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Vision III — La tour en construction et l’Église figurée par ses pierres
Cette vision développe « La tour en construction et l’Église figurée par ses pierres ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.
Clarté
§1 Après avoir beaucoup jeûné et prié pour comprendre la révélation promise, Hermas voit de nouveau la vieille femme. Elle lui donne rendez-vous dans un champ. Arrivé seul, il trouve un banc d’ivoire préparé, prend peur, puis reprend courage en se souvenant de Dieu et confesse ses péchés. La femme arrive avec six jeunes hommes. Elle lui dit de ne pas demander seulement pardon pour ses fautes, mais aussi une part de justice pour sa maison. Elle lui ordonne de s’asseoir à gauche : la place de droite appartient à ceux qui ont souffert pour le Nom. Hermas pourra cependant les rejoindre s’il demeure dans la simplicité et supporte les mêmes épreuves.
§2 La femme explique que ceux de droite ont subi coups, prisons, grandes détresses, croix et bêtes sauvages à cause du Nom. Ils reçoivent la même promesse que les autres, mais une gloire particulière. Puis elle montre à Hermas une grande tour carrée construite sur les eaux avec des pierres lumineuses. Six jeunes hommes la bâtissent ; des foules apportent des pierres tirées de la profondeur ou de la terre. Les pierres de la profondeur s’emboîtent parfaitement, au point que la tour paraît faite d’une seule pierre. Parmi celles venues de la terre, certaines sont acceptées, d’autres taillées, rejetées ou laissées autour de la tour : quelques-unes sont rugueuses, fendues, mutilées, rondes ou incompatibles avec la construction. D’autres roulent hors du chemin, tombent dans le feu ou restent près de l’eau sans parvenir à y entrer.
§3 Hermas demande le sens de la vision. La femme lui dit que beaucoup entendront son explication : certains se réjouiront, d’autres pleureront, mais ceux qui écoutent et se repentent pourront eux aussi se réjouir. La tour, dit-elle, est l’Église. Elle a été fondée sur les eaux parce que notre vie a été sauvée et sera sauvée par l’eau ; elle repose sur la parole du Dieu tout-puissant et est soutenue par sa puissance invisible.
§4 Les six jeunes bâtisseurs sont les premiers anges saints de Dieu, chargés de faire croître, bâtir et administrer la création. Les autres porteurs de pierres sont eux aussi des anges saints, mais les six les dépassent. Lorsque la construction sera achevée, tous se réjouiront et glorifieront Dieu.
§5 Les pierres carrées, blanches et parfaitement jointes représentent les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont servi les élus avec pureté et concorde, certains déjà morts, d’autres encore vivants. Les pierres tirées de la profondeur et intégrées à la tour sont ceux qui ont souffert pour le Nom du Seigneur. Les pierres de la terre acceptées sans taille sont ceux dont le Seigneur a éprouvé la droiture et qui ont gardé ses commandements. Celles qu’on apporte encore sont les nouveaux croyants, fidèles mais qui doivent être avertis de renoncer au mal. Les pierres rejetées sans être lancées loin sont ceux qui ont péché et veulent se repentir : tant que la tour se construit, leur repentance peut encore les rendre utiles.
§6 Les pierres brisées et jetées très loin sont les hommes de l’iniquité qui ont cru hypocritement tout en gardant leur méchanceté. Les pierres rugueuses sont ceux qui ont connu la vérité mais n’y sont pas demeurés. Les pierres fendues sont ceux qui gardent dans leur cœur des rancunes tout en affichant extérieurement la paix. Les pierres mutilées sont des croyants largement attachés à la justice, mais qui conservent une part d’iniquité. Les pierres blanches et rondes sont ceux qui ont la foi tout en possédant les richesses de ce monde : quand vient la détresse, leurs affaires et leurs biens les conduisent à renier le Seigneur. Comme une pierre ronde doit être retaillée pour devenir carrée, leur richesse doit perdre son pouvoir sur eux pour qu’ils deviennent utiles à Dieu. Hermas lui-même doit reconnaître qu’autrefois riche il était inutile, tandis qu’il est devenu utile après avoir été dépouillé.
§7 Les pierres jetées loin de la tour puis roulant hors du chemin représentent des croyants qui, par leur double pensée, abandonnent la vraie voie en imaginant en trouver une meilleure ; ils s’égarent sur des chemins impraticables. Celles qui tombent dans le feu sont ceux qui ont totalement abandonné le Dieu vivant et dont le cœur ne se tourne plus vers la repentance. Celles qui restent près de l’eau sans pouvoir y entrer ont entendu la parole et voulu recevoir le baptême, mais reculent quand ils découvrent les exigences de la vérité et retournent à leurs mauvais désirs. Hermas demande encore si les pierres rejetées peuvent se repentir. Oui, répond-elle, mais elles ne retrouveront pas nécessairement la même place dans cette tour : après l’épreuve et l’accomplissement des conséquences de leurs fautes, elles pourront être placées ailleurs si leur cœur change réellement.
§8 Hermas voit ensuite sept femmes autour de la tour. La première est la Foi ; par elle les élus sont sauvés. La seconde, ceinte et courageuse, est la Maîtrise de soi, fille de la Foi. Viennent ensuite Simplicité, Innocence, Dignité, Connaissance et Amour. Ces vertus se soutiennent et engendrent l’une l’autre : de la Foi naît la Maîtrise, puis la Simplicité, l’Innocence, la Dignité, la Connaissance et enfin l’Amour. Leurs œuvres sont pures, dignes et divines. Celui qui les sert aura sa demeure dans la tour avec les saints. À la question de la fin des temps, la femme répond que la tour est encore en construction : lorsqu’elle sera achevée, viendra la fin, mais la construction sera rapide. Ces révélations doivent être annoncées à tous pour renouveler les esprits.
§9 La femme adresse alors un avertissement à ses enfants. Elle les a élevés dans simplicité, innocence et dignité afin qu’ils soient justifiés et sanctifiés, mais ils ne veulent pas quitter leur mal. Elle leur ordonne de vivre en paix, de se visiter, de se soutenir mutuellement et de partager les biens de Dieu avec ceux qui manquent du nécessaire. Certains se rendent malades par l’excès de nourriture tandis que d’autres se détruisent faute du minimum : cette inégalité condamne ceux qui possèdent sans partager. Les responsables et premiers sièges de l’Église sont avertis de ne pas ressembler à des empoisonneurs : les empoisonneurs portent leurs drogues dans des boîtes, mais eux portent leur poison dans le cœur lorsqu’ils entretiennent divisions et rancunes. Ils doivent purifier leur cœur, s’accorder les uns avec les autres et instruire les élus seulement après s’être eux-mêmes laissés instruire.
§10 Lorsque la femme repart vers la tour, Hermas cherche encore à comprendre pourquoi elle lui est apparue successivement sous trois formes : très âgée et assise, plus jeune mais encore vieillie dans son corps, puis entièrement jeune et belle. Il jeûne pour obtenir la réponse. Un jeune homme l’avertit de ne pas réclamer sans cesse des révélations plus fortes qu’il ne pourrait supporter, mais accepte de lui expliquer les trois formes.
§11 Dans la première vision, la femme était très âgée et assise parce que l’esprit de la communauté lui-même était devenu vieux, flétri et sans force à cause de la mollesse et de la double pensée. Comme des vieillards qui n’attendent plus que le sommeil, les croyants, accablés par leurs affaires et leurs soucis, s’étaient abandonnés au découragement au lieu de remettre leurs inquiétudes au Seigneur. Elle était assise parce que la faiblesse a besoin d’un siège pour soutenir le corps.
§12 Dans la deuxième vision, son visage était plus jeune et plus joyeux, mais le corps et les cheveux restaient vieux ; elle se tenait debout. L’image est celle d’un vieillard pauvre et désespéré qui apprend soudain qu’il reçoit un héritage : il se lève, retrouve force et courage. De même, en entendant la révélation de la compassion du Seigneur, les croyants ont renouvelé leur esprit, abandonné leur mollesse et retrouvé de la force dans la foi.
§13 Dans la troisième vision, la femme était entièrement jeune, belle et joyeuse. Comme une bonne nouvelle fait oublier à un homme triste ses douleurs passées et renouvelle son esprit, la vision des biens de Dieu a renouvelé les croyants. Elle était assise sur un banc solide à quatre pieds : cette stabilité figure un monde soutenu par quatre éléments. Ceux qui se repentent de tout leur cœur deviendront donc jeunes et solidement fondés. Hermas reçoit ainsi l’explication complète de la vision.
Lecture
§1 Après de nombreux jeûnes et prières, Hermas demande que lui soit enfin dévoilée la vision promise par la vieille femme. Elle lui apparaît de nuit et lui fixe rendez-vous dans un champ. À l’heure indiquée, il découvre un banc d’ivoire, un coussin de lin et un linge étendu ; seul, il est saisi de frayeur, puis reprend courage en se souvenant de la gloire de Dieu et recommence à confesser ses péchés. La femme arrive avec les six jeunes hommes déjà vus. Elle l’interrompt : « Ne demande pas toujours seulement pour tes péchés ; demande aussi pour la justice, afin d’en apporter quelque chose à ta maison. » Elle le fait asseoir à gauche. La place de droite, explique-t-elle, appartient à ceux qui ont déjà souffert à cause du Nom ; Hermas pourra s’y asseoir s’il demeure dans la simplicité et supporte les mêmes épreuves.
§2 Ceux de droite ont subi fouets, prisons, grandes détresses, croix et bêtes sauvages pour le Nom. Les dons et promesses sont les mêmes pour tous, mais eux possèdent une gloire particulière. La femme montre ensuite à Hermas une tour immense qui s’élève sur les eaux. Six jeunes hommes la bâtissent ; des multitudes apportent des pierres, certaines tirées de la profondeur, d’autres de la terre. Les pierres venues du fond sont posées telles quelles et s’ajustent parfaitement : leurs jointures disparaissent, et la tour semble faite d’une seule pierre. Parmi celles de la terre, certaines sont intégrées, d’autres rejetées, taillées ou jetées loin. Autour restent des pierres rugueuses, fendues, tronquées, blanches mais rondes. D’autres ont roulé hors du chemin, sont tombées dans le feu, ou s’arrêtent près de l’eau sans parvenir à y entrer.
§3 Hermas insiste pour comprendre. La femme lui promet d’expliquer la parabole de la tour : beaucoup entendront ; les uns se réjouiront, les autres pleureront, mais ceux-là aussi pourront se réjouir s’ils écoutent et se repentent. « La tour que tu vois, c’est moi, l’Église. » Elle est bâtie sur les eaux parce que la vie des croyants a été sauvée et sera sauvée par l’eau ; son fondement est la parole du Nom tout-puissant et glorieux, et elle tient par la puissance invisible du Maître.
§4 Les six bâtisseurs sont les premiers anges saints de Dieu, auxquels le Seigneur a confié la croissance et l’administration de toute sa création. Les autres porteurs de pierres sont aussi des anges saints, sous leur autorité. Tous se réjouiront lorsque la tour sera achevée.
§5 Les pierres carrées, blanches, bien ajustées représentent les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont marché dans la dignité de Dieu, servi purement les élus, vécu dans la paix et l’accord les uns avec les autres. Les pierres extraites de la profondeur sont les martyrs, ceux qui ont souffert pour le Nom. Les pierres de la terre qui entrent sans être retaillées sont ceux que le Seigneur a éprouvés parce qu’ils ont marché avec droiture et gardé ses commandements. Les pierres encore amenées sont de nouveaux croyants : fidèles, mais encore avertis par les anges parce qu’on a trouvé en eux du mal. Les pierres écartées sans être projetées très loin sont des pécheurs qui veulent se repentir ; tant que la tour est en construction, ils peuvent encore devenir solides dans la foi.
§6 Les pierres brisées et lancées très loin sont les fils de l’iniquité, croyants de façade qui n’ont jamais quitté le mal. Les pierres couvertes de rugosités sont ceux qui ont connu la vérité sans y persévérer. Les pierres fendues représentent ceux qui gardent mutuellement des rancunes au fond du cœur tout en affichant la paix. Les pierres mutilées ont la foi et vivent pour une large part dans la justice, mais conservent certaines parts d’iniquité. Les pierres blanches et rondes sont les croyants riches de ce monde : lorsqu’arrive l’épreuve, ils renient leur Seigneur à cause de leurs biens et de leurs affaires. Ils ne peuvent s’ajuster à la tour tant que leur richesse n’est pas « retaillée ». Hermas doit tirer la leçon de sa propre vie : lorsqu’il était riche, il était inutile ; maintenant il peut devenir utile à Dieu.
§7 Les pierres jetées sur la route puis roulant vers des lieux sans chemin sont ceux qui ont cru mais abandonnent la vraie voie à cause de leur double pensée, persuadés qu’ils trouveront une meilleure route. Celles qui brûlent sont ceux qui ont définitivement apostasié du Dieu vivant, prisonniers de leurs mauvais désirs au point de ne plus vouloir se repentir. Celles qui tombent près de l’eau sans y entrer ont entendu la parole et désiré le baptême, mais reculent devant la pureté exigée par la vérité et retournent à leurs anciens désirs. Hermas demande si une repentance reste possible pour les pierres rejetées. La femme répond oui, mais leur place ne sera pas nécessairement la même : après l’épreuve et les conséquences de leurs actes, elles peuvent être déplacées vers un lieu moindre si elles reviennent réellement.
§8 Sept femmes soutiennent la tour. La première, qui tient les autres par les mains, est la Foi : par elle les élus sont sauvés. La seconde, ceinte et courageuse, est la Maîtrise de soi, fille de la Foi. Les cinq autres sont Simplicité, Connaissance, Innocence, Dignité et Amour. Leurs puissances s’enchaînent : de la Foi naît la Maîtrise de soi, de celle-ci la Simplicité, puis l’Innocence, la Dignité, la Connaissance, et enfin l’Amour. Celui qui accomplit leurs œuvres habite la tour avec les saints. Hermas demande si la fin est déjà arrivée. La femme s’écrie qu’il suffit de regarder : la tour est encore en construction. Quand elle sera achevée, viendra la fin, et cela arrivera rapidement. Ces visions ne sont pas destinées à Hermas seul, mais à être annoncées à tous.
