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Similitude VIII — Le grand saule, branches et réception de la Loi
Cette similitude développe « Le grand saule, branches et réception de la Loi ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1 Le Pasteur montre à Hermas un immense saule couvrant plaines et montagnes. Tous ceux qui ont été appelés au nom du Seigneur se tiennent sous son ombre. Un ange glorieux coupe de petites branches du saule et en remet une à chacun. Quand tous rendent leur rameau, les états sont très différents : certains sont secs et rongés, d’autres secs seulement, à demi secs, fendus, moitié verts moitié secs, presque entièrement verts, entièrement verts, ou encore verts avec des pousses et même du fruit. Chacun est placé dans un groupe correspondant.
§2 Ceux dont les rameaux sont verts, avec pousses et fruit, reçoivent des couronnes et entrent dans la tour ; ceux qui ont des rameaux verts ou avec pousses reçoivent également sceau et vêtement blanc. Les autres sont confiés au Pasteur. Il plante leurs rameaux et les arrose abondamment : le créateur de l’arbre veut que tous puissent revivre.
§3 Le saule représente la loi de Dieu annoncée au monde entier, et cette loi est identifiée au Fils de Dieu. Le grand ange est Michel, qui veille sur le peuple. Les rameaux montrent comment chacun a gardé la loi. Ceux qui ont souffert pour elle sont couronnés ; ceux qui ont gardé le rameau vert ont vécu avec justice et pureté.
§4 Après quelques jours, les rameaux sont déterrés. Certains qui étaient secs sont restés secs, mais beaucoup ont reverdi ; quelques-uns ont même produit pousses et fruit. La repentance a réellement changé leur état.
§5 Les transformations sont très diverses : des rameaux fendus retrouvent leur unité ; des rameaux à moitié secs reverdissent ; d’autres restent secs ou se corrompent. Le Pasteur se réjouit spécialement lorsque ceux qui paraissaient presque perdus reviennent à la vie.
§6 Il explique que cette revivification manifeste la grande compassion du Seigneur. Les rameaux complètement secs et rongés représentent apostats et traîtres à l’Église qui ont blasphémé le nom reçu. Les rameaux secs mais non rongés représentent notamment des hypocrites et des enseignants étrangers qui empêchaient les pécheurs de se repentir ; pour certains d’entre eux une repentance demeure possible.
§7 Les rameaux à demi secs représentent les personnes partagées ; lorsqu’ils sont aussi fendus, ils représentent la division et la médisance. Les rameaux verts mais fendus représentent des croyants bons qui se disputent pourtant la première place et la gloire. Leur guérison passe par la paix, la patience et l’humilité.
§8 Les rameaux moitié verts moitié secs représentent ceux que les affaires absorbent et qui ne s’attachent plus à la communauté des saints. Ceux qui ont deux tiers verts et un tiers sec ont renié de diverses manières ; certains reviennent, d’autres persistent et se perdent.
§9 Les rameaux avec deux tiers secs représentent des croyants devenus riches et honorés dans la société, qui ont gardé la foi de nom mais délaissé ses œuvres et préféré l’estime du monde. Beaucoup se repentent ; ceux qui persistent dans leurs plaisirs se mettent en danger.
§10 Les rameaux presque entièrement verts mais un peu secs ou fendus représentent des croyants généralement bons, mais touchés par de petits désirs, rivalités ou divisions. Ceux qui avaient presque tout perdu mais gardé un peu de vert représentent des croyants ayant pratiqué l’injustice tout en conservant le nom de Dieu et l’hospitalité ; plusieurs reviennent alors à une pratique réelle de la justice.
§11 Le Pasteur conclut : va dire à tous de se repentir afin qu’ils vivent pour Dieu. Le Seigneur offre encore la repentance par compassion, même à des personnes qui ne semblaient plus la mériter. Celui qui se repent de tout son cœur, cesse d’ajouter à ses fautes et garde les commandements reçoit guérison pour ses péchés antérieurs.
Lecture
§1 Le Pasteur montra à Hermas un grand saule dont l’ombre couvrait plaines et montagnes ; sous cet arbre s’étaient rassemblés tous ceux qui avaient été appelés au nom du Seigneur. Près du saule se tenait un ange très glorieux, muni d’une grande faucille. Il coupait de petites branches, longues à peu près d’une coudée, et les distribuait au peuple. Une fois la distribution terminée, l’arbre demeurait aussi intact qu’auparavant. Puis l’ange rappela chacun et réclama les rameaux. Certains les rendirent secs et rongés comme par les vers ; d’autres secs mais intacts ; d’autres à demi secs, fendus, verts avec des fissures, moitié verts moitié secs, aux deux tiers verts, ou presque entièrement desséchés. Beaucoup les rendirent parfaitement verts ; certains avaient produit des pousses, et d’autres encore des pousses portant comme un fruit. L’ange plaça chaque groupe à part.
§2 Il fit apporter des couronnes semblables à des palmes et couronna ceux dont les rameaux verts portaient pousses et fruit ; il les envoya dans la tour. Ceux dont les rameaux étaient verts avec des pousses reçurent des sceaux et furent aussi envoyés à la tour. Tous ceux qui y entraient portaient un vêtement blanc comme neige. Les rameaux restés simplement verts reçurent eux aussi vêtement et sceau. Les autres furent remis au Pasteur pour être examinés encore. Celui-ci proposa de planter tous les rameaux et de les arroser : « Le créateur de cet arbre veut que tous ceux qui ont reçu ses branches vivent. »
§3 Hermas demanda ce qu’était ce saule qui restait intact malgré tant de branches coupées. Le Pasteur répondit : « Ce grand arbre qui couvre toute la terre est la loi de Dieu donnée au monde entier ; cette loi est le Fils de Dieu proclamé jusqu’aux extrémités de la terre. Les peuples sous son ombre sont ceux qui ont entendu la proclamation et ont cru. Le grand ange glorieux est Michel, établi sur ce peuple et chargé de le conduire. Les rameaux sont la loi remise à chacun ; leur état révèle la manière dont elle a été gardée. » Ceux qui avaient souffert et combattu sans renier la loi avaient reçu la couronne ; ceux dont les rameaux étaient demeurés verts avaient marché avec justice, dignité et cœur pur.
§4 Quelques jours plus tard, le Pasteur revint avec Hermas. Il s’assit à la place de l’ange et demanda à Hermas de servir. Les groupes vinrent un à un retirer les rameaux plantés. Les premiers, auparavant secs et rongés, les rendirent encore secs et rongés. Parmi ceux qui avaient eu des rameaux secs mais non rongés, certains les rendirent verts ; parmi ceux dont les rameaux étaient à moitié secs et fendus, beaucoup les rendirent entièrement verts, et quelques-uns portaient même des pousses et des fruits. D’autres demeuraient secs. Chacun fut replacé selon le nouvel état de son rameau.
§5 Le même phénomène se poursuivit dans les autres groupes. Beaucoup de rameaux verts mais fendus étaient maintenant verts sans fissure. Parmi les rameaux moitié verts moitié secs, certains étaient devenus tout verts, d’autres étaient restés à demi secs, d’autres avaient séché ou produit des pousses. Parmi ceux qui étaient presque entièrement secs, beaucoup étaient devenus verts et certains portaient pousses et fruits. Le Pasteur se réjouissait surtout de voir vivre ceux qui semblaient presque morts.
§6 « Tu vois combien le Seigneur est compatissant, dit-il : il a donné un esprit de repentance à ceux qu’il a vus capables de purifier leur cœur et de le servir sincèrement. » Les rameaux secs et rongés représentent les apostats et traîtres envers l’Église, ceux qui ont blasphémé dans leurs péchés et eu honte du nom du Seigneur ; aucun d’eux, dans la scène, ne s’était repenti. Les rameaux secs mais non rongés représentent des hypocrites et des gens qui introduisaient des enseignements étrangers, détournant surtout les pécheurs de la repentance ; beaucoup cependant se sont repentis après avoir entendu les commandements et ont retrouvé une place dans la tour ou près d’elle. « Tu vois donc, dit le Pasteur, que la repentance des péchés porte la vie, tandis que refuser de se repentir conduit à la mort. »
§7 Les rameaux à demi secs représentent les âmes partagées, ni tout à fait vivantes ni mortes. Ceux qui avaient aussi des fissures sont des gens partagés, médisants et toujours en conflit. Pourtant une espérance de repentance subsiste. Les rameaux verts mais fendus appartiennent à des croyants fidèles et bons qui nourrissent des rivalités de rang et de prestige. Après avoir entendu les commandements, beaucoup ont abandonné ces divisions. La vie, rappelle le Pasteur, est du côté de la patience et de l’humilité, non de la lutte pour les premières places.
§8 Ceux dont les rameaux étaient moitié verts moitié secs sont absorbés par leurs affaires et ne s’attachent pas aux saints ; une partie d’eux vit, l’autre est comme morte. Beaucoup se sont repentis ; d’autres ont renié le Seigneur sous la pression de leurs affaires. Les rameaux aux deux tiers verts et au tiers sec représentent ceux qui ont renié de diverses manières. Là encore, certains se repentent et entrent dans la tour, tandis que d’autres s’éloignent définitivement ou restent divisés.
§9 Ceux qui avaient deux tiers secs et un tiers vert avaient cru, puis étaient devenus riches et honorés parmi les nations. Ils s’étaient revêtus d’orgueil, avaient quitté la proximité des justes et trouvé plus agréable la vie avec le monde environnant. Pourtant ils n’avaient pas entièrement quitté la foi ; ils n’en accomplissaient simplement plus les œuvres. Beaucoup se repentirent. D’autres finirent par adopter complètement la conduite de leur environnement. Pour ceux qui hésitent encore par honte de leurs actes, la repentance reste possible, mais elle doit devenir effective.
