ἀξιῶ τὸν κύριον, ἵνα τὰς ἀποκαλύψεις καὶ τὰ ὁράματα, ἅ μοι ἔδειξεν διὰ τῆς ἁγίας Ἐκκλησίας αὐτοῦ, τελειώσῃ, ἵνα με ἰσχυροποιήσῃ καὶ δῷ τὴν μετάνοιαν τοῖς δούλοις αὐτοῦ τοῖς ἐσκανδαλισμένοις, ἵνα δοξασθῇ τὸ ὄνομα αὐτοῦ τὸ μέγα καὶ ἔνδοξον, ὅτι με ἄξιον ἡγήσατο τοῦ δεῖξαί μοι τὰ θαυμάσια αὐτοῦ. §1.4 καὶ δοξάζοντός μου καὶ εὐχαριστοῦντος αὐτῷ, ὡς ἦχος φωνῆς μοι ἀπεκρίθη· Μὴ διψυχήσεις, Ἑρμᾶ. ἐν ἐμαυτῷ ἠρξάμην διαλογίζεσθαι καὶ λέγειν· Ἐγὼ τί ἔχω διψυχῆσαι, οὕτω τεθεμελιωμένος ὑπὸ τοῦ κυρίου καὶ ἰδὼν ἔνδοξα πράγματα; §1.5 καὶ προσέβην μικρόν, ἀδελφοί, καὶ ἰδού, βλέπω κονιορτὸν ὡς εἰς τὸν οὐρανὸν καὶ ἠρξάμην λέγειν ἐν ἐμαυτῷ· Μήποτε κτήνη ἔρχονται καὶ κονιορτὸν ἐγείρουσιν; οὕτω δὲ ἦν ἀπ’ ἐμοῦ ὡς ἀπὸ σταδίου. §1.6 γινομένου μείζονος καὶ μείζονος κονιορτοῦ ὑπενόησα εἶναί τι θεῖον· μικρὸν ἐξέλαμψεν ὁ ἥλιος καὶ ἰδού, βλέπω θηρίον μέγιστον ὡσεὶ κῆτός τι, καὶ ἐκ τοῦ στόματος αὐτοῦ ἀκρίδες πύριναι ἐξεπορεύοντο· ἦν δὲ τὸ θηρίον τῷ μήκει ὡσεὶ ποδῶν ρʹ, τὴν δὲ κεφαλὴν εἶχεν ὡσεὶ κεράμου. §1.7 καὶ ἠρξάμην κλαίειν καὶ ἐρωτᾶν τὸν κύριον, ἵνα με λυτρώσηται ἐξ αὐτοῦ· καὶ ἐπανεμνήσθην τοῦ ῥήματος οὗ ἀκηκόειν· Μὴ διψυχήσεις, Ἑρμᾶ. §1.8 ἐνδυσάμενος οὖν, ἀδελφοί, τὴν πίστιν τοῦ κυρίου καὶ μνησθεὶς ὧν ἐδίδαξέν με μεγαλείων, θαρσήσας εἰς τὸ θηρίον ἐμαυτὸν ἔδωκα. οὕτω δὲ ἤρχετο τὸ θηρίον ῥοίζῳ, ὥστε δύνασθαι αὐτὸ πόλιν λυμᾶναι. §1.9 ἔρχομαι ἐγγὺς αὐτοῦ, καὶ τὸ τηλικοῦτο κῆτος ἐκτείνει ἑαυτὸ χαμαὶ καὶ οὐδὲν εἰ μὴ τὴν γλῶσσαν προέβαλλεν καὶ ὅλως οὐκ ἐκινήθη, μέχρις ὅτε παρῆλθον αὐτό· §1.10 εἶχεν δὲ τὸ θηρίον ἐπὶ τῆς κεφαλῆς χρώματα τέσσαρα· μέλαν, εἶτα πυροειδὲς καὶ αἱματῶδες, εἶτα χρυσοῦν, εἶτα λευκόν. §2.1 Μετὰ δὲ τὸ παρελθεῖν με τὸ θηρίον καὶ προελθεῖν ὡσεὶ πόδας λʹ, ἰδού, ὑπαντᾷ μοι παρθένος κεκοσμημένη ὡς ἐκ νυμφῶνος ἐκπορευομένη, ὅλη ἐν λευκοῖς καὶ ὑποδήμασιν λευκοῖς, κατακεκαλυμμένη ἕως τοῦ μετώπου, ἐν μίτρᾳ δὲ ἦν ἡ κατακάλυψις αὐτῆς· εἶχεν δὲ τὰς τρίχας αὐτῆς λευκάς. §2.2 ἔγνων ἐγὼ ἐκ τῶν προτέρων