§9 La vieille femme adresse ensuite un discours à l’Église. Elle rappelle qu’elle les a élevés dans simplicité, innocence et dignité par la miséricorde du Seigneur, mais qu’ils s’accrochent encore à leur mal. Ils doivent faire la paix, se visiter, s’aider et partager les biens de la création. L’excès des riches abîme leur propre corps, tandis que ceux qui manquent de nourriture voient leur corps dépérir : cette absence de mesure rend coupables ceux qui possèdent sans partager. Ceux qui ont beaucoup doivent rechercher ceux qui ont faim tant que la tour n’est pas achevée. Les chefs et détenteurs des premières places sont particulièrement avertis : ne portez pas votre poison dans le cœur comme des empoisonneurs qui transportent leurs drogues dans des boîtes. Purifiez-vous des divisions et apprenez à vous instruire mutuellement avant de prétendre instruire les élus.
§10 Après son départ, Hermas demeure préoccupé par les trois apparences de la femme. Dans la première vision elle était très âgée et assise ; dans la deuxième son visage paraissait plus jeune, mais son corps et ses cheveux restaient vieux ; dans la troisième elle était tout entière jeune, belle et joyeuse. Il jeûne. Un jeune homme lui apparaît et l’avertit : trop demander de révélations peut même épuiser le corps. Mais il consent à expliquer ce que signifient les trois formes.
§11 La première image, vieille et assise, reflétait l’état des croyants : leur esprit s’était vieilli et flétri sous l’effet de leur relâchement, de leur double pensée et des soucis matériels. Comme des vieillards sans espoir de renouvellement n’attendent plus que le sommeil, ils s’étaient abandonnés à l’abattement et n’avaient pas rejeté leurs soucis sur le Seigneur. Le siège représentait cette faiblesse qui a besoin d’un appui.
§12 La deuxième forme montrait déjà un renouvellement : visage plus jeune, joie plus grande, position debout, bien que le corps restât marqué par l’âge. C’est comme un vieillard pauvre qui n’attend plus que la mort et apprend brusquement qu’il reçoit un héritage : il se lève, retrouve courage, et son esprit se renouvelle. De même, la révélation de la compassion de Dieu a relevé la communauté, fortifié sa foi et lui a permis de voir la construction de la tour.
§13 Dans la troisième vision, la femme apparaissait entièrement jeune et belle, joyeuse, assise sur un banc. C’est l’effet d’une bonne nouvelle sur quelqu’un qui était accablé : la joie reçue lui fait oublier les douleurs anciennes et renouvelle son esprit. Le banc à quatre pieds est interprété comme symbole de stabilité, selon la représentation antique d’un monde soutenu par quatre éléments. Celui qui se repent de tout son cœur devient ainsi renouvelé et fermement fondé. Hermas a désormais reçu l’explication complète.
Proclamation
§1 Après tant de jeûnes, après tant de prières, Hermas revoit la vieille femme. Elle lui donne rendez-vous dans un champ. Arrivé seul, il trouve un banc d’ivoire préparé, prend peur, puis reprend courage en se souvenant de Dieu et confesse ses péchés. La femme arrive avec six jeunes hommes. Elle lui dit de ne pas demander seulement pardon pour ses fautes, mais aussi une part de justice pour sa maison. Elle lui ordonne de s’asseoir à gauche : la place de droite appartient à ceux qui ont souffert pour le Nom. Hermas pourra cependant les rejoindre s’il demeure dans la simplicité et supporte les mêmes épreuves.
§2 La femme explique que ceux de droite ont subi coups, prisons, grandes détresses, croix et bêtes sauvages à cause du Nom. Ils reçoivent la même promesse que les autres, mais une gloire particulière. Puis elle montre à Hermas une grande tour carrée construite sur les eaux avec des pierres lumineuses. Six jeunes hommes la bâtissent ; des foules apportent des pierres tirées de la profondeur ou de la terre. Les pierres de la profondeur s’emboîtent parfaitement, au point que la tour paraît faite d’une seule pierre. Parmi celles venues de la terre, certaines sont acceptées, d’autres taillées, rejetées ou laissées autour de la tour : quelques-unes sont rugueuses, fendues, mutilées, rondes ou incompatibles avec la construction. D’autres roulent hors du chemin, tombent dans le feu ou restent près de l’eau sans parvenir à y entrer.
§3 Hermas demande le sens de la vision. La femme lui dit que beaucoup entendront son explication : certains se réjouiront, d’autres pleureront, mais ceux qui écoutent et se repentent pourront eux aussi se réjouir. La tour, dit-elle, est l’Église. Elle a été fondée sur les eaux parce que notre vie a été sauvée et sera sauvée par l’eau ; elle repose sur la parole du Dieu tout-puissant et est soutenue par sa puissance invisible.
§4 Les six jeunes bâtisseurs sont les premiers anges saints de Dieu, chargés de faire croître, bâtir et administrer la création. Les autres porteurs de pierres sont eux aussi des anges saints, mais les six les dépassent. Lorsque la construction sera achevée, tous se réjouiront et glorifieront Dieu.
§5 Les pierres carrées, blanches et parfaitement jointes représentent les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont servi les élus avec pureté et concorde, certains déjà morts, d’autres encore vivants. Les pierres tirées de la profondeur et intégrées à la tour sont ceux qui ont souffert pour le Nom du Seigneur. Les pierres de la terre acceptées sans taille sont ceux dont le Seigneur a éprouvé la droiture et qui ont gardé ses commandements. Celles qu’on apporte encore sont les nouveaux croyants, fidèles mais qui doivent être avertis de renoncer au mal. Les pierres rejetées sans être lancées loin sont ceux qui ont péché et veulent se repentir : tant que la tour se construit, leur repentance peut encore les rendre utiles.
§6 Les pierres brisées et jetées très loin sont les hommes de l’iniquité qui ont cru hypocritement tout en gardant leur méchanceté. Les pierres rugueuses sont ceux qui ont connu la vérité mais n’y sont pas demeurés. Les pierres fendues sont ceux qui gardent dans leur cœur des rancunes tout en affichant extérieurement la paix. Les pierres mutilées sont des croyants largement attachés à la justice, mais qui conservent une part d’iniquité. Les pierres blanches et rondes sont ceux qui ont la foi tout en possédant les richesses de ce monde : quand vient la détresse, leurs affaires et leurs biens les conduisent à renier le Seigneur. Comme une pierre ronde doit être retaillée pour devenir carrée, leur richesse doit perdre son pouvoir sur eux pour qu’ils deviennent utiles à Dieu. Hermas lui-même doit reconnaître qu’autrefois riche il était inutile, tandis qu’il est devenu utile après avoir été dépouillé.
§7 Les pierres jetées loin de la tour puis roulant hors du chemin représentent des croyants qui, par leur double pensée, abandonnent la vraie voie en imaginant en trouver une meilleure ; ils s’égarent sur des chemins impraticables. Celles qui tombent dans le feu sont ceux qui ont totalement abandonné le Dieu vivant et dont le cœur ne se tourne plus vers la repentance. Celles qui restent près de l’eau sans pouvoir y entrer ont entendu la parole et voulu recevoir le baptême, mais reculent quand ils découvrent les exigences de la vérité et retournent à leurs mauvais désirs. Hermas demande encore si les pierres rejetées peuvent se repentir. Oui, répond-elle, mais elles ne retrouveront pas nécessairement la même place dans cette tour : après l’épreuve et l’accomplissement des conséquences de leurs fautes, elles pourront être placées ailleurs si leur cœur change réellement.
§8 Hermas voit ensuite sept femmes autour de la tour. La première est la Foi ; par elle les élus sont sauvés. La seconde, ceinte et courageuse, est la Maîtrise de soi, fille de la Foi. Viennent ensuite Simplicité, Innocence, Dignité, Connaissance et Amour. Ces vertus se soutiennent et engendrent l’une l’autre : de la Foi naît la Maîtrise, puis la Simplicité, l’Innocence, la Dignité, la Connaissance et enfin l’Amour. Leurs œuvres sont pures, dignes et divines. Celui qui les sert aura sa demeure dans la tour avec les saints. À la question de la fin des temps, la femme répond que la tour est encore en construction : lorsqu’elle sera achevée, viendra la fin, mais la construction sera rapide. Ces révélations doivent être annoncées à tous pour renouveler les esprits.
§9 La femme adresse alors un avertissement à ses enfants. Elle les a élevés dans simplicité, innocence et dignité afin qu’ils soient justifiés et sanctifiés, mais ils ne veulent pas quitter leur mal. Elle leur ordonne de vivre en paix, de se visiter, de se soutenir mutuellement et de partager les biens de Dieu avec ceux qui manquent du nécessaire. Certains se rendent malades par l’excès de nourriture tandis que d’autres se détruisent faute du minimum : cette inégalité condamne ceux qui possèdent sans partager. Les responsables et premiers sièges de l’Église sont avertis de ne pas ressembler à des empoisonneurs : les empoisonneurs portent leurs drogues dans des boîtes, mais eux portent leur poison dans le cœur lorsqu’ils entretiennent divisions et rancunes. Ils doivent purifier leur cœur, s’accorder les uns avec les autres et instruire les élus seulement après s’être eux-mêmes laissés instruire.
§10 Lorsque la femme repart vers la tour, Hermas cherche encore à comprendre pourquoi elle lui est apparue successivement sous trois formes : très âgée et assise, plus jeune mais encore vieillie dans son corps, puis entièrement jeune et belle. Il jeûne pour obtenir la réponse. Un jeune homme l’avertit de ne pas réclamer sans cesse des révélations plus fortes qu’il ne pourrait supporter, mais accepte de lui expliquer les trois formes.
§11 Dans la première vision, la femme était très âgée et assise parce que l’esprit de la communauté lui-même était devenu vieux, flétri et sans force à cause de la mollesse et de la double pensée. Comme des vieillards qui n’attendent plus que le sommeil, les croyants, accablés par leurs affaires et leurs soucis, s’étaient abandonnés au découragement au lieu de remettre leurs inquiétudes au Seigneur. Elle était assise parce que la faiblesse a besoin d’un siège pour soutenir le corps.
§12 Dans la deuxième vision, son visage était plus jeune et plus joyeux, mais le corps et les cheveux restaient vieux ; elle se tenait debout. L’image est celle d’un vieillard pauvre et désespéré qui apprend soudain qu’il reçoit un héritage : il se lève, retrouve force et courage. De même, en entendant la révélation de la compassion du Seigneur, les croyants ont renouvelé leur esprit, abandonné leur mollesse et retrouvé de la force dans la foi.
§13 Dans la troisième vision, la femme était entièrement jeune, belle et joyeuse. Comme une bonne nouvelle fait oublier à un homme triste ses douleurs passées et renouvelle son esprit, la vision des biens de Dieu a renouvelé les croyants. Elle était assise sur un banc solide à quatre pieds : cette stabilité figure un monde soutenu par quatre éléments. Ceux qui se repentent de tout leur cœur deviendront donc jeunes et solidement fondés. Hermas reçoit ainsi l’explication complète de la vision.
Déployée
§1 Après avoir beaucoup jeûné et prié pour comprendre la révélation promise, Hermas voit de nouveau la vieille femme. Elle lui donne rendez-vous dans un champ. Arrivé seul, il trouve un banc d’ivoire préparé, prend peur, puis reprend courage en se souvenant de Dieu et confesse ses péchés. La femme arrive avec six jeunes hommes. Elle lui dit de ne pas demander seulement pardon pour ses fautes, mais aussi une part de justice pour sa maison. Elle lui ordonne de s’asseoir à gauche : la place de droite appartient à ceux qui ont souffert pour le Nom. Hermas pourra cependant les rejoindre s’il demeure dans la simplicité et supporte les mêmes épreuves.
§2 La femme explique que ceux de droite ont subi coups, prisons, grandes détresses, croix et bêtes sauvages à cause du Nom. Ils reçoivent la même promesse que les autres, mais une gloire particulière. Puis elle montre à Hermas une grande tour carrée construite sur les eaux avec des pierres lumineuses. Six jeunes hommes la bâtissent ; des foules apportent des pierres tirées de la profondeur ou de la terre. Les pierres de la profondeur s’emboîtent parfaitement, au point que la tour paraît faite d’une seule pierre. Parmi celles venues de la terre, certaines sont acceptées, d’autres taillées, rejetées ou laissées autour de la tour : quelques-unes sont rugueuses, fendues, mutilées, rondes ou incompatibles avec la construction. D’autres roulent hors du chemin, tombent dans le feu ou restent près de l’eau sans parvenir à y entrer.
§3 Hermas demande le sens de la vision. La femme lui dit que beaucoup entendront son explication : certains se réjouiront, d’autres pleureront, mais ceux qui écoutent et se repentent pourront eux aussi se réjouir. La tour, dit-elle, est l’Église. Elle a été fondée sur les eaux parce que notre vie a été sauvée et sera sauvée par l’eau, cette eau étant ici associée à la vie baptismale ; elle repose sur la parole du Dieu tout-puissant et est soutenue par sa puissance invisible.
§4 Les six jeunes bâtisseurs sont les premiers anges saints de Dieu, chargés de faire croître, bâtir et administrer la création. Les autres porteurs de pierres sont eux aussi des anges saints, mais les six les dépassent. Lorsque la construction sera achevée, tous se réjouiront et glorifieront Dieu.
§5 Les pierres carrées, blanches et parfaitement jointes représentent les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont servi les élus avec pureté et concorde, certains déjà morts, d’autres encore vivants. Les pierres tirées de la profondeur et intégrées à la tour sont ceux qui ont souffert pour le Nom du Seigneur. Les pierres de la terre acceptées sans taille sont ceux dont le Seigneur a éprouvé la droiture et qui ont gardé ses commandements. Celles qu’on apporte encore sont les nouveaux croyants, fidèles mais qui doivent être avertis de renoncer au mal. Les pierres rejetées sans être lancées loin sont ceux qui ont péché et veulent se repentir : tant que la tour se construit, leur repentance peut encore les rendre utiles.
