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Similitude IX — La tour, les pierres, le Fils de Dieu et les classes de croyants

Cette similitude développe « La tour, les pierres, le Fils de Dieu et les classes de croyants ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.

Statut éditorial. Introduction d’ouvrage et introductions de toutes les unités publiées. La traduction intégrale de la Bible Savoy sera ajoutée lorsqu’elle aura achevé son propre cycle de validation.

Texte — sept restitutions

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Clarté

§1 Après avoir écrit les commandements et les similitudes, Hermas est conduit en Arcadie. Le Pasteur lui dit que l’Esprit saint qui lui parlait auparavant sous la forme de l’Église est le Fils de Dieu. Dans une grande plaine, Hermas voit douze montagnes très différentes : noire, nue, épineuse, à demi desséchée, verte mais rude, fissurée, fertile, pleine de sources, désertique et dangereuse, ombragée, chargée de fruits, puis entièrement blanche.

§2 Au milieu se dresse un immense rocher blanc, plus haut que les montagnes, avec une porte brillante comme le soleil. Douze vierges se tiennent autour de la porte, prêtes à porter. Le Pasteur conseille à Hermas de ne pas se torturer sur ce qu’il ne comprend pas mais de demander avec discernement.

§3 Six hommes glorieux ordonnent la construction d’une tour sur le rocher. Des pierres montent de l’abîme et sont portées par les vierges à travers la porte ; elles s’ajustent parfaitement.

§4 D’autres pierres viennent des douze montagnes. Quand elles passent par les mains des vierges et par la porte, leurs couleurs différentes deviennent toutes blanches ; celles qui ne suivent pas ce passage restent discordantes et sont retirées.

§5 La construction s’interrompt avant l’achèvement : le maître de la tour doit venir examiner l’ouvrage et remplacer les pierres défectueuses.

§6 Il arrive, accompagné des six hommes et d’une grande escorte. Il frappe et examine chaque pierre. Certaines deviennent noires, lépreuses, fissurées, mutilées, ternes, rugueuses ou tachées. Elles sont retirées et remplacées par des pierres trouvées dans une plaine voisine.

§7 Le maître remet les pierres rejetées au Pasteur : qu’il les nettoie, les retaille et réintègre celles qui peuvent encore s’ajuster. Beaucoup peuvent donc être restaurées.

§8 Le Pasteur examine chaque catégorie : certaines pierres noircies sont définitivement séparées ; beaucoup d’autres sont retaillées et replacées, parfois au centre, parfois à l’extérieur selon leur solidité.

§9 Les pierres rondes et blanches représentent un autre problème : elles sont bonnes mais trop arrondies pour la construction ; il faut retrancher une partie. Quelques-unes sont taillées et intégrées, les autres attendent. Douze femmes vêtues de noir emportent les pierres définitivement rejetées.

§10 La tour est nettoyée et ses abords nivelés. Les douze vierges restent avec Hermas en attendant le Pasteur.

§11 Hermas passe la nuit près de la tour avec les vierges, dans une relation décrite comme fraternelle ; elles dansent, chantent et prient, et lui prie avec elles.

§12 Le Pasteur explique : le rocher et la porte sont le Fils de Dieu. Le rocher est ancien parce que le Fils précède toute la création et fut le conseiller du Père dans l’œuvre créatrice ; la porte apparaît nouvelle parce qu’elle a été manifestée dans les derniers jours. Nul n’entre dans le Royaume autrement que par le nom du Fils. Le grand homme qui inspecte la tour est lui aussi le Fils.

§13 La tour est l’Église. Les douze vierges sont des esprits saints, puissances du Fils. Porter le nom du Fils sans revêtir leur puissance ne suffit pas. Les pierres intégrées à la tour ont reçu ces vertus ; celles qui sont ensuite séduites par les femmes noires perdent ce vêtement et sont rejetées.

§14 Elles peuvent pourtant revenir : si elles renoncent aux œuvres des femmes noires et reprennent les œuvres des vierges, elles peuvent être réintégrées. La construction a précisément été suspendue pour laisser place à la repentance. Le Fils est le fondement qui porte ceux qui portent sincèrement son nom.

§15 Les quatre vierges principales sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance et Patience ; les autres sont Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. Les femmes noires représentent Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie, puis Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Les pierres de l’abîme représentent plusieurs générations de justes, prophètes, serviteurs, apôtres et enseignants.

§16 Les pierres anciennes devaient monter à travers l’eau pour recevoir la vie. Le sceau est l’eau : on y descend mort et on en remonte vivant. Les apôtres et enseignants, après leur mort, annoncèrent également le nom du Fils à ceux qui étaient morts avant eux et leur donnèrent le sceau ; ils descendirent avec eux dans l’eau afin qu’ils puissent entrer dans la tour.

§17 Les douze montagnes représentent les douze peuples du monde auxquels le Fils a été annoncé. Lorsqu’ils croient, reçoivent le sceau et revêtent les vertus, leurs différences de couleur deviennent une seule lumière : un même esprit, un même corps, une même foi et un même amour.

§18 Celui qui connaît Dieu et retourne au mal est tenu plus responsable que celui qui ne le connaissait pas. La purification de l’Église est décrite comme le retrait de ceux qui persistent dans hypocrisie, blasphème, double pensée et injustice, afin qu’elle devienne un seul corps.

§19 La montagne noire représente apostats, blasphémateurs et traîtres ; la montagne nue représente hypocrites et mauvais enseignants qui cherchent le gain et enseignent selon les désirs des pécheurs. Pour ces derniers, une repentance est encore offerte.

§20 La montagne aux épines représente les riches et ceux que de multiples affaires étouffent. Leur attachement aux biens et occupations rend difficile leur union aux serviteurs de Dieu ; ils sont appelés à agir rapidement et à faire le bien.

§21 La montagne à demi desséchée représente ceux dont la foi reste sur les lèvres sans habiter le cœur. Sous l’épreuve, certains ont honte du nom du Seigneur et retournent à l’idolâtrie ; une repentance demeure possible si elle est rapide.

§22 La montagne verte mais rude représente des croyants difficiles à instruire, suffisants et persuadés de tout savoir. Certains veulent enseigner sans intelligence ; leur guérison passe par l’humilité et l’écoute de ceux qui ont du discernement.

§23 La montagne fissurée représente rancunes, médisances et divisions. Les petites fissures peuvent vite guérir ; les grandes correspondent à une rancune durable. Le Pasteur rappelle que Dieu ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses fautes : l’être humain ne doit donc pas prétendre posséder le pouvoir de perdre ou sauver son frère.

§24 La montagne florissante représente des croyants simples, innocents, généreux, sans rancune, heureux du bien des autres et prêts à partager le fruit de leur travail sans reproche.

§25 La montagne pleine de sources représente les apôtres et enseignants qui ont proclamé la parole dans le monde avec pureté, sans détourner le ministère vers un désir mauvais.

§26 La montagne désertique représente d’abord des diacres qui ont mal administré leur service et détourné ce qui devait faire vivre veuves et orphelins ; s’ils se corrigent et servent avec pureté, ils peuvent vivre. Elle représente aussi ceux qui ont renié puis se sont isolés, ainsi que les trompeurs et médisants dont les paroles sont comparées au venin des bêtes.

§27 La montagne ombragée représente les évêques et personnes hospitalières qui ont constamment accueilli les serviteurs de Dieu et protégé les personnes démunies et les veuves par leur service.

§28 La montagne chargée de fruits représente ceux qui ont souffert pour le nom du Fils. Tous sont honorés ; ceux qui ont confessé sans hésiter sous l’autorité sont comparés aux fruits les plus beaux. Ceux qui sont menacés sont exhortés à ne pas renier.

§29 La montagne blanche représente les personnes demeurées dans une innocence semblable à celle des petits enfants, sans malice. Le Pasteur les tient pour particulièrement glorieuses et invite tous à se dépouiller de la méchanceté pour revêtir cette innocence.

§30 Les pierres de remplacement viennent des racines de la montagne blanche. Les pierres rondes et brillantes appartiennent au même groupe : leur richesse les avait quelque peu obscurcies sans les détourner de Dieu ; le maître ordonne de retrancher une partie de leurs richesses afin qu’elles puissent faire le bien avec ce qui demeure.

§31 Les autres pierres rondes attendent encore le sceau et doivent être dégagées des vanités de leurs richesses. Le Pasteur exhorte ceux qui ont reçu le sceau à devenir simples, à abandonner rancune et divisions, et rappelle aux pasteurs qu’ils devront rendre compte du troupeau.

§32 Tant que la tour se construit, il faut encore se guérir. Le Seigneur habite chez ceux qui aiment la paix. L’esprit reçu intact est comparé à un vêtement neuf qu’on ne voudrait pas recevoir déchiré après l’avoir confié au foulon. Ne rendez donc pas l’esprit inutilisable par rancune et division ; honorez plutôt la patience de Dieu et repentez-vous.

§33 Le Pasteur conclut que ceux qui écoutent, corrigent leur route et abandonnent rancune et malice pourront vivre pour Dieu. Les traces laissées par les pierres retaillées sont finalement égalisées : elles représentent les péchés antérieurs effacés après une repentance jugée bonne et durable.

Lecture

§1 Après les commandements et les premières similitudes, le Pasteur conduit Hermas sur une montagne d’Arcadie. « Je veux te montrer avec plus de précision ce que l’Esprit saint t’a montré autrefois sous la forme de l’Église ; cet Esprit est le Fils de Dieu. » Dans la plaine se dressent douze montagnes très différentes : noire comme la suie, nue, pleine d’épines, à demi desséchée, verte mais rude, fissurée, florissante et nourricière, pleine de sources, désertique et remplie de bêtes mortelles, ombragée d’arbres sous lesquels reposent des brebis, chargée de fruits, et enfin entièrement blanche.

§2 Au milieu du champ s’élève un vaste rocher blanc, plus haut que les montagnes et assez grand, symboliquement, pour contenir le monde. Une porte y est taillée ; le rocher paraît très ancien, mais l’ouverture de la porte semble récente et brille plus que le soleil. Douze vierges glorieuses se tiennent autour de cette porte. « Ne te torture pas pour ce que tu ne peux encore comprendre, dit le Pasteur. Demande au Seigneur de recevoir l’intelligence et regarde ce qui t’est montré. »

§3 Six hommes glorieux arrivent et font venir de nombreux ouvriers pour construire une tour sur le rocher. Dix pierres lumineuses montent de l’abîme. Les vierges les prennent ensemble, les portent à travers la porte et les remettent aux bâtisseurs.

§4 Les dix pierres deviennent la première assise ; puis d’autres séries montent de l’abîme et forment les fondations. Ensuite des pierres de toutes couleurs arrivent des douze montagnes. Lorsqu’elles sont portées par les vierges à travers la porte, elles deviennent toutes blanches et s’ajustent. Les pierres remises directement par les hommes, sans passer par les vierges et la porte, gardent leur couleur disparate et déparent la tour ; elles sont retirées.

§5 La construction s’interrompt avant d’être achevée. « Le maître de la tour doit venir l’examiner, explique le Pasteur, afin de remplacer les pierres qui se révéleraient mauvaises. » Hermas demande l’explication de tous les symboles, mais doit attendre l’inspection.

§6 Le maître arrive, plus grand que la tour, avec les six hommes et de nombreux glorieux. Les vierges l’entourent. Il examine chaque pierre en la touchant et la frappant avec une baguette : certaines deviennent noires, rongées, fendues, mutilées, ternes, rugueuses ou tachées. Il ordonne de les retirer et de chercher des pierres nouvelles dans une plaine voisine plutôt que dans les montagnes. Les pierres carrées sont taillées et intégrées ; des pierres rondes, trop dures à tailler immédiatement, sont laissées près de la tour.

§7 Avant de partir, le maître confie au Pasteur toutes les pierres rejetées : « Nettoie-les soigneusement et remets dans la construction celles qui peuvent encore s’accorder avec les autres. Jette loin celles qui ne le peuvent pas. » Le Pasteur assure à Hermas qu’une grande partie pourra être retaillée et sauvée.

§8 Il examine les catégories une à une. Les pierres devenues entièrement noires sont séparées. Beaucoup de pierres rongées, fendues, mutilées, demi-blanches, rugueuses ou tachées sont retaillées et replacées par les vierges, au centre ou à l’extérieur selon leur force. Certaines restent trop corrompues ou trop dures et sont rejetées.

§9 Les pierres blanches mais rondes ne peuvent entrer telles quelles : pour les rendre carrées, il faut leur enlever beaucoup. Les plus grandes et les plus lumineuses sont taillées puis intégrées ; les autres sont gardées en attente, car le maître veut encore les utiliser. Douze femmes très belles mais vêtues de noir arrivent ensuite et emportent vers leurs montagnes les pierres définitivement rejetées. Une fois la zone nettoyée, la tour paraît comme un seul bloc sans joint.

§10 Le Pasteur demande de la chaux et de la poussière fine pour combler les empreintes laissées par les pierres retirées, puis les vierges balaient et lavent les abords. Tout est préparé pour une nouvelle inspection. Le Pasteur confie Hermas aux vierges avant de s’absenter.

§11 Les vierges gardent Hermas près de la tour. Elles l’appellent leur frère. Elles l’embrassent, dansent, chantent et prient ; Hermas passe la nuit au milieu d’elles en prière. Lorsqu’il revient, le Pasteur demande s’il a subi quelque outrage. « Non, répond Hermas, j’ai passé la nuit à me nourrir des paroles du Seigneur. »

§12 Hermas demande d’abord l’identité du rocher et de la porte. « Tous deux sont le Fils de Dieu. Le rocher est ancien parce que le Fils est antérieur à toute la création et qu’il fut conseiller du Père dans la création ; la porte est nouvelle parce qu’elle a été manifestée dans les derniers jours afin que ceux qui doivent être sauvés entrent par elle dans le Royaume. » Comme une ville murée n’a qu’une porte, l’accès au Royaume est présenté comme passant par le nom du Fils aimé de Dieu. Le grand homme qui inspectait la tour est lui-même le Fils, entouré des six anges glorieux.

§13 « La tour est l’Église. Les douze vierges sont des esprits saints, puissances du Fils de Dieu. Celui qui porte seulement le nom du Fils sans porter leur puissance n’en tire aucun profit. » Les vertus des vierges sont leur vêtement. Les pierres qui les avaient revêtues formaient un seul esprit, un seul corps et un seul vêtement. Mais certaines se sont laissé séduire par les femmes noires, ont revêtu leur puissance et ont été rejetées hors de la maison de Dieu.

§14 « Si ces hommes se repentent, rejettent les œuvres des femmes noires et reprennent la puissance et les œuvres des vierges, ils peuvent revenir dans la maison de Dieu. C’est justement pour cela que la construction a été suspendue. » Le nom du Fils porte le monde entier ; il devient fondement de ceux qui portent ce nom de tout leur cœur.

§15 Les quatre vierges les plus fortes sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance et Patience ; les huit autres sont Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. À l’opposé se tiennent Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie, Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Vient ensuite une généalogie symbolique des pierres venues de l’abîme : premières générations, justes, prophètes et serviteurs, puis apôtres et enseignants de la proclamation du Fils.

§16 Pourquoi ces anciens justes montent-ils de l’eau ? « Ils avaient besoin de monter par l’eau afin d’être vivifiés. Le sceau est l’eau : ils descendent morts et remontent vivants. » Le Pasteur ajoute que les apôtres et enseignants, après leur mort, proclamèrent le nom du Fils à ceux qui s’étaient endormis avant eux, descendirent avec eux dans l’eau et leur donnèrent le sceau. Ainsi les anciens justes, qui avaient vécu en justice et pureté mais n’avaient pas encore ce sceau, purent être intégrés à la tour.

§17 Les douze montagnes sont douze peuples ou nations habitant le monde. Le Fils leur a été annoncé par les apôtres. Leurs caractères sont divers comme les montagnes ; mais lorsqu’ils entendent, croient, reçoivent le sceau et revêtent les vertus, ils acquièrent « une intelligence, un esprit, une foi, un amour » et deviennent des pierres d’une même couleur lumineuse dans la tour. Certains, après cette unité, se souillent de nouveau et redeviennent comme auparavant, voire pires.

§18 « Comment peuvent-ils être pires après avoir connu Dieu ? » demande Hermas. « Celui qui ne connaissait pas Dieu et faisait le mal porte déjà son jugement ; mais celui qui a connu Dieu, vu ses grandes œuvres et retourne au mal agit avec une responsabilité plus grande. » La purification de l’Église est alors décrite comme le retrait des mauvais, hypocrites, blasphémateurs, doubles d’âme et autres injustes, afin qu’elle devienne un seul corps, une seule intelligence, une seule foi et un seul amour.

§19 Les pierres du premier mont, noir, sont les apostats, blasphémateurs et traîtres envers les serviteurs de Dieu. Celles du deuxième mont, nu, sont des hypocrites et des enseignants mauvais, vides de fruit, qui ont enseigné selon le désir de gain et selon ce que les pécheurs voulaient entendre. Ceux-ci peuvent encore se repentir s’ils le font rapidement.

§20 Le troisième mont, plein d’épines et de chardons, représente d’un côté les riches et de l’autre ceux qui sont absorbés par de nombreuses affaires. Leurs occupations les étouffent et les éloignent de la communauté ; les riches craignent d’être sollicités. L’entrée dans le Royaume leur devient difficile, mais une repentance rapide reste possible : qu’ils rattrapent par le bien ce qu’ils n’ont pas fait auparavant.

§21 Le quatrième mont, vert en surface mais sec aux racines, représente ceux qui ont le Seigneur sur les lèvres mais non dans le cœur, ainsi que les personnes à l’âme divisée. Leurs paroles semblent vivantes mais leurs œuvres sont mortes. À l’arrivée de la tribulation, la peur les pousse vers l’idolâtrie et à avoir honte du nom du Seigneur. Ils peuvent encore vivre s’ils se repentent rapidement.

§22 Le cinquième mont, vert mais rude, représente des croyants difficiles à enseigner, suffisants, persuadés de tout savoir alors qu’ils ne savent rien. Leur arrogance chasse l’intelligence ; certains deviennent enseignants de leur propre initiative sans véritable compréhension. Ceux qui reconnaissent leur folie, s’humilient et acceptent l’enseignement des personnes qui ont de l’intelligence peuvent vivre.

§23 Le sixième mont est fissuré. Les petites fissures sont les petites médisances et tensions, qui peuvent vite guérir. Les grandes fissures représentent ceux qui s’obstinent dans la médisance et la rancune. Le Pasteur rappelle : si le Dieu souverain ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses péchés, comment l’homme mortel et pécheur prétendrait-il garder une colère comme s’il avait le pouvoir de perdre ou sauver son frère ? Qu’ils déposent cette disposition et se repentent.

§24 Le septième mont, dont l’herbe prospère davantage à mesure que les animaux la broutent, représente des croyants simples, innocents et heureux du bien d’autrui. Ils n’ont rien contre leurs frères, partagent le fruit de leur travail sans reproche ni hésitation et ont compassion de tous. Le Seigneur les a bénis dans leur travail ; qu’ils demeurent ainsi.

§25 Le huitième mont, plein de sources qui abreuvent toute la création, représente les apôtres et enseignants qui ont proclamé la parole du Seigneur dans le monde avec dignité et pureté, sans détourner leur ministère vers un désir mauvais. Leur passage est avec les anges.

§26 Le neuvième mont, désertique et rempli de bêtes et reptiles mortels, représente plusieurs catégories. Les pierres tachées sont des diacres qui ont mal administré leur service, détournant à leur profit ce qui devait faire vivre veuves et orphelins ; s’ils persistent, ils meurent spirituellement, mais s’ils reviennent et accomplissent leur service avec pureté, ils peuvent vivre. Les pierres rongées représentent des personnes qui ont renié puis ne sont pas revenues, vivant isolées jusqu’à devenir spirituellement sauvages. Les pierres mutilées figurent trompeurs et médisants dont les paroles empoisonnent comme les bêtes du mont ; certains se sont repentis et les autres le peuvent encore.

§27 Le dixième mont, couvert de grands arbres sous lesquels reposent des brebis, représente évêques et personnes hospitalières. Ils ont accueilli sans hypocrisie les serviteurs de Dieu, et les responsables ont continuellement protégé par leur ministère personnes démunies et veuves, en gardant une conduite pure. S’ils persévèrent jusqu’au bout, leur place est avec les anges.

§28 Le onzième mont, plein d’arbres chargés de fruits variés, représente ceux qui ont souffert volontairement pour le nom du Fils. Tous ceux qui ont souffert sont glorieux ; ceux qui ont comparu devant l’autorité, n’ont pas renié et ont souffert avec empressement portent les fruits les plus beaux. Ceux qui ont hésité entre renier et confesser avant de souffrir portent un fruit moindre. Le Pasteur exhorte ceux qui seront éprouvés à confesser le Seigneur et interprète leur souffrance comme une occasion de guérison des fautes.

§29 Le douzième mont, entièrement blanc, représente les croyants semblables à de petits enfants : aucune malice ne monte dans leur cœur ; ils ont demeuré dans l’innocence. Ceux qui se dépouillent de la méchanceté et revêtent cette innocence sont déclarés particulièrement glorieux devant Dieu.

§30 Les pierres tirées du champ pour remplacer celles retirées de la tour viennent des racines du mont blanc : elles sont donc de la même lignée innocente. Les pierres rondes et lumineuses sont elles aussi de ce mont ; leur richesse les avait seulement obscurcies et empêchées de s’ajuster. Le maître ordonne de retrancher une partie de leurs biens, non de tout enlever, afin qu’avec ce qui reste ils puissent faire le bien et entrer dans la construction.

§31 Les autres pierres rondes attendent encore le sceau ; les vanités liées à leurs richesses doivent être retranchées afin qu’elles entrent dans le Royaume. Le Pasteur appelle tous ceux qui ont reçu le sceau à la simplicité, à l’abandon de la rancune et à l’unité de l’esprit. Il avertit aussi les pasteurs : le maître du troupeau se réjouira si toutes les brebis sont saines ; si certaines sont tombées, les pasteurs devront répondre de leur charge. Le Pasteur lui-même dit devoir rendre compte très rigoureusement d’Hermas et des autres.

§32 « Guérissez-vous donc tandis que la tour se construit. » Le Seigneur habite chez ceux qui aiment la paix. Rendez-lui l’esprit intact comme vous l’avez reçu. Si quelqu’un donnait au foulon un vêtement neuf entier et qu’il le rendait déchiré, il protesterait : pourquoi l’as-tu rendu inutilisable ? De même, que fera le Seigneur si l’esprit reçu intact est rendu déchiré par rancune et division ? Ne méprisez pas sa clémence ; honorez sa patience et repentez-vous.

§33 Le Pasteur, messager de repentance, résume : si vous croyez, écoutez ces paroles, marchez en elles et rectifiez vos chemins, vous pourrez vivre. Si vous demeurez dans la méchanceté et la rancune, vous ne vivrez pas pour Dieu. Les empreintes laissées dans la tour par les anciennes pierres ont été remplies et nivelées : elles sont interprétées comme les fautes passées que le Seigneur a ordonné d’effacer lorsqu’il a vu que la repentance était bonne, pure et durable.

Proclamation

§1 Les commandements sont écrits. Les similitudes aussi. Alors Hermas est conduit en Arcadie. Le Pasteur lui dit que l’Esprit saint qui lui parlait auparavant sous la forme de l’Église est le Fils de Dieu. Dans une grande plaine, Hermas voit douze montagnes très différentes : noire, nue, épineuse, à demi desséchée, verte mais rude, fissurée, fertile, pleine de sources, désertique et dangereuse, ombragée, chargée de fruits, puis entièrement blanche.

§2 Au milieu se dresse un immense rocher blanc, plus haut que les montagnes, avec une porte brillante comme le soleil. Douze vierges se tiennent autour de la porte, prêtes à porter. Le Pasteur conseille à Hermas de ne pas se torturer sur ce qu’il ne comprend pas mais de demander avec discernement.

§3 Six hommes glorieux ordonnent la construction d’une tour sur le rocher. Des pierres montent de l’abîme et sont portées par les vierges à travers la porte ; elles s’ajustent parfaitement.