ὁραμάτων, ὅτι ἡ Ἐκκλησία ἐστίν, καὶ ἱλαρώτερος ἐγενόμην. ἀσπάζεταί με λέγουσα· Χαῖρε σύ, ἄνθρωπε. καὶ ἐγὼ αὐτὴν ἀντησπασάμην· Κυρία, χαῖρε. §2.3 ἀποκριθεῖσά μοι λέγει· Οὐδέν σοι ἀπήντησεν; λέγω αὐτῇ· Κυρία, τηλικοῦτο θηρίον, δυνάμενον λαοὺς διαφθεῖραι· ἀλλὰ τῇ δυνάμει τοῦ κυρίου καὶ τῇ πολυσπλαγχνίᾳ αὐτοῦ ἐξέφυγον αὐτό. §2.4 Καλῶς ἐξέφυγες, φησίν, ὅτι τὴν μέριμνάν σου ἐπὶ τὸν θεὸν ἐπέριψας καὶ τὴν καρδίαν σου ἤνοιξας πρὸς τὸν κύριον, πιστεύσας, ὅτι δι’ οὐδενὸς δύνῃ σωθῆναι εἰ μὴ διὰ τοῦ μεγάλου καὶ ἐνδόξου ὀνόματος. διὰ τοῦτο ὁ κύριος ἀπέστειλεν τὸν ἄγγελον αὐτοῦ τὸν ἐπὶ τῶν θηρίων ὄντα, οὗ τὸ ὄνομά ἐστιν Θεγρί, καὶ ἐνέφραξεν τὸ στόμα αὐτοῦ, ἵνα μή σε λυμάνῃ. μεγάλην θλῖψιν ἐκπέφευγας διὰ τὴν πίστιν σου καὶ ὅτι τηλικοῦτο θηρίον ἰδὼν οὐκ ἐδιψύχησας· §2.5 ὕπαγε οὖν καὶ ἐξήγησαι τοῖς ἐκλεκτοῖς τοῦ κυρίου τὰ μεγαλεῖα αὐτοῦ καὶ εἰπὲ αὐτοῖς, ὅτι τὸ θηρίον τοῦτο τύπος ἐστὶν θλίψεως τῆς μελλούσης τῆς μεγάλης· ἐὰν οὖν προετοιμάσησθε καὶ μετανοήσητε ἐξ ὅλης καρδίας ὑμῶν πρὸς τὸν κύριον, δυνήσεσθε ἐκφυγεῖν αὐτήν, ἐὰν ἡ καρδία ὑμῶν γένηται καθαρὰ καὶ ἄμωμος καὶ τὰς λοιπὰς τῆς ζωῆς ἡμέρας ὑμῶν δουλεύσητε τῷ κυρίῳ ἀμέμπτως. ἐπιρίψατε τὰς μερίμνας ὑμῶν ἐπὶ τὸν κύριον, καὶ αὐτὸς κατορθώσει αὐτάς. §2.6 πιστεύσατε τῷ κυρίῳ, οἱ δίψυχοι, ὅτι πάντα δύναται καὶ ἀποστρέφει τὴν ὀργὴν αὐτοῦ ἀφ’ ὑμῶν καὶ ἐξαποστέλλει μάστιγας ὑμῖν τοῖς διψύχοις. οὐαὶ τοῖς ἀκούσασιν τὰ ῥήματα ταῦτα καὶ παρακούσασιν· αἱρετώτερον ἦν αὐτοῖς τὸ μὴ γεννηθῆναι. §3.1 Ἠρώτησα αὐτὴν περὶ τῶν τεσσάρων χρωμάτων ὧν εἶχεν τὸ θηρίον εἰς τὴν κεφαλήν. ἡ δὲ ἀποκριθεῖσά μοι λέγει· Πάλιν περίεργος εἶ περὶ τοιούτων πραγμάτων. Ναί, φημί, κυρία· γνώρισόν μοι, τί ἐστιν ταῦτα. §3.2 Ἄκουε, φησίν· τὸ μὲν μέλαν οὗτος ὁ κόσμος ἐστίν, ἐν ᾧ κατοικεῖτε· §3.3 τὸ δὲ πυροειδὲς καὶ αἱματῶδες, ὅτι δεῖ τὸν κόσμον τοῦτον δι’ αἵματος καὶ πυρὸς ἀπόλλυσθαι· §3.4 τὸ δὲ χρυσοῦν μέρος ὑμεῖς ἐστε οἱ ἐκφυγόντες τὸν κόσμον τοῦτον. ὥσπερ γὰρ τὸ χρυσίον δοκιμάζεται