§6 Les pierres brisées et jetées très loin sont les hommes de l’iniquité qui ont cru hypocritement tout en gardant leur méchanceté. Les pierres rugueuses sont ceux qui ont connu la vérité mais n’y sont pas demeurés. Les pierres fendues sont ceux qui gardent dans leur cœur des rancunes tout en affichant extérieurement la paix. Les pierres mutilées sont des croyants largement attachés à la justice, mais qui conservent une part d’iniquité. Les pierres blanches et rondes sont ceux qui ont la foi tout en possédant les richesses de ce monde : quand vient la détresse, leurs affaires et leurs biens les conduisent à renier le Seigneur. Comme une pierre ronde doit être retaillée pour devenir carrée, leur richesse doit perdre son pouvoir sur eux pour qu’ils deviennent utiles à Dieu. Hermas lui-même doit reconnaître qu’autrefois riche il était inutile, tandis qu’il est devenu utile après avoir été dépouillé.
§7 Les pierres jetées loin de la tour puis roulant hors du chemin représentent des croyants qui, par leur double pensée, abandonnent la vraie voie en imaginant en trouver une meilleure ; ils s’égarent sur des chemins impraticables. Celles qui tombent dans le feu sont ceux qui ont totalement abandonné le Dieu vivant et dont le cœur ne se tourne plus vers la repentance. Celles qui restent près de l’eau sans pouvoir y entrer ont entendu la parole et voulu recevoir le baptême, mais reculent quand ils découvrent les exigences de la vérité et retournent à leurs mauvais désirs. Hermas demande encore si les pierres rejetées peuvent se repentir. Oui, répond-elle, mais elles ne retrouveront pas nécessairement la même place dans cette tour : après l’épreuve et l’accomplissement des conséquences de leurs fautes, elles pourront être placées ailleurs si leur cœur change réellement.
§8 Hermas voit ensuite sept femmes autour de la tour. La première est la Foi ; par elle les élus sont sauvés. La seconde, ceinte et courageuse, est la Maîtrise de soi, fille de la Foi. Viennent ensuite Simplicité, Innocence, Dignité, Connaissance et Amour. Ces vertus se soutiennent et engendrent l’une l’autre : de la Foi naît la Maîtrise, puis la Simplicité, l’Innocence, la Dignité, la Connaissance et enfin l’Amour. Leurs œuvres sont pures, dignes et divines. Celui qui les sert aura sa demeure dans la tour avec les saints. À la question de la fin des temps, la femme répond que la tour est encore en construction : lorsqu’elle sera achevée, viendra la fin, mais la construction sera rapide. Ces révélations doivent être annoncées à tous pour renouveler les esprits.
§9 La femme adresse alors un avertissement à ses enfants. Elle les a élevés dans simplicité, innocence et dignité afin qu’ils soient justifiés et sanctifiés, mais ils ne veulent pas quitter leur mal. Elle leur ordonne de vivre en paix, de se visiter, de se soutenir mutuellement et de partager les biens de Dieu avec ceux qui manquent du nécessaire. Certains se rendent malades par l’excès de nourriture tandis que d’autres se détruisent faute du minimum : cette inégalité condamne ceux qui possèdent sans partager. Les responsables et premiers sièges de l’Église sont avertis de ne pas ressembler à des empoisonneurs : les empoisonneurs portent leurs drogues dans des boîtes, mais eux portent leur poison dans le cœur lorsqu’ils entretiennent divisions et rancunes. Ils doivent purifier leur cœur, s’accorder les uns avec les autres et instruire les élus seulement après s’être eux-mêmes laissés instruire.
§10 Lorsque la femme repart vers la tour, Hermas cherche encore à comprendre pourquoi elle lui est apparue successivement sous trois formes : très âgée et assise, plus jeune mais encore vieillie dans son corps, puis entièrement jeune et belle. Il jeûne pour obtenir la réponse. Un jeune homme l’avertit de ne pas réclamer sans cesse des révélations plus fortes qu’il ne pourrait supporter, mais accepte de lui expliquer les trois formes.
§11 Dans la première vision, la femme était très âgée et assise parce que l’esprit de la communauté lui-même était devenu vieux, flétri et sans force à cause de la mollesse et de la double pensée. Comme des vieillards qui n’attendent plus que le sommeil, les croyants, accablés par leurs affaires et leurs soucis, s’étaient abandonnés au découragement au lieu de remettre leurs inquiétudes au Seigneur. Elle était assise parce que la faiblesse a besoin d’un siège pour soutenir le corps.
§12 Dans la deuxième vision, son visage était plus jeune et plus joyeux, mais le corps et les cheveux restaient vieux ; elle se tenait debout. L’image est celle d’un vieillard pauvre et désespéré qui apprend soudain qu’il reçoit un héritage : il se lève, retrouve force et courage. De même, en entendant la révélation de la compassion du Seigneur, les croyants ont renouvelé leur esprit, abandonné leur mollesse et retrouvé de la force dans la foi.
§13 Dans la troisième vision, la femme était entièrement jeune, belle et joyeuse. Comme une bonne nouvelle fait oublier à un homme triste ses douleurs passées et renouvelle son esprit, la vision des biens de Dieu a renouvelé les croyants. Elle était assise sur un banc solide à quatre pieds : cette stabilité figure un monde soutenu par quatre éléments. Ceux qui se repentent de tout leur cœur deviendront donc jeunes et solidement fondés. Hermas reçoit ainsi l’explication complète de la vision.
Littérale
§1 Telle fut, frères, celle que je vis. Ayant souvent jeûné et supplié le Seigneur de me manifester la révélation promise par cette ancienne, elle m’apparut cette nuit-là et me dit d’aller au champ où je travaille ; vers la cinquième heure elle me montrerait ce qu’il fallait voir. J’arrivai au lieu choisi et vis un banc d’ivoire, un coussin de lin et, au-dessus, un linge fin. Seul, je fus saisi d’effroi ; revenant à moi et me souvenant de la gloire de Dieu, je mis les genoux et confessai de nouveau mes péchés. Elle vint avec les six jeunes hommes ; elle écouta ma prière, me toucha et dit : « Hermas, cesse de tout demander au sujet de tes péchés ; demande aussi au sujet de la justice, afin d’en prendre une part pour ta maison. » Elle me releva et me conduisit au banc, ordonnant aux jeunes : « Allez bâtir. » Elle me fit asseoir à gauche. La place de droite, dit-elle, appartient à ceux qui ont déjà plu à Dieu et souffert pour le Nom ; il te manque encore beaucoup, mais demeure dans ta simplicité et tu t’assiéras avec eux si tu accomplis leurs œuvres et supportes ce qu’ils ont supporté.
§2 Ils ont supporté fouets, prisons, grandes détresses, croix et bêtes à cause du Nom. C’est pourquoi le côté droit du sanctuaire leur appartient, tandis que le côté gauche est pour les autres ; cependant les dons et promesses sont les mêmes, eux seuls ayant une certaine gloire. Elle montra ensuite une grande tour bâtie sur les eaux avec des pierres carrées et brillantes. Les six jeunes hommes bâtissaient, tandis que d’autres myriades apportaient des pierres du fond et de la terre. Celles du fond étaient posées telles quelles, accordées aux jointures avec les autres, tellement collées que la jointure ne paraissait pas et que la tour semblait bâtie d’une seule pierre. Des pierres de terre, certaines étaient rejetées, d’autres posées, d’autres taillées et jetées loin. Autour de la tour restaient beaucoup de pierres rugueuses, fendues, mutilées, blanches et rondes. D’autres étaient lancées sur la route puis roulaient vers des lieux sans route, tombaient dans le feu et brûlaient, ou tombaient près des eaux sans pouvoir rouler dans l’eau malgré leur désir.
§3 Lorsque je demandai le profit d’une vision incomprise, elle dit : « Tu es rusé, voulant connaître ce qui concerne la tour. » Beaucoup entendront ; certains se réjouiront, certains pleureront, mais ceux-ci aussi, s’ils entendent et se repentent, se réjouiront. « La tour que tu vois bâtie, c’est moi, l’Église. » À ma demande pourquoi elle était bâtie sur les eaux : « Parce que votre vie par l’eau a été sauvée et sera sauvée. La tour est fondée par la parole du Nom tout-puissant et glorieux et maintenue par la puissance invisible du Maître. »
§4 Les six jeunes bâtisseurs sont les saints anges de Dieu créés les premiers, auxquels le Seigneur a confié toute sa création pour la faire croître, la bâtir et la gouverner. Les autres qui portent les pierres sont également des anges saints ; les six leur sont supérieurs. Quand la tour sera achevée, tous ensemble se réjouiront autour d’elle et glorifieront Dieu.
§5 Les pierres carrées, blanches et concordant dans leurs jointures sont les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont marché selon la dignité de Dieu, surveillé, enseigné et servi purement et dignement les élus, morts ou encore vivants, toujours en accord et paix entre eux. Les pierres tirées du fond et s’accordant à celles déjà bâties sont ceux qui ont souffert à cause du Nom du Seigneur. Les pierres de la terre qui entrent sans être taillées sont ceux que le Seigneur a éprouvés parce qu’ils ont marché dans sa droiture et redressé ses commandements. Celles qu’on apporte et pose sont jeunes dans la foi et fidèles, mais averties par les anges pour faire le bien parce qu’on a trouvé en elles du mal. Celles qu’on rejetait sans les lancer loin sont ceux qui ont péché et veulent se repentir ; ils pourront être utiles à la construction s’ils se repentent maintenant tandis que la tour est encore bâtie.
§6 Les pierres taillées en morceaux et jetées loin sont les fils de l’iniquité : ils ont cru dans l’hypocrisie et toute méchanceté est restée en eux. Les rugueuses ont connu la vérité mais n’y ont pas persévéré. Les fendues gardent dans leur cœur quelque chose les unes contre les autres et n’ont pas la paix intérieure, tout en ayant une face de paix. Les mutilées ont cru et possèdent la plus grande part dans la justice, mais gardent certaines parts d’iniquité. Les blanches et rondes qui ne s’adaptent pas sont ceux qui ont foi et richesse de cet âge ; lorsque vient la détresse, ils renient leur Seigneur à cause de leurs richesses et affaires. Ils deviendront utiles lorsque leur richesse, qui les séduit, sera retranchée, comme une pierre ronde doit perdre quelque chose pour devenir carrée. « Apprends d’abord de toi-même : lorsque tu étais riche, tu étais inutile ; maintenant tu es utile à la vie. »
§7 Les pierres jetées loin de la tour, tombant sur le chemin puis roulant vers des lieux sans route, sont ceux qui ont cru mais abandonnent leur vraie voie à cause de leur double pensée ; pensant trouver une meilleure route, ils s’égarent. Celles qui tombent au feu sont ceux qui ont entièrement apostasié du Dieu vivant et auxquels la pensée de se repentir ne monte plus au cœur à cause de leurs désirs dissolus et de leurs méchancetés. Celles qui tombent près des eaux sans pouvoir y rouler ont entendu la parole et veulent être baptisées au nom du Seigneur, puis, se rappelant la pureté de la vérité, changent d’avis et retournent derrière leurs mauvais désirs. Aux pierres rejetées, repentance est possible, mais elles ne peuvent toutes s’ajuster à cette tour ; elles s’ajusteront à un lieu beaucoup moindre après avoir été éprouvées et avoir accompli les jours de leurs péchés, si leur cœur revient.
§8 Sept femmes sont autour de la tour et la portent par ordre du Seigneur. La première est appelée Foi : par elle les élus de Dieu sont sauvés. La seconde, ceinte et virile, est Maîtrise de soi, fille de la Foi ; celui qui la suit s’abstient de toutes les mauvaises œuvres. Les autres sont Simplicité, Connaissance, Innocence, Dignité et Amour. Leurs puissances se tiennent mutuellement et se suivent selon leur génération : de Foi, Maîtrise ; de Maîtrise, Simplicité ; de Simplicité, Innocence ; d’Innocence, Dignité ; de Dignité, Connaissance ; de Connaissance, Amour. Leurs œuvres sont pures, dignes et divines. Celui qui les sert aura demeure dans la tour avec les saints. La tour n’est pas encore achevée ; lorsqu’elle le sera, aura lieu la fin, mais elle sera vite bâtie. Ces révélations ne furent pas données à Hermas seul mais pour être déclarées à tous.
§9 « Écoutez-moi, enfants : je vous ai élevés dans grande simplicité, innocence et dignité par la miséricorde du Seigneur qui a fait tomber sur vous la justice, afin que vous soyez justifiés et sanctifiés de toute méchanceté ; mais vous ne voulez pas cesser votre mal. Faites donc la paix en vous-mêmes, visitez-vous, aidez-vous, et ne prenez pas seuls avec excès les créations de Dieu : partagez avec ceux qui manquent. » Les uns, par beaucoup de nourriture, attirent la faiblesse sur leur chair ; la chair de ceux qui n’ont pas assez de nourriture dépérit par manque. Cette absence de juste mélange est nuisible à ceux qui possèdent et ne partagent pas. Que ceux qui ont beaucoup recherchent les affamés avant que la tour ne soit achevée. Aux dirigeants et premiers sièges : « Ne devenez pas semblables aux empoisonneurs ; ceux-ci portent leur poison dans des boîtes, vous, votre poison et venin dans le cœur. » Purifiez vos cœurs et accordez votre pensée dans un cœur pur, afin d’obtenir miséricorde. Instruisez-vous mutuellement et faites la paix, afin de pouvoir instruire les élus.
§10 Lorsque les six jeunes hommes l’emmenèrent vers la tour, je lui demandai l’explication de ses trois formes. Dans la première vision elle était très ancienne et assise ; dans la deuxième son visage était plus jeune mais chair et cheveux anciens, et elle se tenait debout ; dans la troisième elle était entièrement jeune, très belle, seuls les cheveux restaient anciens, joyeuse et assise sur un banc. Je fus très triste de ne pas comprendre. Elle m’apparut en songe : « Toute demande a besoin d’humilité. Jeûne, et tu recevras ce que tu demandes. » Après un jour de jeûne, un jeune homme me dit de ne pas demander révélation sur révélation au risque de nuire à ma chair. Je demandai seulement l’explication des trois formes. Il répondit que nos doubles pensées nous rendent sans intelligence.
§11 Dans la première vision, elle était vieille et assise parce que votre esprit était devenu vieux, déjà flétri et sans force à cause de vos mollesses et doubles pensées. Comme des vieillards sans espoir de renouvellement n’attendent que leur sommeil, ainsi vous, amollis par les affaires de la vie, vous vous êtes livrés à l’insouciance et n’avez pas jeté vos soucis sur le Seigneur ; votre pensée a été brisée et vous avez vieilli dans vos tristesses. Elle était assise parce que tout faible s’assied sur un siège pour soutenir sa faiblesse.
§12 Dans la deuxième vision, elle était debout, visage plus jeune et plus joyeux, mais chair et cheveux anciens. Comme un vieillard qui, désespéré à cause de sa faiblesse et pauvreté, apprend soudain qu’un héritage lui a été laissé, se lève, se réjouit, revêt force et renouvelle son esprit, ainsi vous, en entendant la révélation de la compassion du Seigneur, avez renouvelé vos esprits, déposé vos mollesses, reçu force et été fortifiés dans la foi. Le Seigneur, voyant votre fortification, s’est réjoui et vous a montré la construction de la tour.
§13 Dans la troisième vision, elle était jeune, belle, joyeuse. Comme quelqu’un dans la tristesse qui reçoit une bonne nouvelle oublie aussitôt ses douleurs passées, s’attache à la nouvelle reçue et renouvelle son esprit par la joie, ainsi vous avez reçu renouvellement de vos esprits en voyant ces biens. Le banc sur lequel elle était assise a une position forte parce qu’il possède quatre pieds ; le monde est tenu par quatre éléments. Ceux qui se repentent entièrement seront donc jeunes et fondés, s’ils se repentent de tout leur cœur. Voilà l’explication complète.
Philologique
§1 Telle fut, frères, celle que je vis. Ayant souvent jeûné et supplié le Seigneur de me manifester la révélation promise par cette ancienne, elle m’apparut cette nuit-là et me dit d’aller au champ où je travaille ; vers la cinquième heure elle me montrerait ce qu’il fallait voir. J’arrivai au lieu choisi et vis un banc d’ivoire, un coussin de lin et, au-dessus, un linge fin. Seul, je fus saisi d’effroi ; revenant à moi et me souvenant de la gloire de Dieu, je mis les genoux et confessai de nouveau mes péchés. Elle vint avec les six jeunes hommes ; elle écouta ma prière, me toucha et dit : « Hermas, cesse de tout demander au sujet de tes péchés ; demande aussi au sujet de la justice, afin d’en prendre une part pour ta maison. » Elle me releva et me conduisit au banc, ordonnant aux jeunes : « Allez bâtir. » Elle me fit asseoir à gauche. La place de droite, dit-elle, appartient à ceux qui ont déjà plu à Dieu et souffert pour le Nom ; il te manque encore beaucoup, mais demeure dans ta simplicité et tu t’assiéras avec eux si tu accomplis leurs œuvres et supportes ce qu’ils ont supporté.
§2 Ils ont supporté fouets, prisons, grandes détresses, croix et bêtes à cause du Nom. C’est pourquoi le côté droit du sanctuaire leur appartient, tandis que le côté gauche est pour les autres ; cependant les dons et promesses sont les mêmes, eux seuls ayant une certaine gloire. Elle montra ensuite une grande tour bâtie sur les eaux avec des pierres carrées et brillantes. Les six jeunes hommes bâtissaient, tandis que d’autres myriades apportaient des pierres du fond et de la terre. Celles du fond étaient posées telles quelles, accordées aux jointures avec les autres, tellement collées que la jointure ne paraissait pas et que la tour semblait bâtie d’une seule pierre. Des pierres de terre, certaines étaient rejetées, d’autres posées, d’autres taillées et jetées loin. Autour de la tour restaient beaucoup de pierres rugueuses, fendues, mutilées, blanches et rondes. D’autres étaient lancées sur la route puis roulaient vers des lieux sans route, tombaient dans le feu et brûlaient, ou tombaient près des eaux sans pouvoir rouler dans l’eau malgré leur désir.
§3 Lorsque je demandai le profit d’une vision incomprise, elle dit : « Tu es rusé, voulant connaître ce qui concerne la tour. » Beaucoup entendront ; certains se réjouiront, certains pleureront, mais ceux-ci aussi, s’ils entendent et se repentent, se réjouiront. « La tour que tu vois bâtie, c’est moi, l’Église. » À ma demande pourquoi elle était bâtie sur les eaux : « Parce que votre vie par l’eau (ὕδωρ / ὕδατος) a été sauvée et sera sauvée. La tour est fondée par la parole du Nom tout-puissant et glorieux et maintenue par la puissance invisible du Maître. »
§4 Les six jeunes bâtisseurs sont les saints anges de Dieu créés les premiers, auxquels le Seigneur a confié toute sa création pour la faire croître, la bâtir et la gouverner. Les autres qui portent les pierres sont également des anges saints ; les six leur sont supérieurs. Quand la tour sera achevée, tous ensemble se réjouiront autour d’elle et glorifieront Dieu.
§5 Les pierres carrées, blanches et concordant dans leurs jointures sont les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont marché selon la dignité de Dieu, surveillé, enseigné et servi purement et dignement les élus, morts ou encore vivants, toujours en accord et paix entre eux. Les pierres tirées du fond et s’accordant à celles déjà bâties sont ceux qui ont souffert à cause du Nom du Seigneur. Les pierres de la terre qui entrent sans être taillées sont ceux que le Seigneur a éprouvés parce qu’ils ont marché dans sa droiture et redressé ses commandements. Celles qu’on apporte et pose sont jeunes dans la foi et fidèles, mais averties par les anges pour faire le bien parce qu’on a trouvé en elles du mal. Celles qu’on rejetait sans les lancer loin sont ceux qui ont péché et veulent se repentir ; ils pourront être utiles à la construction s’ils se repentent maintenant tandis que la tour est encore bâtie.
§6 Les pierres taillées en morceaux et jetées loin sont les fils de l’iniquité : ils ont cru dans l’hypocrisie et toute méchanceté est restée en eux. Les rugueuses ont connu la vérité mais n’y ont pas persévéré. Les fendues gardent dans leur cœur quelque chose les unes contre les autres et n’ont pas la paix intérieure, tout en ayant une face de paix. Les mutilées ont cru et possèdent la plus grande part dans la justice, mais gardent certaines parts d’iniquité. Les blanches et rondes qui ne s’adaptent pas sont ceux qui ont foi et richesse de cet âge ; lorsque vient la détresse, ils renient leur Seigneur à cause de leurs richesses et affaires. Ils deviendront utiles lorsque leur richesse, qui les séduit, sera retranchée, comme une pierre ronde doit perdre quelque chose pour devenir carrée. « Apprends d’abord de toi-même : lorsque tu étais riche, tu étais inutile ; maintenant tu es utile à la vie. »
§7 Les pierres jetées loin de la tour, tombant sur le chemin puis roulant vers des lieux sans route, sont ceux qui ont cru mais abandonnent leur vraie voie à cause de leur double pensée ; pensant trouver une meilleure route, ils s’égarent. Celles qui tombent au feu sont ceux qui ont entièrement apostasié du Dieu vivant et auxquels la pensée de se repentir ne monte plus au cœur à cause de leurs désirs dissolus et de leurs méchancetés. Celles qui tombent près des eaux sans pouvoir y rouler ont entendu la parole et veulent être baptisées au nom du Seigneur, puis, se rappelant la pureté de la vérité, changent d’avis et retournent derrière leurs mauvais désirs. Aux pierres rejetées, repentance est possible, mais elles ne peuvent toutes s’ajuster à cette tour ; elles s’ajusteront à un lieu beaucoup moindre après avoir été éprouvées et avoir accompli les jours de leurs péchés, si leur cœur revient.
§8 Sept femmes sont autour de la tour et la portent par ordre du Seigneur. La première est appelée Foi : par elle les élus de Dieu sont sauvés. La seconde, ceinte et virile, est Maîtrise de soi, fille de la Foi ; celui qui la suit s’abstient de toutes les mauvaises œuvres. Les autres sont Simplicité, Connaissance, Innocence, Dignité et Amour. Leurs puissances se tiennent mutuellement et se suivent selon leur génération : de Foi, Maîtrise ; de Maîtrise, Simplicité ; de Simplicité, Innocence ; d’Innocence, Dignité ; de Dignité, Connaissance ; de Connaissance, Amour. Leurs œuvres sont pures, dignes et divines. Celui qui les sert aura demeure dans la tour avec les saints. La tour n’est pas encore achevée ; lorsqu’elle le sera, aura lieu la fin, mais elle sera vite bâtie. Ces révélations ne furent pas données à Hermas seul mais pour être déclarées à tous.
§9 « Écoutez-moi, enfants : je vous ai élevés dans grande simplicité, innocence et dignité par la miséricorde du Seigneur qui a fait tomber sur vous la justice, afin que vous soyez justifiés et sanctifiés de toute méchanceté ; mais vous ne voulez pas cesser votre mal. Faites donc la paix en vous-mêmes, visitez-vous, aidez-vous, et ne prenez pas seuls avec excès les créations de Dieu : partagez avec ceux qui manquent. » Les uns, par beaucoup de nourriture, attirent la faiblesse sur leur chair ; la chair de ceux qui n’ont pas assez de nourriture dépérit par manque. Cette absence de juste mélange est nuisible à ceux qui possèdent et ne partagent pas. Que ceux qui ont beaucoup recherchent les affamés avant que la tour ne soit achevée. Aux dirigeants et premiers sièges : « Ne devenez pas semblables aux empoisonneurs ; ceux-ci portent leur poison dans des boîtes, vous, votre poison et venin dans le cœur. » Purifiez vos cœurs et accordez votre pensée dans un cœur pur, afin d’obtenir miséricorde. Instruisez-vous mutuellement et faites la paix, afin de pouvoir instruire les élus.
§10 Lorsque les six jeunes hommes l’emmenèrent vers la tour, je lui demandai l’explication de ses trois formes. Dans la première vision elle était très ancienne et assise ; dans la deuxième son visage était plus jeune mais chair et cheveux anciens, et elle se tenait debout ; dans la troisième elle était entièrement jeune, très belle, seuls les cheveux restaient anciens, joyeuse et assise sur un banc. Je fus très triste de ne pas comprendre. Elle m’apparut en songe : « Toute demande a besoin d’humilité. Jeûne, et tu recevras ce que tu demandes. » Après un jour de jeûne, un jeune homme me dit de ne pas demander révélation sur révélation au risque de nuire à ma chair. Je demandai seulement l’explication des trois formes. Il répondit que nos doubles pensées nous rendent sans intelligence.
§11 Dans la première vision, elle était vieille et assise parce que votre esprit était devenu vieux, déjà flétri et sans force à cause de vos mollesses et doubles pensées. Comme des vieillards sans espoir de renouvellement n’attendent que leur sommeil, ainsi vous, amollis par les affaires de la vie, vous vous êtes livrés à l’insouciance et n’avez pas jeté vos soucis sur le Seigneur ; votre pensée a été brisée et vous avez vieilli dans vos tristesses. Elle était assise parce que tout faible s’assied sur un siège pour soutenir sa faiblesse.
§12 Dans la deuxième vision, elle était debout, visage plus jeune et plus joyeux, mais chair et cheveux anciens. Comme un vieillard qui, désespéré à cause de sa faiblesse et pauvreté, apprend soudain qu’un héritage lui a été laissé, se lève, se réjouit, revêt force et renouvelle son esprit, ainsi vous, en entendant la révélation de la compassion du Seigneur, avez renouvelé vos esprits, déposé vos mollesses, reçu force et été fortifiés dans la foi. Le Seigneur, voyant votre fortification, s’est réjoui et vous a montré la construction de la tour.
§13 Dans la troisième vision, elle était jeune, belle, joyeuse. Comme quelqu’un dans la tristesse qui reçoit une bonne nouvelle oublie aussitôt ses douleurs passées, s’attache à la nouvelle reçue et renouvelle son esprit par la joie, ainsi vous avez reçu renouvellement de vos esprits en voyant ces biens. Le banc sur lequel elle était assise a une position forte parce qu’il possède quatre pieds ; le monde est tenu par quatre éléments. Ceux qui se repentent entièrement seront donc jeunes et fondés, s’ils se repentent de tout leur cœur. Voilà l’explication complète.
Paraphrase
§1 Après des jours de jeûne et de prière, Hermas reçoit enfin la vision qu’il attendait. Elle lui donne rendez-vous dans un champ. Arrivé seul, il trouve un banc d’ivoire préparé, prend peur, puis reprend courage en se souvenant de Dieu et confesse ses péchés. La femme arrive avec six jeunes hommes. Elle lui dit de ne pas demander seulement pardon pour ses fautes, mais aussi une part de justice pour sa maison. Elle lui ordonne de s’asseoir à gauche : la place de droite appartient à ceux qui ont souffert pour le Nom. Hermas pourra cependant les rejoindre s’il demeure dans la simplicité et supporte les mêmes épreuves.
§2 La femme explique que ceux de droite ont subi coups, prisons, grandes détresses, croix et bêtes sauvages à cause du Nom. Ils reçoivent la même promesse que les autres, mais une gloire particulière. Puis elle montre à Hermas une grande tour carrée construite sur les eaux avec des pierres lumineuses. Six jeunes hommes la bâtissent ; des foules apportent des pierres tirées de la profondeur ou de la terre. Les pierres de la profondeur s’emboîtent parfaitement, au point que la tour paraît faite d’une seule pierre. Parmi celles venues de la terre, certaines sont acceptées, d’autres taillées, rejetées ou laissées autour de la tour : quelques-unes sont rugueuses, fendues, mutilées, rondes ou incompatibles avec la construction. D’autres roulent hors du chemin, tombent dans le feu ou restent près de l’eau sans parvenir à y entrer.
§3 Hermas demande le sens de la vision. La femme lui dit que beaucoup entendront son explication : certains se réjouiront, d’autres pleureront, mais ceux qui écoutent et se repentent pourront eux aussi se réjouir. La tour, dit-elle, est l’Église. Elle a été fondée sur les eaux parce que notre vie a été sauvée et sera sauvée par l’eau ; elle repose sur la parole du Dieu tout-puissant et est soutenue par sa puissance invisible.
§4 Les six jeunes bâtisseurs sont les premiers anges saints de Dieu, chargés de faire croître, bâtir et administrer la création. Les autres porteurs de pierres sont eux aussi des anges saints, mais les six les dépassent. Lorsque la construction sera achevée, tous se réjouiront et glorifieront Dieu.