§4 D’autres pierres viennent des douze montagnes. Quand elles passent par les mains des vierges et par la porte, leurs couleurs différentes deviennent toutes blanches ; celles qui ne suivent pas ce passage restent discordantes et sont retirées.

§5 La construction s’interrompt avant l’achèvement : le maître de la tour doit venir examiner l’ouvrage et remplacer les pierres défectueuses.

§6 Il arrive, accompagné des six hommes et d’une grande escorte. Il frappe et examine chaque pierre. Certaines deviennent noires, lépreuses, fissurées, mutilées, ternes, rugueuses ou tachées. Elles sont retirées et remplacées par des pierres trouvées dans une plaine voisine.

§7 Le maître remet les pierres rejetées au Pasteur : qu’il les nettoie, les retaille et réintègre celles qui peuvent encore s’ajuster. Beaucoup peuvent donc être restaurées.

§8 Le Pasteur examine chaque catégorie : certaines pierres noircies sont définitivement séparées ; beaucoup d’autres sont retaillées et replacées, parfois au centre, parfois à l’extérieur selon leur solidité.

§9 Les pierres rondes et blanches représentent un autre problème : elles sont bonnes mais trop arrondies pour la construction ; il faut retrancher une partie. Quelques-unes sont taillées et intégrées, les autres attendent. Douze femmes vêtues de noir emportent les pierres définitivement rejetées.

§10 La tour est nettoyée et ses abords nivelés. Les douze vierges restent avec Hermas en attendant le Pasteur.

§11 Hermas passe la nuit près de la tour avec les vierges, dans une relation décrite comme fraternelle ; elles dansent, chantent et prient, et lui prie avec elles.

§12 Le Pasteur explique : le rocher et la porte sont le Fils de Dieu. Le rocher est ancien parce que le Fils précède toute la création et fut le conseiller du Père dans l’œuvre créatrice ; la porte apparaît nouvelle parce qu’elle a été manifestée dans les derniers jours. Nul n’entre dans le Royaume autrement que par le nom du Fils. Le grand homme qui inspecte la tour est lui aussi le Fils.

§13 La tour est l’Église. Les douze vierges sont des esprits saints, puissances du Fils. Porter le nom du Fils sans revêtir leur puissance ne suffit pas. Les pierres intégrées à la tour ont reçu ces vertus ; celles qui sont ensuite séduites par les femmes noires perdent ce vêtement et sont rejetées.

§14 Elles peuvent pourtant revenir : si elles renoncent aux œuvres des femmes noires et reprennent les œuvres des vierges, elles peuvent être réintégrées. La construction a précisément été suspendue pour laisser place à la repentance. Le Fils est le fondement qui porte ceux qui portent sincèrement son nom.

§15 Les quatre vierges principales sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance et Patience ; les autres sont Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. Les femmes noires représentent Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie, puis Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Les pierres de l’abîme représentent plusieurs générations de justes, prophètes, serviteurs, apôtres et enseignants.

§16 Les pierres anciennes devaient monter à travers l’eau pour recevoir la vie. Le sceau est l’eau : on y descend mort et on en remonte vivant. Les apôtres et enseignants, après leur mort, annoncèrent également le nom du Fils à ceux qui étaient morts avant eux et leur donnèrent le sceau ; ils descendirent avec eux dans l’eau afin qu’ils puissent entrer dans la tour.

§17 Les douze montagnes représentent les douze peuples du monde auxquels le Fils a été annoncé. Lorsqu’ils croient, reçoivent le sceau et revêtent les vertus, leurs différences de couleur deviennent une seule lumière : un même esprit, un même corps, une même foi et un même amour.

§18 Celui qui connaît Dieu et retourne au mal est tenu plus responsable que celui qui ne le connaissait pas. La purification de l’Église est décrite comme le retrait de ceux qui persistent dans hypocrisie, blasphème, double pensée et injustice, afin qu’elle devienne un seul corps.

§19 La montagne noire représente apostats, blasphémateurs et traîtres ; la montagne nue représente hypocrites et mauvais enseignants qui cherchent le gain et enseignent selon les désirs des pécheurs. Pour ces derniers, une repentance est encore offerte.

§20 La montagne aux épines représente les riches et ceux que de multiples affaires étouffent. Leur attachement aux biens et occupations rend difficile leur union aux serviteurs de Dieu ; ils sont appelés à agir rapidement et à faire le bien.

§21 La montagne à demi desséchée représente ceux dont la foi reste sur les lèvres sans habiter le cœur. Sous l’épreuve, certains ont honte du nom du Seigneur et retournent à l’idolâtrie ; une repentance demeure possible si elle est rapide.

§22 La montagne verte mais rude représente des croyants difficiles à instruire, suffisants et persuadés de tout savoir. Certains veulent enseigner sans intelligence ; leur guérison passe par l’humilité et l’écoute de ceux qui ont du discernement.

§23 La montagne fissurée représente rancunes, médisances et divisions. Les petites fissures peuvent vite guérir ; les grandes correspondent à une rancune durable. Le Pasteur rappelle que Dieu ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses fautes : l’être humain ne doit donc pas prétendre posséder le pouvoir de perdre ou sauver son frère.

§24 La montagne florissante représente des croyants simples, innocents, généreux, sans rancune, heureux du bien des autres et prêts à partager le fruit de leur travail sans reproche.

§25 La montagne pleine de sources représente les apôtres et enseignants qui ont proclamé la parole dans le monde avec pureté, sans détourner le ministère vers un désir mauvais.

§26 La montagne désertique représente d’abord des diacres qui ont mal administré leur service et détourné ce qui devait faire vivre veuves et orphelins ; s’ils se corrigent et servent avec pureté, ils peuvent vivre. Elle représente aussi ceux qui ont renié puis se sont isolés, ainsi que les trompeurs et médisants dont les paroles sont comparées au venin des bêtes.

§27 La montagne ombragée représente les évêques et personnes hospitalières qui ont constamment accueilli les serviteurs de Dieu et protégé les personnes démunies et les veuves par leur service.

§28 La montagne chargée de fruits représente ceux qui ont souffert pour le nom du Fils. Tous sont honorés ; ceux qui ont confessé sans hésiter sous l’autorité sont comparés aux fruits les plus beaux. Ceux qui sont menacés sont exhortés à ne pas renier.

§29 La montagne blanche représente les personnes demeurées dans une innocence semblable à celle des petits enfants, sans malice. Le Pasteur les tient pour particulièrement glorieuses et invite tous à se dépouiller de la méchanceté pour revêtir cette innocence.

§30 Les pierres de remplacement viennent des racines de la montagne blanche. Les pierres rondes et brillantes appartiennent au même groupe : leur richesse les avait quelque peu obscurcies sans les détourner de Dieu ; le maître ordonne de retrancher une partie de leurs richesses afin qu’elles puissent faire le bien avec ce qui demeure.

§31 Les autres pierres rondes attendent encore le sceau et doivent être dégagées des vanités de leurs richesses. Le Pasteur exhorte ceux qui ont reçu le sceau à devenir simples, à abandonner rancune et divisions, et rappelle aux pasteurs qu’ils devront rendre compte du troupeau.

§32 Tant que la tour se construit, il faut encore se guérir. Le Seigneur habite chez ceux qui aiment la paix. L’esprit reçu intact est comparé à un vêtement neuf qu’on ne voudrait pas recevoir déchiré après l’avoir confié au foulon. Ne rendez donc pas l’esprit inutilisable par rancune et division ; honorez plutôt la patience de Dieu et repentez-vous.

§33 Le Pasteur conclut que ceux qui écoutent, corrigent leur route et abandonnent rancune et malice pourront vivre pour Dieu. Les traces laissées par les pierres retaillées sont finalement égalisées : elles représentent les péchés antérieurs effacés après une repentance jugée bonne et durable.

Déployée

§1 Après avoir écrit les commandements et les similitudes, Hermas est conduit en Arcadie. Le Pasteur lui dit que l’Esprit saint qui lui parlait auparavant sous la forme de l’Église est le Fils de Dieu. Dans une grande plaine, Hermas voit douze montagnes très différentes : noire, nue, épineuse, à demi desséchée, verte mais rude, fissurée, fertile, pleine de sources, désertique et dangereuse, ombragée, chargée de fruits, puis entièrement blanche.

§2 Au milieu se dresse un immense rocher blanc, plus haut que les montagnes, avec une porte brillante comme le soleil. Douze vierges se tiennent autour de la porte, prêtes à porter. Le Pasteur conseille à Hermas de ne pas se torturer sur ce qu’il ne comprend pas mais de demander avec discernement.

§3 Six hommes glorieux ordonnent la construction d’une tour sur le rocher. Des pierres montent de l’abîme et sont portées par les vierges à travers la porte ; elles s’ajustent parfaitement.

§4 D’autres pierres viennent des douze montagnes. Quand elles passent par les mains des vierges et par la porte, leurs couleurs différentes deviennent toutes blanches ; celles qui ne suivent pas ce passage restent discordantes et sont retirées.

§5 La construction s’interrompt avant l’achèvement : le maître de la tour doit venir examiner l’ouvrage et remplacer les pierres défectueuses.

§6 Il arrive, accompagné des six hommes et d’une grande escorte. Il frappe et examine chaque pierre. Certaines deviennent noires, lépreuses, fissurées, mutilées, ternes, rugueuses ou tachées. Elles sont retirées et remplacées par des pierres trouvées dans une plaine voisine.

§7 Le maître remet les pierres rejetées au Pasteur : qu’il les nettoie, les retaille et réintègre celles qui peuvent encore s’ajuster. Beaucoup peuvent donc être restaurées.

§8 Le Pasteur examine chaque catégorie : certaines pierres noircies sont définitivement séparées ; beaucoup d’autres sont retaillées et replacées, parfois au centre, parfois à l’extérieur selon leur solidité.

§9 Les pierres rondes et blanches représentent un autre problème : elles sont bonnes mais trop arrondies pour la construction ; il faut retrancher une partie. Quelques-unes sont taillées et intégrées, les autres attendent. Douze femmes vêtues de noir emportent les pierres définitivement rejetées.

§10 La tour est nettoyée et ses abords nivelés. Les douze vierges restent avec Hermas en attendant le Pasteur.

§11 Hermas passe la nuit près de la tour avec les vierges, dans une relation décrite comme fraternelle ; elles dansent, chantent et prient, et lui prie avec elles.

§12 Le Pasteur explique : le rocher et la porte sont le Fils de Dieu. Le rocher est ancien parce que le Fils précède toute la création et fut le conseiller du Père dans l’œuvre créatrice ; la porte apparaît nouvelle parce qu’elle a été manifestée dans les derniers jours. Nul n’entre dans le Royaume autrement que par le nom du Fils. Le grand homme qui inspecte la tour est lui aussi le Fils.

§13 La tour est l’Église. Les douze vierges sont des esprits saints, puissances du Fils. Porter le nom du Fils sans revêtir leur puissance ne suffit pas. Les pierres intégrées à la tour ont reçu ces vertus ; celles qui sont ensuite séduites par les femmes noires perdent ce vêtement et sont rejetées.

§14 Elles peuvent pourtant revenir : si elles renoncent aux œuvres des femmes noires et reprennent les œuvres des vierges, elles peuvent être réintégrées. La construction a précisément été suspendue pour laisser place à la repentance. Le Fils est le fondement qui porte ceux qui portent sincèrement son nom.

§15 Les quatre vierges principales sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance et Patience ; les autres sont Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. Les femmes noires représentent Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie, puis Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Les pierres de l’abîme représentent plusieurs générations de justes, prophètes, serviteurs, apôtres et enseignants.

§16 Les pierres anciennes devaient monter à travers l’eau pour recevoir la vie. Le sceau est l’eau baptismale : on y descend mort et on en remonte vivant. Les apôtres et enseignants, après leur mort, annoncèrent également le nom du Fils à ceux qui étaient morts avant eux et leur donnèrent le sceau ; ils descendirent avec eux dans l’eau afin qu’ils puissent entrer dans la tour.

§17 Les douze montagnes représentent les douze peuples du monde auxquels le Fils a été annoncé. Lorsqu’ils croient, reçoivent le sceau et revêtent les vertus, leurs différences de couleur deviennent une seule lumière : un même esprit, un même corps, une même foi et un même amour.

§18 Celui qui connaît Dieu et retourne au mal est tenu plus responsable que celui qui ne le connaissait pas. La purification de l’Église est décrite comme le retrait de ceux qui persistent dans hypocrisie, blasphème, double pensée et injustice, afin qu’elle devienne un seul corps.

§19 La montagne noire représente apostats, blasphémateurs et traîtres ; la montagne nue représente hypocrites et mauvais enseignants qui cherchent le gain et enseignent selon les désirs des pécheurs. Pour ces derniers, une repentance est encore offerte.

§20 La montagne aux épines représente les riches et ceux que de multiples affaires étouffent. Leur attachement aux biens et occupations rend difficile leur union aux serviteurs de Dieu ; ils sont appelés à agir rapidement et à faire le bien.

§21 La montagne à demi desséchée représente ceux dont la foi reste sur les lèvres sans habiter le cœur. Sous l’épreuve, certains ont honte du nom du Seigneur et retournent à l’idolâtrie ; une repentance demeure possible si elle est rapide.

§22 La montagne verte mais rude représente des croyants difficiles à instruire, suffisants et persuadés de tout savoir. Certains veulent enseigner sans intelligence ; leur guérison passe par l’humilité et l’écoute de ceux qui ont du discernement.

§23 La montagne fissurée représente rancunes, médisances et divisions. Les petites fissures peuvent vite guérir ; les grandes correspondent à une rancune durable. Le Pasteur rappelle que Dieu ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses fautes : l’être humain ne doit donc pas prétendre posséder le pouvoir de perdre ou sauver son frère.

§24 La montagne florissante représente des croyants simples, innocents, généreux, sans rancune, heureux du bien des autres et prêts à partager le fruit de leur travail sans reproche.

§25 La montagne pleine de sources représente les apôtres et enseignants qui ont proclamé la parole dans le monde avec pureté, sans détourner le ministère vers un désir mauvais.

§26 La montagne désertique représente d’abord des diacres qui ont mal administré leur service et détourné ce qui devait faire vivre veuves et orphelins ; s’ils se corrigent et servent avec pureté, ils peuvent vivre. Elle représente aussi ceux qui ont renié puis se sont isolés, ainsi que les trompeurs et médisants dont les paroles sont comparées au venin des bêtes.

§27 La montagne ombragée représente les évêques et personnes hospitalières qui ont constamment accueilli les serviteurs de Dieu et protégé les personnes démunies et les veuves par leur service.

§28 La montagne chargée de fruits représente ceux qui ont souffert pour le nom du Fils. Tous sont honorés ; ceux qui ont confessé sans hésiter sous l’autorité sont comparés aux fruits les plus beaux. Ceux qui sont menacés sont exhortés à ne pas renier.

§29 La montagne blanche représente les personnes demeurées dans une innocence semblable à celle des petits enfants, sans malice. Le Pasteur les tient pour particulièrement glorieuses et invite tous à se dépouiller de la méchanceté pour revêtir cette innocence.

§30 Les pierres de remplacement viennent des racines de la montagne blanche. Les pierres rondes et brillantes appartiennent au même groupe : leur richesse les avait quelque peu obscurcies sans les détourner de Dieu ; le maître ordonne de retrancher une partie de leurs richesses afin qu’elles puissent faire le bien avec ce qui demeure.

§31 Les autres pierres rondes attendent encore le sceau et doivent être dégagées des vanités de leurs richesses. Le Pasteur exhorte ceux qui ont reçu le sceau à devenir simples, à abandonner rancune et divisions, et rappelle aux pasteurs qu’ils devront rendre compte du troupeau.

§32 Tant que la tour se construit, il faut encore se guérir. Le Seigneur habite chez ceux qui aiment la paix. L’esprit reçu intact est comparé à un vêtement neuf qu’on ne voudrait pas recevoir déchiré après l’avoir confié au foulon. Ne rendez donc pas l’esprit inutilisable par rancune et division ; honorez plutôt la patience de Dieu et repentez-vous.

§33 Le Pasteur conclut que ceux qui écoutent, corrigent leur route et abandonnent rancune et malice pourront vivre pour Dieu. Les traces laissées par les pierres retaillées sont finalement égalisées : elles représentent les péchés antérieurs effacés après une repentance jugée bonne et durable.

Littérale

§1 Après que j’eus écrit les commandements et similitudes du Pasteur, ange de la repentance, il vint vers moi et dit : « Je veux te montrer ce que t’a montré l’Esprit saint qui parlait avec toi sous la forme de l’Église ; car cet Esprit est le Fils de Dieu. » Parce que j’étais auparavant plus faible dans la chair, cela ne m’avait pas été montré par un ange. Il me conduisit en Arcadie, sur une montagne, et me montra une grande plaine entourée de douze montagnes de formes différentes : noire comme suie, nue, pleine d’épines, à demi desséchée, verte mais rude, pleine de fissures, florissante où bêtes et oiseaux faisaient croître davantage l’herbe, pleine de sources abreuvant toute la création, désertique avec bêtes mortelles, couverte de grands arbres sous lesquels reposaient des brebis, couverte d’arbres pleins de fruits variés, et la douzième toute blanche et très belle.

§2 Au milieu du champ il me montra une grande pierre blanche, plus haute que les montagnes, carrée et capable de contenir tout le monde. Elle était ancienne et avait une porte taillée en elle, mais la taille de la porte semblait récente ; elle brillait plus que le soleil. Douze vierges se tenaient autour, quatre plus glorieuses aux angles et deux entre elles sur chaque côté, vêtues de lin, ceintes et prêtes à porter. Le Pasteur me dit de ne pas me torturer pour ce que je ne pouvais comprendre, mais de demander au Seigneur de l’intelligence.

§3 Six hommes grands et glorieux firent venir beaucoup d’hommes pour bâtir une tour sur la pierre. Dix pierres carrées et lumineuses montèrent d’un abîme. Les six hommes ordonnèrent aux vierges de porter toutes les pierres destinées à la tour à travers la porte et de les remettre aux bâtisseurs. Les douze vierges placèrent ensemble les dix premières pierres sur leurs épaules et les portèrent une par une.

§4 Les vierges les portèrent par la porte, les hommes les reçurent et bâtirent. Les dix pierres remplirent la pierre et devinrent fondement. Après elles montèrent vingt pierres, puis trente-cinq, puis quarante ; quatre rangées furent ainsi établies dans les fondations. Ensuite des pierres taillées arrivèrent des montagnes, de couleurs diverses. Portées par les vierges à travers la porte, elles devinrent toutes semblablement blanches. Celles remises directement par les hommes, sans les vierges ni la porte, ne changèrent pas de couleur et furent jugées inconvenantes ; les six hommes ordonnèrent de les retirer et de faire désormais passer toute pierre par les vierges et la porte.

§5 La construction de ce jour s’acheva mais non la tour. Les bâtisseurs reçurent repos et les vierges restèrent pour garder la tour. Le Pasteur expliqua que le maître devait venir éprouver la construction afin de changer les pierres pourries. Quelques jours plus tard, nous revînmes : le maître allait venir inspecter.

§6 Je vis une troupe nombreuse et au milieu un homme si grand qu’il dépassait la tour. Les six hommes marchaient à ses côtés, avec les ouvriers et beaucoup d’autres glorieux. Les vierges coururent l’embrasser et marchèrent autour de lui. Il palpa chaque pierre et la frappa d’une baguette. Certaines devinrent noires comme suie, rongées, fissurées, mutilées, ni blanches ni noires, rugueuses et discordantes, ou fortement tachées. Il ordonna de les retirer et de chercher des pierres dans une plaine proche. On creusa et trouva des pierres brillantes, carrées ou rondes. Les carrées furent taillées et placées ; les rondes furent laissées près de la tour parce qu’elles étaient dures à tailler.

§7 Le seigneur de toute la tour remit au Pasteur toutes les pierres rejetées : « Purifie-les soigneusement et place dans la construction celles qui peuvent s’accorder ; celles qui ne s’accordent pas, jette-les loin. » Le Pasteur me dit qu’il retaillerait la majorité. Les plus petites seraient mises au milieu, les plus grandes à l’extérieur pour les tenir. Deux jours après, nous revînmes pour les examiner.

§8 Les pierres noires restèrent noires et furent séparées. Parmi les rongées, beaucoup furent retaillées et mises au milieu ; les autres noircirent et furent rejetées. Beaucoup de fissurées furent retaillées et placées à l’extérieur ; celles qui avaient trop de fissures furent rejetées. Parmi les mutilées, beaucoup furent purifiées et retaillées pour le milieu, mais celles devenues noires ou trop fendues furent rejetées. Parmi les demi-blanches, certaines noircirent, mais les autres furent portées par les vierges et placées à l’extérieur, assez solides pour tenir les pierres intérieures. Les rugueuses et dures furent pour la plupart retaillées pour le milieu ; quelques-unes trop dures furent rejetées. Parmi les tachées, très peu noircirent ; les autres furent trouvées brillantes et fortes et placées à l’extérieur.

§9 Le Pasteur examina ensuite les pierres blanches et rondes. Pour les rendre carrées il fallait en retrancher beaucoup. Il choisit les plus grandes et les plus brillantes, les tailla et les vierges les placèrent aux parties extérieures. Les autres furent ramenées dans la plaine mais non rejetées : « Il manque encore un peu à bâtir et le maître veut que toutes ces pierres brillantes entrent. » Douze femmes très belles, vêtues de noir, ceintes, les épaules découvertes et les cheveux dénoués, reçurent les pierres définitivement rejetées et les rapportèrent aux montagnes d’où elles venaient. Quand tout fut débarrassé, la tour parut d’une seule pierre sans joint.

§10 Le Pasteur me demanda chaux et poussière fine pour remplir les empreintes laissées par les pierres enlevées. Les vierges balayèrent les déchets et aspergèrent d’eau les alentours. « Tout a été purifié ; si le seigneur vient, il n’a rien à nous reprocher. » Avant de partir, le Pasteur me confia aux vierges.

§11 Les vierges me dirent de rester avec elles. « Tu dormiras avec nous comme frère, non comme homme. » Elles m’embrassèrent et me firent faire le tour de la tour ; certaines chantaient et dansaient. Je marchais joyeusement avec elles. La nuit, elles étendirent leurs tuniques de lin à terre, me firent coucher au milieu et ne firent rien d’autre que prier ; je priai sans cesse avec elles. Au matin le Pasteur revint et demanda si elles m’avaient fait quelque outrage. « Seigneur, je me suis réjoui ; j’ai mangé toute la nuit des paroles du Seigneur. »

§12 « La pierre et la porte sont le Fils de Dieu. » Le Fils est plus ancien que toute création, au point d’avoir été conseiller du Père dans sa création ; voilà pourquoi la pierre est ancienne. La porte est nouvelle parce qu’elle a été manifestée aux derniers jours de l’accomplissement, afin que ceux qui doivent être sauvés entrent par elle dans le Royaume. Comme on ne peut entrer dans une ville murée que par sa porte, on n’entre dans le Royaume que par le nom du Fils aimé. Les ouvriers glorieux sont des anges. Le grand homme qui inspecta la tour est le Fils, et les six glorieux à droite et à gauche sont les anges qui le soutiennent.

§13 « La tour est l’Église. Les vierges sont des esprits saints et puissances du Fils de Dieu. Si tu portes seulement le nom mais ne portes pas leur vêtement et leur puissance, cela ne te sert à rien. » Les noms des vierges sont leur vêtement, et le Fils porte lui-même leurs noms. Ceux qui passent par leurs mains et restent dans la construction ont revêtu leur puissance ; ils deviennent un esprit, un corps, une couleur. Les pierres rejetées avaient porté le nom et ces puissances, puis furent séduites par les femmes vêtues de noir, revêtirent leur puissance et se dépouillèrent des vierges.