διὰ τοῦ πυρὸς καὶ εὔχρηστον γίνεται, οὕτως καὶ ὑμεῖς δοκιμάζεσθε οἱ κατοικοῦντες ἐν αὐτοῖς. οἱ οὖν μείναντες καὶ πυρωθέντες ὑπ’ αὐτῶν καθαρισθήσεσθε. ὥσπερ τὸ χρυσίον ἀποβάλλει τὴν σκωρίαν αὐτοῦ, οὕτω καὶ ὑμεῖς ἀποβαλεῖτε πᾶσαν λύπην καὶ στενοχωρίαν, καὶ καθαρισθήσεσθε καὶ χρήσιμοι ἔσεσθε εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου. §3.5 τὸ δὲ λευκὸν μέρος ὁ αἰὼν ὁ ἐπερχόμενός ἐστιν, ἐν ᾧ κατοικήσουσιν οἱ ἐκλεκτοὶ τοῦ θεοῦ· ὅτι ἄσπιλοι καὶ καθαροὶ ἔσονται οἱ ἐκλελεγμένοι ὑπὸ τοῦ θεοῦ εἰς ζωὴν αἰώνιον. §3.6 σὺ οὖν μὴ διαλίπῃς λαλῶν εἰς τὰ ὦτα τῶν ἁγίων. ἔχετε καὶ τὸν τύπον τῆς θλίψεως τῆς ἐρχομένης μεγάλης. ἐὰν δὲ ὑμεῖς θελήσητε, οὐδὲν ἔσται. μνημονεύετε τὰ προγεγραμμένα. §3.7 ταῦτα εἴπασα ἀπῆλθεν, καὶ οὐκ εἶδον, ποίῳ τόπῳ ἀπῆλθεν· νέφος γὰρ ἐγένετο· κἀγὼ ἐπεστράφην εἰς τὰ ὀπίσω φοβηθείς, δοκῶν ὅτι τὸ θηρίον ἔρχεται.
Notes textuelles
- Hermas IV.1 — le monstre, sa taille, les sauterelles de feu et son grondement appartiennent à l’imagerie visionnaire/apocalyptique ; ils ne sont pas décrits comme animal zoologique réel.
- Hermas IV.1.4 — μή διψυχήσεις est littéralement « ne sois pas double [d’âme] » ; selon contexte, « ne doute pas / ne te divise pas intérieurement ».
- Hermas IV.2.4 — l’ange Thégry est présenté comme « chargé des bêtes » ; son nom propre est conservé sans harmonisation avec d’autres traditions angéliques.
- Hermas IV.2.5 — la bête est explicitement un τύπος de la « grande détresse future » ; Bible Savoy ne transforme pas ce symbole en calendrier prophétique.
- Hermas IV.3.3 — le feu et le sang relèvent du langage apocalyptique de destruction du monde dans le texte antique, non d’une prédiction scientifique.
- Hermas IV.3.4 — l’or éprouvé par le feu représente les croyants purifiés pour devenir utiles à la construction de la tour.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-visions/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.