§5 Les pierres carrées, blanches et parfaitement jointes représentent les apôtres, évêques, enseignants et diacres qui ont servi les élus avec pureté et concorde, certains déjà morts, d’autres encore vivants. Les pierres tirées de la profondeur et intégrées à la tour sont ceux qui ont souffert pour le Nom du Seigneur. Les pierres de la terre acceptées sans taille sont ceux dont le Seigneur a éprouvé la droiture et qui ont gardé ses commandements. Celles qu’on apporte encore sont les nouveaux croyants, fidèles mais qui doivent être avertis de renoncer au mal. Les pierres rejetées sans être lancées loin sont ceux qui ont péché et veulent se repentir : tant que la tour se construit, leur repentance peut encore les rendre utiles.
§6 Les pierres brisées et jetées très loin sont les hommes de l’iniquité qui ont cru hypocritement tout en gardant leur méchanceté. Les pierres rugueuses sont ceux qui ont connu la vérité mais n’y sont pas demeurés. Les pierres fendues sont ceux qui gardent dans leur cœur des rancunes tout en affichant extérieurement la paix. Les pierres mutilées sont des croyants largement attachés à la justice, mais qui conservent une part d’iniquité. Les pierres blanches et rondes sont ceux qui ont la foi tout en possédant les richesses de ce monde : quand vient la détresse, leurs affaires et leurs biens les conduisent à renier le Seigneur. Comme une pierre ronde doit être retaillée pour devenir carrée, leur richesse doit perdre son pouvoir sur eux pour qu’ils deviennent utiles à Dieu. Hermas lui-même doit reconnaître qu’autrefois riche il était inutile, tandis qu’il est devenu utile après avoir été dépouillé.
§7 Les pierres jetées loin de la tour puis roulant hors du chemin représentent des croyants qui, par leur double pensée, abandonnent la vraie voie en imaginant en trouver une meilleure ; ils s’égarent sur des chemins impraticables. Celles qui tombent dans le feu sont ceux qui ont totalement abandonné le Dieu vivant et dont le cœur ne se tourne plus vers la repentance. Celles qui restent près de l’eau sans pouvoir y entrer ont entendu la parole et voulu recevoir le baptême, mais reculent quand ils découvrent les exigences de la vérité et retournent à leurs mauvais désirs. Hermas demande encore si les pierres rejetées peuvent se repentir. Oui, répond-elle, mais elles ne retrouveront pas nécessairement la même place dans cette tour : après l’épreuve et l’accomplissement des conséquences de leurs fautes, elles pourront être placées ailleurs si leur cœur change réellement.
§8 Hermas voit ensuite sept femmes autour de la tour. La première est la Foi ; par elle les élus sont sauvés. La seconde, ceinte et courageuse, est la Maîtrise de soi, fille de la Foi. Viennent ensuite Simplicité, Innocence, Dignité, Connaissance et Amour. Ces vertus se soutiennent et engendrent l’une l’autre : de la Foi naît la Maîtrise, puis la Simplicité, l’Innocence, la Dignité, la Connaissance et enfin l’Amour. Leurs œuvres sont pures, dignes et divines. Celui qui les sert aura sa demeure dans la tour avec les saints. À la question de la fin des temps, la femme répond que la tour est encore en construction : lorsqu’elle sera achevée, viendra la fin, mais la construction sera rapide. Ces révélations doivent être annoncées à tous pour renouveler les esprits.
§9 La femme adresse alors un avertissement à ses enfants. Elle les a élevés dans simplicité, innocence et dignité afin qu’ils soient justifiés et sanctifiés, mais ils ne veulent pas quitter leur mal. Elle leur ordonne de vivre en paix, de se visiter, de se soutenir mutuellement et de partager les biens de Dieu avec ceux qui manquent du nécessaire. Certains se rendent malades par l’excès de nourriture tandis que d’autres se détruisent faute du minimum : cette inégalité condamne ceux qui possèdent sans partager. Les responsables et premiers sièges de l’Église sont avertis de ne pas ressembler à des empoisonneurs : les empoisonneurs portent leurs drogues dans des boîtes, mais eux portent leur poison dans le cœur lorsqu’ils entretiennent divisions et rancunes. Ils doivent purifier leur cœur, s’accorder les uns avec les autres et instruire les élus seulement après s’être eux-mêmes laissés instruire.
§10 Lorsque la femme repart vers la tour, Hermas cherche encore à comprendre pourquoi elle lui est apparue successivement sous trois formes : très âgée et assise, plus jeune mais encore vieillie dans son corps, puis entièrement jeune et belle. Il jeûne pour obtenir la réponse. Un jeune homme l’avertit de ne pas réclamer sans cesse des révélations plus fortes qu’il ne pourrait supporter, mais accepte de lui expliquer les trois formes.
§11 Dans la première vision, la femme était très âgée et assise parce que l’esprit de la communauté lui-même était devenu vieux, flétri et sans force à cause de la mollesse et de la double pensée. Comme des vieillards qui n’attendent plus que le sommeil, les croyants, accablés par leurs affaires et leurs soucis, s’étaient abandonnés au découragement au lieu de remettre leurs inquiétudes au Seigneur. Elle était assise parce que la faiblesse a besoin d’un siège pour soutenir le corps.
§12 Dans la deuxième vision, son visage était plus jeune et plus joyeux, mais le corps et les cheveux restaient vieux ; elle se tenait debout. L’image est celle d’un vieillard pauvre et désespéré qui apprend soudain qu’il reçoit un héritage : il se lève, retrouve force et courage. De même, en entendant la révélation de la compassion du Seigneur, les croyants ont renouvelé leur esprit, abandonné leur mollesse et retrouvé de la force dans la foi.
§13 Dans la troisième vision, la femme était entièrement jeune, belle et joyeuse. Comme une bonne nouvelle fait oublier à un homme triste ses douleurs passées et renouvelle son esprit, la vision des biens de Dieu a renouvelé les croyants. Elle était assise sur un banc solide à quatre pieds : cette stabilité figure un monde soutenu par quatre éléments. Ceux qui se repentent de tout leur cœur deviendront donc jeunes et solidement fondés. Hermas reçoit ainsi l’explication complète de la vision.
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§1.1 Ἣν εἶδον, ἀδελφοί, τοιαύτη. §1.2 νηστεύσας πολλάκις καὶ δεηθεὶς τοῦ κυρίου, ἵνα μοι φανερώσῃ τὴν ἀποκάλυψιν, ἥν μοι ἐπηγγείλατο δεῖξαι διὰ τῆς πρεσβυτέρας ἐκείνης, αὐτῇ τῇ νυκτί μοι ὦπται ἡ πρεσβυτέρα καὶ εἶπέν μοι· Ἐπεὶ οὕτως ἐνδεὴς εἶ καὶ σπουδαῖος εἰς τὸ γνῶναι πάντα, ἐλθὲ εἰς τὸν ἀγρόν, ὅπου χονδρίζεις, καὶ περὶ ὥραν πέμπτην ἐμφανισθήσομαί σοι καὶ δείξω σοι, ἃ δεῖ σε ἰδεῖν. §1.3 ἠρώτησα αὐτὴν λέγων· Κυρία, εἰς ποῖον τόπον τοῦ ἀγροῦ; Ὅπου, φησίν, θέλεις. ἐξελεξάμην τόπον καλὸν ἀνακεχωρηκότα. πρὶν δὲ λαλῆσαι αὐτῇ καὶ εἰπεῖν τὸν τόπον, λέγει μοι· Ἥξω ἐκεῖ, ὅπου θέλεις. §1.4 ἐγενόμην οὖν, ἀδελφοί, εἰς τὸν ἀγρὸν καὶ συνεψήφισα τὰς ὥρας καὶ ἦλθον εἰς τὸν τόπον, ὅπου διεταξάμην αὐτῇ ἐλθεῖν, καὶ βλέπω συμψέλιον κείμενον ἐλεφάντινον, καὶ ἐπὶ τοῦ συμψελίου ἔκειτο κερβικάριον λινοῦν καὶ ἐπάνω λέντιον ἐξηπλωμένον λινοῦν καρπάσιον. §1.5 ἰδὼν ταῦτα κείμενα καὶ μηδένα ὄντα ἐν τῷ τόπῳ ἔκθαμβος ἐγενόμην, καὶ ὡσεὶ τρόμος με ἔλαβεν καὶ αἱ τρίχες μου ὀρθαί· καὶ ὡσεὶ φρίκη μοι προσῆλθεν μόνου μου ὄντος. ἐν ἐμαυτῷ οὖν γενόμενος καὶ μνησθεὶς τῆς δόξης τοῦ θεοῦ καὶ λαβὼν θάρσος, θεὶς τὰ γόνατα