§14 Si ces hommes se repentent, rejettent les désirs des femmes noires, reviennent aux vierges et marchent dans leurs œuvres, ils rentreront dans la maison de Dieu. C’est pour cela qu’il y eut suspension de la construction. Le nom du Fils est grand, illimité et porte tout le monde ; il porte volontiers ceux qui le portent de tout leur cœur et marchent dans ses commandements.

§15 Les quatre vierges fortes sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance, Patience ; les autres Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. Les quatre femmes noires principales sont Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie ; les suivantes Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Les premières pierres de fondation représentent des générations antérieures ; d’autres des hommes justes, des prophètes et serviteurs, et quarante pierres des apôtres et enseignants de la proclamation du Fils.

§16 Les pierres montèrent de l’abîme par l’eau afin d’être vivifiées. Les morts reçurent le sceau du Fils : « le sceau est l’eau ; ils descendent dans l’eau morts et remontent vivants. » Les apôtres et enseignants qui avaient déjà le sceau, morts dans la puissance et la foi du Fils, annoncèrent le nom aux morts antérieurs et leur donnèrent le sceau de la proclamation. Ils descendirent avec eux dans l’eau et remontèrent ; les premiers descendaient vivants et remontaient vivants, les anciens morts descendirent morts et remontèrent vivants. Ainsi les justes anciens furent rendus vivants et ajustés à la tour ; ils s’étaient endormis en justice et grande pureté, mais leur manquait ce sceau.

§17 Les douze montagnes sont douze tribus ou nations habitant tout le monde ; le Fils fut proclamé à toutes par les apôtres. Elles diffèrent d’intelligence et de pensée comme les montagnes d’apparence. Mais toutes les nations qui entendent, croient au nom du Fils, reçoivent le sceau et revêtent les esprits des vierges acquièrent une même intelligence, un même esprit, une même foi et un même amour, et deviennent une seule couleur lumineuse. Certains, ensuite, se souillent et sont rejetés, redevenant tels qu’avant, voire pires.

§18 Celui qui ne connaissait pas Dieu et faisait le mal a un jugement correspondant à sa méchanceté ; celui qui a connu Dieu et continue à faire le mal fait une méchanceté plus grande. Ainsi l’Église sera purifiée : après l’exclusion de ceux qui demeurent mauvais, hypocrites, blasphémateurs, doubles d’âme et autres fauteurs de mal, elle sera un corps, une pensée, une intelligence, une foi et un amour ; alors le Fils se réjouira de recevoir son peuple pur.

§19 Du premier mont noir viennent apostats, blasphémateurs et traîtres des serviteurs de Dieu : aucune repentance ne leur est plus ouverte. Du deuxième mont nu viennent hypocrites et enseignants de méchanceté, sans fruit de justice : ils portent le nom mais sont vides de foi. Une repentance rapide leur est ouverte parce qu’ils n’ont ni blasphémé le Seigneur ni trahi ses serviteurs, même s’ils ont enseigné selon le désir de gain et les désirs des pécheurs.

§20 Du troisième mont aux épines viennent riches et gens mêlés à beaucoup d’affaires. Les affaires multiples les étouffent et les séparent des serviteurs de Dieu ; les riches s’en approchent difficilement, craignant d’être sollicités. Comme marcher pieds nus sur les chardons est difficile, ainsi leur entrée est difficile. Pourtant une repentance rapide leur est offerte afin qu’ils accomplissent maintenant quelque bien.

§21 Du quatrième mont à l’herbe verte en haut mais sèche aux racines viennent les doubles d’âme et ceux qui ont le Seigneur sur les lèvres sans l’avoir dans le cœur. Leurs paroles seules vivent, leurs œuvres sont mortes. Sous l’épreuve ils se dessèchent, retournent à l’idolâtrie par peur et ont honte du nom. Une repentance rapide peut encore les faire vivre.

§22 Du cinquième mont vert mais rude viennent des croyants difficiles à instruire, présomptueux, satisfaits d’eux-mêmes, voulant tout savoir sans rien savoir. Leur arrogance chasse l’intelligence et fait entrer une folie insensée. Ils se louent eux-mêmes comme intelligents et veulent être enseignants de leur propre initiative. Certains se sont vidés par cette hauteur, mais d’autres se sont repentis, ont reconnu leur folie et se sont soumis à ceux qui possèdent de l’intelligence.

§23 Du sixième mont fissuré viennent ceux qui nourrissent des griefs. Les petites fissures sont les médisances légères ; beaucoup s’en repentent vite. Les grandes fissures sont ceux qui persistent dans la médisance, deviennent rancuniers et se mettent en colère les uns contre les autres ; ceux-là vivent difficilement. Si Dieu ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses péchés, comment un homme corruptible et plein de péchés garderait-il rancune comme s’il pouvait sauver ou perdre l’autre ?

§24 Du septième mont florissant viennent ceux qui furent toujours simples, innocents et heureux, n’ayant rien les uns contre les autres, mais se réjouissant des serviteurs de Dieu. Ils portent l’esprit des vierges, ont compassion de tout être humain et donnent du fruit de leur travail sans reproche ni hésitation. Le Seigneur a multiplié leurs travaux et les a bénis dans leurs actions.

§25 Du huitième mont aux nombreuses sources viennent apôtres et enseignants ayant proclamé dans le monde entier, enseigné avec dignité et pureté la parole du Seigneur et n’ayant rien détourné vers un mauvais désir. Ils ont marché dans justice et vérité selon l’Esprit reçu ; leur passage est avec les anges.

§26 Du neuvième mont désertique viennent d’abord les diacres tachés qui ont mal servi, dépouillant veuves et orphelins de leur subsistance et se constituant un profit avec le service reçu. S’ils persistent, ils n’ont pas d’espérance ; s’ils reviennent et accomplissent leur service avec pureté, ils peuvent vivre. Les pierres rongées sont ceux qui ont renié et ne sont pas revenus, se sont isolés et sont devenus comme une vigne abandonnée. Le reniement ancien, pour lequel une repentance reste envisagée, est distingué du reniement attendu au présent, traité avec extrême sévérité. Les pierres mutilées sont les trompeurs et médisants : leurs paroles empoisonnent comme les bêtes.

§27 Du dixième mont ombragé viennent évêques et hospitaliers qui ont reçu avec joie les serviteurs de Dieu sans hypocrisie ; les évêques ont couvert sans cesse les personnes dans le besoin et les veuves par leur ministère et ont vécu avec pureté. Ceux qui persévèrent auront place avec les anges.

§28 Du onzième mont aux arbres pleins de fruits viennent ceux qui ont souffert pour le nom du Fils et ont livré leur vie de tout leur cœur. Tous sont glorieux et leurs péchés sont dits retirés à cause de leur souffrance. Les fruits les plus beaux représentent ceux qui, amenés devant les autorités, n’ont pas renié et ont souffert avec empressement ; ceux qui ont hésité entre reniement et confession ont un fruit moindre. Le Pasteur exhorte ceux qui seront éprouvés à confesser qu’ils ont un Seigneur.

§29 Du douzième mont blanc viennent ceux qui sont comme des nourrissons, sans malice montant au cœur et ayant toujours demeuré dans l’innocence. Ils habiteront sans hésitation dans le Royaume ; ceux qui enlèvent la méchanceté et revêtent l’innocence sont déclarés premiers et glorieux auprès de Dieu.

§30 Les pierres tirées du champ à la place des pierres rejetées sont les racines de ce mont blanc ; leur innocence leur permet de demeurer lumineuses. Les pierres rondes et brillantes viennent aussi de là : leurs richesses les ont un peu obscurcies sans les faire quitter Dieu ni prononcer le mal. Le Seigneur ordonne que leurs richesses soient retranchées en partie, non totalement, afin qu’elles puissent faire le bien avec ce qui reste.

§31 Les autres pierres rondes n’ont pas encore reçu le sceau et sont remises à leur place ; il faut retrancher d’elles le monde présent et la vanité de leurs richesses pour qu’elles conviennent au Royaume. Le Pasteur exhorte tous ceux qui ont reçu le sceau à avoir simplicité, à abandonner mémoire des offenses et amertume et à devenir un seul esprit. Si le maître trouve le troupeau sain, il se réjouira ; s’il trouve des brebis tombées, malheur aux pasteurs. Et si les pasteurs eux-mêmes sont tombés, ils ne pourront accuser les brebis : ils seront davantage punis pour leur mensonge. « Moi aussi je suis pasteur et je dois rendre de vous un compte très rigoureux. »

§32 « Guérissez-vous donc tandis que la tour se bâtit. Le Seigneur habite dans les hommes qui aiment la paix ; la paix lui est chère, il est loin des querelleurs et de ceux que la méchanceté perd. Rendez-lui l’esprit intact comme vous l’avez reçu. Si tu donnes à un foulon un vêtement neuf intact et veux le recevoir intact, mais qu’il te le rende déchiré et inutilisable, ne te mettras-tu pas en colère ? Si tu souffres ainsi pour ton vêtement, que fera le Seigneur de celui qui a rendu inutilisable l’esprit reçu intact ? » Ne méprisez pas sa clémence mais honorez sa patience envers vos fautes et faites une repentance utile.

§33 « Tout ce qui est écrit ci-dessus, moi, Pasteur, messager de repentance, je l’ai montré et dit aux serviteurs de Dieu. Si vous croyez, écoutez, marchez dans ces paroles et redressez vos chemins, vous pourrez vivre ; si vous demeurez dans la méchanceté et la mémoire des offenses, nul de ceux-là ne vivra pour Dieu. » Les empreintes laissées par les pierres remplacées représentaient les péchés de ceux qui venaient de se repentir de tout leur cœur ; voyant leur repentance bonne, pure et durable, le Seigneur ordonna d’effacer leurs anciens péchés : les marques furent nivelées pour ne plus apparaître.

Philologique

§1 Après que j’eus écrit les commandements et similitudes du Pasteur, ange de la repentance, il vint vers moi et dit : « Je veux te montrer ce que t’a montré l’Esprit saint qui parlait avec toi sous la forme de l’Église ; car cet Esprit est le Fils de Dieu. » Parce que j’étais auparavant plus faible dans la chair, cela ne m’avait pas été montré par un ange. Il me conduisit en Arcadie, sur une montagne, et me montra une grande plaine entourée de douze montagnes de formes différentes : noire comme suie, nue, pleine d’épines, à demi desséchée, verte mais rude, pleine de fissures, florissante où bêtes et oiseaux faisaient croître davantage l’herbe, pleine de sources abreuvant toute la création, désertique avec bêtes mortelles, couverte de grands arbres sous lesquels reposaient des brebis, couverte d’arbres pleins de fruits variés, et la douzième toute blanche et très belle.

§2 Au milieu du champ il me montra une grande pierre blanche, plus haute que les montagnes, carrée et capable de contenir tout le monde. Elle était ancienne et avait une porte taillée en elle, mais la taille de la porte semblait récente ; elle brillait plus que le soleil. Douze vierges se tenaient autour, quatre plus glorieuses aux angles et deux entre elles sur chaque côté, vêtues de lin, ceintes et prêtes à porter. Le Pasteur me dit de ne pas me torturer pour ce que je ne pouvais comprendre, mais de demander au Seigneur de l’intelligence.

§3 Six hommes grands et glorieux firent venir beaucoup d’hommes pour bâtir une tour sur la pierre. Dix pierres carrées et lumineuses montèrent d’un abîme. Les six hommes ordonnèrent aux vierges de porter toutes les pierres destinées à la tour à travers la porte et de les remettre aux bâtisseurs. Les douze vierges placèrent ensemble les dix premières pierres sur leurs épaules et les portèrent une par une.

§4 Les vierges les portèrent par la porte, les hommes les reçurent et bâtirent. Les dix pierres remplirent la pierre et devinrent fondement. Après elles montèrent vingt pierres, puis trente-cinq, puis quarante ; quatre rangées furent ainsi établies dans les fondations. Ensuite des pierres taillées arrivèrent des montagnes, de couleurs diverses. Portées par les vierges à travers la porte, elles devinrent toutes semblablement blanches. Celles remises directement par les hommes, sans les vierges ni la porte, ne changèrent pas de couleur et furent jugées inconvenantes ; les six hommes ordonnèrent de les retirer et de faire désormais passer toute pierre par les vierges et la porte.

§5 La construction de ce jour s’acheva mais non la tour. Les bâtisseurs reçurent repos et les vierges restèrent pour garder la tour. Le Pasteur expliqua que le maître devait venir éprouver la construction afin de changer les pierres pourries. Quelques jours plus tard, nous revînmes : le maître allait venir inspecter.

§6 Je vis une troupe nombreuse et au milieu un homme si grand qu’il dépassait la tour. Les six hommes marchaient à ses côtés, avec les ouvriers et beaucoup d’autres glorieux. Les vierges coururent l’embrasser et marchèrent autour de lui. Il palpa chaque pierre et la frappa d’une baguette. Certaines devinrent noires comme suie, rongées, fissurées, mutilées, ni blanches ni noires, rugueuses et discordantes, ou fortement tachées. Il ordonna de les retirer et de chercher des pierres dans une plaine proche. On creusa et trouva des pierres brillantes, carrées ou rondes. Les carrées furent taillées et placées ; les rondes furent laissées près de la tour parce qu’elles étaient dures à tailler.

§7 Le seigneur de toute la tour remit au Pasteur toutes les pierres rejetées : « Purifie-les soigneusement et place dans la construction celles qui peuvent s’accorder ; celles qui ne s’accordent pas, jette-les loin. » Le Pasteur me dit qu’il retaillerait la majorité. Les plus petites seraient mises au milieu, les plus grandes à l’extérieur pour les tenir. Deux jours après, nous revînmes pour les examiner.

§8 Les pierres noires restèrent noires et furent séparées. Parmi les rongées, beaucoup furent retaillées et mises au milieu ; les autres noircirent et furent rejetées. Beaucoup de fissurées furent retaillées et placées à l’extérieur ; celles qui avaient trop de fissures furent rejetées. Parmi les mutilées, beaucoup furent purifiées et retaillées pour le milieu, mais celles devenues noires ou trop fendues furent rejetées. Parmi les demi-blanches, certaines noircirent, mais les autres furent portées par les vierges et placées à l’extérieur, assez solides pour tenir les pierres intérieures. Les rugueuses et dures furent pour la plupart retaillées pour le milieu ; quelques-unes trop dures furent rejetées. Parmi les tachées, très peu noircirent ; les autres furent trouvées brillantes et fortes et placées à l’extérieur.

§9 Le Pasteur examina ensuite les pierres blanches et rondes. Pour les rendre carrées il fallait en retrancher beaucoup. Il choisit les plus grandes et les plus brillantes, les tailla et les vierges les placèrent aux parties extérieures. Les autres furent ramenées dans la plaine mais non rejetées : « Il manque encore un peu à bâtir et le maître veut que toutes ces pierres brillantes entrent. » Douze femmes très belles, vêtues de noir, ceintes, les épaules découvertes et les cheveux dénoués, reçurent les pierres définitivement rejetées et les rapportèrent aux montagnes d’où elles venaient. Quand tout fut débarrassé, la tour parut d’une seule pierre sans joint.

§10 Le Pasteur me demanda chaux et poussière fine pour remplir les empreintes laissées par les pierres enlevées. Les vierges balayèrent les déchets et aspergèrent d’eau les alentours. « Tout a été purifié ; si le seigneur vient, il n’a rien à nous reprocher. » Avant de partir, le Pasteur me confia aux vierges.

§11 Les vierges me dirent de rester avec elles. « Tu dormiras avec nous comme frère, non comme homme. » Elles m’embrassèrent et me firent faire le tour de la tour ; certaines chantaient et dansaient. Je marchais joyeusement avec elles. La nuit, elles étendirent leurs tuniques de lin à terre, me firent coucher au milieu et ne firent rien d’autre que prier ; je priai sans cesse avec elles. Au matin le Pasteur revint et demanda si elles m’avaient fait quelque outrage. « Seigneur, je me suis réjoui ; j’ai mangé toute la nuit des paroles du Seigneur. »

§12 « La pierre et la porte sont le Fils de Dieu. » Le Fils est plus ancien que toute création, au point d’avoir été conseiller du Père dans sa création ; voilà pourquoi la pierre est ancienne. La porte est nouvelle parce qu’elle a été manifestée aux derniers jours de l’accomplissement, afin que ceux qui doivent être sauvés entrent par elle dans le Royaume. Comme on ne peut entrer dans une ville murée que par sa porte, on n’entre dans le Royaume que par le nom du Fils aimé. Les ouvriers glorieux sont des anges. Le grand homme qui inspecta la tour est le Fils, et les six glorieux à droite et à gauche sont les anges qui le soutiennent.

§13 « La tour est l’Église. Les vierges sont des esprits saints et puissances du Fils de Dieu. Si tu portes seulement le nom mais ne portes pas leur vêtement et leur puissance, cela ne te sert à rien. » Les noms des vierges sont leur vêtement, et le Fils porte lui-même leurs noms. Ceux qui passent par leurs mains et restent dans la construction ont revêtu leur puissance ; ils deviennent un esprit, un corps, une couleur. Les pierres rejetées avaient porté le nom et ces puissances, puis furent séduites par les femmes vêtues de noir, revêtirent leur puissance et se dépouillèrent des vierges.

§14 Si ces hommes se repentent, rejettent les désirs des femmes noires, reviennent aux vierges et marchent dans leurs œuvres, ils rentreront dans la maison de Dieu. C’est pour cela qu’il y eut suspension de la construction. Le nom du Fils est grand, illimité et porte tout le monde ; il porte volontiers ceux qui le portent de tout leur cœur et marchent dans ses commandements.

§15 Les quatre vierges fortes sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance, Patience ; les autres Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. Les quatre femmes noires principales sont Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie ; les suivantes Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Les premières pierres de fondation représentent des générations antérieures ; d’autres des hommes justes, des prophètes et serviteurs, et quarante pierres des apôtres et enseignants de la proclamation du Fils.

§16 Les pierres montèrent de l’abîme par l’eau afin d’être vivifiées. Les morts reçurent le sceau du Fils : « le sceau (σφραγίς) est l’eau ; ils descendent dans l’eau morts et remontent vivants. » Les apôtres et enseignants qui avaient déjà le sceau, morts dans la puissance et la foi du Fils, annoncèrent le nom aux morts antérieurs et leur donnèrent le sceau de la proclamation. Ils descendirent avec eux dans l’eau et remontèrent ; les premiers descendaient vivants et remontaient vivants, les anciens morts descendirent morts et remontèrent vivants. Ainsi les justes anciens furent rendus vivants et ajustés à la tour ; ils s’étaient endormis en justice et grande pureté, mais leur manquait ce sceau.

§17 Les douze montagnes sont douze tribus ou nations habitant tout le monde ; le Fils fut proclamé à toutes par les apôtres. Elles diffèrent d’intelligence et de pensée comme les montagnes d’apparence. Mais toutes les nations qui entendent, croient au nom du Fils, reçoivent le sceau et revêtent les esprits des vierges acquièrent une même intelligence, un même esprit, une même foi et un même amour, et deviennent une seule couleur lumineuse. Certains, ensuite, se souillent et sont rejetés, redevenant tels qu’avant, voire pires.

§18 Celui qui ne connaissait pas Dieu et faisait le mal a un jugement correspondant à sa méchanceté ; celui qui a connu Dieu et continue à faire le mal fait une méchanceté plus grande. Ainsi l’Église sera purifiée : après l’exclusion de ceux qui demeurent mauvais, hypocrites, blasphémateurs, doubles d’âme et autres fauteurs de mal, elle sera un corps, une pensée, une intelligence, une foi et un amour ; alors le Fils se réjouira de recevoir son peuple pur.

§19 Du premier mont noir viennent apostats, blasphémateurs et traîtres des serviteurs de Dieu : aucune repentance ne leur est plus ouverte. Du deuxième mont nu viennent hypocrites et enseignants de méchanceté, sans fruit de justice : ils portent le nom mais sont vides de foi. Une repentance rapide leur est ouverte parce qu’ils n’ont ni blasphémé le Seigneur ni trahi ses serviteurs, même s’ils ont enseigné selon le désir de gain et les désirs des pécheurs.

§20 Du troisième mont aux épines viennent riches et gens mêlés à beaucoup d’affaires. Les affaires multiples les étouffent et les séparent des serviteurs de Dieu ; les riches s’en approchent difficilement, craignant d’être sollicités. Comme marcher pieds nus sur les chardons est difficile, ainsi leur entrée est difficile. Pourtant une repentance rapide leur est offerte afin qu’ils accomplissent maintenant quelque bien.

§21 Du quatrième mont à l’herbe verte en haut mais sèche aux racines viennent les doubles d’âme et ceux qui ont le Seigneur sur les lèvres sans l’avoir dans le cœur. Leurs paroles seules vivent, leurs œuvres sont mortes. Sous l’épreuve ils se dessèchent, retournent à l’idolâtrie par peur et ont honte du nom. Une repentance rapide peut encore les faire vivre.

§22 Du cinquième mont vert mais rude viennent des croyants difficiles à instruire, présomptueux, satisfaits d’eux-mêmes, voulant tout savoir sans rien savoir. Leur arrogance chasse l’intelligence et fait entrer une folie insensée. Ils se louent eux-mêmes comme intelligents et veulent être enseignants de leur propre initiative. Certains se sont vidés par cette hauteur, mais d’autres se sont repentis, ont reconnu leur folie et se sont soumis à ceux qui possèdent de l’intelligence.

§23 Du sixième mont fissuré viennent ceux qui nourrissent des griefs. Les petites fissures sont les médisances légères ; beaucoup s’en repentent vite. Les grandes fissures sont ceux qui persistent dans la médisance, deviennent rancuniers et se mettent en colère les uns contre les autres ; ceux-là vivent difficilement. Si Dieu ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses péchés, comment un homme corruptible et plein de péchés garderait-il rancune comme s’il pouvait sauver ou perdre l’autre ?

§24 Du septième mont florissant viennent ceux qui furent toujours simples, innocents et heureux, n’ayant rien les uns contre les autres, mais se réjouissant des serviteurs de Dieu. Ils portent l’esprit des vierges, ont compassion de tout être humain et donnent du fruit de leur travail sans reproche ni hésitation. Le Seigneur a multiplié leurs travaux et les a bénis dans leurs actions.

§25 Du huitième mont aux nombreuses sources viennent apôtres et enseignants ayant proclamé dans le monde entier, enseigné avec dignité et pureté la parole du Seigneur et n’ayant rien détourné vers un mauvais désir. Ils ont marché dans justice et vérité selon l’Esprit reçu ; leur passage est avec les anges.

§26 Du neuvième mont désertique viennent d’abord les diacres tachés qui ont mal servi, dépouillant veuves et orphelins de leur subsistance et se constituant un profit avec le service reçu. S’ils persistent, ils n’ont pas d’espérance ; s’ils reviennent et accomplissent leur service avec pureté, ils peuvent vivre. Les pierres rongées sont ceux qui ont renié et ne sont pas revenus, se sont isolés et sont devenus comme une vigne abandonnée. Le reniement ancien, pour lequel une repentance reste envisagée, est distingué du reniement attendu au présent, traité avec extrême sévérité. Les pierres mutilées sont les trompeurs et médisants : leurs paroles empoisonnent comme les bêtes.

§27 Du dixième mont ombragé viennent évêques et hospitaliers qui ont reçu avec joie les serviteurs de Dieu sans hypocrisie ; les évêques ont couvert sans cesse les personnes dans le besoin et les veuves par leur ministère et ont vécu avec pureté. Ceux qui persévèrent auront place avec les anges.

§28 Du onzième mont aux arbres pleins de fruits viennent ceux qui ont souffert pour le nom du Fils et ont livré leur vie de tout leur cœur. Tous sont glorieux et leurs péchés sont dits retirés à cause de leur souffrance. Les fruits les plus beaux représentent ceux qui, amenés devant les autorités, n’ont pas renié et ont souffert avec empressement ; ceux qui ont hésité entre reniement et confession ont un fruit moindre. Le Pasteur exhorte ceux qui seront éprouvés à confesser qu’ils ont un Seigneur.