§10 Les rameaux presque entièrement verts dont seule l’extrémité était sèche et fendue appartiennent à des personnes toujours bonnes et fidèles, mais qui ont fauté dans de petits désirs ou des ressentiments réciproques. Beaucoup se repentirent rapidement. Ceux dont le rameau était presque entièrement sec mais gardait un peu de vert avaient cru tout en pratiquant l’injustice ; ils n’avaient pourtant jamais abandonné Dieu, portaient volontiers son nom et accueillaient volontiers ses serviteurs chez eux. En entendant l’appel à la repentance, ils changèrent sans hésiter et pratiquèrent vertu et justice. Leur demeure est destinée à la tour.
§11 Quand toutes les catégories eurent été expliquées, le Pasteur dit : « Va dire à tous de se repentir et de vivre pour Dieu. Le Seigneur m’a envoyé par compassion pour donner à tous la repentance, même lorsque certains n’en semblaient plus dignes par leurs œuvres. Il veut sauver l’appel accompli par son Fils. » Ceux qui se repentent de tout leur cœur, se purifient des fautes décrites et cessent d’ajouter à leurs péchés recevront du Seigneur la guérison de leurs fautes antérieures et vivront pour Dieu.
Proclamation
§1 Regarde : un saule immense couvre plaines et montagnes. Tous ceux qui ont été appelés au nom du Seigneur se tiennent sous son ombre. Un ange glorieux coupe de petites branches du saule et en remet une à chacun. Quand tous rendent leur rameau, les états sont très différents : certains sont secs et rongés, d’autres secs seulement, à demi secs, fendus, moitié verts moitié secs, presque entièrement verts, entièrement verts, ou encore verts avec des pousses et même du fruit. Chacun est placé dans un groupe correspondant.
§2 Ceux dont les rameaux sont verts, avec pousses et fruit, reçoivent des couronnes et entrent dans la tour ; ceux qui ont des rameaux verts ou avec pousses reçoivent également sceau et vêtement blanc. Les autres sont confiés au Pasteur. Il plante leurs rameaux et les arrose abondamment : le créateur de l’arbre veut que tous puissent revivre.
§3 Le saule représente la loi de Dieu annoncée au monde entier, et cette loi est identifiée au Fils de Dieu. Le grand ange est Michel, qui veille sur le peuple. Les rameaux montrent comment chacun a gardé la loi. Ceux qui ont souffert pour elle sont couronnés ; ceux qui ont gardé le rameau vert ont vécu avec justice et pureté.
§4 Après quelques jours, les rameaux sont déterrés. Certains qui étaient secs sont restés secs, mais beaucoup ont reverdi ; quelques-uns ont même produit pousses et fruit. La repentance a réellement changé leur état.
§5 Les transformations sont très diverses : des rameaux fendus retrouvent leur unité ; des rameaux à moitié secs reverdissent ; d’autres restent secs ou se corrompent. Le Pasteur se réjouit spécialement lorsque ceux qui paraissaient presque perdus reviennent à la vie.
§6 Il explique que cette revivification manifeste la grande compassion du Seigneur. Les rameaux complètement secs et rongés représentent apostats et traîtres à l’Église qui ont blasphémé le nom reçu. Les rameaux secs mais non rongés représentent notamment des hypocrites et des enseignants étrangers qui empêchaient les pécheurs de se repentir ; pour certains d’entre eux une repentance demeure possible.
§7 Les rameaux à demi secs représentent les personnes partagées ; lorsqu’ils sont aussi fendus, ils représentent la division et la médisance. Les rameaux verts mais fendus représentent des croyants bons qui se disputent pourtant la première place et la gloire. Leur guérison passe par la paix, la patience et l’humilité.
§8 Les rameaux moitié verts moitié secs représentent ceux que les affaires absorbent et qui ne s’attachent plus à la communauté des saints. Ceux qui ont deux tiers verts et un tiers sec ont renié de diverses manières ; certains reviennent, d’autres persistent et se perdent.
§9 Les rameaux avec deux tiers secs représentent des croyants devenus riches et honorés dans la société, qui ont gardé la foi de nom mais délaissé ses œuvres et préféré l’estime du monde. Beaucoup se repentent ; ceux qui persistent dans leurs plaisirs se mettent en danger.
§10 Les rameaux presque entièrement verts mais un peu secs ou fendus représentent des croyants généralement bons, mais touchés par de petits désirs, rivalités ou divisions. Ceux qui avaient presque tout perdu mais gardé un peu de vert représentent des croyants ayant pratiqué l’injustice tout en conservant le nom de Dieu et l’hospitalité ; plusieurs reviennent alors à une pratique réelle de la justice.
§11 Le Pasteur conclut : va dire à tous de se repentir afin qu’ils vivent pour Dieu. Le Seigneur offre encore la repentance par compassion, même à des personnes qui ne semblaient plus la mériter. Celui qui se repent de tout son cœur, cesse d’ajouter à ses fautes et garde les commandements reçoit guérison pour ses péchés antérieurs.
Déployée
§1 Le Pasteur montre à Hermas un immense saule couvrant plaines et montagnes. Tous ceux qui ont été appelés au nom du Seigneur se tiennent sous son ombre. Un ange glorieux coupe de petites branches du saule et en remet une à chacun. Quand tous rendent leur rameau, les états sont très différents : certains sont secs et rongés, d’autres secs seulement, à demi secs, fendus, moitié verts moitié secs, presque entièrement verts, entièrement verts, ou encore verts avec des pousses et même du fruit. Chacun est placé dans un groupe correspondant.
§2 Ceux dont les rameaux sont verts, avec pousses et fruit, reçoivent des couronnes et entrent dans la tour ; ceux qui ont des rameaux verts ou avec pousses reçoivent également sceau et vêtement blanc. Les autres sont confiés au Pasteur. Il plante leurs rameaux et les arrose abondamment : le créateur de l’arbre veut que tous puissent revivre.
§3 Le saule représente la loi de Dieu annoncée au monde entier ; dans l’interprétation du rameau, cette loi est explicitement identifiée au Fils de Dieu. Le grand ange est Michel, qui veille sur le peuple. Les rameaux montrent comment chacun a gardé la loi. Ceux qui ont souffert pour elle sont couronnés ; ceux qui ont gardé le rameau vert ont vécu avec justice et pureté.
§4 Après quelques jours, les rameaux sont déterrés. Certains qui étaient secs sont restés secs, mais beaucoup ont reverdi ; quelques-uns ont même produit pousses et fruit. La repentance a réellement changé leur état.
§5 Les transformations sont très diverses : des rameaux fendus retrouvent leur unité ; des rameaux à moitié secs reverdissent ; d’autres restent secs ou se corrompent. Le Pasteur se réjouit spécialement lorsque ceux qui paraissaient presque perdus reviennent à la vie.
§6 Il explique que cette revivification manifeste la grande compassion du Seigneur. Les rameaux complètement secs et rongés représentent apostats et traîtres à l’Église qui ont blasphémé le nom reçu. Les rameaux secs mais non rongés représentent notamment des hypocrites et des enseignants étrangers qui empêchaient les pécheurs de se repentir ; pour certains d’entre eux une repentance demeure possible.
§7 Les rameaux à demi secs représentent les personnes partagées ; lorsqu’ils sont aussi fendus, ils représentent la division et la médisance. Les rameaux verts mais fendus représentent des croyants bons qui se disputent pourtant la première place et la gloire. Leur guérison passe par la paix, la patience et l’humilité.
§8 Les rameaux moitié verts moitié secs représentent ceux que les affaires absorbent et qui ne s’attachent plus à la communauté des saints. Ceux qui ont deux tiers verts et un tiers sec ont renié de diverses manières ; certains reviennent, d’autres persistent et se perdent.
§9 Les rameaux avec deux tiers secs représentent des croyants devenus riches et honorés dans la société, qui ont gardé la foi de nom mais délaissé ses œuvres et préféré l’estime du monde. Beaucoup se repentent ; ceux qui persistent dans leurs plaisirs se mettent en danger.
§10 Les rameaux presque entièrement verts mais un peu secs ou fendus représentent des croyants généralement bons, mais touchés par de petits désirs, rivalités ou divisions. Ceux qui avaient presque tout perdu mais gardé un peu de vert représentent des croyants ayant pratiqué l’injustice tout en conservant le nom de Dieu et l’hospitalité ; plusieurs reviennent alors à une pratique réelle de la justice.
§11 Le Pasteur conclut : va dire à tous de se repentir afin qu’ils vivent pour Dieu. Le Seigneur offre encore la repentance par compassion, même à des personnes qui ne semblaient plus la mériter. Celui qui se repent de tout son cœur, cesse d’ajouter à ses fautes et garde les commandements reçoit guérison pour ses péchés antérieurs.
Littérale
§1 Le Pasteur me montra un grand saule couvrant plaines et montagnes, et sous son ombre étaient venus tous ceux qui avaient été appelés au nom du Seigneur. Un ange du Seigneur très glorieux et élevé se tenait près du saule avec une grande faucille ; il coupait des branches du saule et les donnait au peuple, de petites baguettes longues environ d’une coudée. Quand tous les eurent reçues, l’ange posa la faucille et l’arbre demeurait sain comme auparavant. Je m’étonnais qu’après tant de branches coupées il reste intact. L’ange réclama ensuite les baguettes. Il en reçut de sèches et rongées comme par un ver, d’autres sèches non rongées, d’autres à moitié sèches, à moitié sèches avec fissures, vertes avec fissures, moitié vertes moitié sèches, deux tiers vertes et un tiers sec, deux tiers sèches et un tiers vert, presque toutes vertes avec seulement l’extrémité sèche et des fissures, presque toutes sèches avec très peu de vert, entièrement vertes, vertes avec pousses, et vertes avec pousses portant comme un fruit. Il plaça chacun séparément selon l’état de sa baguette.