ἐξωμολογούμην τῷ κυρίῳ πάλιν τὰς ἁμαρτίας μου ὡς καὶ πρότερον. §1.6 ἡ δὲ ἦλθεν μετὰ νεανίσκων ἕξ, οὓς καὶ πρότερον ἑωράκειν, καὶ ἐστάθη μοι καὶ κατηκροᾶτο προσευχομένου καὶ ἐξομολογουμένου τῷ κυρίῳ τὰς ἁμαρτίας μου. καὶ ἁψαμένη μου λέγει· Ἑρμᾶ, παῦσαι περὶ τῶν ἁμαρτιῶν σου πάντα ἐρωτῶν· ἐρώτα καὶ περὶ δικαιοσύνης, ἵνα λάβῃς μέρος τι ἐξ αὐτῆς εἰς τὸν οἶκόν σου. §1.7 καὶ ἐξεγείρει με τῆς χειρὸς καὶ ἄγει με πρὸς τὸ συμψέλιον καὶ λέγει τοῖς νεανίσκοις· Ὑπάγετε καὶ οἰκοδομεῖτε. §1.8 καὶ μετὰ τὸ ἀναχωρῆσαι τοὺς νεανίσκους καὶ μόνων ἡμῶν γεγονότων λέγει μοι· Κάθισον ὧδε. λέγω αὐτῇ· Κυρία, ἄφες τοὺς πρεσβυτέρους πρῶτον καθίσαι. Ὅ σοι λέγω, φησίν, κάθισον. §1.9 θέλοντος οὖν μου καθίσαι εἰς τὰ δεξιὰ μέρη οὐκ εἴασέ με, ἀλλ’ ἐννεύει μοι τῇ χειρί, ἵνα εἰς τὰ ἀριστερὰ μέρη καθίσω. διαλογιζομένου μου οὖν καὶ λυπουμένου, ὅτι οὐκ εἴασέ με εἰς τὰ δεξιὰ μέρη καθίσαι, λέγει μοι· Λυπῇ, Ἑρμᾶ; ὁ εἰς τὰ δεξιὰ μέρη τόπος ἄλλων ἐστίν, τῶν ἤδη εὐαρεστηκότων τῷ θεῷ καὶ παθόντων εἵνεκα τοῦ ὀνόματος· σοὶ δὲ πολλὰ λείπει ἵνα μετ’ αὐτῶν καθίσῃς· ἀλλὰ ὡς μένεις τῇ ἁπλότητί σου, μεῖνον, καὶ καθιῇ μετ’ αὐτῶν καὶ ὅσοι ἐὰν ἐργάσωνται τὰ ἐκείνων ἔργα καὶ ὑπενέγκωσιν, ἃ καὶ ἐκεῖνοι ὑπήνεγκαν. §2.1 Τί, φημί, ὑπήνεγκαν; Ἄκουε, φησίν· μάστιγας, φυλακάς, θλίψεις μεγάλας, σταυρούς, θηρία εἵνεκεν τοῦ ὀνόματος· διὰ τοῦτο ἐκείνων ἐστὶν τὰ δεξιὰ μέρη τοῦ ἁγιάσματος καὶ ὃς ἐὰν πάθῃ διὰ τὸ ὄνομα· τῶν δὲ λοιπῶν τὰ ἀριστερὰ μέρη ἐστίν. ἀλλὰ ἀμφοτέρων, καὶ τῶν ἐκ δεξιῶν καὶ τῶν ἀριστερῶν καθημένων, τὰ αὐτὰ δῶρα καὶ αἱ αὐταὶ ἐπαγγελίαι· μόνον ἐκεῖνοι ἐκ δεξιῶν κάθηνται καὶ ἔχουσιν δόξαν τινά. §2.2 σὺ δὲ κατεπιθυμεῖς καθίσαι ἐκ δεξιῶν μετ’ αὐτῶν, ἀλλὰ τὰ ὑστερήματά σου πολλά. καθαρισθήσῃ δὲ ἀπὸ τῶν ὑστερημάτων σου· καὶ πάντες οἱ μὴ διψυχοῦντες καθαρισθήσονται ἀπὸ πάντων τῶν ἁμαρτημάτων εἰς ταύτην τὴν ἡμέραν. §2.3 ταῦτα εἴπασα ἤθελεν ἀπελθεῖν· πεσὼν δὲ αὐτῆς πρὸς τοὺς πόδας ἠρώτησα αὐτὴν κατὰ τοῦ κυρίου, ἵνα μοι ἐπιδείξῃ ὃ ἐπηγγείλατο ὅραμα. §2.4 ἡ δὲ πάλιν ἐπελάβετό μου τῆς χειρὸς καὶ ἐγείρει με καὶ καθίζει ἐπὶ τὸ συμψέλιον ἐξ εὐωνύμων· ἐκαθέζετο δὲ καὶ αὐτὴ ἐκ δεξιῶν. καὶ ἐπάρασα ῥάβδον τινὰ λαμπρὰν λέγει μοι· Βλέπεις μέγα πρᾶγμα; λέγω αὐτῇ· Κυρία, οὐδὲν βλέπω. λέγει μοι· Σύ, ἰδού, οὐχ ὁρᾷς κατέναντί σου πύργον μέγαν οἰκοδομούμενον ἐπὶ ὑδάτων λίθοις τετραγώνοις λαμπροῖς; §2.5 ἐν τετραγώνῳ δὲ ᾠκοδομεῖτο ὁ πύργος ὑπὸ τῶν ἓξ νεανίσκων τῶν ἐληλυθότων μετ’ αὐτῆς· ἄλλαι δὲ μυριάδες ἀνδρῶν παρέφερον λίθους, οἱ μὲν ἐκ τοῦ βυθοῦ, οἱ δὲ ἐκ τῆς γῆς, καὶ ἐπεδίδουν τοῖς ἓξ νεανίσκοις· ἐκεῖνοι δὲ ἐλάμβανον καὶ ᾠκοδόμουν. §2.6 τοὺς μὲν ἐκ τοῦ βυθοῦ λίθους ἑλκομένους πάντας οὕτως ἐτίθεσαν εἰς τὴν οἰκοδομήν· ἡρμοσμένοι γὰρ ἦσαν καὶ συνεφώνουν τῇ ἁρμογῇ μετὰ τῶν ἑτέρων· καὶ οὕτως ἐκολλῶντο ἀλλήλοις, ὥστε τὴν ἁρμογὴν αὐτῶν μὴ φαίνεσθαι. ἐφαίνετο δὲ ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου ὡς ἐξ ἑνὸς λίθου ᾠκοδομημένη. §2.7 τοὺς δὲ ἑτέρους λίθους τοὺς φερομένους ἀπὸ τῆς ξηρᾶς τοὺς μὲν ἀπέβαλλον, τοὺς δὲ ἐτίθουν εἰς τὴν οἰκοδομήν· ἄλλους δὲ κατέκοπτον καὶ ἔρριπτον μακρὰν ἀπὸ τοῦ πύργου. §2.8 ἄλλοι δὲ λίθοι πολλοὶ κύκλῳ τοῦ πύργου ἔκειντο, καὶ οὐκ ἐχρῶντο αὐτοῖς ἐπὶ τὴν οἰκοδομήν· ἦσαν γάρ τινες ἐξ αὐτῶν ἐψωριακότες, ἕτεροι δὲ σχισμὰς ἔχοντες, ἄλλοι δὲ κεκολοβωμένοι, ἄλλοι δὲ λευκοὶ καὶ στρογγύλοι, μὴ ἁρμόζοντες εἰς τὴν οἰκοδομήν. §2.9 ἔβλεπον δὲ ἑτέρους λίθους ῥιπτομένους μακρὰν ἀπὸ τοῦ πύργου καὶ ἐρχομένους εἰς τὴν ὁδὸν καὶ μὴ μένοντας ἐν τῇ ὁδῷ, ἀλλὰ κυλιομένους ἐκ τῆς ὁδοῦ εἰς τὴν ἀνοδίαν· ἑτέρους δὲ ἐπὶ πῦρ ἐμπίπτοντας καὶ καιομένους· ἑτέρους δὲ πίπτοντας ἐγγὺς ὑδάτων καὶ μὴ δυναμένους κυλισθῆναι εἰς τὸ ὕδωρ, καίπερ θελόντων κυλισθῆναι καὶ ἐλθεῖν εἰς τὸ ὕδωρ. §3.1 Δείξασά μοι ταῦτα ἤθελεν ἀποτρέχειν. λέγω αὐτῇ· Κυρία, τί μοι ὄφελος ταῦτα ἑωρακότι καὶ μὴ γινώσκοντι, τί ἐστιν τὰ πράγματα; ἀποκριθεῖσά μοι λέγει· Πανοῦργος εἶ ἄνθρωπος, θέλων γινώσκειν τὰ περὶ τὸν πύργον. Ναί, φημί, κυρία, ἵνα τοῖς ἀδελφοῖς ἀναγγείλω καὶ ἱλαρώτεροι γένωνται καὶ ταῦτα ἀκούσαντες γινώσκωσιν τὸν κύριον ἐν πολλῇ δόξῃ. §3.2 ἡ δὲ ἔφη· Ἀκούσονται μὲν πολλοί· ἀκούσαντες δέ τινες ἐξ αὐτῶν χαρήσονται, τινὲς δὲ κλαύσονται· ἀλλὰ καὶ οὗτοι, ἐὰν ἀκούσωσιν καὶ μετανοήσωσιν, καὶ αὐτοὶ χαρήσονται. ἄκουε οὖν τὰς παραβολὰς τοῦ πύργου· ἀποκαλύψω γάρ σοι πάντα. καὶ μηκέτι μοι κόπους πάρεχε περὶ ἀποκαλύψεως· αἱ γὰρ ἀποκαλύψεις αὗται τέλος ἔχουσιν· πεπληρωμέναι γάρ εἰσιν. ἀλλ’ οὐ παύσῃ αἰτούμενος ἀποκαλύψεις· ἀναιδὴς γὰρ εἶ. §3.3 ὁ μὲν πύργος, ὃν βλέπεις οἰκοδομούμενον, ἐγώ εἰμι ἡ Ἐκκλησία, ἡ ὀφθεῖσά σοι καὶ νῦν καὶ τὸ πρότερον· ὃ ἂν οὖν θελήσῃς, ἐπερώτα περὶ τοῦ πύργου, καὶ ἀποκαλύψω σοι, ἵνα χαρῇς μετὰ τῶν ἁγίων. §3.4 λέγω αὐτῇ· Κυρία, ἐπεὶ ἅπαξ ἄξιόν με ἡγήσω τοῦ πάντα μοι ἀποκαλύψαι, ἀποκάλυψον. ἡ δὲ λέγει μοι· Ὃ ἐὰν ἐνδέχηταί σοι ἀποκαλυφθῆναι, ἀποκαλυφθήσεται. μόνον ἡ καρδία σου πρὸς τὸν θεὸν ἤτω καὶ μὴ διψυχήσεις, ὃ ἂν ἴδῃς. §3.5 ἐπηρώτησα αὐτήν· Διατί ὁ πύργος ἐπὶ ὑδάτων ᾠκοδόμηται, κυρία; Εἶπά σοι, φησίν, καὶ τὸ πρότερον, καὶ ἐκζητεῖς ἐπιμελῶς· ἐκζητῶν οὖν εὑρίσκεις τὴν ἀλήθειαν. διατί οὖν ἐπὶ ὑδάτων ᾠκοδόμηται ὁ πύργος, ἄκουε· ὅτι ἡ ζωὴ ὑμῶν διὰ ὕδατος ἐσώθη καὶ σωθήσεται. τεθεμελίωται δὲ ὁ πύργος τῷ ῥήματι τοῦ παντοκράτορος καὶ ἐνδόξου ὀνόματος, κρατεῖται δὲ ὑπὸ τῆς ἀοράτου δυνάμεως τοῦ δεσπότου. §4.1 Ἀποκριθεὶς λέγω αὐτῇ· Κυρία, μεγάλως καὶ θαυμαστῶς ἔχει τὸ πρᾶγμα τοῦτο· οἱ δὲ νεανίσκοι οἱ ἓξ οἱ οἰκοδομοῦντες, τίνες εἰσίν, κυρία; Οὗτοί εἰσιν οἱ ἅγιοι ἄγγελοι τοῦ θεοῦ οἱ πρῶτοι κτισθέντες, οἷς παρέδωκεν ὁ κύριος πᾶσαν τὴν κτίσιν αὐτοῦ αὔξειν καὶ οἰκοδομεῖν καὶ δεσπόζειν τῆς κτίσεως πάσης· διὰ τούτων οὖν τελεσθήσεται ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου. §4.2 Οἱ δὲ ἕτεροι οἱ παραφέροντες τοὺς λίθους, τίνες εἰσίν; Καὶ αὐτοὶ ἅγιοι ἄγγελοι τοῦ θεοῦ· οὗτοι δὲ οἱ ἓξ ὑπερέχοντες αὐτούς εἰσιν· συντελεσθήσεται οὖν ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου, καὶ πάντες ὁμοῦ εὐφρανθήσονται κύκλῳ τοῦ πύργου καὶ δοξάσουσιν τὸν θεόν, ὅτι ἐτελέσθη ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου. §4.3 ἐπηρώτησα αὐτὴν λέγων· Κυρία, ἤθελον γνῶναι τῶν λίθων τὴν ἔξοδον καὶ τὴν δύναμιν αὐτῶν, ποταπή ἐστιν. ἀποκριθεῖσά μοι λέγει· Οὐχ ὅτι σὺ ἐκ πάντων ἀξιώτερος εἶ, ἵνα σοι ἀποκαλυφθῇ. ἄλλοι γάρ σου πρότεροί εἰσιν καὶ βελτίονές σου, οἷς ἔδει ἀποκαλυφθῆναι τὰ ὁράματα ταῦτα· ἀλλ’ ἵνα δοξασθῇ τὸ ὄνομα τοῦ θεοῦ, σοὶ ἀπεκαλύφθη καὶ ἀποκαλυφθήσεται διὰ τοὺς διψύχους, τοὺς διαλογιζομένους ἐν ταῖς καρδίαις αὐτῶν, εἰ ἄρα ἔστιν ταῦτα ἢ οὐκ ἔστιν. λέγε αὐτοῖς, ὅτι ταῦτα πάντα ἐστὶν ἀληθῆ καὶ οὐθὲν ἔξωθέν ἐστιν τῆς ἀληθείας, ἀλλὰ πάντα ἰσχυρὰ καὶ βέβαια καὶ τεθεμελιωμένα ἐστίν. §5.1 Ἄκουε νῦν περὶ τῶν λίθων τῶν ὑπαγόντων εἰς τὴν οἰκοδομήν. οἱ μὲν οὖν λίθοι οἱ τετράγωνοι καὶ λευκοὶ καὶ συμφωνοῦντες ταῖς ἁρμογαῖς αὐτῶν, οὗτοί εἰσιν οἱ ἀπόστολοι καὶ ἐπίσκοποι καὶ διδάσκαλοι καὶ διάκονοι οἱ πορευθέντες κατὰ τὴν σεμνότητα τοῦ θεοῦ καὶ ἐπισκοπήσαντες καὶ διδάξαντες καὶ διακονήσαντες ἁγνῶς καὶ σεμνῶς τοῖς ἐκλεκτοῖς τοῦ θεοῦ, οἱ μὲν κεκοιμημένοι, οἱ δὲ ἔτι ὄντες· καὶ πάντοτε ἑαυτοῖς συνεφώνησαν καὶ ἐν ἑαυτοῖς εἰρήνην ἔσχον καὶ ἀλλήλων ἤκουον· διὰ τοῦτο ἐν τῇ οἰκοδομῇ τοῦ πύργου συμφωνοῦσιν αἱ ἁρμογαὶ αὐτῶν. §5.2 Οἱ δὲ ἐκ τοῦ βυθοῦ ἑλκόμενοι καὶ ἐπιτιθέμενοι εἰς τὴν οἰκοδομὴν καὶ συμφωνοῦντες ταῖς ἁρμογαῖς αὐτῶν μετὰ τῶν ἑτέρων λίθων τῶν ἤδη ᾠκοδομημένων, τίνες εἰσίν; Οὗτοί εἰσιν οἱ παθόντες ἕνεκεν τοῦ ὀνόματος τοῦ κυρίου. §5.3 Τοὺς δὲ ἑτέρους λίθους τοὺς φερομένους ἀπὸ τῆς ξηρᾶς