§29 Du douzième mont blanc viennent ceux qui sont comme des nourrissons, sans malice montant au cœur et ayant toujours demeuré dans l’innocence. Ils habiteront sans hésitation dans le Royaume ; ceux qui enlèvent la méchanceté et revêtent l’innocence sont déclarés premiers et glorieux auprès de Dieu.

§30 Les pierres tirées du champ à la place des pierres rejetées sont les racines de ce mont blanc ; leur innocence leur permet de demeurer lumineuses. Les pierres rondes et brillantes viennent aussi de là : leurs richesses les ont un peu obscurcies sans les faire quitter Dieu ni prononcer le mal. Le Seigneur ordonne que leurs richesses soient retranchées en partie, non totalement, afin qu’elles puissent faire le bien avec ce qui reste.

§31 Les autres pierres rondes n’ont pas encore reçu le sceau et sont remises à leur place ; il faut retrancher d’elles le monde présent et la vanité de leurs richesses pour qu’elles conviennent au Royaume. Le Pasteur exhorte tous ceux qui ont reçu le sceau à avoir simplicité, à abandonner mémoire des offenses et amertume et à devenir un seul esprit. Si le maître trouve le troupeau sain, il se réjouira ; s’il trouve des brebis tombées, malheur aux pasteurs. Et si les pasteurs eux-mêmes sont tombés, ils ne pourront accuser les brebis : ils seront davantage punis pour leur mensonge. « Moi aussi je suis pasteur et je dois rendre de vous un compte très rigoureux. »

§32 « Guérissez-vous donc tandis que la tour se bâtit. Le Seigneur habite dans les hommes qui aiment la paix ; la paix lui est chère, il est loin des querelleurs et de ceux que la méchanceté perd. Rendez-lui l’esprit intact comme vous l’avez reçu. Si tu donnes à un foulon un vêtement neuf intact et veux le recevoir intact, mais qu’il te le rende déchiré et inutilisable, ne te mettras-tu pas en colère ? Si tu souffres ainsi pour ton vêtement, que fera le Seigneur de celui qui a rendu inutilisable l’esprit reçu intact ? » Ne méprisez pas sa clémence mais honorez sa patience envers vos fautes et faites une repentance utile.

§33 « Tout ce qui est écrit ci-dessus, moi, Pasteur, messager de repentance, je l’ai montré et dit aux serviteurs de Dieu. Si vous croyez, écoutez, marchez dans ces paroles et redressez vos chemins, vous pourrez vivre ; si vous demeurez dans la méchanceté et la mémoire des offenses, nul de ceux-là ne vivra pour Dieu. » Les empreintes laissées par les pierres remplacées représentaient les péchés de ceux qui venaient de se repentir de tout leur cœur ; voyant leur repentance bonne, pure et durable, le Seigneur ordonna d’effacer leurs anciens péchés : les marques furent nivelées pour ne plus apparaître.

Paraphrase

§1 Après avoir écrit les commandements et les similitudes, Hermas est conduit en Arcadie ; cette dernière grande vision reprend et rassemble les principaux motifs de l’œuvre. Le Pasteur lui dit que l’Esprit saint qui lui parlait auparavant sous la forme de l’Église est le Fils de Dieu. Dans une grande plaine, Hermas voit douze montagnes très différentes : noire, nue, épineuse, à demi desséchée, verte mais rude, fissurée, fertile, pleine de sources, désertique et dangereuse, ombragée, chargée de fruits, puis entièrement blanche.

§2 Au milieu se dresse un immense rocher blanc, plus haut que les montagnes, avec une porte brillante comme le soleil. Douze vierges se tiennent autour de la porte, prêtes à porter. Le Pasteur conseille à Hermas de ne pas se torturer sur ce qu’il ne comprend pas mais de demander avec discernement.

§3 Six hommes glorieux ordonnent la construction d’une tour sur le rocher. Des pierres montent de l’abîme et sont portées par les vierges à travers la porte ; elles s’ajustent parfaitement.

§4 D’autres pierres viennent des douze montagnes. Quand elles passent par les mains des vierges et par la porte, leurs couleurs différentes deviennent toutes blanches ; celles qui ne suivent pas ce passage restent discordantes et sont retirées.

§5 La construction s’interrompt avant l’achèvement : le maître de la tour doit venir examiner l’ouvrage et remplacer les pierres défectueuses.

§6 Il arrive, accompagné des six hommes et d’une grande escorte. Il frappe et examine chaque pierre. Certaines deviennent noires, lépreuses, fissurées, mutilées, ternes, rugueuses ou tachées. Elles sont retirées et remplacées par des pierres trouvées dans une plaine voisine.

§7 Le maître remet les pierres rejetées au Pasteur : qu’il les nettoie, les retaille et réintègre celles qui peuvent encore s’ajuster. Beaucoup peuvent donc être restaurées.

§8 Le Pasteur examine chaque catégorie : certaines pierres noircies sont définitivement séparées ; beaucoup d’autres sont retaillées et replacées, parfois au centre, parfois à l’extérieur selon leur solidité.

§9 Les pierres rondes et blanches représentent un autre problème : elles sont bonnes mais trop arrondies pour la construction ; il faut retrancher une partie. Quelques-unes sont taillées et intégrées, les autres attendent. Douze femmes vêtues de noir emportent les pierres définitivement rejetées.

§10 La tour est nettoyée et ses abords nivelés. Les douze vierges restent avec Hermas en attendant le Pasteur.

§11 Hermas passe la nuit près de la tour avec les vierges, dans une relation décrite comme fraternelle ; elles dansent, chantent et prient, et lui prie avec elles.

§12 Le Pasteur explique : le rocher et la porte sont le Fils de Dieu. Le rocher est ancien parce que le Fils précède toute la création et fut le conseiller du Père dans l’œuvre créatrice ; la porte apparaît nouvelle parce qu’elle a été manifestée dans les derniers jours. Nul n’entre dans le Royaume autrement que par le nom du Fils. Le grand homme qui inspecte la tour est lui aussi le Fils.

§13 La tour est l’Église. Les douze vierges sont des esprits saints, puissances du Fils. Porter le nom du Fils sans revêtir leur puissance ne suffit pas. Les pierres intégrées à la tour ont reçu ces vertus ; celles qui sont ensuite séduites par les femmes noires perdent ce vêtement et sont rejetées.

§14 Elles peuvent pourtant revenir : si elles renoncent aux œuvres des femmes noires et reprennent les œuvres des vierges, elles peuvent être réintégrées. La construction a précisément été suspendue pour laisser place à la repentance. Le Fils est le fondement qui porte ceux qui portent sincèrement son nom.

§15 Les quatre vierges principales sont Foi, Maîtrise de soi, Puissance et Patience ; les autres sont Simplicité, Innocence, Pureté, Joie, Vérité, Intelligence, Concorde et Amour. Les femmes noires représentent Incrédulité, Incontinence, Désobéissance, Tromperie, puis Tristesse, Méchanceté, Débauche, Irritabilité, Mensonge, Folie, Médisance et Haine. Les pierres de l’abîme représentent plusieurs générations de justes, prophètes, serviteurs, apôtres et enseignants.

§16 Les pierres anciennes devaient monter à travers l’eau pour recevoir la vie. Le sceau est l’eau : on y descend mort et on en remonte vivant. Les apôtres et enseignants, après leur mort, annoncèrent également le nom du Fils à ceux qui étaient morts avant eux et leur donnèrent le sceau ; ils descendirent avec eux dans l’eau afin qu’ils puissent entrer dans la tour.

§17 Les douze montagnes représentent les douze peuples du monde auxquels le Fils a été annoncé. Lorsqu’ils croient, reçoivent le sceau et revêtent les vertus, leurs différences de couleur deviennent une seule lumière : un même esprit, un même corps, une même foi et un même amour.

§18 Celui qui connaît Dieu et retourne au mal est tenu plus responsable que celui qui ne le connaissait pas. La purification de l’Église est décrite comme le retrait de ceux qui persistent dans hypocrisie, blasphème, double pensée et injustice, afin qu’elle devienne un seul corps.

§19 La montagne noire représente apostats, blasphémateurs et traîtres ; la montagne nue représente hypocrites et mauvais enseignants qui cherchent le gain et enseignent selon les désirs des pécheurs. Pour ces derniers, une repentance est encore offerte.

§20 La montagne aux épines représente les riches et ceux que de multiples affaires étouffent. Leur attachement aux biens et occupations rend difficile leur union aux serviteurs de Dieu ; ils sont appelés à agir rapidement et à faire le bien.

§21 La montagne à demi desséchée représente ceux dont la foi reste sur les lèvres sans habiter le cœur. Sous l’épreuve, certains ont honte du nom du Seigneur et retournent à l’idolâtrie ; une repentance demeure possible si elle est rapide.

§22 La montagne verte mais rude représente des croyants difficiles à instruire, suffisants et persuadés de tout savoir. Certains veulent enseigner sans intelligence ; leur guérison passe par l’humilité et l’écoute de ceux qui ont du discernement.

§23 La montagne fissurée représente rancunes, médisances et divisions. Les petites fissures peuvent vite guérir ; les grandes correspondent à une rancune durable. Le Pasteur rappelle que Dieu ne garde pas rancune contre celui qui confesse ses fautes : l’être humain ne doit donc pas prétendre posséder le pouvoir de perdre ou sauver son frère.

§24 La montagne florissante représente des croyants simples, innocents, généreux, sans rancune, heureux du bien des autres et prêts à partager le fruit de leur travail sans reproche.

§25 La montagne pleine de sources représente les apôtres et enseignants qui ont proclamé la parole dans le monde avec pureté, sans détourner le ministère vers un désir mauvais.

§26 La montagne désertique représente d’abord des diacres qui ont mal administré leur service et détourné ce qui devait faire vivre veuves et orphelins ; s’ils se corrigent et servent avec pureté, ils peuvent vivre. Elle représente aussi ceux qui ont renié puis se sont isolés, ainsi que les trompeurs et médisants dont les paroles sont comparées au venin des bêtes.

§27 La montagne ombragée représente les évêques et personnes hospitalières qui ont constamment accueilli les serviteurs de Dieu et protégé les personnes démunies et les veuves par leur service.

§28 La montagne chargée de fruits représente ceux qui ont souffert pour le nom du Fils. Tous sont honorés ; ceux qui ont confessé sans hésiter sous l’autorité sont comparés aux fruits les plus beaux. Ceux qui sont menacés sont exhortés à ne pas renier.

§29 La montagne blanche représente les personnes demeurées dans une innocence semblable à celle des petits enfants, sans malice. Le Pasteur les tient pour particulièrement glorieuses et invite tous à se dépouiller de la méchanceté pour revêtir cette innocence.

§30 Les pierres de remplacement viennent des racines de la montagne blanche. Les pierres rondes et brillantes appartiennent au même groupe : leur richesse les avait quelque peu obscurcies sans les détourner de Dieu ; le maître ordonne de retrancher une partie de leurs richesses afin qu’elles puissent faire le bien avec ce qui demeure.

§31 Les autres pierres rondes attendent encore le sceau et doivent être dégagées des vanités de leurs richesses. Le Pasteur exhorte ceux qui ont reçu le sceau à devenir simples, à abandonner rancune et divisions, et rappelle aux pasteurs qu’ils devront rendre compte du troupeau.

§32 Tant que la tour se construit, il faut encore se guérir. Le Seigneur habite chez ceux qui aiment la paix. L’esprit reçu intact est comparé à un vêtement neuf qu’on ne voudrait pas recevoir déchiré après l’avoir confié au foulon. Ne rendez donc pas l’esprit inutilisable par rancune et division ; honorez plutôt la patience de Dieu et repentez-vous.

§33 Le Pasteur conclut que ceux qui écoutent, corrigent leur route et abandonnent rancune et malice pourront vivre pour Dieu. Les traces laissées par les pierres retaillées sont finalement égalisées : elles représentent les péchés antérieurs effacés après une repentance jugée bonne et durable.