§2 L’ange fit apporter des couronnes semblables à des palmes et couronna ceux dont les baguettes vertes avaient pousses et fruit ; il les renvoya vers la tour. Il envoya aussi à la tour ceux dont les pousses ne portaient pas de fruit, après leur avoir donné des sceaux. Tous ceux qui allaient vers la tour avaient le même vêtement blanc comme neige. Ceux qui avaient rendu les baguettes vertes comme ils les avaient reçues reçurent aussi vêtement et sceau. Puis l’ange remit les autres au Pasteur pour qu’il les examine soigneusement. Le Pasteur dit : « Prenons toutes les baguettes et plantons-les pour voir si quelques-unes peuvent vivre. » Il les planta par groupes et versa sur elles beaucoup d’eau. « Celui qui a créé cet arbre veut que tous ceux qui ont reçu de ses branches vivent. »
§3 Le grand arbre couvrant plaines, montagnes et toute la terre est la loi de Dieu donnée au monde entier ; cette loi est le Fils de Dieu proclamé jusqu’aux extrémités de la terre. Les peuples sous son ombre sont ceux qui ont entendu la proclamation et cru. Le grand ange glorieux est Michel, qui a autorité sur ce peuple et le gouverne ; c’est lui qui donne la loi dans le cœur des croyants et examine s’ils l’ont gardée. Les baguettes sont la loi. Ceux dont les baguettes portent pousses et fruit sont ceux qui ont lutté contre le diable et l’ont vaincu, ceux qui ont souffert pour la loi ; ceux qui ont les pousses sans fruit ont été affligés pour la loi sans la renier ; ceux qui ont rendu les baguettes vertes comme ils les avaient reçues sont dignes et justes, ayant marché dans un cœur très pur et gardé les commandements du Seigneur.
§4 Après quelques jours nous revînmes. Le Pasteur s’assit à la place de l’ange et me dit de me ceindre d’un vêtement de service. Il appela chaque groupe et leur ordonna de déterrer leur propre baguette. Les premiers rendirent les sèches et rongées toujours sèches et rongées. Parmi les sèches non rongées, certains rendirent des baguettes vertes, d’autres sèches et rongées. Parmi les à moitié sèches et fissurées, beaucoup rendirent des vertes sans fissures ; certains des vertes avec pousses et fruits comme ceux qui étaient entrés couronnés dans la tour ; d’autres restèrent sèches ou demi-sèches.
§5 Ceux qui avaient des baguettes vertes mais fissurées les rendirent toutes vertes, débarrassées des fissures. Parmi les moitié vertes moitié sèches, certains rendirent tout vert, d’autres demi-sec, d’autres sec et rongé, d’autres vert avec pousses. Les groupes suivants montrèrent la même diversité : beaucoup reverdissaient, quelques-uns s’asséchaient davantage. Ceux qui n’avaient conservé au départ qu’une très petite partie verte produisirent pour la plupart des baguettes vertes avec pousses et fruits, et le Pasteur se réjouit grandement.
§6 « Je t’ai dit que cet arbre aime la vie. Vois combien se sont repentis et ont été sauvés : ainsi apparaît la grande et glorieuse compassion du Seigneur. Il a donné un esprit à ceux qui étaient dignes de repentance. » Les baguettes sèches rongées sont les apostats et traîtres de l’Église qui ont blasphémé le Seigneur et eu honte du nom invoqué sur eux ; aucun ne s’est repenti dans la scène. Les sèches non rongées sont proches d’eux : hypocrites et introducteurs d’enseignements étrangers, qui détournaient les serviteurs de Dieu et surtout empêchaient les pécheurs de se repentir par leurs enseignements insensés. Beaucoup d’entre eux se sont pourtant repentis après les commandements ; ceux qui ne se repentent pas perdent leur vie, mais ceux qui se repentent deviennent bons. Ainsi la repentance des péchés a la vie, et ne pas se repentir la mort.
§7 Ceux qui rendirent les baguettes à moitié sèches sont les doubles d’âme, ni vivants ni morts. Ceux qui avaient aussi des fissures sont doubles d’âme et médisants, jamais en paix mais toujours divisés ; pourtant la repentance leur est encore offerte. Ceux dont les baguettes étaient vertes mais fissurées furent toujours fidèles et bons, mais avaient entre eux quelque jalousie pour les premières places et quelque gloire. Après avoir entendu les commandements, beaucoup se purifièrent et se repentirent rapidement ; leur demeure est dans la tour. La vie est pour ceux qui gardent les commandements : ils parlent non de première place mais de patience et d’humilité.
§8 Les baguettes moitié vertes moitié sèches sont ceux qui se sont mêlés aux affaires et ne se sont pas attachés aux saints ; leur moitié vit et leur moitié est morte. Beaucoup se sont repentis ; certains se sont totalement éloignés et ont blasphémé le Seigneur à cause de leurs affaires. Les deux tiers verts et un tiers sec sont ceux qui ont renié de diverses manières ; beaucoup se sont repentis, beaucoup se sont totalement éloignés, d’autres sont restés doubles d’âme et divisés : la repentance leur demeure s’ils changent rapidement et ne persistent pas dans leurs plaisirs.
§9 Ceux dont les baguettes avaient deux parties sèches et la troisième verte étaient devenus croyants, puis riches et glorieux parmi les nations. Ils se revêtirent d’un grand orgueil, devinrent hautains, quittèrent la vérité, ne s’attachèrent pas aux justes mais vécurent avec les nations et trouvèrent cette voie plus agréable. Ils ne quittèrent cependant pas Dieu, demeurant dans la foi sans accomplir ses œuvres. Beaucoup se repentirent et leur demeure fut dans la tour ; d’autres finirent par s’éloigner totalement ; d’autres hésitèrent, désespérant d’être sauvés à cause de leurs actes. Ceux-là ont encore repentance, mais elle doit être rapide.
§10 Ceux dont les baguettes étaient vertes, mais dont l’extrémité était sèche et fissurée, furent toujours bons, fidèles et glorieux auprès de Dieu ; ils péchèrent seulement par de petits désirs et de petites choses retenues les uns contre les autres. La plupart se repentirent rapidement. Ceux qui rendirent des baguettes sèches avec seulement un peu de vert sont ceux qui crurent seulement mais pratiquèrent les œuvres de l’illégalité ; ils ne quittèrent jamais Dieu, portèrent volontiers le nom et reçurent volontiers les serviteurs de Dieu dans leurs maisons. Ayant entendu cette repentance, ils se repentirent sans hésiter et pratiquent toute vertu et justice. Tous ceux-là auront leur demeure dans la tour.
§11 Après avoir achevé l’explication de toutes les baguettes, il me dit : « Va dire à tous de se repentir et qu’ils vivent pour Dieu. Le Seigneur m’a envoyé, ayant compassion, pour donner la repentance à tous, bien que certains n’en soient pas dignes à cause de leurs œuvres ; mais le Seigneur, étant patient, veut sauver l’appel accompli par son Fils. » Ceux qui se repentent de tout leur cœur, se purifient des méchancetés dites auparavant et n’ajoutent plus à leurs péchés recevront du Seigneur guérison de leurs péchés antérieurs, s’ils ne sont pas doubles d’âme concernant ces commandements, et vivront pour Dieu.
Philologique
§1 Le Pasteur me montra un grand saule couvrant plaines et montagnes, et sous son ombre étaient venus tous ceux qui avaient été appelés au nom du Seigneur. Un ange du Seigneur très glorieux et élevé se tenait près du saule avec une grande faucille ; il coupait des branches du saule et les donnait au peuple, de petites baguettes longues environ d’une coudée. Quand tous les eurent reçues, l’ange posa la faucille et l’arbre demeurait sain comme auparavant. Je m’étonnais qu’après tant de branches coupées il reste intact. L’ange réclama ensuite les baguettes. Il en reçut de sèches et rongées comme par un ver, d’autres sèches non rongées, d’autres à moitié sèches, à moitié sèches avec fissures, vertes avec fissures, moitié vertes moitié sèches, deux tiers vertes et un tiers sec, deux tiers sèches et un tiers vert, presque toutes vertes avec seulement l’extrémité sèche et des fissures, presque toutes sèches avec très peu de vert, entièrement vertes, vertes avec pousses, et vertes avec pousses portant comme un fruit. Il plaça chacun séparément selon l’état de sa baguette.
§2 L’ange fit apporter des couronnes semblables à des palmes et couronna ceux dont les baguettes vertes avaient pousses et fruit ; il les renvoya vers la tour. Il envoya aussi à la tour ceux dont les pousses ne portaient pas de fruit, après leur avoir donné des sceaux. Tous ceux qui allaient vers la tour avaient le même vêtement blanc comme neige. Ceux qui avaient rendu les baguettes vertes comme ils les avaient reçues reçurent aussi vêtement et sceau. Puis l’ange remit les autres au Pasteur pour qu’il les examine soigneusement. Le Pasteur dit : « Prenons toutes les baguettes et plantons-les pour voir si quelques-unes peuvent vivre. » Il les planta par groupes et versa sur elles beaucoup d’eau. « Celui qui a créé cet arbre veut que tous ceux qui ont reçu de ses branches vivent. »
§3 Le grand arbre couvrant plaines, montagnes et toute la terre est la loi de Dieu (νόμος τοῦ θεοῦ) donnée au monde entier ; cette loi est le Fils de Dieu proclamé jusqu’aux extrémités de la terre. Les peuples sous son ombre sont ceux qui ont entendu la proclamation et cru. Le grand ange glorieux est Michel, qui a autorité sur ce peuple et le gouverne ; c’est lui qui donne la loi dans le cœur des croyants et examine s’ils l’ont gardée. Les baguettes sont la loi. Ceux dont les baguettes portent pousses et fruit sont ceux qui ont lutté contre le diable et l’ont vaincu, ceux qui ont souffert pour la loi ; ceux qui ont les pousses sans fruit ont été affligés pour la loi sans la renier ; ceux qui ont rendu les baguettes vertes comme ils les avaient reçues sont dignes et justes, ayant marché dans un cœur très pur et gardé les commandements du Seigneur.
§4 Après quelques jours nous revînmes. Le Pasteur s’assit à la place de l’ange et me dit de me ceindre d’un vêtement de service. Il appela chaque groupe et leur ordonna de déterrer leur propre baguette. Les premiers rendirent les sèches et rongées toujours sèches et rongées. Parmi les sèches non rongées, certains rendirent des baguettes vertes, d’autres sèches et rongées. Parmi les à moitié sèches et fissurées, beaucoup rendirent des vertes sans fissures ; certains des vertes avec pousses et fruits comme ceux qui étaient entrés couronnés dans la tour ; d’autres restèrent sèches ou demi-sèches.