θέλω γνῶναι, τίνες εἰσίν, κυρία. ἔφη· Τοὺς μὲν εἰς τὴν οἰκοδομὴν ὑπάγοντας καὶ μὴ λατομουμένους, τούτους ὁ κύριος ἐδοκίμασεν, ὅτι ἐπορεύθησαν ἐν τῇ εὐθύτητι τοῦ κυρίου καὶ κατωρθώσαντο τὰς ἐντολὰς αὐτοῦ. §5.4 Οἱ δὲ ἀγόμενοι καὶ τιθέμενοι εἰς τὴν οἰκοδομήν, τίνες εἰσίν; Νέοι εἰσὶν ἐν τῇ πίστει καὶ πιστοί. νουθετοῦνται δὲ ὑπὸ τῶν ἀγγέλων εἰς τὸ ἀγαθοποιεῖν, διότι εὑρέθη ἐν αὐτοῖς πονηρία. §5.5 Οὓς δὲ ἀπέβαλλον καὶ ἐρίπτουν, τίνες εἰσίν; Οὗτοί εἰσιν ἡμαρτηκότες καὶ θέλοντες μετανοῆσαι· διὰ τοῦτο μακρὰν οὐκ ἀπερίφησαν ἔξω τοῦ πύργου, ὅτι εὔχρηστοι ἔσονται εἰς τὴν οἰκοδομήν, ἐὰν μετανοήσωσιν. οἱ οὖν μέλλοντες μετανοεῖν, ἐὰν μετανοήσωσιν, ἰσχυροὶ ἔσονται ἐν τῇ πίστει, ἐὰν νῦν μετανοήσωσιν, ἐν ᾧ οἰκοδομεῖται ὁ πύργος. ἐὰν δὲ τελεσθῇ ἡ οἰκοδομή, οὐκέτι ἔχουσιν τόπον, ἀλλ’ ἔσονται ἔκβολοι· μόνον δὲ τοῦτο ἔχουσιν, παρὰ τῷ πύργῳ κεῖσθαι. §6.1 Τοὺς δὲ κατακοπτομένους καὶ μακρὰν ῥιπτομένους ἀπὸ τοῦ πύργου θέλεις γνῶναι; οὗτοί εἰσιν οἱ υἱοὶ τῆς ἀνομίας· ἐπίστευσαν δὲ ἐν ὑποκρίσει, καὶ πᾶσα πονηρία οὐκ ἀπέστη ἀπ’ αὐτῶν· διὰ τοῦτο οὐκ ἔχουσιν σωτηρίαν, ὅτι οὐκ εἰσὶν εὔχρηστοι εἰς οἰκοδομὴν διὰ τὰς πονηρίας αὐτῶν. διὰ τοῦτο συνεκόπησαν καὶ πόρρω ἀπερίφησαν διὰ τὴν ὀργὴν τοῦ κυρίου, ὅτι παρώργισαν αὐτόν. §6.2 τοὺς δὲ ἑτέρους, οὓς ἑώρακας πολλοὺς κειμένους, μὴ ὑπάγοντας εἰς τὴν οἰκοδομήν, οὗτοι οἱ μὲν ἐψωριακότες εἰσίν, οἱ ἐγνωκότες τὴν ἀλήθειαν, μὴ ἐπιμένοντας δὲ ἐν αὐτῇ. §6.3 Οἱ δὲ τὰς σχισμὰς ἔχοντες, τίνες εἰσίν; Οὗτοί εἰσιν οἱ κατ’ ἀλλήλων ἐν ταῖς καρδίαις ἔχοντες καὶ μὴ εἰρηνεύοντες ἐν ἑαυτοῖς, ἀλλὰ πρόσωπον εἰρήνης ἔχοντες, ὅταν δὲ ἀπ’ ἀλλήλων ἀποχωρήσωσιν, αἱ πονηρίαι αὐτῶν ἐν ταῖς καρδίαις ἐμμένουσιν· αὗται οὖν αἱ σχισμαί εἰσιν, ἃς ἔχουσιν οἱ λίθοι. §6.4 οἱ δὲ κεκολοβωμένοι, οὗτοί εἰσιν πεπιστευκότες μὲν καὶ τὸ πλεῖον μέρος ἔχουσιν ἐν τῇ δικαιοσύνῃ, τινὰ δὲ μέρη ἔχουσιν τῆς ἀνομίας· διὰ τοῦτο κολοβοὶ καὶ οὐχ ὁλοτελεῖς εἰσιν. §6.5 Οἱ δὲ λευκοὶ καὶ στρογγύλοι καὶ μὴ ἁρμόζοντες εἰς τὴν οἰκοδομήν, τίνες εἰσιν, κυρία; ἀποκριθεῖσά μοι λέγει· Ἕως πότε μωρὸς εἶ καὶ ἀσύνετος, καὶ πάντα ἐπερωτᾷς καὶ οὐδὲν νοεῖς; οὗτοί εἰσιν ἔχοντες μὲν πίστιν, ἔχοντες δὲ καὶ πλοῦτον τοῦ αἰῶνος τούτου· ὅταν γένηται θλῖψις, διὰ τὸν πλοῦτον αὐτῶν καὶ διὰ τὰς πραγματείας ἀπαρνοῦνται τὸν κύριον αὐτῶν. §6.6 καὶ ἀποκριθεὶς αὐτῇ λέγω· Κυρία, πότε οὖν εὔχρηστοι ἔσονται εἰς τὴν οἰκοδομήν; Ὅταν, φησίν, περικοπῇ αὐτῶν ὁ πλοῦτος ὁ ψυχαγωγῶν αὐτούς, τότε εὔχρηστοι ἔσονται τῷ θεῷ. ὥσπερ γὰρ ὁ λίθος ὁ στρογγύλος, ἐὰν μὴ περικοπῇ καὶ ἀποβάλῃ ἐξ αὐτοῦ τι, οὐ δύναται τετράγωνος γενέσθαι, οὕτω καὶ οἱ πλουτοῦντες ἐν τούτῳ τῷ αἰῶνι, ἐὰν μὴ περικοπῇ αὐτῶν ὁ πλοῦτος, οὐ δύνανται τῷ κυρίῳ εὔχρηστοι γενέσθαι. §6.7 ἀπὸ σεαυτοῦ πρῶτον γνῶθι· ὅτε ἐπλούτεις, ἄχρηστος ἦς, νῦν δὲ εὔχρηστος εἶ καὶ ὠφέλιμος τῇ ζωῇ. εὔχρηστοι γίνεσθε τῷ θεῷ· καὶ γὰρ σὺ αὐτὸς χρᾶσαι ἐκ τῶν αὐτῶν λίθων. §7.1 Τοὺς δὲ ἑτέρους λίθους, οὓς εἶδες μακρὰν ἀπὸ τοῦ πύργου ῥιπτομένους καὶ πίπτοντας εἰς τὴν ὁδὸν καὶ κυλιομένους ἐκ τῆς ὁδοῦ εἰς τὰς ἀνοδίας· οὗτοί εἰσιν οἱ πεπιστευκότες μέν, ἀπὸ δὲ τῆς διψυχίας αὐτῶν ἀφίουσιν τὴν ὁδὸν αὐτῶν τὴν ἀληθινήν· δοκοῦντες οὖν βελτίονα ὁδὸν δύνασθαι εὑρεῖν, πλανῶνται καὶ ταλαιπωροῦσιν περιπατοῦντες ἐν ταῖς ἀνοδίαις. §7.2 οἱ δὲ πίπτοντες εἰς τὸ πῦρ καὶ καιόμενοι, οὗτοί εἰσιν οἱ εἰς τέλος ἀποστάντες τοῦ θεοῦ τοῦ ζῶντος, καὶ οὐκέτι αὐτοῖς ἀνέβη ἐπὶ τὴν καρδίαν τοῦ μετανοῆσαι διὰ τὰς ἐπιθυμίας τῆς ἀσελγείας αὐτῶν καὶ τῶν πονηριῶν ὧν εἰργάσαντο. §7.3 τοὺς δὲ ἑτέρους τοὺς πίπτοντας ἐγγὺς τῶν ὑδάτων καὶ μὴ δυναμένους κυλισθῆναι εἰς τὸ ὕδωρ θέλεις γνῶναι, τίνες εἰσίν; οὗτοί εἰσιν οἱ τὸν λόγον ἀκούσαντες καὶ θέλοντες βαπτισθῆναι εἰς τὸ ὄνομα τοῦ κυρίου· εἶτα ὅταν αὐτοῖς ἔλθῃ εἰς μνείαν ἡ ἁγνότης τῆς ἀληθείας, μετανοοῦσιν καὶ πορεύονται πάλιν ὀπίσω τῶν ἐπιθυμιῶν αὐτῶν τῶν πονηρῶν. §7.4 ἐτέλεσεν οὖν τὴν ἐξήγησιν τοῦ πύργου. §7.5 ἀναιδευσάμενος ἔτι αὐτὴν ἐπηρώτησα, εἰ ἄρα πάντες οἱ λίθοι οὗτοι οἱ ἀποβεβλημένοι καὶ μὴ ἁρμόζοντες εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου, εἰ ἔστιν αὐτοῖς μετάνοια καὶ ἔχουσιν τόπον εἰς τὸν πύργον τοῦτον. Ἔχουσιν, φησίν, μετάνοιαν, ἀλλὰ εἰς τοῦτον τὸν πύργον οὐ δύνανται ἁρμόσαι· §7.6 ἑτέρῳ δὲ τόπῳ ἁρμόσουσιν πολὺ ἐλάττονι, καὶ τοῦτο ὅταν βασανισθῶσιν καὶ ἐκπληρώσωσιν τὰς ἡμέρας τῶν ἁμαρτιῶν αὐτῶν. καὶ διὰ τοῦτο μετατεθήσονται, ὅτι μετέλαβον τοῦ ῥήματος τοῦ δικαίου. καὶ τότε αὐτοῖς συμβήσεται μετατεθῆναι ἐκ τῶν βασάνων αὐτῶν, διὰ τὰ ἔργα ἃ εἰργάσαντο πονηρά. ἐὰν δὲ μὴ ἀναβῇ ἐπὶ τὴν καρδίαν αὐτῶν, οὐ σώζονται διὰ τὴν σκληροκαρδίαν αὐτῶν. §8.1 Ὅτε οὖν ἐπαυσάμην ἐρωτῶν αὐτὴν περὶ πάντων τούτων, λέγει μοι· Θέλεις ἄλλο ἰδεῖν; κατεπίθυμος ὢν τοῦ θεάσασθαι περιχαρὴς ἐγενόμην τοῦ ἰδεῖν. §8.2 ἐμβλέψασά μοι ὑπεμειδίασεν καὶ λέγει μοι· Βλέπεις ἑπτὰ γυναῖκας κύκλῳ τοῦ πύργου; Βλέπω, φημί, κυρία. Ὁ πύργος οὗτος ὑπὸ τούτων βαστάζεται κατ’ ἐπιταγὴν τοῦ κυρίου. §8.3 ἄκουε νῦν τὰς ἐνεργείας αὐτῶν. ἡ μὲν πρώτη αὐτῶν, ἡ κρατοῦσα τὰς χεῖρας, Πίστις καλεῖται· διὰ ταύτης σώζονται οἱ ἐκλεκτοὶ τοῦ θεοῦ. §8.4 ἡ δὲ ἑτέρα, ἡ περιεζωσμένη καὶ ἀνδριζομένη, Ἐγκράτεια καλεῖται· αὕτη θυγάτηρ ἐστὶν τῆς Πίστεως. ὃς ἂν οὖν ἀκολουθήσῃ αὐτῇ, μακάριος γίνεται ἐν τῇ ζωῇ αὐτοῦ, ὅτι πάντων τῶν πονηρῶν ἔργων ἀφέξεται, πιστεύων ὅτι, ἐὰν ἀφέξηται πάσης ἐπιθυμίας πονηρᾶς, κληρονομήσει ζωὴν αἰώνιον. §8.5 Αἱ δὲ ἕτεραι, κυρία, τίνες εἰσίν; Θυγατέρες ἀλλήλων εἰσίν. καλοῦνται δὲ ἡ μὲν Ἁπλότης, ἡ δὲ Ἐπιστήμη, ἡ δὲ Ἀκακία, ἡ δὲ Σεμνότης, ἡ δὲ Ἀγάπη. ὅταν οὖν τὰ ἔργα τῆς μητρὸς αὐτῶν πάντα ποιήσῃς, δύνασαι ζῆσαι. §8.6 Ἤθελον, φημί, γνῶναι, κυρία, τίς τίνα δύναμιν ἔχει αὐτῶν. Ἄκουε, φησίν, τὰς δυνάμεις, ἃς ἔχουσιν. §8.7 κρατοῦνται δὲ ὑπ’ ἀλλήλων αἱ δυνάμεις αὐτῶν καὶ ἀκολουθοῦσιν ἀλλήλαις, καθὼς καὶ γεγεννημέναι εἰσίν. ἐκ τῆς Πίστεως γεννᾶται Ἐγκράτεια, ἐκ τῆς Ἐγκρατείας Ἁπλότης, ἐκ τῆς Ἁπλότητος Ἀκακία, ἐκ τῆς Ἀκακίας Σεμνότης, ἐκ τῆς Σεμνότητος Ἐπιστήμη, ἐκ τῆς Ἐπιστήμης Ἀγάπη. τούτων οὖν τὰ ἔργα ἁγνὰ καὶ σεμνὰ καὶ θεῖά ἐστιν. §8.8 ὃς ἂν οὖν δουλεύσῃ ταύταις καὶ ἰσχύσῃ κρατῆσαι τῶν ἔργων αὐτῶν, ἐν τῷ πύργῳ ἕξει τὴν κατοίκησιν μετὰ τῶν ἁγίων τοῦ θεοῦ. §8.9 ἐπηρώτων δὲ αὐτὴν περὶ τῶν καιρῶν, εἰ ἤδη συντέλειά ἐστιν. ἡ δὲ ἀνέκραγε φωνῇ μεγάλῃ λέγουσα· Ἀσύνετε ἄνθρωπε, οὐχ ὁρᾷς τὸν πύργον ἔτι οἰκοδομούμενον; ὡς ἐὰν οὖν συντελεσθῇ ὁ πύργος οἰκοδομούμενος, ἔχει τέλος. ἀλλὰ ταχὺ ἐποικοδομηθήσεται. μηκέτι με ἐπερώτα μηδέν· ἀρκετή σοι ἡ ὑπόμνησις αὕτη καὶ τοῖς ἁγίοις καὶ ἡ ἀνακαίνωσις τῶν πνευμάτων ὑμῶν. §8.10 ἀλλ’ οὐ σοὶ μόνῳ ταῦτα ἀπεκαλύφθη, ἀλλ’ ἵνα πᾶσιν δηλώσῃς αὐτά, §8.11 μετὰ τρεῖς ἡμέρας, νοῆσαί σε γὰρ δεῖ πρῶτον. ἐντέλλομαι δέ σοι πρῶτον, Ἑρμᾶ, τὰ ῥήματα ταῦτα, ἅ σοι μέλλω λέγειν, λαλῆσαι αὐτὰ πάντα εἰς τὰ ὦτα τῶν ἁγίων, ἵνα ἀκούσαντες αὐτὰ καὶ ποιήσαντες καθαρισθῶσιν ἀπὸ τῶν πονηριῶν αὐτῶν καὶ σὺ δὲ μετ’ αὐτῶν. §9.1 Ἀκούσατέ μου, τέκνα· ἐγὼ ὑμᾶς ἐξέθρεψα ἐν πολλῇ ἁπλότητι καὶ ἀκακίᾳ καὶ σεμνότητι διὰ τὸ ἔλεος τοῦ κυρίου τοῦ ἐφ’ ὑμᾶς στάξαντος τὴν δικαιοσύνην, ἵνα δικαιωθῆτε καὶ ἁγιασθῆτε ἀπὸ πάσης πονηρίας καὶ ἀπὸ πάσης σκολιότητος· ὑμεῖς δὲ οὐ θέλετε παῆναι ἀπὸ τῆς πονηρίας ὑμῶν. §9.2 νῦν οὖν ἀκούσατέ μου καὶ εἰρηνεύετε ἐν ἑαυτοῖς καὶ ἐπισκέπτεσθε ἀλλήλους καὶ ἀντιλαμβάνεσθε ἀλλήλων, καὶ μὴ μόνοι τὰ κτίσματα τοῦ θεοῦ μεταλαμβάνετε ἐκ καταχύματος, ἀλλὰ μεταδίδοτε καὶ τοῖς ὑστερουμένοις· §9.3 οἱ μὲν γὰρ ἀπὸ τῶν πολλῶν ἐδεσμάτων ἀσθένειαν τῇ σαρκὶ αὐτῶν ἐπισπῶνται καὶ λυμαίνονται τὴν σάρκα αὐτῶν· τῶν δὲ μὴ ἐχόντων ἐδέσματα λυμαίνεται ἡ σὰρξ αὐτῶν διὰ τὸ μὴ ἔχειν τὸ ἀρκετὸν