Source grecque et latine

§1.1 Μετὰ τὸ γράψαι με τὰς ἐντολὰς καὶ παραβολὰς τοῦ ποιμένος, τοῦ ἀγγέλου τῆς μετανοίας, ἦλθε πρός με καὶ λέγει μοι· Θέλω σοι δεῖξαι, ὅσα σοι ἔδειξε τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον τὸ λαλῆσαν μετὰ σοῦ ἐν μορφῇ τῆς Ἐκκλησίας· ἐκεῖνο γὰρ τὸ πνεῦμα ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ ἐστιν. §1.2 ἐπειδὴ γὰρ ἀσθενέστερος τῇ σαρκὶ ἦς, οὐκ ἐδηλώθη σοι δι’ ἀγγέλου. ὅτε οὖν ἐνεδυναμώθης διὰ τοῦ πνεύματος καὶ ἴσχυσας τῇ ἰσχύϊ σου, ὥστε δύνασθαί σε καὶ ἄγγελον ἰδεῖν, τότε μὲν οὖν ἐφανερώθη σοι διὰ τῆς Ἐκκλησίας ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου· καλῶς καὶ σεμνῶς πάντα ὡς ὑπὸ παρθένου ἑώρακας. νῦν δὲ ὑπὸ ἀγγέλου βλέπεις διὰ τοῦ αὐτοῦ μὲν πνεύματος· §1.3 δεῖ δέ σε παρ’ ἐμοῦ ἀκριβέστερον πάντα μαθεῖν. εἰς τοῦτο γὰρ καὶ ἐδόθην ὑπὸ τοῦ ἐνδόξου ἀγγέλου εἰς τὸν οἶκόν σου κατοικῆσαι, ἵνα δυνατῶς πάντα ἴδῃς, μηδὲν δειλαινόμενος καὶ ὡς τὸ πρότερον. §1.4 καὶ ἀπήγαγέ με εἰς τὴν Ἀρκαδίαν, εἰς ὄρος τι μαστῶδες καὶ ἐκάθισέ με ἐπὶ τὸ ἄκρον τοῦ ὄρους καὶ ἔδειξέ μοι πεδίον μέγα, κύκλῳ δὲ τοῦ πεδίου ὄρη δώδεκα, ἄλλην καὶ ἄλλην ἰδέαν ἔχοντα τὰ ὄρη. §1.5 τὸ πρῶτον ἦν μέλαν ὡς ἀσβόλη· τὸ δὲ δεύτερον ψιλόν, βοτάνας μὴ ἔχον· τὸ δὲ τρίτον ἀκανθῶν καὶ τριβόλων πλῆρες· §1.6 τὸ δὲ τέταρτον βοτάνας ἔχον ἡμιξήρους, τὰ μὲν ἐπάνω τῶν βοτανῶν χλωρά, τὰ δὲ πρὸς ταῖς ῥίζαις ξηρά· τινὲς δὲ βοτάναι, ὅταν ὁ ἥλιος ἐπικεκαύκει, ξηραὶ ἐγίνοντο· §1.7 τὸ δὲ πέμπτον ὄρος ἔχον βοτάνας χλωρὰς καὶ τραχὺ ὄν. τὸ δὲ ἕκτον ὄρος σχισμῶν ὅλως ἔγεμεν, ὧν μὲν μικρῶν, ὧν δὲ μεγάλων· εἶχον δὲ βοτάνας αἱ σχισμαί, οὐ λίαν δὲ ἦσαν εὐθαλεῖς αἱ βοτάναι, μᾶλλον δὲ ὡς μεμαραμμέναι ἦσαν. §1.8 τὸ δὲ ἕβδομον ὄρος εἶχε βοτάνας ἱλαράς, καὶ ὅλον τὸ ὄρος εὐθηνοῦν ἦν, καὶ πᾶν γένος κτηνῶν καὶ ὀρνέων ἐνέμοντο εἰς τὸ ὄρος ἐκεῖνο· καὶ ὅσον ἐβόσκοντο τὰ κτήνη καὶ τὰ πετεινά, μᾶλλον καὶ μᾶλλον αἱ βοτάναι τοῦ ὄρους ἐκείνου ἔθαλλον. τὸ δὲ ὄγδοον ὄρος πηγῶν πλῆρες ἦν, καὶ πᾶν γένος τῆς κτίσεως τοῦ κυρίου ἐποτίζοντο ἐκ τῶν πηγῶν τοῦ ὄρους ἐκείνου. §1.9 τὸ δὲ ἔννατον ὄρος ὅλως ὕδωρ οὐκ εἶχεν καὶ ὅλον ἐρημῶδες ἦν. εἶχε δὲ ἐν αὐτῷ θηρία καὶ ἑρπετὰ θανάσιμα διαφθείροντα ἀνθρώπους. τὸ δὲ δέκατον ὄρος εἶχε δένδρα μέγιστα καὶ ὅλον κατάσκιον ἦν, καὶ ὑπὸ τὴν σκέπην τῶν δένδρων πρόβατα κατέκειντο ἀναπαυόμενα καὶ μαρυκώμενα. §1.10 τὸ δὲ ἑνδέκατον ὄρος λίαν σύνδενδρον ἦν, καὶ τὰ δένδρα ἐκεῖνα κατάκαρπα ἦν, ἄλλοις καὶ ἄλλοις καρποῖς κεκοσμημένα, ἵνα ἰδών τις αὐτὰ ἐπιθυμήσῃ φαγεῖν ἐκ τῶν καρπῶν αὐτῶν. τὸ δὲ δωδέκατον ὄρος ὅλον ἦν λευκόν, καὶ ἡ πρόσοψις αὐτοῦ ἱλαρὰ ἦν· καὶ εὐπρεπέστατον ἦν ἐν αὑτῷ τὸ ὄρος. §2.1 Εἰς μέσον δὲ τοῦ πεδίου ἔδειξέ μοι πέτραν μεγάλην λευκὴν ἐκ τοῦ πεδίου ἀναβεβηκυῖαν. ἡ δὲ πέτρα ὑψηλοτέρα ἦν τῶν ὀρέων, τετράγωνος, ὥστε δύνασθαι ὅλον τὸν κόσμον χωρῆσαι. §2.2 παλαιὰ δὲ ἦν ἡ πέτρα ἐκείνη, πύλην ἐκκεκομμένην ἔχουσα· ὡς πρόσφατος δὲ ἐδόκει μοι εἶναι ἡ ἐκκόλαψις τῆς πύλης. ἡ δὲ πύλη οὕτως ἔστιλβεν ὑπὲρ τὸν ἥλιον, ὥστε με θαυμάζειν ἐπὶ τῇ λαμπηδόνι τῆς πύλης. §2.3 κύκλῳ δὲ τῆς πύλης εἱστήκεισαν παρθένοι δώδεκα. αἱ οὖν τέσσαρες αἱ εἰς τὰς γωνίας ἑστηκυῖαι ἐνδοξότεραί μοι ἐδόκουν εἶναι· καὶ αἱ ἄλλαι δὲ ἔνδοξοι ἦσαν. εἱστήκεισαν δὲ εἰς τὰ τέσσαρα μέρη τῆς πύλης, ἀνὰ μέσον αὐτῶν ἀνὰ δύο παρθένοι. §2.4 ἐνδεδυμέναι δὲ ἦσαν λινοῦς χιτῶνας καὶ περιεζωσμέναι ἦσαν εὐπρεπῶς, ἔξω τοὺς ὤμους ἔχουσαι τοὺς δεξιοὺς ὡς μέλλουσαι φορτίον τι βαστάζειν. οὕτως ἕτοιμοι ἦσαν· λίαν γὰρ ἱλαραὶ ἦσαν καὶ πρόθυμοι. §2.5 μετὰ τὸ ἰδεῖν με ταῦτα ἐθαύμαζον ἐν ἐμαυτῷ, ὅτι μεγάλα καὶ ἔνδοξα πράγματα βλέπω. καὶ πάλιν διηπόρουν ἐπὶ ταῖς παρθένοις, ὅτι τρυφεραὶ οὕτως οὖσαι ἀνδρείως εἱστήκεισαν ὡς μέλλουσαι ὅλον τὸν οὐρανὸν βαστάζειν. §2.6 καὶ λέγει μοι ὁ ποιμήν· Τί ἐν σεαυτῷ διαλογίζῃ καὶ διαπορῇ καὶ σεαυτῷ λύπην ἐπισπάσαι; ὅσα γὰρ οὐ δύνασαι νοῆσαι, μὴ ἐπιχείρει, συνετὸς ὤν, ἀλλ’ ἐρώτα τὸν κύριον, ἵνα λαβὼν σύνεσιν νοῇς αὐτά. §2.7 τὰ ὀπίσω σου ἰδεῖν οὐ δύνῃ, τὰ δὲ ἔμπροσθέν σου βλέπεις. ἃ οὖν ἰδεῖν οὐ δύνασαι, ἔασον, καὶ μὴ στρέβλου σεαυτόν· ἃ δὲ βλέπεις, ἐκείνων κατακυρίευε καὶ περὶ τῶν λοιπῶν μὴ περιεργάζου· πάντα δέ σοι ἐγὼ δηλώσω, ὅσα ἄν σοι δείξω. ἔμβλεπε οὖν τοῖς λοιποῖς. §3.1 Εἶδον ἓξ ἄνδρας ἐληλυθότας ὑψηλοὺς καὶ ἐνδόξους καὶ ὁμοίους τῇ ἰδέᾳ· καὶ ἐκάλεσαν πλῆθός τι ἀνδρῶν. κἀκεῖνοι δὲ οἱ ἐληλυθότες ὑψηλοὶ ἦσαν ἄνδρες καὶ καλοὶ καὶ δυνατοί· καὶ ἐκέλευσαν αὐτοὺς οἱ ἓξ ἄνδρες οἰκοδομεῖν ἐπάνω τῆς πέτρας πύργον τινά. ἦν δὲ θόρυβος τῶν ἀνδρῶν ἐκείνων μέγας τῶν ἐληλυθότων οἰκοδομεῖν τὸν πύργον ὧδε κἀκεῖσε περιτρεχόντων κύκλῳ τῆς πύλης. §3.2 αἱ δὲ παρθένοι ἑστηκυῖαι κύκλῳ τῆς πύλης ἔλεγον τοῖς ἀνδράσι σπεύδειν τὸν πύργον οἰκοδομεῖσθαι· ἐκπεπετάκεισαν δὲ τὰς χεῖρας αἱ παρθένοι ὡς μέλλουσαί τι λαμβάνειν παρὰ τῶν ἀνδρῶν. §3.3 οἱ δὲ ἓξ ἄνδρες ἐκέλευον ἐκ βυθοῦ τινος λίθους ἀναβαίνειν καὶ ὑπάγειν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου. ἀνέβησαν δὲ λίθοι δέκα τετράγωνοι λαμπροί, μὴ λελατομημένοι. §3.4 οἱ δὲ ἓξ ἄνδρες ἐκάλουν τὰς παρθένους καὶ ἐκέλευσαν αὐτὰς τοὺς λίθους πάντας τοὺς μέλλοντας εἰς τὴν οἰκοδομὴν ὑπάγειν τοῦ πύργου βαστάζειν καὶ διαπορεύεσθαι διὰ τῆς πύλης καὶ ἐπιδιδόναι τοῖς ἀνδράσι τοῖς μέλλουσιν οἰκοδομεῖν τὸν πύργον. §3.5 αἱ δὲ παρθένοι τοὺς δέκα λίθους τοὺς πρώτους τοὺς ἐκ τοῦ βυθοῦ ἀναβάντας ἐπετίθουν ἀλλήλαις καὶ κατὰ ἕνα λίθον ἐβάσταζον ὁμοῦ. §4.1 Καθὼς δὲ ἐστάθησαν ὁμοῦ κύκλῳ τῆς πύλης, οὕτως ἐβάσταζον αἱ δοκοῦσαι δυναταὶ εἶναι καὶ ὑπὸ τὰς γωνίας τοῦ λίθου ὑποδεδυκυῖαι ἦσαν. αἱ δὲ ἄλλαι ἐκ τῶν πλευρῶν τοῦ λίθου ὑποδεδύκεισαν καὶ οὕτως ἐβάσταζον πάντας τοὺς λίθους· διὰ δὲ τῆς πύλης διέφερον αὐτούς, καθὼς ἐκελεύσθησαν, καὶ ἐπεδίδουν τοῖς ἀνδράσιν εἰς τὸν πύργον· ἐκεῖνοι δὲ ἔχοντες τοὺς λίθους ᾠκοδόμουν. §4.2 ἡ οἰκοδομὴ δὲ τοῦ πύργου ἐγένετο ἐπὶ τὴν πέτραν τὴν μεγάλην καὶ ἐπάνω τῆς πύλης. ἡρμόσθησαν οὖν οἱ δέκα λίθοι ἐκεῖνοι καὶ ἐνέπλησαν ὅλην τὴν πέτραν· καὶ ἐγένοντο ἐκεῖνοι θεμέλιος τῆς οἰκοδομῆς τοῦ πύργου· ἡ δὲ πέτρα καὶ ἡ πύλη ἦν βαστάζουσα ὅλον τὸν πύργον· §4.3 μετὰ δὲ τοὺς δέκα λίθους ἄλλοι ἀνέβησαν ἐκ τοῦ βυθοῦ εἴκοσι λίθοι· καὶ οὗτοι ἡρμόσθησαν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου, βασταζόμενοι ὑπὸ τῶν παρθένων καθὼς καὶ οἱ πρότεροι. μετὰ δὲ τούτους ἀνέβησαν λεʹ, καὶ οὗτοι ὁμοίως ἡρμόσθησαν εἰς τὸν πύργον. μετὰ δὲ τούτους ἕτεροι ἀνέβησαν λίθοι μʹ, καὶ οὗτοι πάντες ἐβλήθησαν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου· ἐγένοντο οὖν στοῖχοι τέσσαρες ἐν τοῖς θεμελίοις τοῦ πύργου. §4.4 καὶ ἐπαύσαντο ἐκ τοῦ βυθοῦ ἀναβαίνοντες· ἐπαύσαντο δὲ καὶ οἱ οἰκοδομοῦντες μικρόν. καὶ πάλιν ἐπέταξαν οἱ ἓξ ἄνδρες τῷ πλήθει τοῦ ὄχλου ἐκ τῶν ὀρέων παραφέρειν λίθους εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου. §4.5 παρεφέροντο οὖν ἐκ πάντων τῶν ὀρέων χρόαις ποικίλαις λελατομημένοι ὑπὸ τῶν ἀνδρῶν καὶ ἐπεδίδοντο ταῖς παρθένοις· αἱ δὲ παρθένοι διέφερον αὐτοὺς διὰ τῆς πύλης καὶ ἐπεδίδουν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου. καὶ ὅταν εἰς τὴν οἰκοδομὴν ἐτέθησαν οἱ λίθοι οἱ ποικίλοι, ὅμοιοι ἐγένοντο λευκοὶ καὶ τὰς χρόας τὰς ποικίλας ἤλλασσον. §4.6 τινὲς δὲ λίθοι ἐπεδίδοντο ὑπὸ τῶν ἀνδρῶν εἰς τὴν οἰκοδομὴν καὶ οὐκ ἐγίνοντο λαμπροί, ἀλλ’ οἷοι ἐτέθησαν, τοιοῦτοι καὶ εὑρέθησαν· οὐ γὰρ ἦσαν ὑπὸ τῶν παρθένων ἐπιδεδομένοι οὐδὲ διὰ τῆς πύλης παρενηνεγμένοι. οὗτοι οὖν οἱ λίθοι ἀπρεπεῖς ἦσαν ἐν τῇ οἰκοδομῇ τοῦ πύργου. §4.7 ἰδόντες δὲ οἱ ἓξ ἄνδρες τοὺς λίθους τοὺς ἀπρεπεῖς ἐν τῇ οἰκοδομῇ ἐκέλευσαν αὐτοὺς ἀρθῆναι καὶ ἀπαχθῆναι κάτω εἰς τὸν ἴδιον τόπον, ὅθεν ἠνέχθησαν. §4.8 καὶ λέγουσι τοῖς ἀνδράσι τοῖς παρεμφέρουσι τοὺς λίθους· Ὅλως ὑμεῖς μὴ ἐπιδίδοτε εἰς τὴν οἰκοδομὴν λίθους· τίθετε δὲ αὐτοὺς παρὰ τὸν πύργον, ἵνα αἱ παρθένοι διὰ τῆς πύλης παρενέγκωσιν αὐτοὺς καὶ ἐπιδιδῶσιν εἰς τὴν οἰκοδομήν. ἐὰν γάρ, φασί, διὰ τῶν χειρῶν τῶν παρθένων τούτων μὴ παρενεχθῶσι διὰ τῆς πύλης, τὰς χρόας αὐτῶν ἀλλάξαι οὐ δύνανται· μὴ κοπιᾶτε οὖν, φασίν, εἰς μάτην. §5.1 Καὶ ἐτελέσθη τῇ ἡμέρᾳ ἐκείνῃ ἡ οἰκοδομή, οὐκ ἀπετελέσθη δὲ ὁ πύργος· ἔμελλε γὰρ πάλιν ἐποικοδομεῖσθαι· καὶ ἐγένετο ἀνοχὴ τῆς οἰκοδομῆς. ἐκέλευσαν δὲ οἱ ἓξ ἄνδρες τοὺς οἰκοδομοῦντας ἀναχωρῆσαι μικρὸν πάντας καὶ ἀναπαυθῆναι· ταῖς δὲ παρθένοις ἐπέταξαν ἀπὸ τοῦ πύργου μὴ ἀναχωρῆσαι. ἐδόκει δέ μοι τὰς παρθένους καταλελεῖφθαι τοῦ φυλάσσειν τὸν πύργον. §5.2 μετὰ δὲ τὸ ἀναχωρῆσαι πάντας καὶ ἀναπαυθῆναι λέγω τῷ ποιμένι· Τί ὅτι, φημί, κύριε, οὐ συνετελέσθη ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου; Οὔπω, φησί, δύναται ἀποτελεσθῆναι ὁ πύργος, ἐὰν μὴ ἔλθῃ ὁ κύριος αὐτοῦ καὶ δοκιμάσῃ τὴν οἰκοδομὴν ταύτην, ἵνα, ἐάν τινες λίθοι σαπροὶ εὑρεθῶσιν, ἀλλάξῃ αὐτούς· πρὸς γὰρ τὸ ἐκείνου θέλημα οἰκοδομεῖται ὁ πύργος. §5.3 Ἤθελον, φημί, κύριε, τούτου τοῦ πύργου γνῶναι τί ἐστιν ἡ οἰκοδομὴ αὕτη, καὶ περὶ τῆς πέτρας καὶ πύλης καὶ τῶν ὀρέων καὶ τῶν παρθένων καὶ τῶν λίθων τῶν ἐκ τοῦ βυθοῦ ἀναβεβηκότων καὶ μὴ λελατομημένων, ἀλλ’ οὕτως ἀπελθόντων εἰς τὴν οἰκοδομήν. §5.4 καὶ διατί πρῶτον εἰς τὰ θεμέλια ιʹ λίθοι ἐτέθησαν, εἶτα κʹ, εἶτα λεʹ, εἶτα μʹ, καὶ περὶ τῶν λίθων τῶν ἀπεληλυθότων εἰς τὴν οἰκοδομὴν καὶ πάλιν ἠρμένων καὶ εἰς τόπον ἴδιον ἀποτεθειμένων· περὶ πάντων τούτων ἀνάπαυσον τὴν ψυχήν μου, κύριε, καὶ γνώρισόν μοι αὐτά. §5.5 Ἐάν, φησί, κενόσπουδος μὴ εὑρεθῇς, πάντα γνώσῃ· μετ’ ὀλίγας γὰρ ἡμέρας ἐλευσόμεθα ἐνθάδε, καὶ τὰ λοιπὰ ὄψει τὰ ἐπερχόμενα τῷ πύργῳ τούτῳ καὶ πάσας τὰς παραβολὰς ἀκριβῶς γνώσῃ. §5.6 καὶ μετ’ ὀλίγας ἡμέρας ἤλθομεν εἰς τὸν τόπον, οὗ κεκαθίκαμεν, καὶ λέγει μοι· Ἄγωμεν πρὸς τὸν πύργον· ὁ γὰρ αὐθέντης τοῦ πύργου ἔρχεται κατανοῆσαι αὐτόν. καὶ ἤλθομεν πρὸς τὸν πύργον· καὶ ὅλως οὐδεὶς ἦν πρὸς αὐτὸν εἰ μὴ αἱ παρθένοι μόναι. §5.7 καὶ ἐπερωτᾷ ὁ ποιμὴν τὰς παρθένους, εἰ ἄρα παρεγεγόνει ὁ δεσπότης τοῦ πύργου. αἱ δὲ ἔφησαν μέλλειν αὐτὸν ἔρχεσθαι κατανοῆσαι τὴν οἰκοδομήν. §6.1 Καὶ ἰδοὺ μετὰ μικρὸν βλέπω παράταξιν πολλῶν ἀνδρῶν ἐρχομένων· καὶ εἰς τὸ μέσον ἀνήρ τις ὑψηλὸς τῷ μεγέθει, ὥστε τὸν πύργον ὑπερέχειν. §6.2 καὶ οἱ ἓξ ἄνδρες οἱ εἰς τὴν οἰκοδομὴν ἐφεστῶτες ἐκ δεξιῶν τε καὶ ἀριστερῶν περιεπάτησαν μετ’ αὐτοῦ, καὶ πάντες οἱ εἰς τὴν οἰκοδομὴν ἐργασάμενοι μετ’ αὐτοῦ ἦσαν καὶ ἕτεροι πολλοὶ κύκλῳ αὐτοῦ ἔνδοξοι. αἱ δὲ παρθένοι αἱ τηροῦσαι τὸν πύργον προσδραμοῦσαι κατεφίλησαν αὐτὸν καὶ ἤρξαντο ἐγγὺς αὐτοῦ περιπατεῖν κύκλῳ τοῦ πύργου. §6.3 κατενόει δὲ ὁ ἀνὴρ ἐκεῖνος τὴν οἰκοδομὴν ἀκριβῶς, ὥστε αὐτὸν καθ’ ἕνα λίθον ψηλαφᾶν. κρατῶν δέ τινα ῥάβδον τῇ χειρὶ κατὰ ἕνα λίθον τῶν ᾠκοδομημένων ἔτυπτε. §6.4 καὶ ὅταν ἐπάτασσεν, ἐγένοντο αὐτῶν τινὲς μέλανες ὡσεὶ ἀσβόλη, τινὲς δὲ ἐψωριακότες, τινὲς δὲ σχισμὰς ἔχοντες, τινὲς δὲ κολοβοί, τινὲς δὲ οὔτε λευκοὶ οὔτε μέλανες, τινὲς δὲ τραχεῖς καὶ μὴ συμφωνοῦντες τοῖς ἑτέροις λίθοις, τινὲς δὲ σπίλους πολλοὺς ἔχοντες· αὗται ἦσαν αἱ ποικιλίαι τῶν λίθων τῶν σαπρῶν εὑρεθέντων εἰς τὴν οἰκοδομήν. §6.5 ἐκέλευσεν οὖν πάντας τούτους ἐκ τοῦ πύργου μετενεχθῆναι καὶ τεθῆναι παρὰ τὸν πύργον καὶ ἑτέρους ἐνεχθῆναι λίθους καὶ ἐμβληθῆναι εἰς τὸν τόπον αὐτῶν. §6.6 καὶ ἐπηρώτησαν αὐτὸν οἱ οἰκοδομοῦντες, ἐκ τίνος ὄρους θέλῃ ἐνεχθῆναι λίθους καὶ ἐμβληθῆναι εἰς τὸν τόπον αὐτῶν. καὶ ἐκ μὲν τῶν ὀρέων οὐκ ἐκέλευσεν ἐνεχθῆναι, ἐκ δέ τινος πεδίου ἐγγὺς ὄντος ἐκέλευσεν ἐνεχθῆναι. §6.7 καὶ ὠρύγη τὸ πεδίον, καὶ εὑρέθησαν λίθοι λαμπροὶ τετράγωνοι, τινὲς δὲ καὶ στρογγύλοι. ὅσοι δέ ποτε ἦσαν λίθοι ἐν τῷ πεδίῳ ἐκείνῳ, πάντες ἠνέχθησαν καὶ διὰ τῆς πύλης ἐβαστάζοντο ὑπὸ τῶν παρθένων. §6.8 καὶ ἐλατομήθησαν οἱ τετράγωνοι λίθοι καὶ ἐτέθησαν εἰς τὸν τόπον τῶν ἠρμένων· οἱ δὲ στρογγύλοι οὐκ ἐτέθησαν εἰς τὴν οἰκοδομήν, ὅτι σκληροὶ ἦσαν εἰς τὸ λατομηθῆναι αὐτοὺς καὶ βραδέως ἐγένοντο. ἐτέθησαν δὲ παρὰ τὸν πύργον, ὡς μελλόντων αὐτῶν λατομεῖσθαι καὶ τίθεσθαι εἰς τὴν οἰκοδομήν· λίαν γὰρ λαμπροὶ ἦσαν. §7.1 Ταῦτα οὖν συντελέσας ὁ ἀνὴρ ὁ ἔνδοξος καὶ κύριος ὅλου τοῦ πύργου προσεκαλέσατο τὸν ποιμένα καὶ παρέδωκεν αὐτῷ τοὺς λίθους πάντας τοὺς παρὰ τὸν πύργον κειμένους, τοὺς ἀποβεβλημένους ἐκ τῆς οἰκοδομῆς, καὶ λέγει αὐτῷ· §7.2 Ἐπιμελῶς καθάρισον τοὺς λίθους τούτους καὶ θὲς αὐτοὺς εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου, τοὺς δυναμένους ἁρμόσαι τοῖς λοιποῖς· τοὺς δὲ μὴ ἁρμόζοντας ῥῖψον μακρὰν ἀπὸ τοῦ πύργου. §7.3 ταῦτα κελεύσας τῷ ποιμένι ἀπῄει ἀπὸ τοῦ πύργου μετὰ πάντων, μεθ’ ὧν ἐληλύθει· αἱ δὲ παρθένοι κύκλῳ τοῦ πύργου εἱστήκεισαν τηροῦσαι αὐτόν. §7.4 λέγω τῷ ποιμένι· Πῶς οὗτοι οἱ λίθοι δύνανται εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου ἀπελθεῖν ἀποδεδοκιμασμένοι; ἀποκριθείς μοι λέγει· Βλέπεις, φησί, τοὺς λίθους τούτους; Βλέπω, φημί, κύριε. Ἐγώ, φησί, τὸ πλεῖστον μέρος τῶν λίθων τούτων λατομήσω καὶ βαλῶ εἰς τὴν οἰκοδομήν, καὶ ἁρμόσουσι μετὰ τῶν λοιπῶν λίθων. §7.5 Πῶς, φημί, κύριε, δύνανται περικοπέντες τὸν αὐτὸν τόπον πληρῶσαι; ἀποκριθεὶς λέγει μοι· Ὅσοι μικροὶ εὑρεθήσονται, εἰς μέσην τὴν οἰκοδομὴν βληθήσονται, ὅσοι δὲ μείζονες, ἐξώτεροι τεθήσονται καὶ συγκρατήσουσιν αὐτούς. §7.6 ταῦτά μοι λαλήσας λέγει μοι· Ἄγωμεν καὶ μετὰ ἡμέρας δύο ἔλθωμεν καὶ καθαρίσωμεν τοὺς λίθους τούτους καὶ βάλωμεν αὐτοὺς εἰς τὴν οἰκοδομήν· τὰ γὰρ κύκλῳ τοῦ πύργου πάντα καθαρισθῆναι δεῖ, μήποτε ὁ δεσπότης ἐξάπινα ἔλθῃ καὶ τὰ περὶ τὸν πύργον ῥυπαρὰ εὕρῃ καὶ προσοχθίσῃ, καὶ οὗτοι οἱ λίθοι οὐκ ἀπελεύσονται εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου, κἀγὼ ἀμελὴς δόξω εἶναι παρὰ τῷ δεσπότῃ. §7.7 καὶ μετὰ ἡμέρας δύο ἤλθομεν πρὸς τὸν πύργον καὶ λέγει μοι· Κατανοήσωμεν τοὺς λίθους πάντας καὶ ἴδωμεν τοὺς δυναμένους εἰς τὴν οἰκοδομὴν ἀπελθεῖν. λέγω αὐτῷ· Κύριε, κατανοήσωμεν. §8.1 Καὶ ἀρξάμενοι πρῶτον τοὺς μέλανας κατενοοῦμεν λίθους. καὶ οἷοι ἐκ τῆς οἰκοδομῆς ἐτέθησαν, τοιοῦτοι καὶ εὑρέθησαν. καὶ ἐκέλευσεν αὐτοὺς ὁ ποιμὴν ἐκ τοῦ πύργου μετενεχθῆναι καὶ χωρισθῆναι. §8.2 εἶτα κατενόησε τοὺς ἐψωριακότας, καὶ λαβὼν ἐλατόμησε πολλοὺς ἐξ αὐτῶν καὶ ἐκέλευσε τὰς παρθένους ἆραι αὐτοὺς καὶ βαλεῖν εἰς τὴν οἰκοδομήν. καὶ ἦραν αὐτοὺς αἱ παρθένοι καὶ ἔθηκαν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου μέσου. τοὺς δὲ λοιποὺς ἐκέλευσε μετὰ τῶν μελάνων τεθῆναι· καὶ γὰρ καὶ οὗτοι μέλανες εὑρέθησαν. §8.3 εἶτα κατενόει τοὺς τὰς σχισμὰς ἔχοντας· καὶ ἐκ τούτων πολλοὺς ἐλατόμησε καὶ ἐκέλευσε διὰ τῶν παρθένων εἰς τὴν οἰκοδομὴν ἀπενεχθῆναι· ἐξώτεροι δὲ ἐτέθησαν, ὅτι ὑγιέστεροι εὑρέθησαν. οἱ δὲ λοιποὶ διὰ τὸ πλῆθος τῶν σχισμάτων οὐκ ἠδυνήθησαν λατομηθῆναι· διὰ ταύτην οὖν τὴν αἰτίαν ἀπεβλήθησαν ἀπὸ τῆς οἰκοδομῆς τοῦ πύργου. §8.4 εἶτα κατενόει τοὺς κολοβούς, καὶ εὑρέθησαν πολλοὶ ἐν αὐτοῖς μέλανες, τινὲς δὲ σχισμὰς μεγάλας πεποιηκότες· καὶ ἐκέλευσε καὶ τούτους τεθῆναι μετὰ τῶν ἀποβεβλημένων. τοὺς δὲ περισσεύοντας αὐτῶν καθαρίσας καὶ λατομήσας ἐκέλευσεν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τεθῆναι. αἱ δὲ παρθένοι αὐτοὺς ἄρασαι εἰς μέσην τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου ἥρμοσαν· ἀσθενέστεροι γὰρ ἦσαν. §8.5 εἶτα κατενόει τοὺς ἡμίσεις λευκούς, ἡμίσεις δὲ μέλανας· καὶ πολλοὶ ἐξ αὐτῶν εὑρέθησαν μέλανες. ἐκέλευσε δὲ καὶ τούτους ἀρθῆναι μετὰ τῶν ἀποβεβλημένων. οἱ δὲ λοιποὶ πάντες ἤρθησαν ὑπὸ τῶν παρθένων· λευκοὶ γὰρ ὄντες ἡρμόσθησαν ὑπ’ αὐτῶν τῶν παρθένων εἰς τὴν οἰκοδομήν· ἐξώτεροι δὲ ἐτέθησαν, ὅτι ὑγιεῖς εὑρέθησαν, ὥστε δύνασθαι αὐτοὺς κρατεῖν τοὺς εἰς τὸ μέσον τεθέντας· ὅλως γὰρ ἐξ αὐτῶν οὐδὲν ἐκολοβώθη. §8.6 εἶτα κατενόει τοὺς τραχεῖς, καὶ σκληροὺς καὶ ὀλίγοι ἐξ αὐτῶν ἀπεβλήθησαν διὰ τὸ μὴ δύνασθαι λατομηθῆναι· σκληροὶ γὰρ λίαν εὑρέθησαν. οἱ δὲ λοιποὶ αὐτῶν ἐλατομήθησαν καὶ ἤρθησαν ὑπὸ τῶν παρθένων καὶ εἰς μέσην τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου ἡρμόσθησαν· ἀσθενέστεροι γὰρ ἦσαν. §8.7 εἶτα κατενόει τοὺς ἔχοντας τοὺς σπίλους, καὶ ἐκ τούτων ἐλάχιστοι ἐμελάνησαν καὶ ἀπεβλήθησαν πρὸς τοὺς λοιπούς. οἱ δὲ περισσεύοντες λαμπροὶ καὶ ὑγιεῖς εὑρέθησαν· καὶ οὗτοι ἡρμόσθησαν ὑπὸ τῶν παρθένων εἰς τὴν οἰκοδομήν, ἐξώτεροι δὲ ἐτέθησαν διὰ τὴν ἰσχυρότητα αὐτῶν. §9.1 Εἶτα ἦλθε κατανοῆσαι τοὺς λευκοὺς καὶ στρογγύλους λίθους καὶ λέγει μοι· Τί ποιοῦμεν περὶ τούτων τῶν λίθων; Τί, φημί, ἐγὼ γινώσκω, κύριε; Οὐδὲν οὖν ἐπινοεῖς περὶ αὐτῶν; §9.2 Ἐγώ, φημί, κύριε, ταύτην τὴν τέχνην οὐκ ἔχω, οὐδὲ λατόμος εἰμὶ οὐδὲ δύναμαι νοῆσαι. Οὐ βλέπεις αὐτούς, φησί, λίαν στρογγύλους ὄντας; καὶ ἐὰν αὐτοὺς θελήσω τετραγώνους ποιῆσαι, πολὺ δεῖ ἀπ’ αὐτῶν ἀποκοπῆναι· δεῖ δὲ ἐξ αὐτῶν ἐξ ἀνάγκης τινὰς εἰς τὴν οἰκοδομὴν τεθῆναι. §9.3 Εἰ οὖν, φημί, κύριε, ἀνάγκη ἐστί, τί σεαυτὸν βασανίζεις καὶ οὐκ ἐκλέγεις εἰς τὴν οἰκοδομὴν οὓς θέλεις καὶ ἁρμόζεις εἰς αὐτήν; ἐξελέξατο ἐξ αὐτῶν τοὺς μείζονας καὶ λαμπροὺς καὶ ἐλατόμησεν αὐτούς· αἱ δὲ παρθένοι ἄρασαι ἥρμοσαν εἰς τὰ ἐξώτερα μέρη τῆς οἰκοδομῆς. §9.4 οἱ δὲ λοιποὶ οἱ περισσεύσαντες ἤρθησαν καὶ ἀπετέθησαν εἰς τὸ πεδίον, ὅθεν ἠνέχθησαν· οὐκ ἀπεβλήθησαν δέ, Ὅτι, φησί, λείπει τῷ πύργῳ ἔτι μικρὸν οἰκοδομηθῆναι. πάντας δὲ θέλει ὁ δεσπότης τοῦ πύργου τούτους ἁρμοσθῆναι τοὺς λίθους εἰς τὴν οἰκοδομήν, ὅτι λαμπροί εἰσι λίαν. §9.5 ἐκλήθησαν δὲ γυναῖκες δώδεκα, εὐειδέσταται τῷ χαρακτῆρι, μέλανα ἐνδεδυμέναι, περιεζωσμέναι καὶ ἔξω τοὺς ὤμους ἔχουσαι καὶ τὰς τρίχας λελυμέναι· ἐδοκοῦσαν δέ μοι αἱ γυναῖκες αὗται ἄγριαι εἶναι. ἐκέλευσε δὲ αὐτὰς ὁ ποιμὴν ἆραι τοὺς λίθους τοὺς ἀποβεβλημένους ἐκ τῆς οἰκοδομῆς καὶ ἀπενεγκεῖν αὐτοὺς εἰς τὰ ὄρη, ὅθεν καὶ ἠνέχθησαν. §9.6 αἱ δὲ ἱλαραὶ ἦραν καὶ ἀπήνεγκαν πάντας τοὺς λίθους καὶ ἔθηκαν, ὅθεν ἐλήφθησαν. καὶ μετὰ τὸ ἀρθῆναι πάντας τοὺς λίθους καὶ μηκέτι κεῖσθαι λίθον κύκλῳ τοῦ πύργου, λέγει μοι ὁ ποιμήν· Κυκλώσωμεν τὸν πύργον καὶ ἴδωμεν, μή τι ἐλάττωμά ἐστιν ἐν αὐτῷ. καὶ ἐκύκλευον ἐγὼ μετ’ αὐτοῦ. §9.7 ἰδὼν δὲ ὁ ποιμὴν τὸν πύργον εὐπρεπῆ ὄντα τῇ οἰκοδομῇ λίαν ἱλαρὸς ἦν· ὁ γὰρ πύργος οὕτως ἦν ᾠκοδομημένος, ὥστε με ἰδόντα ἐπιθυμεῖν τὴν οἰκοδομὴν αὐτοῦ· οὕτω γὰρ ἦν ᾠκοδομημένος, ὡσὰν ἐξ ἑνὸς λίθου μὴ ἔχων μίαν ἁρμογὴν ἐν ἑαυτῷ. ἐφαίνετο δὲ ὁ λίθος ὡς ἐκ τῆς πέτρας ἐκκεκολαμμένος· μονόλιθος γάρ μοι ἐδόκει εἶναι. §10.1 Κἀγὼ περιπατῶν μετ’ αὐτοῦ ἱλαρὸς ἤμην τοιαῦτα ἀγαθὰ βλέπων. λέγει δέ μοι ὁ ποιμήν· Ὕπαγε καὶ φέρε ἄσβεστον καὶ ὄστρακον λεπτόν, ἵνα τοὺς τύπους τῶν λίθων τῶν ἠρμένων καὶ εἰς τὴν οἰκοδομὴν βεβλημένων ἀναπληρώσω· δεῖ γὰρ τοῦ πύργου τὰ κύκλῳ πάντα ὁμαλὰ γενέσθαι. §10.2 καὶ ἐποίησα καθὼς ἐκέλευσε, καὶ ἤνεγκα πρὸς αὐτόν. Ὑπηρέτει μοι, φησί, καὶ ἐγγὺς τὸ ἔργον τελεσθήσεται. ἐπλήρωσεν οὖν τοὺς τύπους τῶν λίθων τῶν εἰς τὴν οἰκοδομὴν ἀπεληλυθότων καὶ ἐκέλευσε σαρωθῆναι τὰ κύκλῳ τοῦ πύργου καὶ καθαρὰ γενέσθαι· §10.3 αἱ δὲ παρθένοι λαβοῦσαι σάρους ἐσάρωσαν καὶ πάντα τὰ κόπρια ἦραν ἐκ τοῦ πύργου καὶ ἔρραναν ὕδωρ, καὶ ἐγένετο ὁ τόπος ἱλαρὸς καὶ εὐπρεπέστατος τοῦ πύργου. §10.4 λέγει μοι ὁ ποιμήν· Πάντα, φησί, κεκαθάρται· ἐὰν ἔλθη ὁ κύριος ἐπισκέψασθαι τὸν πύργον, οὐκ ἔχει ἡμῖν οὐδὲν μέμψασθαι. ταῦτα εἰπὼν ἤθελεν ὑπάγειν. §10.5 ἐγὼ δὲ ἐπελαβόμην αὐτοῦ τῆς πήρας καὶ ἠρξάμην αὐτὸν ὁρκίζειν κατὰ τοῦ κυρίου, ἵνα μοι ἐπιλύσῃ, ἃ ἔδειξέ μοι. λέγει μοι. Μικρὸν ἔχω ἀκαιρεθῆναι καὶ πάντα σοι ἐπιλύσω· ἔκδεξαί με ὧδε, ἕως ἔρχομαι. §10.6 λέγω αὐτῷ· Κύριε, μόνος ὢν ὧδε ἐγὼ τί ποιήσω; Οὐκ εἶ, φησί, μόνος· αἱ γὰρ παρθένοι αὗται μετὰ σοῦ εἰσί. Παράδος οὖν, φημί, αὐταῖς με. προσκαλεῖται αὐτὰς ὁ ποιμὴν καὶ λέγει αὐταῖς· Παρατίθεμαι ὑμῖν τοῦτον ἕως ἔρχομαι· καὶ ἀπῆλθεν. §10.7 ἐγὼ δὲ ἤμην μόνος μετὰ τῶν παρθένων· ἦσαν δὲ ἱλαρώτεραι καὶ πρὸς ἐμὲ εὖ εἶχον· μάλιστα δὲ αἱ τέσσαρες αἱ ἐνδοξότεραι αὐτῶν. §11.1 Λέγουσι μοι αἱ παρθένοι· Σήμερον ὁ ποιμὴν ὧδε οὐκ ἔρχεται. Τί οὖν, φημί, ποιήσω ἐγώ; Μέχρις ὀψέ, φασίν, περίμεινον αὐτόν· καὶ ἐὰν ἔλθῃ, λαλήσει μετὰ σοῦ, ἐὰν δὲ μὴ ἔλθῃ, μενεῖς μεθ’ ἡμῶν ὧδε ἕως ἔρχεται. §11.2 λέγω αὐταῖς· Ἐκδέξομαι αὐτὸν ἕως ὀψέ· ἐὰν δὲ μὴ ἔλθῃ, ἀπελεύσομαι εἰς τὸν οἶκον καὶ πρωῒ ἐπανήξω. αἱ δὲ ἀκοκριθεῖσαι λέγουσί μοι· Ἡμῖν παρεδόθης· οὐ δύνασαι ἀφ’ ἡμῶν ἀναχωρῆσαι. §11.3 Ποῦ οὖν, φημί, μενῶ; Μεθ’ ἡμῶν, φασί, κοιμηθήσῃ ὡς ἀδελφός, καὶ οὐχ ὡς ἀνήρ· ἡμέτερος γὰρ ἀδελφὸς εἶ, καὶ τοῦ λοιποῦ μέλλομεν μετὰ σοῦ κατοικεῖν, λίαν γάρ σε ἀγαπῶμεν. ἐγὼ δὲ ᾐσχυνόμην μετ’ αὐτῶν μένειν. §11.4 καὶ ἡ δοκοῦσα πρώτη αὐτῶν εἶναι ἤρξατό με καταφιλεῖν καὶ περιπλέκεσθαι. αἱ δὲ ἄλλαι ὁρῶσαι ἐκείνην περιπλεκομένην μοι καὶ αὐταὶ ἤρξαντό με καταφιλεῖν καὶ περιάγειν κύκλῳ τοῦ πύργου καὶ παίζειν μετ’ ἐμοῦ. §11.5 κἀγὼ ὡσεὶ νεώτερος ἐγεγόνειν καὶ ἠρξάμην καὶ αὐτὸς παίζειν μετ’ αὐτῶν· αἱ μὲν γὰρ ἐχόρευον, αἱ δὲ ὠρχοῦντο, αἱ δὲ ᾖδον· ἐγὼ δὲ σιγὴν ἔχων μετ’ αὐτῶν κύκλῳ τοῦ πύργου περιεπάτουν καὶ ἱλαρὸς ἤμην μετ’ αὐτῶν. §11.6 ὀψίας δὲ γενομένης ἤθελον εἰς τὸν οἶκον ὑπάγειν· αἱ δὲ οὐκ ἀφῆκαν, ἀλλὰ κατέσχον με. καὶ ἔμεινα μετ’ αὐτῶν τὴν νύκτα καὶ ἐκοιμήθην παρὰ τὸν πύργον. §11.7 ἔστρωσαν γὰρ αἱ παρθένοι τοὺς λινοῦς χιτῶνας ἑαυτῶν χαμαὶ καὶ ἐμὲ ἀνέκλιναν εἰς τὸ μέσον αὐτῶν, καὶ οὐδὲν ὅλως ἐποίουν εἰ μὴ προσηύχοντο· κἀγὼ μετ’ αὐτῶν ἀδιαλείπτως προσηυχόμην καὶ οὐκ ἔλασσον ἐκείνων. καὶ ἔχαιρον αἱ παρθένοι οὕτω μου προσευχομένου. καὶ ἔμεινα ἐκεῖ μέχρι τῆς αὔριον ἕως ὥρας δευτέρας μετὰ τῶν παρθένον. §11.8 εἶτα παρῆν ὁ ποιμήν, καὶ λέγει ταῖς παρθένοις· Μή τινα αὐτῷ ὕβριν πεποιήκατε; Ἐρώτα, φασίν, αὐτόν. λέγω αὐτῷ· Κύριε, εὐφράνθην μετ’ αὐτῶν μείνας. Τί, φησίν, ἐδείπνησας; Ἐδείπνησα, φημί, κύριε, ῥήματα κυρίου ὅλην τὴν νύκτα. Καλῶς, φησίν, ἔλαβόν σε; Ναί, φημί, κύριε. §11.9 Νῦν, φησί, τί θελεῖς πρῶτον ἀκοῦσαι; Καθώς, φημί, κύριε, ἀπ’ ἀρχῆς ἔδειξας· ἐρωτῶ σε, κύριε, ἵνα, καθὼς ἄν σε ἐπερωτήσω, οὕτω μοι καὶ δηλώσῃς. Καθὼς βούλει, φησίν, οὕτω σοι καὶ ἐπιλύσω, καὶ οὐδὲν ὅλως ἀποκρύψω ἀπὸ σοῦ. §12.1 Πρῶτον, φημί, πάντων, κύριε, τοῦτό μοι δήλωσον· ἡ πέτρα καὶ ἡ πύλη τίς ἐστιν; Ἡ πέτρα, φησίν, αὕτη καὶ ἡ πύλη ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ ἐστί. Πῶς, φημί, κύριε, ἡ πέτρα παλαιά ἐστιν, ἡ δὲ πύλη καινή; Ἄκουε, φησί, καὶ σύνιε, ἀσύνετε. §12.2 ὁ μὲν υἱὸς τοῦ θεοῦ πάσης τῆς κτίσεως αὐτοῦ προγενέστερός ἐστιν, ὥστε σύμβουλον αὐτὸν γενέσθαι τῷ πατρὶ τῆς κτίσεως αὐτοῦ· διὰ τοῦτο καὶ παλαιὰ ἡ πέτρα. Ἡ δὲ πύλη διατί καινή, φημί, κύριε; §12.3 Ὅτι, φησίν, ἐπ’ ἐσχάτων τῶν ἡμερῶν τῆς συντελείας φανερὸς ἐγένετο, διὰ τοῦτο καινὴ ἐγένετο ἡ πύλη, ἵνα οἱ μέλλοντες σώζεσθαι δι’ αὐτῆς εἰς τὴν βασιλείαν εἰσέλθωσι τοῦ θεοῦ. §12.4 εἶδες, φησίν, τοὺς λίθους τοὺς διὰ τῆς πύλης εἰσεληλυθότας εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου βεβλημένους, τοὺς δὲ μὴ εἰσεληλυθότας πάλιν ἀποβεβλημένους εἰς τὸν ἴδιον τόπον; Εἶδον, φημί, κύριε. Οὕτω, φησίν, εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ οὐδεὶς εἰσελεύσεται, εἰ μὴ λάβοι τὸ ὄνομα τὸ ἅγιον αὐτοῦ. §12.5 ἐὰν γὰρ εἰς πόλιν θελήσῃς εἰσελθεῖν τινα κἀκείνη ἡ πόλις περιτετειχισμένη κύκλῳ καὶ μίαν ἔχει πύλην, μήτι δύνῃ εἰς ἐκείνην τὴν πόλιν εἰσελθεῖν, εἰ μὴ διὰ τῆς πύλης ἧς ἔχει; Πῶς γάρ, φημί, κύριε, δύναται γενέσθαι ἄλλως; Εἰ οὖν εἰς τὴν πόλιν οὐ δύνῃ εἰσελθεῖν εἰ μὴ διὰ τῆς πύλης ἧς ἔχει, οὕτω, φησί, καὶ εἰς τῆν βασιλείαν τοῦ θεοῦ ἄλλως εἰσελθεῖν οὐ δύναται ἄνθρωπος εἰ μὴ διὰ τοῦ ὀνόματος τοῦ υἱοῦ αὐτοῦ τοῦ ἠγαπημένου ὑπ’ αὐτοῦ. §12.6 Εἶδες, φησί, τὸν ὄχλον τὸν οἰκοδομοῦντα τὸν πύργον; Εἶδον, φημί, κύριε. Ἐκεῖνοι, φησί, πάντες ἄγγελοι ἔνδοξοί εἰσι· τούτοις οὖν περιτετείχισται ὁ κύριος. ἡ δὲ πύλη ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ ἐστιν· αὕτη μία εἴσοδός ἐστι πρὸς τὸν κύριον. ἄλλως οὖν οὐδεὶς εἰσελεύσεται πρὸς αὐτὸν εἰ μὴ διὰ τοῦ υἱοῦ αὐτοῦ. §12.7 Εἶδες, φησί, τοὺς ἓξ ἄνδρας καὶ τὸν μέσον αὐτῶν ἔνδοξον καὶ μέγαν ἄνδρα τὸν περιπατοῦντα περὶ τὸν πύργον καὶ τοὺς λίθους ἀποδοκιμάσαντα ἐκ τῆς οἰκοδομῆς; Εἶδον, φημί, κύριε. §12.8 Ὁ ἔνδοξος, φησίν, ἀνὴρ ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ ἐστι, κἀκεῖνοι οἱ ἓξ οἱ ἔνδοξοι ἄγγελοί εἰσι δεξιὰ καὶ εὐώνυμα συγκρατοῦντες αὐτόν. τούτων, φησί, τῶν ἀγγέλων τῶν ἐνδόξων οὐδεὶς εἰσελεύσεται πρὸς τὸν θεὸν ἄτερ αὐτοῦ· ὃς ἂν τὸ ὄνομα αὐτοῦ μὴ λάβῃ, οὐκ εἰσελεύσεται εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ. §13.1 Ὁ δὲ πύργος, φημί, τίς ἐστιν; Ὁ πύργος, φησίν, οὗτος ἡ ἐκκλησία ἐστίν. §13.2 Αἱ δὲ παρθένοι αὗται τίνες εἰσίν; Αὗται, φησίν, ἅγια πνεύματά εἰσι· καὶ ἄλλως ἄνθρωπος οὐ δύναται εὑρεθῆναι εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ, ἐὰν μὴ αὗται αὐτὸν ἐνδύσωσι τὸ ἔνδυμα αὐτῶν· ἐὰν γὰρ τὸ ὄνομα μόνον λάβῃς, τὸ δὲ ἔνδυμα παρὰ τούτων μὴ λάβῃς, οὐδὲν ὠφελήσῃ· αὗται γὰρ αἱ παρθένοι δυνάμεις εἰσὶ τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ. ἐὰν τὸ ὄνομα φορῇς, τὴν δὲ δύναμιν μὴ φορῇς αὐτοῦ, εἰς μάτην ἔσῃ τὸ ὄνομα αὐτοῦ φορῶν. §13.3 τοὺς δὲ λίθους, φησίν, οὓς εἶδες ἀποβεβλημένους, οὗτοι τὸ μὲν ὄνομα ἐφόρεσαν, τὸν δὲ ἱματισμὸν τῶν παρθένων οὐκ ἐνεδύσαντο. Ποῖος, φημί, ἱματισμὸς αὐτῶν ἐστί, κύριε; Αὐτὰ τὰ ὀνόματα, φησίν, ἱματισμός ἐστιν αὐτῶν. ὃς ἂν τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ φορῇ, καὶ τούτων ὀφείλει τὰ ὀνόματα φορεῖν· καὶ γὰρ αὐτὸς ὁ υἱὸς τὰ ὀνόματα τῶν παρθένων τούτων φορεῖ. §13.4 ὅσους, φησί, λίθους εἶδες εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου εἰσεληλυθότας, ἐπιδεδομένους διὰ τῶν χειρῶν αὐτῶν καὶ μείναντας εἰς τὴν οἰκοδομήν, τούτων τῶν παρθένων τὴν δύναμιν ἐνδεδυμένοι εἰσί. §13.5 διὰ τοῦτο βλέπεις τὸν πύργον μονόλιθον γεγονότα μετὰ τῆς πέτρας· οὕτω καὶ οἱ πιστεύσαντες τῷ κυρίῳ διὰ τοῦ υἱοῦ αὐτοῦ καὶ ἐνδιδυσκόμενοι τὰ πνεύματα ταῦτα ἔσονται εἰς ἓν πνεῦμα, ἓν σῶμα, καὶ μία χρόα τῶν ἱματίων αὐτῶν. τῶν τοιούτων δὲ τῶν φορούντων τὰ ὀνόματα τῶν παρθένων ἐστὶν ἡ κατοικία εἰς τὸν πύργον. §13.6 Οἱ οὖν, φημί, κύριε, ἀποβεβλημένοι λίθοι διατί ἀπεβλήθησαν; διῆλθον γὰρ διὰ τῆς πύλης, καὶ διὰ τῶν χειρῶν τῶν παρθένων ἐτέθησαν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου. Ἐπειδὴ πάντα σοι, φησί, μέλει, καὶ ἀκριβῶς ἐξετάζεις, ἄκουε περὶ τῶν ἀποβεβλημένων λίθων. §13.7 οὗτοι, φησί, πάντες τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ ἔλαβον, ἔλαβον δὲ καὶ τὴν δύναμιν τῶν παρθένων τούτων. λαβόντες οὖν τὰ πνεύματα ταῦτα ἐνεδυναμώθησαν καὶ ἦσαν μετὰ τῶν δούλων τοῦ θεοῦ, καὶ ἦν αὐτῶν ἓν πνεῦμα καὶ ἓν σῶμα καὶ ἓν ἔνδυμα· τὰ γὰρ αὐτὰ ἐφρόνουν καὶ δικαιοσύνην εἰργάζοντο. §13.8 μετὰ οὖν χρόνον τινὰ ἀνεπείσθησαν ὑπὸ τῶν γυναικῶν ὧν εἶδες μέλανα ἱμάτια ἐνδεδυμένων, τοὺς ὤμους ἔξω ἐχουσῶν καὶ τὰς τρίχας λελυμένας καὶ εὐμόρφων· ταύτας ἰδόντες ἐπεθύμησαν αὐτῶν καὶ ἐνεδύσαντο τὴν δύναμιν αὐτῶν, τῶν δὲ παρθένων ἀπεδύσαντο τὸ ἔνδυμα καὶ τὴν δύναμιν. §13.9 οὗτοι οὖν ἀπεβλήθησαν ἀπὸ τοῦ οἴκου τοῦ θεοῦ καὶ ἐκείναις παρεδόθησαν· οἱ δὲ μὴ ἀπατηθέντες τῷ κάλλει τῶν γυναικῶν τούτων ἔμειναν ἐν τῷ οἴκῳ τοῦ θεοῦ. ἔχεις, φησί, τὴν ἐπίλυσιν τῶν ἀποβεβλημένων. §14.1 Τί οὖν, φημί, κύριε, ἐὰν οὗτοι οἱ ἄνθρωποι, τοιοῦτοι ὄντες, μετανοήσωσι καὶ ἀποβάλωσι τὰς ἐπιθυμίας τῶν γυναικῶν τούτων, καὶ ἐπανακάμψωσιν ἐπὶ τὰς παρθένους καὶ ἐν τῇ δυνάμει αὐτῶν καὶ ἐν τοῖς ἔργοις αὐτῶν πορευθῶσιν, οὐκ εἰσελεύσονται εἰς τὸν οἶκον τοῦ θεοῦ; §14.2 Εἰσελεύσονται, φησίν, ἐὰν τούτων τῶν γυναικῶν ἀποβάλωσι τὰ ἔργα, τῶν δὲ παρθένων ἀναλάβωσι τὴν δύναμιν καὶ ἐν τοῖς ἔργοις αὐτῶν πορευθῶσι· διὰ τοῦτο γὰρ καὶ τῆς οἰκοδομῆς ἀνοχὴ ἐγένετο, ἵνα, ἐὰν μετανοήσωσιν οὗτοι, ἀπέλθωσιν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου. ἐὰν δὲ μὴ μετανοήσωσι, τότε ἄλλοι εἰσελεύσονται, καὶ οὗτοι εἰς τέλος ἐκβληθήσονται. §14.3 ἐπὶ τούτοις πᾶσιν ηὐχαρίστησα τῷ κυρίῳ, ὅτι ἐσπλαγχνίσθη ἐπὶ πᾶσι τοῖς ἐπικαλουμένοις τῷ ὀνόματι αὐτοῦ καὶ ἐξαπέστειλε τὸν ἄγγελον τῆς μετανοίας εἰς ἡμᾶς τοὺς ἁμαρτήσαντας εἰς αὐτὸν καὶ ἀνεκαίνισεν ἡμῶν τὸ πνεῦμα καὶ ἤδη κατεφθαρμένων ἡμῶν καὶ μὴ ἐχόντων ἐλπίδα τοῦ ζῆν ἀνενέωσε τὴν ζωὴν ἡμῶν. §14.4 Νῦν, φημί, κύριε, δήλωσόν μοι, διατί ὁ πύργος χαμαὶ οὐκ ᾠκοδόμηται, ἀλλ’ ἐπὶ τὴν πέτραν καὶ ἐπὶ τὴν πύλην. Ἔτι, φησίν, ἄφρων εἶ καὶ ἀσύνετος; Ἀνάγκην ἔχω, φημί, κύριε, πάντα ἐπερωτᾶν σε, ὅτι οὐδ’ ὅλως οὐδὲν δύναμαι νοῆσαι· τὰ γὰρ πάντα μεγάλα καὶ ἔνδοξά ἐστι καὶ δυσνόητα τοῖς ἀνθρώποις. §14.5 Ἄκουε, φησί· τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ μέγα ἐστὶ καὶ ἀχώρητον καὶ τὸν κόσμον ὅλον βαστάζει. εἰ οὖν πᾶσα ἡ κτίσις διὰ τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ βαστάζεται, τί δοκεῖς τοὺς κεκλημένους ὑπ’ αὐτοῦ καὶ τὸ ὄνομα φοροῦντας τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ καὶ πορευομένους ταῖς ἐντολαῖς αὐτοῦ; §14.6 βλέπεις οὖν, ποίους βαστάζει; τοὺς ἐξ ὅλης καρδίας φοροῦντας τὸ ὄνομα αὐτοῦ. αὐτὸς οὖν θεμέλιος αὐτοῖς ἐγένετο καὶ ἡδέως αὐτοὺς βαστάζει, ὅτι οὐκ ἐπαισχύνονται τὸ ὄνομα αὐτοῦ φορεῖν. §15.1 Δήλωσόν μοι, φημί, κύριε, τῶν παρθένων τὰ ὀνόματα καὶ τῶν γυναικῶν τῶν τὰ μέλανα ἱμάτια ἐνδεδυμένων. Ἄκουε, φησίν, τῶν παρθένων τὰ ὀνόματα τῶν ἰσχυροτέρων, τῶν εἰς τὰς γωνίας σταθεισῶν. §15.2 ἡ μὲν πρώτη Πίστις, ἡ δὲ δευτέρα Ἐγκράτεια, ἡ δὲ τρίτη Δύναμις, ἡ δὲ τετάρτη Μακροθυμία· αἱ δὲ ἕτεραι ἀνὰ μέσον τούτων σταθεῖσαι ταῦτα ἔχουσι τὰ ὀνόματα· Ἁπλότης, Ἀκακία, Ἁγνεία, Ἱλαρότης, Ἀλήθεια, Σύνεσις, Ὁμόνοια, Ἀγάπη. ταῦτα τὰ ὀνόματα ὁ φορῶν καὶ τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ δυνήσεται εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ εἰσελθεῖν. §15.3 ἄκουε, φησί, καὶ τὰ ὀνόματα τῶν γυναικῶν τῶν τὰ ἱμάτια μέλανα ἐχουσῶν. καὶ ἐκ τούτων τέσσαρές εἰσι δυνατώτεραι. ἡ πρώτη Ἀπιστία, ἡ δευτέρα Ἀκρασία, ἡ δὲ τρίτη Ἀπείθεια, ἡ δὲ τετάρτη Ἀπάτη. αἱ δὲ ἀκόλουθοι αὐτῶν καλοῦνται Λύπη, Πονηρία, Ἀσέλγεια, Ὀξυχολία, Ψεῦδος, Ἀφροσύνη, Καταλαλιά, Μῖσος. ταῦτα τὰ ὀνόματα ὁ φορῶν τοῦ θεοῦ δοῦλος τὴν βασιλείαν μὲν ὄψεται τοῦ θεοῦ, εἰς αὐτὴν δὲ οὐκ εἰσελεύσεται. §15.4 Οἱ λίθοι δέ, φημί, κύριε, οἱ ἐκ τοῦ βυθοῦ ἡρμοσμένοι εἰς τὴν οἰκοδομὴν τίνες εἰσίν; Οἱ μὲν πρῶτοι, φησίν, οἱ ιʹ οἱ εἰς τὰ θεμέλια τεθειμένοι, πρώτη γενεά· οἱ δὲ κεʹ δευτέρα γενεὰ ἀνδρῶν δικαίων· οἱ δὲ λεʹ προφῆται τοῦ θεοῦ καὶ διάκονοι αὐτοῦ· οἱ δὲ μʹ ἀπόστολοι καὶ διδάσκαλοι τοῦ κηρύγματος τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ. §15.5 Διατί οὖν, φημί, κύριε, αἱ παρθένοι καὶ τούτους τοὺς λίθους ἐπέδωκαν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου, διενέγκασαι διὰ τῆς πύλης; §15.6 Οὗτοι γάρ, φησί, πρῶτοι ταῦτα τὰ πνεύματα ἐφόρεσαν καὶ ὅλως ἀπ’ ἀλλήλων οὐκ ἀπέστησαν, οὔτε τὰ πνεύματα ἀπὸ τῶν ἀνθρώπων οὔτε οἱ ἄνθρωποι ἀπὸ τῶν πνευμάτων, ἀλλὰ παρέμειναν τὰ πνεύματα αὐτοῖς μέχρι τῆς κοιμήσεως αὐτῶν. καὶ εἰ μὴ ταῦτα τὰ πνεύματα μετ’ αὐτῶν ἐσχήκεισαν, οὐκ ἂν εὔχρηστοι γεγόνεισαν τῇ οἰκοδομῇ τοῦ πύργου τούτου. §16.1 Ἔτι μοι, φημί, κύριε, δήλωσον. Τί, φησίν, ἐπιζητεῖς; Διατί, φημί, κύριε, οἱ λίθοι ἐκ τοῦ βυθοῦ ἀνέβησαν καὶ εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου ἐτέθησαν, πεφορηκότες τὰ πνεύματα ταῦτα; §16.2 Ἀνάγκην, φησίν, εἶχον δι’ ὕδατος ἀναβῆναι, ἵνα ζωοποιηθῶσιν· οὐκ ἠδύναντο γὰρ ἄλλως εἰσελθεῖν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ, εἰ μὴ τὴν νέκρωσιν ἀπέθεντο τῆς ζωῆς αὐτῶν τῆς προτέρας. §16.3 ἔλαβον οὖν καὶ οὗτοι οἱ κεκοιμημένοι τὴν σφραγῖδα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ καὶ εἰσῆλθον εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ· πρὶν γάρ, φησί, φορέσαι τὸν ἄνθρωπον τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ, νεκρός ἐστιν· ὅταν δὲ λάβῃ τὴν σφραγῖδα, ἀποτίθεται τὴν νέκρωσιν καὶ ἀναλαμβάνει τὴν ζωήν. §16.4 ἡ σφραγὶς οὖν τὸ ὕδωρ ἐστίν· εἰς τὸ ὕδωρ οὖν καταβαίνουσι νεκροὶ καὶ ἀναβαίνουσι ζῶντες. κἀκείνοις οὖν ἐκηρύχθη ἡ σφραγὶς αὕτη καὶ ἐχρήσαντο αὐτῇ, ἵνα εἰσέλθωσιν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ. §16.5 Διατί, φημί, κύριε, καὶ οἱ μʹ λίθοι μετ’ αὐτῶν ἀνέβησαν ἐκ τοῦ βυθοῦ, ἤδη ἐσχηκότες τὴν σφραγῖδα; Ὅτι, φησίν, οὗτοι οἱ ἀπόστολοι καὶ οἱ διδάσκαλοι οἱ κηρύξαντες τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ, κοιμηθέντες ἐν δυνάμει καὶ πίστει τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ ἐκήρυξαν καὶ τοῖς προκεκοιμημένοις καὶ αὐτοὶ ἔδωκαν αὐτοῖς τὴν σφραγῖδα τοῦ κηρύγματος. §16.6 κατέβησαν οὖν μετ’ αὐτῶν εἰς τὸ ὕδωρ καὶ πάλιν ἀνέβησαν· ἀλλ’ οὗτοι μὲν ζῶντες κατέβησαν καὶ ζῶντες ἀνέβησαν· ἐκεῖνοι δὲ οἱ προκεκοιμημένοι νεκροὶ κατέβησαν, ζῶντες δὲ ἀνέβησαν. §16.7 διὰ τούτων οὖν ἐζωοποιήθησαν καὶ ἐπέγνωσαν τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ· διὰ τοῦτο καὶ συνανέβησαν μετ’ αὐτῶν, καὶ συνηρμόσθησαν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου, καὶ ἀλατόμητοι συνῳκοδομήθησαν· ἐν δικαιοσύνῃ γὰρ ἐκοιμήθησαν καὶ ἐν μεγάλῃ ἁγνείᾳ· μόνον δὲ τὴν σφραγῖδα ταύτην οὐκ εἶχον. ἔχεις οὖν καὶ τὴν τούτων ἐπίλυσιν. Ἔχω, φημί, κύριε. §17.1 Νῦν οὖν, κύριε, περὶ τῶν ὀρέων μοι δήλωσον· διατί ἄλλαι καὶ ἄλλαι εἰσὶν αἱ ἰδέαι καὶ ποικίλαι; Ἄκουε, φησί· τὰ ὄρη ταῦτα τὰ δώδεκα φυλαί εἰσιν αἱ κατοικοῦσαι ὅλον τὸν κόσμον. ἐκηρύχθη οὖν εἰς ταύτας ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ διὰ τῶν ἀποστόλων. §17.2 Διατί δὲ ποικίλα καὶ ἄλλη καὶ ἄλλη ἰδέα ἐστὶ τὰ ὄρη, δήλωσόν μοι, κύριε. Ἄκουε, φησίν· αἱ δώδεκα φυλαὶ αὗται αἱ κατοικοῦσαι ὅλον τὸν κόσμον δώδεκα ἔθνη εἰσί· ποικίλα δέ εἰσι τῇ φρονήσει καὶ τῷ νοΐ· οἷα οὖν εἶδες τὰ ὄρη ποικίλα, τοιαῦταί εἰσι καὶ τούτων αἱ ποικιλίαι τοῦ νοὸς τῶν ἐθνῶν καὶ ἡ φρόνησις. δηλώσω δέ σοι καὶ ἑνὸς ἑκάστου τὴν πρᾶξιν. §17.3 Πρῶτον, φημί, κύριε, τοῦτο δήλωσον, διατί οὕτω ποικίλα ὄντα τὰ ὄρη, εἰς τὴν οἰκοδομὴν ὅταν ἐτέθησαν οἱ λίθοι αὐτῶν, μιᾷ χρόᾳ ἐγένοντο λαμπροί, ὡς καὶ οἱ ἐκ τοῦ βυθοῦ ἀναβεβηκότες λίθοι; §17.4 Ὅτι, φησί, πάντα τὰ ἔθνη τὰ ὑπὸ τὸν οὐρανὸν κατοικούντα, ἀκούσαντα καὶ πιστεύσαντα ἐπὶ τῷ ὀνόματι ἐκλήθησαν τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ. λαβόντες οὖν τὴν σφραγῖδα μίαν φρόνησιν ἔσχον καὶ ἕνα νοῦν, καὶ μία πίστις αὐτῶν ἐγένετο καὶ μία ἀγάπη, καὶ τὰ πνεύματα τῶν παρθένων μετὰ τοῦ ὀνόματος ἐφόρεσαν· διὰ τοῦτο ἡ οἰκοδομὴ τοῦ πύργου μιᾷ χρόᾳ ἐγένετο λαμπρὰ ὡς ὁ ἥλιος. §17.5 μετὰ δὲ τὸ εἰσελθεῖν αὐτοὺς ἐπὶ τὸ αὐτὸ καὶ γενέσθαι ἓν σῶμα, τινὲς ἐξ αὐτῶν ἐμίαναν ἑαυτοὺς καὶ ἐξεβλήθησαν ἐκ τοῦ γένους τῶν δικαίων καὶ πάλιν ἐγένοντο, οἷοι πρότερον ἦσαν, μᾶλλον δὲ καὶ χείρονες. §18.1 Πῶς, φημί, κύριε, ἐγένοντο χείρονες, θεὸν ἐπεγνωκότες; Ὁ μὴ γινώσκων, φησί, θεὸν καὶ πονηρευόμενος ἔχει κόλασίν τινα τῆς πονηρίας αὐτοῦ, ὁ δὲ θεὸν ἐπιγνοὺς οὐκέτι ὀφείλει πονηρεύεσθαι, ἀλλ’ ἀγαθοποιεῖν. §18.2 ἐὰν οὖν ὁ ὀφείλων ἀγαθοποιεῖν πονηρεύηται, οὐ δοκεῖ πλείονα πονηρίαν ποιεῖν παρὰ τὸν μὴ γινώσκοντα τὸν θεόν; διὰ τοῦτο οἱ μὴ ἐγνωκότες θεὸν καὶ πονηρευόμενοι κεκριμένοι εἰσὶν εἰς θάνατον, οἱ δὲ τὸν θεὸν ἐγνωκότες καὶ τὰ μεγαλεῖα αὐτοῦ ἑωρακότες καὶ πονηρευόμενοι δισσῶς κολασθήσονται καὶ ἀποθανοῦνται εἰς τὸν αἰῶνα. οὕτως οὖν καθαρισθήσεται ἡ ἐκκλησία τοῦ θεοῦ. §18.3 ὡς δὲ εἶδες ἐκ τοῦ πύργου τοὺς λίθους ἠρμένους καὶ παραδεδομένους τοῖς πνεύμασι τοῖς πονηροῖς καὶ ἐκεῖθεν ἐκβληθέντας· (καὶ ἔσται ἓν σῶμα τῶν κεκαθαρμένων, ὥσπερ καὶ ὁ πύργος ἐγένετο ὡς ἐξ ἑνὸς λίθου γεγονὼς μετὰ τὸ καθαρισθῆναι αὐτόν·) οὕτως ἔσται καὶ ἡ ἐκκλησία τοῦ θεοῦ μετὰ τὸ καθαρισθῆναι αὐτὴν καὶ ἀποβληθῆναι τοὺς πονηροὺς καὶ ὑποκριτὰς καὶ βλασφήμους καὶ διψύχους καὶ πονηρευομένους ποικίλαις πονηρίαις. §18.4 μετὰ τὸ τούτους ἀποβληθῆναι ἔσται ἡ ἐκκλησία τοῦ θεοῦ ἓν σῶμα, μία φρόνησις, εἷς νοῦς, μία πίστις, μία ἀγάπη· καὶ τότε ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ ἀγαλλιάσεται καὶ εὐφρανθήσεται ἐν αὐτοῖς ἀπειληφὼς τὸν λαὸν αὐτοῦ καθαρόν. Μεγάλως, φημί, κύριε, καὶ ἐνδόξως πάντα ἔχει. §18.5 Ἔτι, φημί, κύριε, τῶν ὀρέων ἑνὸς ἑκάστου δήλωσόν μοι τὴν δύναμιν καὶ τὰς πράξεις, ἵνα πᾶσα ψυχὴ πεποιθυῖα ἐπὶ τὸν κύριον ἀκούσασα δοξάσῃ τὸ μέγα καὶ θαυμαστὸν καὶ ἔνδοξον ὄνομα αὐτοῦ. Ἄκουε, φησί, τῶν ὀρέων τὴν ποικιλίαν καὶ τῶν δώδεκα ἐθνῶν. §19.1 Ἐκ τοῦ πρώτου ὄρους τοῦ μέλανος οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· ἀποστάται καὶ βλάσφημοι εἰς τὸν κύριον καὶ προδόται τῶν δούλων τοῦ θεοῦ. τούτοις δὲ μετάνοια οὐκ ἔστι, θάνατος δὲ ἔστι, καὶ διὰ τοῦτο καὶ μέλανές εἰσι· καὶ γὰρ τὸ γένος αὐτῶν ἄνομόν ἐστιν. §19.2 ἐκ δὲ τοῦ δευτέρου ὄρους τοῦ ψιλοῦ οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· ὑποκριταὶ καὶ διδάσκαλοι πονηρίας. καὶ οὗτοι οὖν τοῖς προτέροις ὅμοιοί εἰσι, μὴ ἔχοντες καρπὸν δικαιοσύνης· ὡς γὰρ τὸ ὄρος αὐτῶν ἄκαρπον, οὕτω καὶ οἱ ἄνθρωποι οἱ τοιοῦτοι ὄνομα μὲν ἔχουσιν, ἀπὸ δὲ τῆς πίστεως κενοί εἰσι καὶ οὐδεὶς ἐν αὐτοῖς καρπὸς ἀληθείας. τούτοις οὖν μετάνοια κεῖται, ἐὰν ταχὺ μετανοήσωσιν· ἐὰν δὲ βραδύνωσι, μετὰ τῶν προτέρων ἔσται ὁ θάνατος αὐτῶν. §19.3 Διατί, φημί, κύριε, τούτοις μετάνοιά ἐστι, τοῖς δὲ πρώτοις οὐκ ἔστι; παρά τι γὰρ αἱ αὐταὶ αἱ πράξεις αὐτῶν εἰσί. Διὰ τοῦτο, φησί, τούτοις μετάνοια κεῖται, ὅτι οὐκ ἐβλασφήμησαν τὸν κύριον αὐτῶν οὐδὲ ἐγένοντο προδόται τῶν δούλων τοῦ θεοῦ· διὰ δὲ τὴν ἐπιθυμίαν τοῦ λήμματος ὑπεκρίθησαν καὶ ἐδίδαξεν ἕκαστος κατὰ τὰς ἐπιθυμίας τῶν ἀνθρώπων τῶν ἁμαρτανόντων. ἀλλὰ τίσουσι δίκην τινά· κεῖται δὲ αὐτοῖς μετάνοια διὰ τὸ μὴ γενέσθαι αὐτοὺς βλασφήμους μηδὲ προδότας. §20.