§5 Ceux qui avaient des baguettes vertes mais fissurées les rendirent toutes vertes, débarrassées des fissures. Parmi les moitié vertes moitié sèches, certains rendirent tout vert, d’autres demi-sec, d’autres sec et rongé, d’autres vert avec pousses. Les groupes suivants montrèrent la même diversité : beaucoup reverdissaient, quelques-uns s’asséchaient davantage. Ceux qui n’avaient conservé au départ qu’une très petite partie verte produisirent pour la plupart des baguettes vertes avec pousses et fruits, et le Pasteur se réjouit grandement.
§6 « Je t’ai dit que cet arbre aime la vie. Vois combien se sont repentis et ont été sauvés : ainsi apparaît la grande et glorieuse compassion du Seigneur. Il a donné un esprit à ceux qui étaient dignes de repentance. » Les baguettes sèches rongées sont les apostats et traîtres de l’Église qui ont blasphémé le Seigneur et eu honte du nom invoqué sur eux ; aucun ne s’est repenti dans la scène. Les sèches non rongées sont proches d’eux : hypocrites et introducteurs d’enseignements étrangers, qui détournaient les serviteurs de Dieu et surtout empêchaient les pécheurs de se repentir par leurs enseignements insensés. Beaucoup d’entre eux se sont pourtant repentis après les commandements ; ceux qui ne se repentent pas perdent leur vie, mais ceux qui se repentent deviennent bons. Ainsi la repentance des péchés a la vie, et ne pas se repentir la mort.
§7 Ceux qui rendirent les baguettes à moitié sèches sont les doubles d’âme, ni vivants ni morts. Ceux qui avaient aussi des fissures sont doubles d’âme et médisants, jamais en paix mais toujours divisés ; pourtant la repentance leur est encore offerte. Ceux dont les baguettes étaient vertes mais fissurées furent toujours fidèles et bons, mais avaient entre eux quelque jalousie pour les premières places et quelque gloire. Après avoir entendu les commandements, beaucoup se purifièrent et se repentirent rapidement ; leur demeure est dans la tour. La vie est pour ceux qui gardent les commandements : ils parlent non de première place mais de patience et d’humilité.
§8 Les baguettes moitié vertes moitié sèches sont ceux qui se sont mêlés aux affaires et ne se sont pas attachés aux saints ; leur moitié vit et leur moitié est morte. Beaucoup se sont repentis ; certains se sont totalement éloignés et ont blasphémé le Seigneur à cause de leurs affaires. Les deux tiers verts et un tiers sec sont ceux qui ont renié de diverses manières ; beaucoup se sont repentis, beaucoup se sont totalement éloignés, d’autres sont restés doubles d’âme et divisés : la repentance leur demeure s’ils changent rapidement et ne persistent pas dans leurs plaisirs.
§9 Ceux dont les baguettes avaient deux parties sèches et la troisième verte étaient devenus croyants, puis riches et glorieux parmi les nations. Ils se revêtirent d’un grand orgueil, devinrent hautains, quittèrent la vérité, ne s’attachèrent pas aux justes mais vécurent avec les nations et trouvèrent cette voie plus agréable. Ils ne quittèrent cependant pas Dieu, demeurant dans la foi sans accomplir ses œuvres. Beaucoup se repentirent et leur demeure fut dans la tour ; d’autres finirent par s’éloigner totalement ; d’autres hésitèrent, désespérant d’être sauvés à cause de leurs actes. Ceux-là ont encore repentance, mais elle doit être rapide.
§10 Ceux dont les baguettes étaient vertes, mais dont l’extrémité était sèche et fissurée, furent toujours bons, fidèles et glorieux auprès de Dieu ; ils péchèrent seulement par de petits désirs et de petites choses retenues les uns contre les autres. La plupart se repentirent rapidement. Ceux qui rendirent des baguettes sèches avec seulement un peu de vert sont ceux qui crurent seulement mais pratiquèrent les œuvres de l’illégalité ; ils ne quittèrent jamais Dieu, portèrent volontiers le nom et reçurent volontiers les serviteurs de Dieu dans leurs maisons. Ayant entendu cette repentance, ils se repentirent sans hésiter et pratiquent toute vertu et justice. Tous ceux-là auront leur demeure dans la tour.
§11 Après avoir achevé l’explication de toutes les baguettes, il me dit : « Va dire à tous de se repentir et qu’ils vivent pour Dieu. Le Seigneur m’a envoyé, ayant compassion, pour donner la repentance à tous, bien que certains n’en soient pas dignes à cause de leurs œuvres ; mais le Seigneur, étant patient, veut sauver l’appel accompli par son Fils. » Ceux qui se repentent de tout leur cœur, se purifient des méchancetés dites auparavant et n’ajoutent plus à leurs péchés recevront du Seigneur guérison de leurs péchés antérieurs, s’ils ne sont pas doubles d’âme concernant ces commandements, et vivront pour Dieu.
Paraphrase
§1 Le grand saule que voit Hermas devient l’image de tous ceux qui ont reçu l’appel du Seigneur. Tous ceux qui ont été appelés au nom du Seigneur se tiennent sous son ombre. Un ange glorieux coupe de petites branches du saule et en remet une à chacun. Quand tous rendent leur rameau, les états sont très différents : certains sont secs et rongés, d’autres secs seulement, à demi secs, fendus, moitié verts moitié secs, presque entièrement verts, entièrement verts, ou encore verts avec des pousses et même du fruit. Chacun est placé dans un groupe correspondant.
§2 Ceux dont les rameaux sont verts, avec pousses et fruit, reçoivent des couronnes et entrent dans la tour ; ceux qui ont des rameaux verts ou avec pousses reçoivent également sceau et vêtement blanc. Les autres sont confiés au Pasteur. Il plante leurs rameaux et les arrose abondamment : le créateur de l’arbre veut que tous puissent revivre.
§3 Le saule représente la loi de Dieu annoncée au monde entier, et cette loi est identifiée au Fils de Dieu. Le grand ange est Michel, qui veille sur le peuple. Les rameaux montrent comment chacun a gardé la loi. Ceux qui ont souffert pour elle sont couronnés ; ceux qui ont gardé le rameau vert ont vécu avec justice et pureté.
§4 Après quelques jours, les rameaux sont déterrés. Certains qui étaient secs sont restés secs, mais beaucoup ont reverdi ; quelques-uns ont même produit pousses et fruit. La repentance a réellement changé leur état.
§5 Les transformations sont très diverses : des rameaux fendus retrouvent leur unité ; des rameaux à moitié secs reverdissent ; d’autres restent secs ou se corrompent. Le Pasteur se réjouit spécialement lorsque ceux qui paraissaient presque perdus reviennent à la vie.
§6 Il explique que cette revivification manifeste la grande compassion du Seigneur. Les rameaux complètement secs et rongés représentent apostats et traîtres à l’Église qui ont blasphémé le nom reçu. Les rameaux secs mais non rongés représentent notamment des hypocrites et des enseignants étrangers qui empêchaient les pécheurs de se repentir ; pour certains d’entre eux une repentance demeure possible.
§7 Les rameaux à demi secs représentent les personnes partagées ; lorsqu’ils sont aussi fendus, ils représentent la division et la médisance. Les rameaux verts mais fendus représentent des croyants bons qui se disputent pourtant la première place et la gloire. Leur guérison passe par la paix, la patience et l’humilité.
§8 Les rameaux moitié verts moitié secs représentent ceux que les affaires absorbent et qui ne s’attachent plus à la communauté des saints. Ceux qui ont deux tiers verts et un tiers sec ont renié de diverses manières ; certains reviennent, d’autres persistent et se perdent.
§9 Les rameaux avec deux tiers secs représentent des croyants devenus riches et honorés dans la société, qui ont gardé la foi de nom mais délaissé ses œuvres et préféré l’estime du monde. Beaucoup se repentent ; ceux qui persistent dans leurs plaisirs se mettent en danger.
§10 Les rameaux presque entièrement verts mais un peu secs ou fendus représentent des croyants généralement bons, mais touchés par de petits désirs, rivalités ou divisions. Ceux qui avaient presque tout perdu mais gardé un peu de vert représentent des croyants ayant pratiqué l’injustice tout en conservant le nom de Dieu et l’hospitalité ; plusieurs reviennent alors à une pratique réelle de la justice.
§11 Le Pasteur conclut : va dire à tous de se repentir afin qu’ils vivent pour Dieu. Le Seigneur offre encore la repentance par compassion, même à des personnes qui ne semblaient plus la mériter. Celui qui se repent de tout son cœur, cesse d’ajouter à ses fautes et garde les commandements reçoit guérison pour ses péchés antérieurs.