τῆς τροφῆς, καὶ διαφθείρεται τὸ σῶμα αὐτῶν. §9.4 αὕτη οὖν ἡ ἀσυνκρασία βλαβερὰ ὑμῖν τοῖς ἔχουσι καὶ μὴ μεταδιδοῦσιν τοῖς ὑστερουμένοις. §9.5 βλέπετε τὴν κρίσιν τὴν ἐπερχομένην. οἱ ὑπερέχοντες οὖν ἐκζητεῖτε τοὺς πεινῶντας, ἕως οὔπω ὁ πύργος ἐτελέσθη· μετὰ γὰρ τὸ τελεσθῆναι τὸν πύργον θελήσετε ἀγαθοποιεῖν, καὶ οὐχ ἕξετε τόπον. §9.6 βλέπετε οὖν ὑμεῖς οἱ γαυριώμενοι ἐν τῷ πλούτῳ ὑμῶν, μήποτε στενάξουσιν οἱ ὑστερούμενοι καὶ ὁ στεναγμὸς αὐτῶν ἀναβήσεται πρὸς τὸν κύριον καὶ ἐκκλεισθήσεσθε μετὰ τῶν ἀγαθῶν ὑμῶν ἔξω τῆς θύρας τοῦ πύργου. §9.7 νῦν οὖν ὑμῖν λέγω τοῖς προηγουμένοις τῆς ἐκκλησίας καὶ τοῖς πρωτοκαθεδρίταις· μὴ γίνεσθε ὅμοιοι τοῖς φαρμακοῖς. οἱ φαρμακοὶ μὲν οὖν τὰ φάρμακα ἑαυτῶν εἰς τὰς πυξίδας βαστάζουσιν, ὑμεῖς δὲ τὸ φάρμακον ὑμῶν καὶ τὸν ἰὸν εἰς τὴν καρδίαν. §9.8 ἐνεσκιρωμένοι ἐστὲ καὶ οὐ θέλετε καθαρίσαι τὰς καρδίας ὑμῶν καὶ συνκεράσαι ὑμῶν τὴν φρόνησιν ἐπὶ τὸ αὐτὸ ἐν καθαρᾷ καρδίᾳ, ἵνα σχῆτε ἔλεος παρὰ τοῦ βασιλέως τοῦ μεγάλου. §9.9 βλέπετε οὖν, τέκνα, μήποτε αὗται αἱ διχοστασίαι ἀποστερήσουσιν τὴν ζωὴν ὑμῶν. §9.10 πῶς ὑμεῖς παιδεύειν θέλετε τοὺς ἐκλεκτοὺς κυρίου, αὐτοὶ μὴ ἔχοντες παιδείαν; παιδεύετε οὖν ἀλλήλους καὶ εἰρηνεύετε ἐν αὑτοῖς ἵνα κἀγὼ κατέναντι τοῦ πατρὸς ἱλαρὰ σταθεῖσα λόγον ἀποδῶ ὑπὲρ ὑμῶν πάντων τῷ κυρίῳ. §10.1 Ὅτε οὖν ἐπαύσατο μετ’ ἐμοῦ λαλοῦσα, ἦλθον οἱ ἓξ νεανίσκοι οἱ οἰκοδομοῦντες καὶ ἀπήνεγκαν αὐτὴν πρὸς τὸν πύργον, καὶ ἄλλοι τέσσαρες ἦραν τὸ συμψέλιον καὶ ἀπήνεγκαν καὶ αὐτὸ πρὸς τὸν πύργον. τούτων τὸ πρόσωπον οὐκ εἶδον, ὅτι ἀπεστραμμένοι ἦσαν. §10.2 ὑπάγουσαν δὲ αὐτὴν ἠρώτων, ἵνα μοι ἀποκαλύψῃ περὶ τῶν τριῶν μορφῶν, ἐν αἷς μοι ἐνεφανίσθη. ἀποκριθεῖσά μοι λέγει· Περὶ τούτων ἕτερον δεῖ σε ἐπερωτῆσαι, ἵνα σοι ἀποκαλυφθῇ. §10.3 ὤφθη δέ μοι, ἀδελφοί, τῇ μὲν πρώτῃ ὁράσει τῇ περυσινῇ λίαν πρεσβυτέρα καὶ ἐν καθέδρᾳ καθημένη. §10.4 τῇ δὲ ἑτέρᾳ ὁράσει τὴν μὲν ὄψιν νεωτέραν εἶχεν, τὴν δὲ σάρκα καὶ τὰς τρίχας πρεσβυτέρας, καὶ ἑστηκυῖά μοι ἐλάλει· ἱλαρωτέρα δὲ ἦν ἢ τὸ πρότερον. §10.5 τῇ δὲ τρίτῃ ὁράσει ὅλη νεωτέρα καὶ κάλλει ἐκπρεπεστάτη, μόνας δὲ τὰς τρίχας πρεσβυτέρας εἶχεν· ἱλαρὰ δὲ εἰς τέλος ἦν καὶ ἐπὶ συμψελίου καθημένη. §10.6 περὶ τούτων περίλυπος ἤμην λίαν τοῦ γνῶναί με τὴν ἀποκάλυψιν ταύτην, καὶ βλέπω τὴν πρεσβυτέραν ἐν ὁράματι τῆς νυκτὸς λέγουσάν μοι. Πᾶσα ἐρώτησις ταπεινοφροσύνης χρῄζει. νήστευσον οὖν, καὶ λήμψῃ ὃ αἰτεῖς παρὰ τοῦ κυρίου. §10.7 ἐνήστευσα οὖν μίαν ἡμέραν, καὶ αὐτῇ τῇ νυκτί μοι ὤφθη νεανίσκος καὶ λέγει μοι· Τί σὺ ὑπὸ χεῖρα αἰτεῖς ἀποκαλύψεις ἐν δεήσει; βλέπε, μήποτε πολλὰ αἰτούμενος βλάψῃς σου τὴν σάρκα. §10.8 ἀρκοῦσίν σοι αἱ ἀποκαλύψεις αὗται. μήτι δύνῃ ἰσχυροτέρας ἀποκαλύψεις ὧν ἑώρακας ἰδεῖν; §10.9 ἀποκριθείς αὐτῷ λέγω· Κύριε, τοῦτο μόνον αἰτοῦμαι, περὶ τῶν τριῶν μορφῶν τῆς πρεσβυτέρας ἵνα ἀποκάλυψις ὁλοτελὴς γένηται. ἀποκριθείς μοι λέγει· Μέχρι τίνος ἀσύνετοί ἐστε; ἀλλ’ αἱ διψυχίαι ὑμῶν ἀσυνέτους ὑμᾶς ποιοῦσιν καὶ τὸ μὴ ἔχειν τὴν καρδίαν ὑμῶν πρὸς τὸν κύριον. §10.10 ἀποκριθεὶς αὐτῷ πάλιν εἶπον· Ἀλλ’ ἀπὸ σοῦ, κύριε, ἀκριβέστερον αὐτὰ γνωσόμεθα. §11.1 Ἄκουε, φησίν, περὶ τῶν μορφῶν ὧν ἐπιζητεῖς. §11.2 τῇ μὲν πρώτῃ ὁράσει διατί πρεσβυτέρα ὤφθη σοι καὶ ἐπὶ καθέδραν καθημένη; ὅτι τὸ πνεῦμα ὑμῶν πρεσβύτερον καὶ ἤδη μεμαραμμένον καὶ μὴ ἔχον δύναμιν ἀπὸ τῶν μαλακιῶν ὑμῶν καὶ διψυχιῶν· §11.3 ὥσπερ γὰρ οἱ πρεσβύτεροι, μηκέτι ἔχοντες ἐλπίδα τοῦ ἀνανεῶσαι, οὐδὲν ἄλλο προσδοκῶσιν εἰ μὴ τὴν κοίμησιν αὐτῶν, οὕτως καὶ ὑμεῖς μαλακισθέντες ἀπὸ τῶν βιωτικῶν πραγμάτων παρεδώκατε ἑαυτοὺς εἰς τὰς ἀκηδίας καὶ οὐκ ἐπερίψατε ἑαυτῶν τὰς μερίμνας ἐπὶ τὸν κύριον· ἀλλὰ ἐθραύσθη ὑμῶν ἡ διάνοια καὶ ἐπαλαιώθητε ταῖς λύπαις ὑμῶν. §11.4 Διατί οὖν ἐν καθέδρᾳ ἐκάθητο, ἤθελον γνῶναι, κύριε. Ὅτι πᾶς ἀσθενὴς εἰς καθέδραν καθέζεται διὰ τὴν ἀσθένειαν αὐτοῦ, ἵνα συνκρατηθῇ ἡ ἀσθένεια τοῦ σώματος αὐτοῦ. ἔχεις τὸν τύπον τῆς πρώτης ὁράσεως. §12.1 Τῇ δὲ δευτέρᾳ ὁράσει εἶδες αὐτὴν ἑστηκυῖαν καὶ τὴν ὄψιν νεωτέραν ἔχουσαν καὶ ἱλαρωτέραν παρὰ τὸ πρότερον, τὴν δὲ σάρκα καὶ τὰς τρίχας πρεσβυτέρας. ἄκουε, φησίν, καὶ ταύτην τὴν παραβολήν· §12.2 ὅταν πρεσβύτερός τις, ἤδη ἀφηλπικὼς ἑαυτὸν διὰ τὴν ἀσθένειαν αὐτοῦ καὶ τὴν πτωχότητα, οὐδὲν ἕτερον προσδέχεται εἰ μὴ τὴν ἐσχάτην ἡμέραν τῆς ζωῆς αὐτοῦ· εἶτα ἐξαίφνης κατελείφθη αὐτῷ κληρονομία, ἀκούσας δὲ ἐξηγέρθη καὶ περιχαρὴς γενόμενος ἐνεδύσατο τὴν ἰσχύν· καὶ οὐκέτι ἀνακεῖται, ἀλλὰ ἕστηκεν, καὶ ἀνανεοῦται αὐτοῦ τὸ πνεῦμα τὸ ἤδη ἐφθαρμένον ἀπὸ τῶν προτέρων αὐτοῦ πράξεων, καὶ οὐκέτι κάθηται, ἀλλὰ ἀνδρίζεται· οὕτως καὶ ὑμεῖς, ἀκούσαντες τὴν ἀποκάλυψιν, ἣν ὑμῖν ὁ κύριος ἀπεκάλυψεν, §12.3 ὅτι ἐσπλαγχνίσθη ἐφ’ ὑμᾶς, καὶ ἀνενεώσατο τὰ πνεύματα ὑμῶν καὶ ἀπέθεσθε τὰς μαλακίας ὑμῶν, καὶ προσῆλθεν ὑμῖν ἰσχυρότης καὶ ἐνεδυναμώθητε ἐν τῇ πίστει, καὶ ἰδὼν ὁ κύριος τὴν ἰσχυροποίησιν ὑμῶν ἐχάρη· καὶ διὰ τοῦτο ἐδήλωσεν ὑμῖν τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου καὶ ἕτερα δηλώσει, ἐὰν ἐξ ὅλης καρδίας εἰρηνεύετε ἐν ἑαυτοῖς. §13.1 Τῇ δὲ τρίτῃ ὁράσει εἶδες αὐτὴν νεωτέραν καὶ καλὴν καὶ ἱλαρὰν καὶ καλὴν τὴν μορφὴν αὐτῆς· §13.2 ὡς ἐὰν γάρ τινι λυπουμένῳ ἔλθῃ ἀγγελία ἀγαθή τις, εὐθὺς ἐπελάθετο τῶν προτέρων λυπῶν καὶ οὐδὲν ἄλλο προσδέχεται εἰ μὴ τὴν ἀγγελίαν, ἣν ἤκουσεν, καὶ ἰσχυροποιεῖται λοιπὸν εἰς τὸ ἀγαθὸν καὶ ἀνανεοῦται αὐτοῦ τὸ πνεῦμα διὰ τὴν χαράν, ἣν ἔλαβεν· οὕτως καὶ ὑμεῖς ἀνανέωσιν εἰλήφατε τῶν πνευμάτων ὑμῶν ἰδόντες ταῦτα τὰ ἀγαθά. §13.3 καὶ ὅτι ἐπὶ συμψελίου εἶδες καθημένην, ἰσχυρὰ ἡ θέσις, ὅτι τέσσαρας πόδας ἔχει τὸ συμψέλιον καὶ ἰσχυρῶς ἕστηκεν· καὶ γὰρ ὁ κόσμος διὰ τεσσάρων στοιχείων κρατεῖται. §13.4 οἱ οὖν μετανοήσαντες ὁλοτελῶς νέοι ἔσονται καὶ τεθεμελιωμένοι, οἱ ἐξ ὅλης καρδίας μετανοήσαντες. ἀπέχεις ὁλοτελῆ τὴν ἀποκάλυψιν· μηκέτι μηδὲν αἰτήσῃς περὶ ἀποκαλύψεως, ἐάν τι δὲ δέῃ, ἀποκαλυφθήσεταί σοι.
Notes textuelles
- Hermas, Vision III — l’unité comporte treize chapitres internes et 86 segments grecs ; Bible Savoy la conserve comme une seule « Vision III » tout en respectant ses sous-sections.
- Hermas III.3.5 — « votre vie par l’eau a été sauvée et sera sauvée » constitue un langage baptismal explicite du Pasteur ; aucune théologie sacramentaire ultérieure n’est importée dans le texte.
- Hermas III.6.5–7 — les pierres rondes représentent les croyants riches ; la métaphore de « retrancher » la richesse vise ce qui empêche l’intégration à la tour et ne doit pas être transformée sans nuance en règle économique universelle.
- Hermas III.7.3 — les pierres proches de l’eau associent audition de la parole, désir du baptême puis recul devant la « pureté de la vérité » ; le texte est traduit sans harmonisation avec d’autres traditions baptismales.
- Hermas III.8 — l’ordre des sept vertus est Foi → Maîtrise de soi → Simplicité → Innocence → Dignité → Connaissance → Amour.
- Hermas III.9.3–6 — le contraste entre excès alimentaire des riches et manque des pauvres est une critique sociale explicite ; asynkrasia désigne une absence de proportion/partage commun.
- Hermas III.9.7 — pharmakoi est expliqué par le texte lui-même au moyen de drogues/poisons portés dans des boîtes ; « empoisonneurs » est retenu, la métaphore visant les divisions gardées dans le cœur.
- Hermas III.13.3 — le banc à quatre pieds est relié aux « quatre éléments » qui soutiennent le monde, représentation cosmologique antique signalée comme telle et non comme science moderne.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-visions/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.