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ τρίτου τοῦ ἔχοντος ἀκάνθας καὶ τριβόλους οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν. ἐξ αὐτῶν οἱ μὲν πλούσιοι, οἱ δὲ πραγματείαις πολλαῖς ἐμπεφυρμένοι. οἱ μὲν τρίβολοί εἰσιν οἱ πλούσιοι, αἱ δὲ ἄκανθαι οἱ ἐν ταῖς πραγματείαις ταῖς ποικίλαις ἐμπεφυρμένοι. §20.2 οὗτοι οὖν, οἱ ἐν πολλαῖς καὶ ποικίλαις πραγματείαις ἐμπεφυρμένοι, οὐ κολλῶνται τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ, ἀλλ’ ἀποπλανῶνται πνιγόμενοι ὑπὸ τῶν πράξεων αὐτῶν· οἱ δὲ πλούσιοι δυσκόλως κολλῶνται τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ, φοβούμενοι, μή τι αἰτισθῶσιν ὑπ’ αὐτῶν· οἱ τοιοῦτοι οὖν δυσκόλως εἰσελεύσονται εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ. §20.3 ὥσπερ γὰρ ἐν τριβόλοις γυμνοῖς ποσὶ περιπατεῖν δύσκολόν ἐστιν, οὕτω καὶ τοῖς τοιούτοις δύσκολόν ἐστιν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ εἰσελθεῖν. §20.4 ἀλλὰ τούτοις πᾶσι μετάνοιά ἐστι, ταχινὴ δέ, ἵν’ ὃ τοῖς προτέροις χρόνοις οὐκ εἰργάσαντο νῦν ἀναδράμωσιν ταῖς ἡμέραις καὶ ἀγαθόν τι ποιήσωσιν. ἐὰν οὖν μετανοήσωσι καὶ ἀγαθόν τι ποιήσωσι, ζήσονται τῷ θεῷ· ἐὰν δὲ ἐπιμείνωσι ταῖς πράξεσιν αὐτῶν, παραδοθήσονται ταῖς γυναιξὶν ἐκείναις, αἵτινες αὐτοὺς θανατώσουσιν. §21.1 Ἐκ δὲ τοῦ τετάρτου ὄρους τοῦ ἔχοντος βοτάνας πολλάς, τὰ μὲν ἐπάνω τῶν βοτανῶν χλωρά, τὰ δὲ πρὸς ταῖς ῥίζαις ξηρά, τινὲς δὲ καὶ ἀπὸ τοῦ ἡλίου ξηραινόμεναι, οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· οἱ μὲν δίψυχοι, οἱ δὲ τὸν κύριον ἔχοντες ἐπὶ τὰ χείλη, ἐπὶ τὴν καρδίαν δὲ μὴ ἔχοντες. §21.2 διὰ τοῦτο τὰ θεμέλια αὐτῶν ξηρά ἐστι καὶ δύναμιν μὴ ἔχοντα, καὶ τὰ ῥήματα αὐτῶν μόνα ζῶσι, τὰ δὲ ἔργα αὐτῶν νεκρά ἐστιν. οἱ τοιοῦτοι οὔτε ζῶσιν οὔτε τεθνήκασιν. ὅμοιοι οὖν εἰσὶ τοῖς διψύχοις· καὶ γὰρ οἱ δίψυχοι οὔτε χλωροί εἰσιν οὔτε ξηροί· οὔτε γὰρ ζῶσιν οὔτε τεθνήκασιν. §21.3 ὥσπερ γὰρ αὗται αἱ βοτάναι ἥλιον ἰδοῦσαι ἐξηράνθησαν, οὕτω καὶ οἱ δίψυχοι, ὅταν θλῖψιν ἀκούσωσι, διὰ τὴν δειλίαν αὐτῶν εἰδωλολατροῦσι καὶ τὸ ὄνομα ἐπαισχύνονται τοῦ κυρίου αὐτῶν. §21.4 οἱ τοιοῦτοι οὖν οὔτε ζῶσιν οὔτε τεθνήκασιν. ἀλλὰ καὶ οὗτοι ἐὰν ταχὺ μετανοήσωσιν, δυνήσονται ζῆσαι· ἐὰν δὲ μὴ μετανοήσωσιν, ἤδη παραδεδομένοι εἰσὶ ταῖς γυναιξὶ ταῖς ἀποφερομέναις τὴν ζωὴν αὐτῶν. §22.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ πέμπτου τοῦ ἔχοντος βοτάνας χλωρὰς καὶ τραχέος ὄντος οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσι· πιστοὶ μέν, δυσμαθεῖς δὲ καὶ αὐθάδεις καὶ ἑαυτοῖς ἀρέσκοντες, θέλοντες πάντα γινώσκειν, καὶ οὐδὲν ὅλως γινώσκουσι. §22.2 διὰ τὴν αὐθάδειαν αὐτῶν ταύτην ἀπέστη ἀπ’ αὐτῶν ἡ σύνεσις, καὶ εἰσῆλθεν εἰς αὐτοὺς ἀφροσύνη μωρά. ἐπαινοῦσι δὲ ἑαυτοὺς ὡς σύνεσιν ἔχοντας καὶ θέλουσιν ἐθελοδιδάσκαλοι εἶναι, ἄφρονες ὄντες. §22.3 διὰ ταύτην οὖν τὴν ὑψηλοφροσύνην πολλοὶ ἐκενώθησαν ὑψοῦντες ἑαυτούς· μέγα γὰρ δαιμόνιόν ἐστιν ἡ αὐθάδεια καὶ ἡ κενὴ πεποίθησις· ἐκ τούτων οὖν πολλοὶ ἀπεβλήθησαν, τινὲς δὲ μετενόησαν καὶ ἐπίστευσαν καὶ ὑπέταξαν ἑαυτοὺς τοῖς ἔχουσι σύνεσιν, γνόντες τὴν ἑαυτῶν ἀφροσύνην. §22.4 καὶ τοῖς λοιποῖς δὲ τοῖς τοιούτοις κεῖται μετάνοια· οὐκ ἐγένοντο γὰρ πονηροί, μᾶλλον δὲ μωροὶ καὶ ἀσύνετοι. οὗτοι οὖν ἐὰν μετανοήσωσι, ζήσονται τῷ θεῷ· ἐὰν δὲ μὴ μετανοήσωσι, κατοικήσουσι μετὰ τῶν γυναικῶν τῶν πονηρευομένων εἰς αὐτούς. §23.1 Οἱ δὲ ἐκ τοῦ ὄρους τοῦ ἕκτου τοῦ ἔχοντος σχισμὰς μεγάλας καὶ μικρὰς καὶ ἐν ταῖς σχισμαῖς βοτάνας μεμαραμμένας πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν. §23.2 οἱ μὲν τὰς σχισμὰς τὰς μικρὰς ἔχοντες, οὗτοί εἰσιν οἱ κατ’ ἀλλήλων ἔχοντες, καὶ ἀπὸ τῶν καταλαλιῶν ἑαυτῶν μεμαραμμένοι εἰσὶν ἐν τῇ πίστει· ἀλλὰ μετενόησαν ἐκ τούτων πολλοί. καὶ οἱ λοιποὶ δὲ μετανοήσουσιν, ὅταν ἀκούσωσί μου τὰς ἐντολάς· μικραὶ γὰρ αὐτῶν εἰσιν αἱ καταλαλιαί, καὶ ταχὺ μετανοήσουσιν. §23.3 οἱ δὲ μεγάλας ἔχοντες σχισμάς, οὗτοι παράμονοί εἰσι ταῖς καταλαλιαῖς αὐτῶν καὶ μνησίκακοι γίνονται μηνιῶντες ἀλλήλοις· οὗτοι οὖν ἀπὸ τοῦ πύργου ἀπερρίφησαν καὶ ἀπεδοκιμάσθησαν τῆς οἰκοδομῆς αὐτοῦ. οἱ τοιοῦτοι οὖν δυσκόλως ζήσονται. §23.4 εἰ ὁ θεὸς καὶ ὁ κύριος ἡμῶν ὁ πάντων κυριεύων καὶ ἔχων πάσης τῆς κτίσεως αὐτοῦ τὴν ἐξουσίαν οὐ μνησικακεῖ τοῖς ἐξομολογουμένοις τὰς ἁμαρτίας αὐτῶν, ἀλλ’ ἵλεως γίνεται, ἄνθρωπος φθαρτὸς ὢν καὶ πλήρης ἁμαρτιῶν ἀνθρώπῳ μνησικακεῖ ὡς δυνάμενος ἀπολέσαι ἢ σῶσαι αὐτόν; §23.5 λέγω δὲ ὑμῖν, ὁ ἄγγελος τῆς μετανοίας· ὅσοι ταύτην ἔχετε τὴν αἵρεσιν ἀπόθεσθε αὐτὴν καὶ μετανήσατε, καὶ ὁ κύριος ἰάσεται ὑμῶν τὰ πρότερα ἁμαρτήματα, ἐὰν καθαρίσητε ἑαυτοὺς ἀπὸ τούτου τοῦ δαιμονίου· εἰ δὲ μή, παραδοθήσεσθε αὐτῷ εἰς θάνατον. §24.1 Ἐκ δὲ τοῦ ἑβδόμου ὄρους, ἐν ᾧ βοτάναι χλωραὶ καὶ ἱλαραί, καὶ ὅλον τὸ ὄρος εὐθηνοῦν καὶ πᾶν γένος κτηνῶν καὶ τὰ πετεινὰ τοῦ οὐρανοῦ ἐνέμοντο τὰς βοτάνας ἐκ τούτῳ τῷ ὄρει, καὶ αἱ βοτάναι, ἃς ἐνέμοντο, μᾶλλον εὐθαλεῖς ἐγίνοντο, οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσι. §24.2 πάντοτε ἁπλοῖ καὶ ἄκακοι καὶ μακάριοι ἐγίνοντο, μηδὲν κατ’ ἀλλήλων ἔχοντες, ἀλλὰ πάντοτε ἀγαλλιώμενοι ἐπὶ τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ καὶ ἐνδεδυμένοι τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον τούτων τῶν παρθένων καὶ πάντοτε σπλάγχνον ἔχοντες ἐπὶ πάντα ἄνθρωπον, καὶ ἐκ τῶν κόπων αὐτῶν παντὶ ἀνθρώπῳ ἐχορήγησαν ἀνονειδίστως καὶ ἀδιστάκτως. §24.3 ὁ οὖν κύριος ἰδὼν τὴν ἁπλότητα αὐτῶν καὶ πᾶσαν νηπιότητα ἐπλήθυνεν αὐτοὺς ἐν τοῖς κόποις τῶν χειρῶν αὐτῶν καὶ ἐχαρίτωσεν αὐτοὺς ἐν πάσῃ πράξει αὐτῶν. §24.4 λέγω δὲ ὑμῖν τοῖς τοιούτοις οὖσιν ἐγὼ ὁ ἄγγελος τῆς μετανοίας· διαμείνατε τοιοῦτοι, καὶ οὐκ ἐξαλειφθήσεται τὸ σπέρμα ὑμῶν ἕως αἰῶνος· ἐδοκίμασε γὰρ ὑμᾶς ὁ κύριος καὶ ἐνέγραψεν ὑμᾶς εἰς τὸν ἀριθμὸν τὸν ἡμέτερον, καὶ ὅλον τὸ σπέρμα ὑμῶν κατοικήσει μετὰ τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ· ἐκ γὰρ τοῦ πνεύματος αὐτοῦ ἐλάβετε. §25.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ ὀγδόου, οὗ ἦσαν αἱ πολλαὶ πηγαὶ καὶ πᾶσα ἡ κτίσις τοῦ κυρίου ἐποτίζετο ἐκ τῶν πηγῶν, οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· §25.2 ἀπόστολοι καὶ διδάσκαλοι οἱ κηρύξαντες εἰς ὅλον τὸν κόσμον καὶ οἱ διδάξαντες σεμνῶς καὶ ἁγνῶς τὸν λόγον τοῦ κυρίου καὶ μηδὲν ὅλως νοσφισάμενοι εἰς ἐπιθυμίαν πονηράν, ἀλλὰ πάντοτε ἐν δικαιοσύνῃ καὶ ἀληθείᾳ πορευθέντες, καθὼς καὶ παρέλαβον τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον. τῶν τοιούτων οὖν ἡ πάροδος μετὰ τῶν ἀγγέλων ἐστίν. §26.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ ἐνάτου τοῦ ἐρημώδους, τοῦ τὰ ἑρπετὰ καὶ θηρία ἐν αὐτῷ ἔχοντος τὰ διαφθείροντα τοὺς ἀνθρώπους, οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· §26.2 οἱ μὲν τοὺς σπίλους ἔχοντες διάκονοί εἰσι κακῶς διακονήσαντες καὶ διαρπάσαντες χηρῶν καὶ ὀρφανῶν τὴν ζωὴν καὶ ἑαυτοῖς περιποιησάμενοι ἐκ τῆς διακονίας ἧς ἔλαβον διακονῆσαι· ἐὰν οὖν ἐπιμείνωσι τῇ αὐτῇ ἐπιθυμίᾳ, ἀπέθανον καὶ οὐδεμία αὐτοῖς ἐλπὶς ζωῆς· ἐὰν δὲ ἐπιστρέψωσι καὶ ἁγνῶς τελειώσωσι τὴν διακονίαν αὐτῶν, δυνήσονται ζῆσαι. §26.3 οἱ δὲ ἐψωριακότες, οὗτοι οἱ ἀρνησάμενοί εἰσι καὶ μὴ ἐπιστρέψαντες ἐπὶ τὸν κύριον ἑαυτῶν, ἀλλὰ χερσωθέντες καὶ γενόμενοι ἐρημώδεις· μὴ κολλώμενοι τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ, ἀλλὰ μονάζοντες ἀπολλύουσι τὰς ἑαυτῶν ψυχάς. §26.4 ὡς γὰρ ἄμπελος ἐν φραγμῷ τινι καταλειφθεῖσα ἀμελείας τυγχάνουσα καταφθείρεται καὶ ὑπὸ τῶν βοτανῶν ἐρημοῦται καὶ τῷ χρόνῳ ἀγρία γίνεται, καὶ οὐκέτι εὔχρηστός ἐστι τῷ δεσπότῃ ἑαυτῆς, οὕτω καὶ οἱ τοιοῦτοι ἄνθρωποι ἑαυτοὺς ἀπεγνώκασι καὶ γίνονται ἄχρηστοι τῷ κυρίῳ ἑαυτῶν ἀγριωθέντες. §26.5 τούτοις οὖν μετάνοια γίνεται, ἐὰν μὴ ἐκ καρδίας εὑρεθῶσιν ἠρνημένοι· ἐὰν δὲ ἐκ καρδίας εὑρεθῇ ἠρνημένος τις, οὐκ οἶδα, εἰ δύναται ζῆσαι. §26.6 καὶ τοῦτο οὐκ εἰς ταύτας τὰς ἡμέρας λέγω, ἵνα τις ἀρνησάμενος μετάνοιαν λάβῃ· ἀδύνατον γάρ ἐστι σωθῆναι τὸν μέλλοντα νῦν ἀρνεῖσθαι τὸν κύριον ἑαυτοῦ· ἀλλ’ ἐκείνοις τοῖς πάλαι ἠρνημένοις δοκεῖ κεῖσθαι μετάνοια. εἴ τις οὖν μέλλει μετανοεῖν, ταχινὸς γενέσθω πρὶν τὸν πύργον ἀποτελεσθῆναι· εἰ δὲ μή, ὑπὸ τῶν γυναικῶν καταφθαρήσεται εἰς θάνατον. §26.7 καὶ οἱ κολοβοί, οὗτοι δόλιοί εἰσι καὶ κατάλαλοι· καὶ τὰ θηρία, ἃ εἶδες εἰς τὸ ὄρος, οὗτοί εἰσιν. ὥσπερ γὰρ τὰ θηρία διαφθείρει τῷ ἑαυτῶν ἰῷ τὸν ἄνθρωπον καὶ ἀπολλύει, οὕτω καὶ τῶν τοιούτων ἀνθρώπων τὰ ῥήματα διαφθείρει τὸν ἄνθρωπον καὶ ἀπολλύει. §26.8 οὗτοι οὖν κολοβοί εἰσιν ἀπὸ τῆς πίστεως αὐτῶν διὰ τὴν πρᾶξιν, ἣν ἔχουσιν ἐν ἑαυτοῖς· τινὲς δὲ μετενόησαν καὶ ἐσώθησαν. καὶ οἱ λοιποὶ οἱ τοιοῦτοι ὄντες δύνανται σωθῆναι, ἐὰν μετανοήσωσιν· ἐὰν δὲ μὴ μετανοήσωσιν, ἀπὸ τῶν γυναικῶν ἐκείνων, ὧν τὴν δύναμιν ἔχουσιν, ἀποθανοῦνται. §27.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ δεκάτου, οὗ ἦσαν δένδρα σκεπάζοντα πρόβατά τινα, οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· §27.2 ἐπίσκοποι καὶ φιλόξενοι, οἵτινες ἡδέως εἰς τοὺς οἴκους ἑαυτῶν πάντοτε ὑπεδέξαντο τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ ἄτερ ὑποκρίσεως· οἱ δὲ ἐπίσκοποι πάντοτε τοὺς ὑστερημένους καὶ τὰς χήρας τῇ διακονίᾳ ἑαυτῶν ἀδιαλείπτως ἐσκέπασαν καὶ ἁγνῶς ἀνεστράφησαν πάντοτε. §27.3 οὗτοι οὖν πάντες σκεπασθήσονται ὑπὸ τοῦ κυρίου διαπαντός. οἱ οὖν ταῦτα ἐργασάμενοι ἔνδοξοί εἰσι παρὰ τῷ θεῷ καὶ ἤδη ὁ τόπος αὐτῶν μετὰ τῶν ἀγγέλων ἐστίν, ἐὰν ἐπιμείνωσιν ἕως τέλους λειτουργοῦντες τῷ κυρίῳ. §28.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ ἑνδεκάτου, οὗ ἦσαν δένδρα καρπῶν πλήρη, ἄλλοις καὶ ἄλλοις καρποῖς κεκοσμημένα, οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν. §28.2 οἱ παθόντες ὑπὲρ τοῦ ὀνόματος τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ, οἳ καὶ προθύμως ἔπαθον ἐξ ὅλης τῆς καρδίας καὶ παρέδωκαν τὰς ψυχὰς αὐτῶν. §28.3 Διατί οὖν, φημί, κύριε, πάντα μὲν τὰ δένδρα καρποὺς ἔχει, τινὲς δὲ ἐξ αὐτῶν καρποὶ εὐειδέστεροί εἰσιν; Ἄκουε, φησίν· ὅσοι ποτὲ ἔπαθον διὰ τὸ ὄνομα, ἔνδοξοί εἰσι παρὰ τῷ θεῷ, καὶ πάντων αἱ ἁμαρτίαι ἀφῃρέθησαν, ὅτι ἔπαθον διὰ τὸ ὄνομα τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ. διατί δὲ οἱ καρποὶ αὐτῶν ποικίλοι εἰσίν, τινὲς δὲ ὑπερέχοντες, ἄκουε. §28.4 ὅσοι, φησίν, ἐπ’ ἐξουσίαν ἀχθέντες ἐξητάσθησαν καὶ οὐκ ἠρνήσαντο, ἀλλ’ ἔπαθον προθύμως, οὗτοι μᾶλλον ἐνδοξότεροί εἰσι παρὰ τῷ κυρίῳ· τούτων ὁ καρπός ἐστιν ὁ ὑπερέχων· ὅσοι δὲ δειλοὶ καὶ ἐν δισταγμῷ ἐγένοντο καὶ ἐλογίσαντω ἐν ταῖς καρδίαις αὐτῶν, πότερον ἀρνήσονται ἢ ὁμολογήσουσι, καὶ ἔπαθον, τούτων οἱ καρποὶ ἐλάττους εἰσίν, ὅτι ἀνέβη ἐπὶ τὴν καρδίαν αὐτῶν ἡ βουλὴ αὕτη· πονηρὰ γὰρ ἡ βουλὴ αὕτη, ἵνα δοῦλος κύριον ἴδιον ἀρνήσηται. §28.5 βλέπετε οὖν ὑμεῖς οἱ ταῦτα βουλευόμενοι, μήποτε ἡ βουλὴ αὕτη διαμείνῃ ἐν ταῖς καρδίαις ὑμῶν καὶ ἀποθάνητε τῷ θεῷ. ὑμεῖς δὲ οἱ πάσχοντες ἕνεκεν τοῦ ὀνόματος δοξάζειν ὀφείλετε τὸν θεόν, ὅτι ἀξίους ὑμᾶς ἡγήσατο ὁ θεός, ἵνα τοῦτο τὸ ὄνομα βαστάζητε καὶ πᾶσαι ὑμῶν αἱ ἁμαρτίαι ἰαθῶσιν. §28.6 οὐκοῦν μακαρίζετε ἑαυτούς· ἀλλὰ δοκεῖτε ἔργον μέγα πεποιηκέναι, ἐάν τις ὑμῶν διὰ τὸν θεὸν πάθῃ. ζωὴν ὑμῖν ὁ κύριος χαρίζεται, καὶ οὐ νοεῖτε· αἱ γὰρ ἁμαρτίαι ὑμῶν κατεβάρησαν, καὶ εἰ μὴ πεπόνθατε ἕνεκεν τοῦ ὀνόματος κυρίου, διὰ τὰς ἁμαρτίας ὑμῶν τεθνήκειτε ἂν τῷ θεῷ. §28.7 ταῦτα ὑμῖν λέγω τοῖς διστάζουσι περὶ ἀρνήσεως ἢ ὁμολογήσεως· ὁμολογεῖτε, ὅτι κύριον ἔχετε, μήποτε ἀρνούμενοι παραδοθήσησθε εἰς δεσμωτήριον. §28.8 εἰ τὰ ἔθνη τοὺς δούλους αὐτῶν κολάζουσιν, ἐάν τις ἀρνήσηται τὸν κύριον ἑαυτοῦ, τί δοκεῖτε ποιήσει ὁ κύριος ὑμῖν, ὃς ἔχει πάντων τὴν ἐξουσίαν; ἄρατε τὰς βουλὰς ταύτας ἀπὸ τῶν καρδιῶν ὑμῶν, ἵνα διαπαντὸς ζήσητε τῷ θεῷ. §29.1 Ἐκ δὲ τοῦ ὄρους τοῦ δωδεκάτου τοῦ λευκοῦ οἱ πιστεύσαντες τοιοῦτοί εἰσιν· ὡς νήπια βρέφη εἰσίν, οἷς οὐδεμία κακία ἀναβαίνει ἐπὶ τὴν καρδίαν οὐδὲ ἔγνωσαν, τί ἐστι πονηρία, ἀλλὰ πάντοτε ἐν νηπιότητι διέμειναν. §29.2 οἱ τοιοῦτοι οὖν ἀδιστάκτως κατοικήσουσιν ἐν τῇ βασιλείᾳ τοῦ θεοῦ, ὅτι ἐν οὐδενὶ πράγματι ἐμίαναν τὰς ἐντολὰς τοῦ θεοῦ, ἀλλὰ μετὰ νηπιότητος διέμειναν πάσας τὰς ἡμέρας τῆς ζωῆς αὐτῶν ἐν τῇ αὐτῇ φρονήσει. §29.3 ὅσοι οὖν διαμενεῖτε, φησί, καὶ ἔσεσθε ὡς τὰ βρέφη, κακίαν μὴ ἔχοντες, πάντων τῶν προειρημένων ἐνδοξότεροι ἔσεσθε· πάντα γὰρ τὰ βρέφη ἔνδοξά ἐστι παρὰ τῷ θεῷ καὶ πρῶτα παρ’ αὐτῷ. μακάριοι οὖν ὑμεῖς, ὅσοι ἂν ἄρητε ἀφ’ ἑαυτῶν τὴν πονηρίαν, ἐνδύσησθε δὲ τὴν ἀκακίαν· πρῶτοι πάντων ζήσεσθε τῷ θεῷ. §29.4 μετὰ τὸ συντελέσαι αὐτὸν τὰς παραβολὰς τῶν ὀρέων λέγω αὐτῷ· Κύριε, νῦν μοι δήλωσον περὶ τῶν λίθων τῶν ἠρμένων ἐκ τοῦ πεδίου καὶ εἰς τὴν οἰκοδομὴν τεθειμένων ἀντὶ τῶν λίθων τῶν ἠρμένων ἐκ τοῦ πύργου, καὶ τῶν στρογγύλων τῶν τεθέντων εἰς τὴν οἰκοδομήν, καὶ τῶν ἔτι στρογγύλων ὄντων. §30.1 Ἄκουε, φησί, καὶ περὶ τούτων πάντων. οἱ λίθοι οἱ τοῦ πεδίου ἠρμένοι καὶ τεθειμένοι εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου ἀντὶ τῶν ἀποβεβλημένων, αἱ ῥίζαι εἰσὶ τοῦ ὄρους τοῦ λευκοῦ. §30.2 ἐπεὶ οὖν οἱ πιστεύσαντες, ἐκ τοῦ ὄρους τοῦ λευκοῦ πάντες ἄκακοι εὑρέθησαν, ἐκέλευσεν ὁ κύριος τοῦ πύργου τούτους ἐκ τῶν ῥιζῶν τοῦ ὄρους τούτου βληθῆναι εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου· ἔγνω γάρ, ὅτι, ἐὰν ἀπέλθωσιν εἰς τὴν οἰκοδομὴν τοῦ πύργου οἱ λίθοι οὗτοι, διαμενοῦσι λαμπροὶ καὶ οὐδεὶς αὐτῶν μελανήσει. §30.3 Quodsi de ceteris montibus adiecisset, necesse habuisset rursus visitare eam turrem atque purgare. Hi autem omnes candidi inventi sunt, πιστεύσαντες καὶ οἱ μέλλοντες πιστεύειν· ἐκ τοῦ αὐτοῦ γὰρ γένους εἰσίν. μακάριον τὸ γένος τοῦτο, ὅτι ἄκακόν ἐστιν. §30.4 ἄκουε νῦν καὶ περὶ τῶν λίθων τῶν στρογγύλων καὶ λαμπρῶν. καὶ αὐτοὶ πάντες ἐκ τοῦ ὄρους τοῦ λευκοῦ εἰσίν. Audi autem, quare rotundi sunt reperti. Divitiae suae eos pusillum obscuraverunt a veritate atque obfuscaverunt, a deo vero nunquam recesserunt, nec ullum verbum malum processit de ore eorum, sed omnis aequitas et virtus veritatis. §30.5 Horum ergo mentem cum vidisset dominus posse eos veritati favere, bonos quoque permanere, iussit opes eorum circumcidi, non enim in totum eorum tolli, ut possint aliquid boni facere de eo, quod eis relictum est, et vivent deo, quoniam ex bono genere sunt. Ideo ergo pusillum circumcisi sunt et positi sunt in structuram turris huius. §31.1 Ceteri vero, qui adhuc rotundi remanserunt neque aptati sunt in eam structuram, quia nondum acceperunt sigillum, repositi sunt suo loco; valde enim rotundi reperti sunt. §31.2 Oportet autem circumcidi hoc saeculum ab illis et vanitates opum suarum, et tunc convenient in dei regnum. Necesse est enim eos intrare in dei regnum; hoc enim genus innocuum benedixit dominus. Ex hoc ergo genere non intercidet quisquam. Etenim licet quis eorum temptatus a nequissimo diabolo aliquid deliquerit, cito recurret ad dominum suum. §31.3 Felices vos iudico omnes, ego nuntius paenitentiae, quicumque estis innocentes sicut infantes, quoniam pars vestra bona est et honorata apud deum. §31.4 Dico autem omnibus, vobis, quicumque sigillum hoc accepistis, simplicitatem habere neque offensarum memores esse neque in malitia vestra permanere aut in memoria offensarum amaritudinis, in unum quemque spiritum fieri et has malas scissuras permediare ac tollere a vobis, ut dominus pecorum gaudeat de his. §31.5 χαρήσεται δέ, ἐὰν πάντα ὑγιῆ εὑρεθῇ, καὶ μὴ διαπεπτωκότα ἐξ αὐτῶν. ἐὰν δὲ εὑρεθῇ τινα ἐξ αὐτῶν διαπεπτωκότα, οὐαὶ τοῖς ποιμέσιν ἔσται. §31.6 ἐὰν δὲ καὶ αὐτοὶ οἱ ποιμένες εὑρεθῶσι διαπεπτωκότες, τί ἐροῦσι τῷ δεσπότῃ τοῦ ποιμνίου; ὅτι ἀπὸ τῶν προβάτων διέπεσαν; οὐ πιστευθήσονται· ἄπιστον γὰρ πρᾶγμά ἐστι ποιμένα ὑπὸ προβάτων παθεῖν τι· μᾶλλον δὲ κολασθήσονται διὰ τὸ ψεῦδος αὐτῶν. Et ego sum pastor, et validissime oportet me de vobis reddere rationem. §32.1 Remediate ergo vos, dum adhuc turris aedificatur. §32.2 Dominus habitat in viris amantibus pacem; ei enimvero pax cara est; a litigiosis vero et perditis malitiae longe abest. Reddite igitur ei spiritum integrum, sicut accepistis. §32.3 Si enim dederis fulloni vestimentum novum integrum idque integrum iterum vis recipere, fullo autem scissum tibi illud reddet, recipies illud? Nonne statim scandesces et eum convicio persequeris, dicens: Vestimentum integrum tibi dedi; quare scidisti illud et inutile redegisti? Et propter scissuram, quam in eo fecisti, in usu esse non potest. Nonne haec omnia verba dices fulloni ergo et de scissura, quam in vestimento tuo fecerit? §32.4 Si sic igitur tu doles de vestimento tuo et quereris, quod non illud integrum recipias, quid putas dominum tibi facturum, qui spiritum integrum tibi dedit, et tu eum totum inutilem redegisti, ita ut in nullo usu esse possit domino suo? Inutilis enim esse coepit usus eius, cum sit corruptus a te. Nonne igitur dominus spiritus eius propter hoc factum tuum morte te adficiet? §32.5 Plane, inquam, omnes eos, quoscumque invenerit in memoria offensarum permanere, adficiet. Clementiam, inquit, eius calcare nolite, sed potius honorificate eum, quod tam patiens est ad delicta vestra et non est sicut vos. Agite enim paenitentiam utilem vobis. §33.1 Haec omnia, quae supra scripta sunt, ego pastor nuntius paenitentiae ostendi et locutus sum dei servis. Si credideritis ergo et audieritis verba mea et ambulaveritis in his et correxeritis itinera vestra, vivere poteritis. Sin autem permanseritis in malitia et memoria offensarum, nullus ex huiusmodi vivet deo. Haec omnia a me dicenda dicta sunt vobis. §33.2 Ait mihi ipse pastor: Omnia a me interrogasti? Et dixi: Ita, domine. Quare ergo non interrogasti me de forma lapidum in structura repositorum, quod explevimus formas? Et dixi: Oblitus sum, domine. §33.3 Audi nunc, inquit, de illis. Hi sunt qui nunc mandata mea audierunt et ex totis praecordiis egerunt paenitentiam. Cumque vidisset dominus bonam atque puram esse paenitentiam eorum et posse eos in ea permanere, iussit priora peccata eorum deleri. Hae enim formae peccata erant eorum, et exaequata sunt, ne apparerent.

Notes textuelles

Architecture de l’ouvrage

Introductions des unités

Similitude 9.1 — esprits, discernement et conduiteCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de esprits, discernement et conduite.Similitude 9.2 — colère et maîtrise de soiCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de colère et maîtrise de soi.Similitude 9.3 — tour, communauté et discernementCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de tour, communauté et discernement.Similitude 9.4 — tour, communauté et discernementCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de tour, communauté et discernement.Similitude 9.5 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.6 — tour, communauté et discernementCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de tour, communauté et discernement.Similitude 9.7 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.8 — tour, communauté et discernementCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de tour, communauté et discernement.Similitude 9.9 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.10 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.11 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.12 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.13 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.14 — esprits, discernement et conduiteCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de esprits, discernement et conduite.Similitude 9.15 — colère et maîtrise de soiCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de colère et maîtrise de soi.Similitude 9.16 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.17 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.18 — esprits, discernement et conduiteCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de esprits, discernement et conduite.Similitude 9.19 — vérité et droitureCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de vérité et droiture.Similitude 9.20 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.21 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.22 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.23 — colère et maîtrise de soiCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de colère et maîtrise de soi.Similitude 9.24 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.25 — vérité et droitureCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de vérité et droiture.Similitude 9.26 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.27 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.28 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.29 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.30 — vérité et droitureCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de vérité et droiture.Similitude 9.31 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.Similitude 9.32 — miséricorde et compassionCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de miséricorde et compassion.Similitude 9.33 — mensonge et véritéCe chapitre interne poursuit similitude 9 autour de mensonge et vérité.

Approfondir : composition, transmission et réception

Témoin de travail

méthodologique

Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-similitudes/source/registry.json

Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.

Bibliographie de travail

Passerelles

Pour situer, approfondir ou revenir au texte.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

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Bureau d’exégète

Dossier du passage