Texte source
§1.1 Ἔδειξέ μοι ἰτέαν μεγάλην, σκεπάζουσαν πεδία καὶ ὄρη, καὶ ὑπὸ τὴν σκέπην τῆς ἰτέας πάντες ἐληλύθασιν οἱ κεκλημένοι ἐν ὀνόματι κυρίου. §1.2 εἱστήκει δὲ ἄγγελος κυρίου ἔνδοξος λίαν ὑψηλὸς παρὰ τὴν ἰτέαν, δρέπανον ἔχων μέγα, καὶ ἔκοπτε κλάδους ἀπὸ τῆς ἰτέας, καὶ ἐπεδίδου τῷ λαῷ τῷ σκεπαζομένῳ ὑπὸ τῆς ἰτέας· μικρὰ δὲ ῥαβδία ἐπεδίδου αὐτοῖς, ὡσεὶ πηχυαῖα. §1.3 μετὰ τὸ πάντας λαβεῖν τὰ ῥαβδία ἔθηκε τὸ δρέπανον ὁ ἄγγελος, καὶ τὸ δένδρον ἐκεῖνο ὑγιὲς ἦν, οἷον καὶ ἑωράκειν αὐτό. §1.4 ἐθαύμαζον δὲ ἐγὼ ἐν ἐμαυτῷ λέγων· Πῶς τοσούτων κλάδων κεκομμένων τὸ δένδρον ὑγιές ἐστι; λέγει μοι ὁ ποιμήν· Μὴ θαύμαζε, εἰ τὸ δένδρον τοῦτο ὑγιὲς ἔμεινε τοσούτων κλάδων κοπέντων· ἐὰν δέ, φησί, πάντα ἴδῃς, σοι δηλωθήσεται τὸ τί ἐστιν. §1.5 ὁ ἄγγελος ὁ ἐπιδεδωκὼς τῷ λαῷ τὰς ῥάβδους πάλιν ἀπῄτει αὐτούς· καὶ καθὼς ἔλαβον, οὕτω καὶ ἐκαλοῦντο πρὸς αὐτόν, καὶ εἷς ἕκαστος αὐτῶν ἀπεδίδου τὰς ῥάβδους. ἐλάμβανε δὲ ὁ ἄγγελος τοῦ κυρίου καὶ κατενόει αὐτάς. §1.6 παρά τινων ἐλάμβανε τὰς ῥάβδους ξηρὰς καὶ βεβρωμένας ὡς ὑπὸ σητός· ἐκέλευσεν ὁ ἄγγελος τοὺς τὰς τοιαύτας ῥάβδους ἐπιδεδωκότας χωρὶς ἱστάνεσθαι. §1.7 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδοσαν ξηράς, ἀλλ’ οὐκ ἦσαν βεβρωμέναι ὑπὸ σητός· καὶ τούτους ἐκέλευσε χωρὶς ἱστάνεσθαι. §1.8 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν ἡμιξήρους· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.9 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους αὐτῶν ἡμιξήρους καὶ σχισμὰς ἐχούσας· καὶ οὗτοι χωρὶς ἵσταντο. §1.10 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους αὐτῶν χλωρὰς καὶ σχισμὰς ἐχούσας· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.11 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους τὸ ἥμισυ ξηρὸν καὶ τὸ ἥμισυ μέρος χλωρόν· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.12 ἕτεροι δὲ προσέφερον τὰς ῥάβδους αὐτῶν τὰ δύο μέρη τῆς ῥάβδου χλωρά, τὸ δὲ τρίτον ξηρόν· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.13 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰ δύο μέρη ξηρά, τὸ δὲ τρίτον χλωρόν· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.14 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους αὐτῶν παρὰ μικρὸν ὅλας χλωράς, ἐλάχιστον δὲ τῶν ῥάβδων αὐτῶν ξηρὸν ἦν, αὐτὸ τὸ ἄκρον· σχισμὰς δὲ εἶχον ἐν αὐταῖς· καὶ οὗτοι χωρὶς ἵσταντο. §1.15 ἑτέρων δὲ ἦν ἐλάχιστον χλωρόν, τὰ δὲ λοιπὰ τῶν ῥάβδων ξηρά· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.16 ἕτεροι δὲ ἤρχοντο τὰς ῥάβδους χλωρὰς φέροντες ὡς ἔλαβον παρὰ τοῦ ἀγγέλου· τὸ δὲ πλεῖον μέρος τοῦ ὄχλου τοιαύτας ῥάβδους ἐπεδίδουν. ὁ δὲ ἄγγελος ἐπὶ τούτοις ἐχάρη λίαν· καὶ οὗτοι χωρὶς ἱστάνοντο. §1.17 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους αὐτῶν χλωρὰς καὶ παραφυάδας ἐχούσας· καὶ οὗτοι χωρὶς ἵσταντο· καὶ ἐπὶ τούτοις ὁ ἄγγελος λίαν ἐχάρη. §1.18 ἕτεροι δὲ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους αὐτῶν χλωρὰς καὶ παραφυάδας ἐχούσας· αἱ δὲ παραφυάδες αὐτῶν ὡσεὶ καρπόν τινα εἶχον· καὶ λίαν ἱλαροὶ ἦσαν οἱ ἄνθρωποι ἐκεῖνοι, ὧν αἱ ῥάβδοι τοιαῦται εὑρέθησαν. καὶ ὁ ἄγγελος ἐπὶ τούτοις ἠγαλλιᾶτο, καὶ ὁ ποιμὴν λίαν ἱλαρὸς ἦν ἐπὶ τούτοις. §2.1 Ἐκέλευσε δὲ ὁ ἄγγελος κυρίου στεφάνους ἐνεχθῆναι. καὶ ἐνέχθησαν στέφανοι ὡσεὶ ἐκ φοινίκων γεγονότες, καὶ ἐστεφάνωσε τοὺς ἄνδρας τοὺς ἐπιδεδωκότας τὰς ῥάβδους τὰς ἐχούσας τὰς παραφυάδας καὶ καρπόν τινα καὶ ἀπέλυσεν αὐτοὺς εἰς τὸν πύργον. §2.2 καὶ τοὺς ἄλλους δὲ ἀπέστειλεν εἰς τὸν πύργον, τοὺς τὰς ῥάβδους τὰς χλωρὰς ἐπιδεδωκότας καὶ παραφυάδας ἐχούσας, καρπὸν δὲ μὴ ἐχούσας τὰς παραφυάδας, δοὺς αὐτοῖς σφραγῖδας. §2.3 ἱματισμὸν δὲ τὸν αὐτὸν πάντες εἶχον λευκὸν ὡσεὶ χιόνα, οἱ πορευόμενοι εἰς τὸν πύργον. §2.4 καὶ τοὺς τὰς ῥάβδους ἐπιδεδωκότας χλωρὰς ὡς ἔλαβον ἀπέλυσε, δοὺς αὐτοῖς ἱματισμὸν καὶ σφραγῖδας. §2.5 μετὰ τὸ ταῦτα τελέσαι τὸν ἄγγελον λέγει τῷ ποιμένι· Ἐγὼ ὑπάγω· σὺ δὲ τούτους ἀπολύσεις εἰς τὰ τείχη, καθὼς ἄξιός ἐστί τις κατοικεῖν. κατανόησον δὲ τὰς ῥάβδους αὐτῶν ἐπιμελῶς καὶ οὕτως ἀπόλυσον· ἐπιμελῶς δὲ κατανόησον. βλέπε, μή τίς σε παρέλθῃ, φησίν, ἐὰν δὲ τίς σε παρέλθῃ, ἐγὼ αὐτοὺς ἐπὶ τὸ θυσιαστήριον δοκιμάσω. ταῦτα εἰπὼν τῷ ποιμένι ἀπῆλθε. §2.6 καὶ μετὰ τὸ ἀπελθεῖν τὸν ἄγγελον λέγει μοι ὁ ποιμήν· Λάβωμεν πάντων τὰς ῥάβδους καὶ φυτεύσωμεν αὐτάς, εἴ τινες ἐξ αὐτῶν δυνήσονται ζῆσαι. λέγω αὐτῷ· Κύριε, τὰ ξηρὰ ταῦτα πῶς δύνανται ζῆσαι; §2.7 ἀποκριθείς μοι λέγει· Τὸ δένδρον τοῦτο ἰτέα ἐστὶ καὶ φιλόζωον τὸ γένος· ἐὰν οὖν φυτευθῶσι καὶ μικρὰν ἰκμάδα λαμβάνωσιν αἱ ῥάβδοι, ζήσονται πολλαὶ ἐξ αὐτῶν· εἶτα δὲ πειράσωμεν καὶ ὕδωρ αὐταῖς παραχέειν. ἐάν τις αὐτῶν δυνηθῇ ζῆσαι, συγχαρήσομαι αὐταῖς· ἐὰν δὲ μὴ ζήσῃ, οὐχ εὑρεθήσομαι ἐγὼ ἀμελής. §2.8 ἐκέλευσε δέ μοι ὁ ποιμὴν καλέσαι, καθώς τις αὐτῶν ἐστάθη. ἦλθον τάγματα τάγματα καὶ ἐπεδίδουν τὰς ῥάβδους τῷ ποιμένι· ἐλάμβανε δὲ ὁ ποιμὴν τὰς ῥάβδους καὶ κατὰ τάγματα ἐφύτευσεν αὐτὰς καὶ μετὰ τὸ φυτεῦσαι ὕδωρ αὐταῖς πολὺ παρέχεεν, ὥστε ἀπὸ τοῦ ὕδατος μὴ φαίνεσθαι τὰς ῥάβδους. §2.9 καὶ μετὰ τὸ ποτίσαι αὐτὸν τὰς ῥάβδους λέγει μοι· Ἄγωμεν καὶ μετ’ ὀλίγας ἡμέρας ἐπανέλθωμεν καὶ ἐπισκεψώμεθα τὰς ῥάβδους πάσας· ὁ γὰρ κτίσας τὸ δένδρον τοῦτο θέλει πάντας ζῆν τοὺς λαβόντας ἐκ τοῦ δένδρου τούτου κλάδους. ἐλπίζω δὲ κἀγώ, ὅτι λαβόντα τὰ ῥαβδία ταῦτα ἰκμάδα καὶ ποτισθέντα ὕδατι ζήσονται τὸ πλεῖστον μέρος αὐτῶν. §3.1 Λέγω αὐτῷ· Κύριε, τὸ δένδρον τοῦτο γνώρισόν μοι τί ἐστιν· ἀποροῦμαι γὰρ περὶ αὐτοῦ, ὅτι τοσούτων κλάδων κοπέντων ὑγιές ἐστι τὸ δένδρον καὶ οὐδὲν φαίνεται κεκομμένον ἀπ’ αὐτοῦ· ἐν τούτῳ οὖν ἀποροῦμαι. §3.2 Ἄκουε, φησί· τὸ δένδρον τοῦτο τὸ μέγα τὸ σκεπάζον πεδία καὶ ὄρη καὶ πᾶσαν τὴν γῆν νόμος θεοῦ ἐστιν ὁ δοθεὶς εἰς ὅλον τὸν κόσμον· ὁ δὲ νόμος οὗτος υἱὸς θεοῦ ἐστι κηρυχθεὶς εἰς τὰ πέρατα τῆς γῆς· οἱ δὲ ὑπὸ τὴν σκέπην λαοὶ ὄντες οἱ ἀκούσαντες τοῦ κηρύγματος καὶ πιστεύσαντες εἰς αὐτόν· §3.3 ὁ δὲ ἄγγελος ὁ μέγας καὶ ἔνδοξος Μιχαὴλ ὁ ἔχων τὴν ἐξουσίαν τούτου τοῦ λαοῦ καὶ διακυβερνῶν αὐτούς· οὗτος γάρ ἐστιν ὁ διδοὺς αὐτοῖς τὸν νόμον εἰς τὰς καρδίας τῶν πιστευόντων· ἐπισκέπτεται οὖν αὐτούς, οἷς ἔδωκεν, εἰ ἄρα τετηρήκασιν αὐτόν. §3.4 βλέπεις δὲ ἑνὸς ἑκάστου τὰς ῥάβδους· αἱ γὰρ ῥάβδοι ὁ νόμος ἐστί. βλέπεις οὖν πολλὰς ῥάβδους ἠχρειωμένας, γνώσῃ δὲ αὐτοὺς πάντας τοὺς μὴ τηρήσαντας τὸν νόμον· καὶ ὄψει ἑνὸς ἑκάστου τὴν κατοικίαν. §3.5 λέγω αὐτῷ· Κύριε, διατί οὓς μὲν ἀπέλυσεν εἰς τὸν πύργον, οὓς δὲ σοὶ κατέλειψεν; Ὅσοι, φησί, παρέβησαν τὸν νόμον, ὃν ἔλαβον παρ’ αὐτοῦ, εἰς τὴν ἐμὴν ἐξουσίαν κατέλιπεν αὐτοὺς εἰς μετάνοιαν· ὅσοι δὲ ἤδη εὐηρέστησαν τῷ νόμῳ καὶ τετηρήκασιν αὐτόν, ὑπὸ τὴν ἰδίαν ἐξουσίαν ἔχει αὐτούς. §3.6 Τίνες οὖν, φημί, κύριε, εἰσὶν οἱ ἐστεφανωμένοι καὶ εἰς τὸν πύργον ὑπάγοντες; Ὅσοι, φησίν, ἀντεπάλαισαν τῷ διαβόλῳ καὶ ἐνίκησαν αὐτόν, ἐστεφανωμένοι εἰσίν· οὗτοί εἰσιν οἱ ὑπὲρ τοῦ νόμου παθόντες· §3.7 οἱ δὲ ἕτεροι καὶ αὐτοὶ χλωρὰς τὰς ῥάβδους ἐπιδεδωκότες καὶ παραφυάδας ἐχούσας, καρπὸν δὲ μὴ ἐχούσας οἱ ὑπὲρ τοῦ νόμου θλιβέντες, μὴ παθόντες δὲ μηδὲ ἀρνησάμενοι τὸν νόμον αὐτῶν. §3.8 οἱ δὲ χλωρὰς ἐπιδεδωκότες, οἵας ἔλαβον, σεμνοὶ καὶ δίκαιοι καὶ λίαν πορευθέντες ἐν καθαρᾷ καρδίᾳ καὶ τὰς ἐντολὰς κυρίου πεφυλακότες. τὰ δὲ λοιπὰ γνώσῃ, ὅταν κατανοήσω τὰς ῥάβδους ταύτας τὰς πεφυτευμένας καὶ πεποτισμένας. §4.1 Καὶ μετὰ ἡμέρας ὀλίγας ἤλθομεν εἰς τὸν τόπον, καὶ ἐκάθισεν ὁ ποιμὴν εἰς τὸν τόπον τοῦ ἀγγέλου, κἀγὼ παρεστάθην αὐτῷ. καὶ λέγει μοι· Περίζωσαι ὠμόλινον καὶ διακόνει μοι. περιεζωσάμην ὠμόλινον ἐκ σάκκου γεγονὸς καθαρόν. §4.2 ἰδὼν δέ με περιεζωσμένον καὶ ἕτοιμον ὄντα τοῦ διακονεῖν αὐτῷ, Κάλει, φησί, τοὺς ἄνδρας, ὧν εἰσὶν αἱ ῥάβδοι πεφυτευμέναι, κατὰ τὸ τάγμα, ὥς τις ἔδωκε τὰς ῥάβδους. καὶ ἀπῆλθον εἰς τὸ πεδίον καὶ ἐκάλεσα πάντας· καὶ ἔστησαν πάντες τάγματα τάγματα. §4.3 λέγει αὐτοῖς· Ἕκαστος τὰς ἰδίας ῥάβδους ἐκτιλάτω καὶ φερέτω πρός με. §4.4 πρῶτοι ἐπέδωκαν οἱ τὰς ξηρὰς καὶ κεκομμένας ἐσχηκότες, καὶ ὡς αὗται εὑρέθησαν ξηραὶ καὶ κεκομμέναι, ἐκέλευσεν αὐτοὺς χωρὶς σταθῆναι. §4.5 εἶτα ἐπέδωκαν οἱ τὰς ξηρὰς καὶ μὴ κεκομμένας ἔχοντες· τινὲς δὲ ἐξ αὐτῶν ἐπέδωκαν τὰς ῥάβδους χλωράς, τινὲς δὲ ξηρὰς καὶ κεκομμένας ὡς ὑπὸ σητός. τοὺς ἐπιδεδωκότας οὖν χλωρὰς ἐκέλευσε χωρὶς σταθῆναι, τοὺς δὲ ξηρὰς καὶ κεκομμένας ἐπιδεδωκότας ἐκέλευσε μετὰ τῶν πρώτων σταθῆναι. §4.6 εἶτα ἐπέδωκαν οἱ τὰς ἡμιξήρους καὶ σχισμὰς ἐχούσας· καὶ πολλοὶ ἐξ αὐτῶν χλωρὰς ἐπέδωκαν καὶ μὴ ἐχούσας σχισμάς· τινὲς δὲ χλωρὰς καὶ παραφυάδας ἐχούσας καὶ εἰς τὰς παραφυάδας καρπούς, οἵους εἶχον οἱ εἰς τὸν πύργον πορευθέντες ἐστεφανωμένοι. τινὲς δὲ ἐπέδωκαν ξηρὰς καὶ βεβρωμένας, τινὲς δὲ ξηρὰς καὶ ἀβρώτους, τινὲς δὲ οἷαι ἦσαν ἡμίξηροι καὶ σχισμὰς ἔχουσαι. ἐκέλευσεν αὐτοὺς ἕνα ἕκαστον χωρὶς σταθῆναι, τοὺς μὲν πρὸς τὰ ἴδια τάγματα, τοὺς δὲ χωρίς. §5.1 Εἶτα ἐπεδίδουν οἱ τὰς ῥάβδους χλωρὰς μὲν ἔχοντες, σχισμὰς δὲ ἐχούσας· οὗτοι πάντες χλωρὰς ἐπέδωκαν καὶ ἔστησαν εἰς τὸ ἴδιον τάγμα. ἐχάρη δὲ ὁ ποιμὴν ἐπὶ τούτοις, ὅτι πάντες ἠλλοιώθησαν καὶ ἀπέθεντο τὰς σχισμὰς αὐτῶν. §5.2 ἐπέδωκαν δὲ καὶ οἱ τὸ ἥμισυ χλωρόν, τὸ δὲ ἥμισυ ξηρὸν ἔχοντες· τινῶν οὖν εὑρέθησαν αἱ ῥάβδοι ὁλοτελῶς χλωραί, τινῶν ἡμίξηροι, τινῶν ξηραὶ καὶ βεβρωμέναι, τινῶν δὲ χλωραὶ καὶ παραφυάδας ἔχουσαι· οὗτοι πάντες ἀπελύθησαν ἕκαστος πρὸς τὸ τάγμα αὐτοῦ. §5.3 εἶτα ἐπέδωκαν οἱ τὰ δύο μέρη χλωρὰ ἔχοντες, τὸ δὲ τρίτον ξηρόν. πολλοὶ ἐξ αὐτῶν χλωρὰς ἐπέδωκαν, πολλοὶ δὲ ἡμιξήρους, ἕτεροι δὲ ξηρὰς καὶ βεβρωμένας· οὗτοι πάντες ἔστησαν εἰς τὸ ἴδιον τάγμα. §5.4 εἶτα ἐπέδωκαν οἱ τὰ δύο μέρη ξηρὰ ἔχοντες, τὸ δὲ τρίτον χλωρόν· πολλοὶ ἐξ αὐτῶν ἡμιξήρους ἐπέδωκαν, τινὲς δὲ ξηρὰς καὶ βεβρωμένας, ἕτεροι δὲ ἡμιξήρους, καὶ σχισμὰς ἐχούσας, ὀλίγοι δὲ χλωράς· οὗτοι πάντες ἔστησαν εἰς τὸ ἴδιον τάγμα. §5.5 ἐπέδωκαν δὲ οἱ τὰς ῥάβδους αὐτῶν χλωρὰς ἐσχηκότες, ἐλάχιστον δὲ ξηρὸν καὶ σχισμὰς ἐχούσας· ἐκ τούτων τινὲς χλωρὰς ἐπέδωκαν, τινὲς δὲ χλωρὰς καὶ παραφυάδας· ἀπῆλθον καὶ οὗτοι εἰς τὸ τάγμα αὐτῶν. §5.6 εἶτα ἐπέδωκαν οἱ ἐλάχιστον ἔχοντες χλωρόν, τὰ δὲ λοιπὰ μέρη ξηρά· τούτων αἱ ῥάβδοι εὑρέθησαν τὸ πλεῖστον μέρος χλωραὶ καὶ παραφυάδας ἔχουσαι καὶ καρπὸν ἐν ταῖς παραφυάσι, καὶ ἕτεραι χλωραὶ ὅλαι. ἐπὶ ταύταις ταῖς ῥάβδοις ἐχάρη ὁ ποιμὴν λίαν μεγάλως, ὅτι οὕτως εὑρέθησαν. ἀπῆλθον δὲ οὗτοι ἕκαστος εἰς τὸ ἴδιον τάγμα. §6.1 Μετὰ τὸ πάντων κατανοῆσαι τὰς ῥάβδους τὸν ποιμένα λέγει μοι· Εἶπόν σοι, ὅτι τὸ δένδρον τοῦτο φιλόζωόν ἐστι. βλέπεις, φησί, πόσοι μετενόησαν καὶ ἐσώθησαν; Βλέπω, φημί, κύριε. Ἵνα ἴδῃς, φησί, τὴν πολυευσπλαγχνίαν τοῦ κυρίου, ὅτι μεγάλη καὶ ἔνδοξός ἐστι, καὶ ἔδωκε πνεῦμα τοῖς ἀξίοις οὖσι μετανοίας. §6.2 Διατί οὖν, φημί, κύριε, πάντες οὐ μετενόησαν; Ὧν εἶδε, φησί, τὴν καρδίαν μέλλουσαν καθαρὰν γενέσθαι καὶ δουλεύειν αὐτῷ ἐξ ὅλης καρδίας, τούτοις ἔδωκε τὴν μετάνοιαν· ὧν δὲ εἶδε τὴν δολιότητα καὶ πονηρίαν, μελλόντων ἐν ὑποκρίσει μετανοεῖν, ἐκείνοις οὐκ ἔδωκε μετάνοιαν, μήποτε πάλιν βεβηλώσωσι τὸ ὄνομα αὐτοῦ. §6.3 λέγω αὐτῷ· Κύριε, νῦν οὖν μοι δήλωσον τοὺς τὰς ῥάβδους ἐπιδεδωκότας, ποταπός τις αὐτῶν ἐστί, καὶ τὴν τούτων κατοικίαν, ἵνα ἀκούσαντες οἱ πιστεύσαντες καὶ εἰληφότες τὴν σφραγῖδα καὶ τεθλακότες αὐτὴν καὶ μὴ τηρήσαντες ὑγιῆ, ἐπιγνόντες τὰ ἑαυτῶν ἔργα μενανοήσωσι, λαβόντες ὑπὸ σοῦ σφραγῖδα, καὶ δοξάσωσι τὸν κύριον, ὅτι ἐσπλαγχνίσθη ἐπ’ αὐτοὺς καὶ ἀπέστειλέ σε τοῦ ἀνακαινίσαι τὰ πνεύματα αὐτῶν. §6.4 Ἄκουε, φησίν· ὧν αἱ ῥάβδοι ξηραὶ καὶ βεβρωμέναι ὑπὸ σητὸς εὑρέθησαν, οὗτοί εἰσιν οἱ ἀποστάται καὶ προδόται τῆς ἐκκλησίας καὶ βλασφημήσαντες ἐν ταῖς ἁμαρτίαις αὐτῶν τὸν κύριον, ἔτι δὲ καὶ ἐπαισχυνθέντες τὸ ὄνομα κυρίου τὸ ἐπικληθὲν ἐπ’ αὐτούς. οὗτοι οὖν εἰς τέλος ἀπώλοντο τῷ θεῷ. βλέπεις δέ, ὅτι οὐδὲ εἷς αὐτῶν μετενόησε, καίπερ ἀκούσαντες τὰ ῥήματα, ἃ ἐλάλησας αὐτοῖς, ἅ σοι ἐνετειλάμην· ἀπὸ τῶν τοιούτων ἡ ζωὴ ἀπέστη. §6.5 οἱ δὲ τὰς ξηρὰς καὶ ἀσήπτους ἐπιδεδωκότες, καὶ οὗτοι ἐγγὺς αὐτῶν· ἦσαν γὰρ ὑποκριταὶ καὶ διδαχὰς ξένας εἰσφέροντες καὶ ἐκστρέφοντες τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ, μάλιστα δὲ τοὺς ἡμαρτηκότας, μὴ ἀφιέντες μετανοεῖν αὐτούς, ἀλλὰ ταῖς διδαχαῖς ταῖς μωραῖς πείθοντες αὐτούς. οὗτοι οὖν ἔχουσιν ἐλπίδα τοῦ μετανοῆσαι. §6.6 βλέπεις δὲ πολλοὺς ἐξ αὐτῶν καὶ μετανενοηκότας, ἀφ’ ἧς ἐλάλησα αὐτοῖς τὰς ἐντολάς μου· καὶ ἔτι μετανοήσουσιν. ὅσοι δὲ οὐ μετανοήσουσιν, ἀπώλεσαν τὴν ζωὴν αὐτῶν. ὅσοι δὲ μετενόησαν ἐξ αὐτῶν, ἀγαθοὶ ἐγένοντο, καὶ ἐγένετο ἡ κατοικία αὐτῶν εἰς τὰ τείχη τὰ πρῶτα· τινὲς δὲ καὶ εἰς τὸν πύργον ἀνέβησαν. βλέπεις οὖν, φησίν, ὅτι ἡ μετάνοια τῶν ἁμαρτιῶν ζωὴν ἔχει, τὸ δὲ μὴ μετανοῆσαι θάνατον. §7.1 Ὅσοι δὲ ἡμιξήρους ἐπέδωκαν καὶ ἐν αὐταῖς σχισμὰς εἶχον, ἄκουε καὶ περὶ αὐτῶν. ὅσων ἦσαν αἱ ῥάβδοι ἡμίξηροι, δίψυχοί εἰσιν· οὔτε γὰρ ζῶσιν οὔτε τεθνήκασιν. §7.2 οἱ δὲ ἡμιξήρους ἔχοντες καὶ ἐν αὐταῖς σχισμάς, οὗτοι καὶ δίψυχοι καὶ κατάλαλοί εἰσι καὶ μηδέποτε εἰρηνεύοντες εἰς ἑαυτούς, ἀλλὰ διχοστατοῦντες πάντοτε. ἀλλὰ καὶ τούτοις, φησίν, ἐπίκειται μετάνοια. βλέπεις, φησί, τινὰς ἐξ αὐτῶν μετανενοηκότας. καὶ ἔτι, φησίν, ἐστὶν ἐν αὐτοῖς ἐλπὶς μετανοίας. §7.3 καὶ ὅσοι, φησίν, ἐξ αὐτῶν μετανενοήκασι, τὴν κατοικίαν εἰς τὸν πύργον ἕξουσιν· ὅσοι δὲ ἐξ αὐτῶν βραδύτερον μετανενοήκασιν, εἰς τὰ τείχη κατοικήσουσιν· ὅσοι δὲ οὐ μετανοοῦσιν, ἀλλ’ ἐμμένουσι ταῖς πράξεσιν αὐτῶν, θανάτῳ ἀποθανοῦνται. §7.4 οἱ δὲ χλωρὰς ἐπιδεδωκότες τὰς ῥάβδους αὐτῶν καὶ σχισμὰς ἐχούσας, πάντοτε οὗτοι πιστοὶ καὶ ἀγαθοὶ ἐγένοντο, ἔχοντες δὲ ζῆλόν τινα ἐν ἀλλήλοις περὶ πρωτείων καὶ περὶ δόξης τινός· ἀλλὰ πάντες οὗτοι μωροί εἰσιν, ἐν ἀλλήλοις ἔχοντες ζῆλον περὶ πρωτείων. §7.5 ἀλλὰ καὶ οὗτοι ἀκούσαντες τῶν ἐντολῶν μου, ἀγαθοὶ ὄντες, ἐκαθάρισαν ἑαυτοὺς καὶ μετενόησαν ταχύ. ἐγένετο οὖν ἡ κατοίκησις αὐτῶν εἰς τὸν πύργον· ἐὰν δέ τις πάλιν ἐπιστρέψῃ εἰς τὴν διχοστασίαν, ἐκβληθήσεται ἀπὸ τοῦ πύργου καὶ ἀπολέσει τὴν ζωὴν αὐτοῦ. §7.6 ἡ ζωὴ πάντων ἐστὶ τῶν τὰς ἐντολὰς τοῦ κυρίου φυλασσόντων· ἐν ταῖς ἐντολαῖς δὲ περὶ πρωτείων ἢ περὶ δόξης τινος οὐκ ἔστιν, ἀλλὰ περὶ μακροθυμίας καὶ περὶ ταπεινοφρονήσεως ἀνδρός. ἐν τοῖς τοιούτοις οὖν ἡ ζωὴ τοῦ κυρίου ἐν τοῖς διχοστάταις δὲ καὶ παρανόμοις θάνατος. §8.1 Οἱ δὲ ἐπιδεδωκότες τὰς ῥάβδους ἥμισυ μὲν χλωράς, ἥμισυ δὲ ξηράς, οὗτοί εἰσιν οἱ ἐν ταῖς πραγματείαις ἐμπεφυρμένοι καὶ μὴ κολλώμενοι τοῖς ἁγίοις· διὰ τοῦτο τὸ ἥμισυ αὐτῶν ζῇ, τὸ δὲ ἥμισυ νεκρόν ἐστι. §8.2 πολλοὶ οὖν ἀκούσαντές μου τῶν ἐντολῶν μετενόησαν. ὅσοι γοῦν μετενόησαν, ἡ κατοικία αὐτῶν εἰς τὸν πύργον. τινὲς δὲ αὐτῶν εἰς τέλος ἀπέστησαν. οὗτοι οὖν μετάνοιαν οὐκ ἔχουσιν· διὰ γὰρ τὰς πραγματείας αὐτῶν ἐβλασφήμησαν τὸν κύριον καὶ ἀπηρνήσαντο. ἀπώλεσαν οὖν τὴν ζωὴν αὐτῶν διὰ τὴν πονηρίαν, ἣν ἔπραξαν. §8.3 πολλοὶ δὲ ἐξ αὐτῶν ἐδιψύχησαν. οὗτοι ἔτι ἔχουσι μετάνοιαν, ἐὰν ταχὺ μετανοήσωσι, καὶ ἔσται αὐτῶν ἡ κατοικία εἰς τὸν πύργον· ἐὰν δὲ βραδύτερον μετανοήσωσι, κατοικήσουσιν εἰς τὰ τείχη· ἐὰν δὲ μὴ μετανοήσωσι, καὶ αὐτοὶ ἀπώλεσαν τὴν ζωὴν αὐτῶν. §8.4 οἱ δὲ τὰ δύο μέρη χλωρά, τὸ δὲ τρίτον ξηρὸν ἐπιδεδωκότες, οὗτοί εἰσιν οἱ ἀρνησάμενοι ποικίλαις ἀρνήσεσι. §8.5 πολλοὶ οὖν μετενόησαν ἐξ αὐτῶν, καὶ ἀπῆλθον εἰς τὸν πύργον κατοικεῖν· πολλοὶ δὲ ἀπέστησαν εἰς τέλος τοῦ θεοῦ· οὗτοι τὸ ζὴν εἰς τέλος ἀπώλεσαν. τινὲς δὲ ἐξ αὐτῶν ἐδιψύχησαν καὶ ἐδιχοστάτησαν. τούτοις οὖν ἐστὶ μετάνοια, ἐὰν ταχὺ μετανοήσωσι καὶ μὴ ἐπιμείνωσι ταῖς ἡδοναῖς αὐτῶν· ἐὰν δὲ ἐπιμείνωσι ταῖς πράξεσιν αὐτῶν, καὶ οὗτοι θάνατον ἑαυτοῖς κατεργάζονται. §9.1 Οἱ δὲ ἐπιδεδωκότες τὰς ῥάβδους τὰ μὲν δύο μέρη ξηρά, τὸ δὲ τρίτον χλωρόν, οὗτοί εἰσι πιστοὶ μὲν γεγονότες, πλουτήσαντες δὲ καὶ γενόμενοι ἔνδοξοι παρὰ τοῖς ἔθνεσιν· ὑπερηφανίαν μεγάλην ἐνεδύσαντο καὶ ὑψηλόφρονες ἐγένοντο καὶ κατέλιπον τὴν ἀλήθειαν καὶ οὐκ ἐκολλήθησαν τοῖς δικαίοις, ἀλλὰ μετὰ τῶν ἐθνῶν συνέζησαν, καὶ αὕτη ἡ ὁδὸς ἡδυτέρα αὐτοῖς ἐγένετο· ἀπὸ δὲ τοῦ θεοῦ οὐκ ἀπέστησαν, ἀλλ’ ἐνέμειναν τῇ πίστει, μὴ ἐργαζόμενοι τὰ ἔργα τῆς πίστεως. §9.2 πολλοὶ οὖν ἐξ αὐτῶν μετενόησαν, καὶ ἐγένετο ἡ κατοίκησις αὐτῶν ἐν τῷ πύργῳ. §9.3 ἕτεροι δὲ εἰς τέλος μετὰ τῶν ἐθνῶν συζῶντες καὶ φθειρόμενοι ταῖς κενοδοξίαις τῶν ἐθνῶν ἀπέστησαν ἀπὸ τοῦ θεοῦ καὶ ἔπραξαν τὰς πράξεις τῶν ἐθνῶν. οὗτοι μετὰ τῶν ἐθνῶν ἐλογίσθησαν. §9.4 ἕτεροι δὲ ἐξ αὐτῶν ἐδιψύχησαν μὴ ἐλπίζοντες σωθῆναι διὰ τὰς πράξεις, ἃς ἔπραξαν· ἕτεροι δὲ ἐδιψύχησαν καὶ σχίσματα ἐν ἑαυτοῖς ἐποίησαν. τούτοις οὖν τοῖς διψυχήσασι διὰ τὰς πράξεις αὐτῶν μετάνοια ἔτι ἐστίν· ἀλλ’ ἡ μετάνοια αὐτῶν ταχινὴ ὀφείλει εἶναι, ἵνα ἡ κατοικία αὐτῶν γένηται εἰς τὸν πύργον τῶν δὲ μὴ μετανοούντων, ἀλλ’ ἐπιμενόντων ταῖς ἡδοναῖς, ὁ θάνατος ἐγγύς. §10.1 Οἱ δὲ τὰς ῥάβδους ἐπιδεδωκότες χλωράς, αὐτὰ δὲ τὰ ἄκρα ξηρὰ καὶ σχισμὰς ἔχοντα, οὗτοι πάντοτε ἀγαθοὶ καὶ πιστοὶ καὶ ἔνδοξοι παρὰ τῷ θεῷ ἐγένοντο, ἐλάχιστον δὲ ἐξήμαρτον διὰ μικρὰς ἐπιθυμίας καὶ μικρὰ κατ’ ἀλλήλων ἔχοντες· ἀλλ’ ἀκούσαντές μου τῶν ῥημάτων τὸ πλεῖστον μέρος ταχὺ μετενόησαν, καὶ ἐγένετο ἡ κατοικία αὐτῶν εἰς τὸν πύργον. §10.2 τινὲς δὲ ἐξ αὐτῶν ἐδιψύχησαν, τινὲς δὲ διψυχήσαντες διχοστασίαν μείζονα ἐποίησαν. ἐν τούτοις οὖν ἔνεστι μετανοίας ἐλπίς, ὅτι ἀγαθοὶ πάντοτε ἐγένοντο· δυσκόλως δέ τις αὐτῶν ἀποθανεῖται. §10.3 οἱ δὲ τὰς ῥάβδους αὐτῶν ξηρὰς ἐπιδεδωκότες, ἐλάχιστον δὲ χλωρὸν ἐχούσας, οὗτοί εἰσιν οἱ πιστεύσαντες μόνον, τὰ δὲ ἔργα τῆς ἀνομίας ἐργασάμενοι· οὐδέποτε δὲ ἀπὸ τοῦ θεοῦ ἀπέστησαν καὶ τὸ ὄνομα ἡδέως ἐβάστασαν καὶ εἰς τοὺς οἴκους αὐτῶν ἡδέως ὑπεδέξαντο τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ. ἀκούσαντες οὖν ταύτην τὴν μετάνοιαν ἀδιστάκτως μετενόησαν, καὶ ἐργάζονται πᾶσαν ἀρετὴν καὶ δικαιοσύνην. §10.4 τινὲς δὲ ἐξ αὐτῶν καὶ φοβοῦνται, γινώσκοντες τὰς πράξεις αὐτῶν, ἃς ἔπραξαν. τούτων οὖν πάντων ἡ κατοικία εἰς τὸν πύργον ἔσται. §11.1 Καὶ μετὰ τὸ συντελέσαι αὐτὸν τὰς ἐπιλύσεις πασῶν τῶν ῥάβδων λέγει μοι· Ὕπαγε καὶ πᾶσιν λέγε, ἵνα μετανοήσωσιν, καὶ ζήσωνται τῷ θεῷ· ὅτι ὁ κύριος ἔπεμψέ με σπλαγχνισθεὶς πᾶσι δοῦναι τὴν μετάνοιαν, καίπερ τινῶν μὴ ὄντων ἀξίων διὰ τὰ ἔργα αὐτῶν· ἀλλὰ μακρόθυμος ὢν ὁ κύριος θέλει τὴν κλῆσιν τὴν γενομένην διὰ τοῦ υἱοῦ αὐτοῦ σώζεσθαι. §11.2 λέγω αὐτῷ· Κύριε, ἐλπίζω, ὅτι πάντες ἀκούσαντες αὐτὰ μετανοήσουσι· πείθομαι γάρ, ὅτι εἷς ἕκαστος τὰ ἴδια ἔργα ἐπιγνοὺς καὶ φοβηθεὶς τὸν θεὸν μετανοήσει. §11.3 ἀποκριθείς μοι λέγει· Ὅσοι, φησίν, ἐξ ὅλης καρδίας αὐτῶν μετανοήσωσι καὶ καθαρίσωσιν ἑαυτοὺς ἀπὸ τῶν πονηριῶν αὐτῶν τῶν προειρημένων καὶ μηκέτι μηδὲν προσθῶσι ταῖς ἁμαρτίαις αὐτῶν, λήψονται ἴασιν παρὰ τοῦ κυρίου τῶν προτέρων ἁμαρτιῶν, ἐὰν μὴ διψυχήσωσιν ἐπὶ ταῖς ἐντολαῖς ταύταις, καὶ ζήσονται τῷ θεῷ. ὅσοι δέ, φησίν, προσθῶσι ταῖς ἁμαρτίαις αὐτῶν καὶ πορευθῶσιν ἐν ταῖς ἐπιθυμίαις τοῦ αἰῶνος τούτου, θανάτῳ ἑαυτοὺς κατακρινοῦσιν. §11.4 σὺ δὲ πορεύου ἐν ταῖς ἐντολαῖς μου, καὶ ζήσῃ τῷ θεῷ· καὶ ὅσοι ἂν πορευθῶσιν ἐν αὐταῖς καὶ ἐργάσωνται ὀρθῶς, ζήσονται τῷ θεῷ. §11.5 ταῦτά μοι δείξας καὶ λαλήσας πάντα λέγει μοι· Τὰ δὲ λοιπὰ ἐπιδείξω μετ’ ὀλίγας ἡμέρας.
Notes textuelles
- Hermas, Similitude VIII.3.2 — le texte identifie explicitement la « loi de Dieu » au « Fils de Dieu » proclamé jusqu’aux extrémités de la terre ; cette formulation propre à Hermas est conservée sans harmonisation dogmatique silencieuse.
- Hermas, Similitude VIII.3.3 — Michel est présenté comme le grand ange ayant autorité sur le peuple et donnant la loi dans le cœur des croyants.
- Hermas, Similitude VIII.4–10 — les degrés de sécheresse/verdure ne sont pas des catégories fixes : plantation, eau et repentance peuvent modifier profondément le rameau, parfois jusqu’au fruit.
- Hermas, Similitude VIII.6.5 — les « enseignements étrangers » ne sont pas identifiés avec certitude à un courant historique précis ; la traduction n’en force pas l’identification.
- Hermas, Similitude VIII.7.4–7.6 — la recherche des premières places et du prestige est explicitement dénoncée même chez des croyants par ailleurs fidèles.
- Hermas, Similitude VIII.9 — les références aux « nations » et au prestige social appartiennent au contexte identitaire chrétien antique ; elles ne sont pas reprises comme jugement moderne sur des peuples.
- Hermas, Similitude VIII.11.3 — ἴασις, « guérison », qualifie le pardon des fautes antérieures après une repentance réelle.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-similitudes/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.